L’aurore de Lathe of Heaven…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Vegas Strip Kings

Jackpot!

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C’est à Las Vegas, royaume des casinos, qu’est né le Pete Contino Band. A sa tête, bien entendu, Pete Contino, un batteur/accordéoniste. Le band a gravé "Back Porch Dogma", en 2012, un album paru sur le label californien Blind Pig. Pour la circonstance, le leader avait reçu le concours du guitariste Al Ek, du claviériste Billy Truitt et du bassiste Rob Edwards.

Ces trois derniers, rejoints par le batteur Justin Truitt ainsi que le saxophoniste notoire Jimmy Carpenter ont monté le Vegas Strip Kings ; et, Billy a repris l'accordéon à son compte. La musique proposée est particulièrement imprégnée des racines du sud des USA, le blues bien sûr, mais aussi le rockabilly, le tex mex et la zydeco.

Les deux plages d'ouverture figuraient sur l’elpee de Contino. D'abord le très rock’n’roll "Rotgut Run" et "It ain't", une piste imprimée sur le rythme du chemin de fer. Les musiciens sont très soudés et ont manifestement beaucoup de plaisir de jouer ensemble. Al, Billy et Jimmy se partagent le chant. Et ils sont aussi solistes. Quand Billy empoigne son accordéon, c'est le bonheur assuré. A l’instar du très tex mex "Jesus on the dash" et surtout de "Back to you", une superbe zydeco, enrichie par le saxophone et la lap steel d'Al Ek. Jimmy Carpenter, autre saxophoniste reconnu, prend littéralement son pied tout au long du caribéen "Screeching halt" ainsi que du blues lent, Same thing", un titre écrit en 1964 par Willie Dixon pour Muddy Waters. Le VSK adapte encore et impeccablement deux compositions signées Willie Love (NDR : un pianiste du Delta blues, disparu en 1953) dont "Take it easy", un morceau caractérisé par des envols lumineux au piano ainsi que de judicieuses interventions au saxophone et à l'harmonica. Ce band doit certainement libérer de bonnes vibrations en ‘live’…

Death In Vegas

Le scorpion se serait-il mordu la queue ?

Pour beaucoup, Death In Vegas, c'est un peu le futur du rock : en imposant ses rythmiques électroniques sur des ambiances garage, avec Liam Gallagher, Iggy Pop et Hope Sandoval se prêtant au jeu des chaises musicales (ou plutôt vocales), Death In Vegas tente, comme Primal Scream, The Rapture ou Add N To (X), le pari fou d'être à la fois respecté par les fans de rock et les fans d'électro. C'était l'occasion, en ce réveillon d'Halloween, de juger sur place : au Bota, en live, dans une salle « sold out ». Pas de chance, car cette fois-ci, les Anglais n'ont pas vraiment conquis : mous du genou, Tim Holmes et Richard Fearless, accompagnés de quatre musiciens, auront certes balancé la sauce (de « Leather/Girls » au tubesque « Hands Around My Throat »), mais sans chaleur ni sueur. Manque d'âme, de sexe, d'ambiance : en aucun moment, ce concert n'aura décollé vers les hautes cimes que le groupe atteint facilement sur disques. D'autant plus que sans les voix de tous ces chanteurs qui font la classe de titres comme « Scorpio Rising » ou « So You Say You Lost Your Baby » (respectivement Liam Gallagher et Paul Weller), on est en droit d'être déçu. Le scorpion se serait-il mordu la queue ? On laisse à Death In Vegas le bénéfice du doute. En espérant que la prochaine fois sera la bonne.



Vegas

Everything you know is wrong

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Pour enregistrer son troisième elpee, Vegas a bénéficié du concours de Leo Grandperret ainsi que de Charles De Schutter, responsables de la mise en forme –notamment– de disques pour M, Vismets, Superbus et Stereogrand. Un opus qui fait suite à un éponyme publié en 2006, et à « An hour with », en 2011.

A l’instar d’un concept album, « Everything you know is wrong » est découpé en quatre chapitres pour 13 plages. Des compos dont les lyrics sont signés Palladia C., une fan de longue date, des textes qui racontent une histoire dont les thèmes majeurs sont l’amour et la joie de vivre.

