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Vincent Delerm

La fresque de Vincent Delerm

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Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ».

Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et cordes emportées signé French 79, tient lieu de générique de début.

L’ouverture d’une longue fresque en quatorze tableaux qui défilent et autant de variations musicales, de la pop empourprée et orchestrale aux ballades bleu-nuit, enveloppe d’ombres et de lumières réalisée par Jean Sylvain Le Gouic (Juveniles), Paco Del Rosso, French 79 et Rémy Galichet (également aux arrangements), pour des textes où résonne comme jamais tout l’art delermien ultrasensible.

Il y est question de la vie, la mort, l’amour, d’un lonesome cowboy et des solitaires qui font nombre sans le savoir, d’un mot japonais qui dit l’exaltation des rencontres, d’un Paris d’illusions et des Pyrénées du pire des drames, et même de Madonna.

Fragments d’existences, la sienne et celle des autres, de visages et de voix en kaléidoscope qui forment un tout. Une fresque. Inoubliable.

Le clip du titre maître est à voir et écourter 

 

 

Vincent Delerm

Vincent Delerm au temps du cinéma muet…

Écrit par

A l’occasion de ses 20 ans de carrière, Vincent Delerm a sorti, ce 28 octobre, un livre-disque (comprenant 140 pages d’archives personnelles, photographies, manuscrits de chansons… et 2 long palyings comprenant 8 inédits) ainsi qu’un coffret collector “20 ans” (édition limitée) et un vinyle de l’album “Sans Paroles”.

“Comme une histoire” est un album qui raconte ces fragments du parcours, des premiers concerts sur le campus de la fac de Rouen jusqu’au tournage de ‘Je ne sais pas si c’est tout le monde’ et la tournée “Panorama”. Un peu comme un ‘album-film’ qui mêle huit chansons inédites (dont “Avec Jeanne” désormais disponible) à toutes les archives sonores mises de côté au fil des années.

“Sans Paroles” est un elpee instrumental, une version piano solo de vingt titres, joués comme s’il était seul chez lui, en partant des mélodies des chansons et en dérivant ensuite.

Le livre qui accompagne ces deux opus regroupe les archives visuelles, photographies de studio ou de tournée, manuscrits de chansons, lettres reçues…

Et puis dans la boîte, quelques surprises.

Sur Instagram, l’artiste Delerm célèbre un LP différent chaque semaine en dévoilant des vidéos, photos souvenirs, archives, manuscrits ainsi que des lives inédits : Ben Mazué, Vincent Dedienne ou encore Sandrine Kiberlain revisitent certains titres, accompagnés par Vincent.

Regarder “Avec Jeanne” extrait du Livre-disque 140 pages / double album “Comme une histoire / Sans paroles”

Le clip d’“Avec Jeanne”, est disponible

 

 

Vincent Delerm

L'attrape-cœurs (single)

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A travers ce single, Vincent Delerm revient sur son expérience de scène, de vie.

Il s’interroge sur le sens de sa démarche artistique sous la forme d’une mise en abyme dans le roman l’‘Attrape-cœurs’, signé par l'Américain J. D. Salinger et publié le 16 juillet 1951. C'est un récit formulé à la première personne relatant trois jours dans la vie d'un adolescent, Holden Caulfield en l’occurrence, lors de son errance solitaire à travers la ville de New York.

Dans son beau clip (à découvrir ici), Vincent traverse un pont, tel le célèbre ouvrage d’art américain ; les images retraçant sa vie artistique en incrustation.

De sa voix nonchalante et typique, il dresse un bilan de 20 ans de carrière et raconte une histoire d’amour adolescente de manière douce.

Sa musique agréable, aux arrangements délicats, nous plonge au sein d’une ambiance légère, sucrée, qui nous fait du bien.

L'histoire est touchante de sincérité.

Elle s’achève par la lecture du roman par l’artiste. La boucle est bouclée.

https://methodechanson.com/

 

Vincent Delerm

Avec Jeanne (Single)

Écrit par

Vincent Delerm nous offre un moment de vie touchant et simple à travers son nouveau titre « Avec Jeanne ».

Touchant car il déclare son amitié, via la description d’une expérience partagée, à son amie Jeanne Cherhal, à travers un clip (à découvrir ici) dans lequel ils figurent tous les deux.

Ils ont commencé à se produire au même moment, il y a vingt ans, et finissaient par un rappel commun en interprétant la chanson « L'Avventura », sur la scène de l’Européen, à Paris.

Malgré leurs pérégrinations musicales personnelles, ils se sont toujours retrouvés avec plaisir.