Première constatation, le son est parfait. Dans un style pop/rock contemporain qui fait appel à la fois à l’instrumentation basique et à la technologie moderne. A la croisée des chemins des Yankees de The Killers et des Britanniques de Kaiser Chiefs. Hormis les plus intimistes « On my way home » et « I don’t really care », qui se bornent au piano et à la voix, ainsi que « Fire », une valse électrique qui a servi de B.O. au court métrage « Frank & Dean », les dix autre titres sont imprimés sur un tempo plutôt enlevé. Certaines pistes seraient même susceptibles de faire le bonheur du dancefloor. La voix d’Alky Stoner est bien timbrée, la ligne de basse grondante ou caoutchouteuse, les accords de gratte judicieux et parfois cinglants, les claviers –souvent vintage– vivifiants, mais surtout, le drumming à la fois souple, ample et offensif. Et à l’instar des deux références susvisées, le sens mélodique autant que les chœurs sont hymniques. Quant au single « I know », il me fait parfois penser au « Video killed the radio star » des Buggles. Excellent de bout en bout, ce long playing souffre quand même d’une certaine linéarité dans le ton, ce qui l’empêche de se démarquer d’une vague pop/rock un peu trop dans l’air du temps à mon goût…

 

Fuck Vegas

Fuck Fuck Vegas

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Du paysage musical italien, on connaît surtout Eros Ramazzotti, les chansons napolitaines, la tarentelle et bien sûr grand ténor Luciano Pavarotti, dont toute la botte pleure la disparition depuis le 6 septembre dernier. Mais au pays de la pizza, la variété n’est pas seule maître à bord. La face cachée ou si vous préférez underground est également très active. Et permet régulièrement à tel artiste ou tel groupe de remonter à la surface. A l’instar de Fuck Vegas. Un combo originaire de Lombardie responsable d’un stoner rock teinté de psychédélisme et de noise et dont les principales influences lorgnent vers Queen of the Stone Age et Fu manchu. Trois garçons et une fille qui semblent s’entendre à merveille. « Fuck Fuck Vegas » crève le mur du son pendant plus ou moins trente minutes. Six titres sanguinaires, bruyants et acides constamment susceptibles de déraper dans l’improvisation. D’abord encerclés par « Drop a line », puis emprisonnés par l’excellent « The real show » vous devrez affronter un jugement ultime tout au long de l’énergique ‘I didn’t mean it… it’s a crime’.

This Ain´t Vegas

The Night Don Benito Saved My Life

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En 2003, le quatuor anglais This Ain't Vegas sortait son premier album (« The Black Lung Captain »). « The Night Don Benito Saved My Life » constitue donc son second. Un disque plus élaboré que le précédent et qui porte le fruit de leurs dernières tournées. This Ain't Vegas y pratique un post-punk loin d'être révolutionnaire mais intense, au sein duquel les voix des deux chanteurs, Adam Rose et Richard Admundsen, se complètent et se posent parfaitement. Toutefois, il est regrettable que les titres les plus percutants (« At Me », « Impasse », « Escape » et « Always A Trial ») figurent en début de disque. Les guitares y sont plus rageuses et plus puissantes. C'est d’ailleurs à l'écoute des ces morceaux, qu'on comprend mieux la comparaison avec feu le groupe At The Drive-In. Mystérieux et sis au beau milieu de l’opus, "iT tsoL eW" (à lire à l'envers) ressemble à un OVNI, de par le son et la nature même de la plage. Dominé par les sonorités électro, ce morceau très court annonce la deuxième partie de la plaque, malheureusement moins aboutie que la première. Le rythme s'essouffle rapidement et l’efficacité manifestée en début de course s’est volatilisée. Nonobstant ces remarques et peut-être un léger manque d'originalité, le groupe devrait très certainement convaincre les amateurs de punk.

Viva Las Vegas

2

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Un patronyme étrange… évocation de castagnettes, des ingurgitations droguées d’une équipée sauvage au cœur du rêve américain. Viva Las Vegas : de quoi devenir parano… Pourtant, l’album proposé ressemble davantage à un jeu de miroir entre la péninsule ibérique et la Prude Albion qu’à un déstockage ‘cocaïné’ des gencives dans la tourmente des machines à sous. Viva Las Vegas, projet parallèle de José Luis García et Frank Rudow, membres fondateurs du groupe espagnol Manta Ray, invite l’auditeur à parcourir des paysages arides, ravagés par les flammes du post-rock. Nous voilà donc à Gijon en compagnie de ces deux troubadours d’une musique subtile et chaleureuse. Les ondes mélodieuses, toutes chantées dans le dialecte de Cervantès (à l’exception de « Cero »), amènent ce disque à dépasser les clichés d’un genre de plus en plus dépouillé d’originalité. Les minutes s’égrènent et, progressivement, la séduction opère. Viva Las Vegas tresse de courtes et belles complaintes planantes, livrées dans une brume épaisse à la recherche d’aficionados en quête de quiétude. A ce titre, « Centro Geographico » et « El Sol Se Cayo » agissent spontanément sur les cavités sensibles. Jolies échappées qui devraient éblouir les inconditionnels de Migala, les passionnés du monde latin et de ses circonvolutions. Tous les autres resteront à l’ombre de ses accords brûlants.

Death In Vegas

Scorpio Rising

Le dard tournoyant au milieu d'une tempête de riffs et de beats féroces, ce " Scorpio Rising " terrasse l'auditeur dès les premières notes, avec un diptyque sans repentir : " Leather " et " Girls ", cène SM avec Jésus en perfecto et les 12 Apôtres en Chevaliers de l'Apocalypse. A la suite, une complainte electroklash qui étouffe nos tympans et tourmente nos béquilles, " Hands Around My Throat ", chanté d'une gorge profonde et glacée par une Nicola Kuperus (du groupe Adult) en pilotage érotico-automatique. Tapi dans l'ombre du rock le plus tourmenté et de l'électro la plus crade, Death In Vegas sonne une fois pour toutes le glas du big beat festif et de la pop inoffensive, joue avec nos nerfs et nos zones érogènes. D'autres renforts, Liam Gallagher et Paul Weller, rock-stars échappées du business circus, se la jouent sans fards et sans pétards, l'arrogance en berne et la voix enfin révélée. " Scorpio Rising " érigée meilleure chanson d'Oasis, et " So You Say You Lost Your Baby " meilleure reprise mod d'un standard de Gene Clark (The Byrds), c'est l'Union Jack qui claque avec panache dans le ciel maussade du rock anglais. Reste Hope Sandoval pour calmer les ardeurs de ces " Easy Riders " à califourchon sur les BPMs, avec deux slows à la gloire de Ravi Shankar, " Killing Smile " (banjo et violons sur fond Bollywood) et " Help Yourself " (ou " Private Psychedelic Reel " corrigé à l'encens hindou et aux effluves stoogiennes). Avec " Scorpio Rising ", Tim Holmes et Richard Fearless planent au-dessus de la mêlée. Et de leur position en apesanteur, c'est le futur du rock qu'on aperçoit à l'horizon.

 

Death In Vegas

Dead Elvis

Richard Fearless et Steve Hellier sont les têtes pensantes de ce projet, avouons-le, résolument " dance ". Mais pas " dance " dans le sens le plus ‘tchack tchack boum’ du terme. Non, ‘dance’ sous son profil le plus underground. Il y a d'ailleurs une diversité incroyable de styles synthétiques sur ce " Dead Elvis ", album qui a bénéficié du concours d'un tas de guitaristes, de bassistes et également de cuivres. Richard et Steve se réservant tout ce qui touche aux claviers, y compris les samplings, ainsi que les boîtes à rythmes. Dans la phase la plus planante, Death In Vegas capture des climats fort proches de ceux développés par Archive. Mais lorsque le groove se fait plus présent ou que les claviers rognent littéralement les sixties, c'est plutôt à Primal Scream que l'on pense. Et notamment sur cette remarquable composition " Gbh ", qui ne déparerait certainement pas dans le répertoire des Charlatans...