Il y a toujours ce ton du quotidien qui le rend humain comme les autres tout en exerçant une proximité auprès de ses auditeurs. Ainsi, il n’hésite pas à prononcer les mots ‘bordel’ ou ‘truc’ dans ses chansons.  

Enfin, l’éternel piano et les cordes qui alimentent cette composition nous enveloppent d’une musique douce…

Un moment savoureux !

En concert :

Jeu 03 novembre : Théâtre Sébastopol, Lille, France
Ven 04 novembre : Bozar – Pba, Bruxelles, Belgique
Mar 22 novembre : Halle aux Grains, Toulouse, France
Mer 23 novembre : Théâtre Femina, Bordeaux, France
Jeu 24 novembre : Grande salle Arsenal, Metz, France
Jeu 01 décembre : Emc2, Saint Grégoire, France
Ven 2 décembre : Le 106, Rouen, France
Mar 6 décembre : Bourse du Travail, Lyon, France
Mer 7 décembre : Le Silo, Marseille, France
Mar 13 décembre : Folies Bergère, Paris, France

Méthode chanson

 

Vincent Delerm

Etre bien habillé et écouter Delerm...

Écrit par

Le temps est plutôt désagréable en ce mois d’octobre. Enrhumé, j’ai néanmoins dû me motiver pour aller voir et écouter Vincent Delerm. Si ses disques – et en particulier son dernier album « Kensington Square » - me laissent mi-figue mi raisin, j’étais très curieux d’assister à son spectacle. D’autant que ses dernières prestations ‘live’ avaient reçu d’excellents échos. Une critique unanimement positive. Première surprise, en arrivant vers 20h15, le concert est déjà commencé. Or, les affiches programmées au Cirque Royal sont réputées pour leur ponctualité. Mais comme les deux premières parties ont été annulées, l’horaire a été chamboulé. Difficile, dans ces conditions, de se plonger dans l’ambiance d’un spectacle ; d’autant plus que sur scène, l’artiste est seul derrière son piano. Pour briser la monotonie, Delerm se double cependant en interlude d’une bande son humoristique (NDR : dont une interview accordée par Agassi à Roland-Garros). Il se lève (enfin) de sa chaise pour prendre la température du public, pendant que la bande son défile. Après avoir formulé un sobre « Bonsoir », il attaque « Deauville sans Trintignant », puis embraie par « La vipère du Gabon ». Au cours de ce dernier titre, le public commence à s’enflammer ; puis conquis, reprend en chœur le refrain « Ah bon ! » pendant que Vincent improvise ou l’adapte. Et Delerm grimace et s’amuse (NDR : et nous aussi, par la même occasion). L’humour est d’ailleurs souvent au rendez-vous. Il modifie les paroles, du style « faire des concessions, comme aller voir le dernier Besson » ou du dilemme pour enregistrer des émissions télé, sur le morceau « Tes parents ». Finalement, malgré la formule minimaliste (NDR : je rappelle qu’il est seul derrière son piano), son set n’est jamais monotone. Et l’excellent éclairage dont il dispose n’y est pas étranger. Il se lance dans un medley de Mylène Farmer (le « Sans contrefaçon ») aux ivoires, au beau milieu d’«Anita Pettersen». Et en finale, son public chauffé à blanc reprend en chœur « Les filles de 1973 ont 30 ans ». Une osmose s’est alors créée entre notre chanteur et son public. Il joue littéralement avec lui. Se moque ou soupire lorsque le chœur est un peu défaillant. Arrive alors le moment des rappels ; et là aussi Delerm n’est pas chiche. Lors du premier, il revient rapidement interpréter « Fanny Ardant et moi »,  « Le monologue shakespearien » et « Natation synchronisée ». Plus ringard, le second épingle une reprise dérisoire mais tout aussi ridicule du « Lundi au soleil » de Claude François. Jamais 2 sans 3 espère alors l’assistance qui doit cependant attendre un peu plus longtemps, avant de voir l’artiste remonter sur les planches pour accorder un tout dernier morceau. Visiblement exténué - et on le comprend après plus de 2 heures d’une telle performance -, Delerm salue alors courtoisement l’assistance qui le remercie par une standing-ovation. En général, Vincent Delerm on aime ou on n’aime pas. Il est même adulé par les uns et détesté par les autres (NDR : le chroniqueur caustique Stéphane Guillon a avoué sur Canal + s’endormir à chacun de ses concerts). Pourtant, ce soir Vincent m’a convaincu. Certes ses textes abusent de noms propres et de clichés parisiens ; mais à l’instar d’un Thomas Fersen (qui l’a lancé sur scène) ou d’un Benjamin Biolay, Delerm insuffle un vent nouveau à la chanson française. A l’issue du concert, je me suis quand même posé quelques questions. Tout d’abord, en découvrant  le « public type » de Delerm : dans un style plutôt ‘bourgeois’ et ‘parisien’ la plupart de ses fans s’échangent leurs impressions sous des airs de vrais faux intellos. Merde alors, c’est vrai je suis aussi né en 1973. Je suis âgé de plus de 30 ans, maintenant. Je suis devenu cadre. Ce soir je suis bien habillé et… j’écoute Delerm !

Vincent Delerm

15 Chansons

Écrit par

Est-ce réellement nécessaire d’introduire le célèbre fils de l’écrivain Philippe Delerm ? De mon collègue de bureau aux copines de ma petite sœur, tout le monde s’est déjà forgé une opinion bien arrêtée sur l’homme, l’artiste et ce qu’il est supposé représenter… parler de sa musique n’est donc pas chose aisée… Car c’est désormais un rituel immuable… chaque nouvel album de Vincent Delerm déclenche une mini-polémique à sa sortie !

Systématiquement rangé aux côtés de Bénabar dans la catégorie ‘nouvelle chanson française pour bobos’, il se permet, en outre, le crime de publier son quatrième album (NDR : en 6 ans) au même moment que celui de son compatriote. Pourtant, pas besoin de l’écouter en boucle pour s’apercevoir que tant au niveau des textes, de l’ambiance que des mélodies, Delerm se distingue et possède son univers propre. Sans hésitation aucune, il est le plus digne successeur d’Alain Souchon (qui apparait d’ailleurs le temps d’une phrase sur le single « Il y a un temps pour tout »).

Ecouter une chanson de Delerm, c’est se retrouver, l’espace d’un instant, témoin d’une tranche de vie. En quelques mots, il parvient à nous transporter dans l’Hollywood des sixties ou à nous donner la place de témoin privilégié d’une rencontre entre deux ex-amants dans un petit restaurant que l’on imagine parisien (« Allan et Louise »). Sans être magnifique de technique, sa voix est douce et plaisante. Toutes les chansons ne sont pas du même niveau mais certaines se détachent du lot. « Tous les acteurs s’appellent Terrence » ou « Il y a un temps pour tout » figurent à coup sûr parmi les plus belles chansons françaises de l’année ! Les orchestrations sont fines et soignées. Les mélodies bien souvent originales et réussies. De plus, de nombreux intermédiaires parsèment le disque lui conférant de ponctuels bols d’air frais sans lui enlever son unité. « Le cœur des volleyeurs » et « Dans tes bras » en sont de parfaits exemples et contiennent de plus des petits exercices de ‘namedropping’ chers à Vincent Delerm. Notons la participation à cet elpee, de la révélation française de 2007, Peter Von Poehl.

En ces temps annuels de classements, « 15 Chansons » est donc élu album de chanson française de l’année ! Cette ultime récompense vous poussera peut-être à aller le découvrir sur scène où sa bonne humeur communicative, son ironie et son contact permanent avec le public font, paraît-il, des ravages.  

 

Vincent Delerm

Favourite songs

Écrit par

Vincent Delerm : un être désabusé et solitaire, à la limite de la misanthropie? Détrompez-vous, l'homme a plein d'amis, et des amis qui chantent en plus. Lors de son passage à la Cigale, ce portraitiste de société s'est offert chaque soir un mini-karaoké entre potes, sur des airs qu'il affectionne.

« Madame, c'était bien » est entre autres mis à l'honneur. Parce que oui, Vincent Delerm aime Reggiani et Bourvil. Méfiez vous du tranchant de l'album, car décidément il guillotine les préjugés sur le chanteur parisien. Inconditionnels de ce narrateur de notes, ne tremblez pas pour autant. Quel que soit l'air d'origine et le tempo, l'interprète ne s'allège pas de son phrasé caractéristique.

Si le coup de soleil qu'il se prend dans les bras de Valérie Lemercier ne risque pas de faire rougir Richard Cocciante, certaines reprises parviennent à réinventer la force d'origine. En binôme et sur piano appuyé, « Quoi » (avec Cali) tient la route. Et quand la malicieuse Irène Jacob déploie son exubérance souriante sur « Désir, désir » même Delerm semble se dandiner de plaisir. Premier rôle masculin d'un casting soigné –Souchon, Charhal, Bénabar, Renaud, Biolay et passons-en– l'artiste gagne en vitesse, en potentialités. Et si les prestations font rarement oublier les originaux, des arrangements intimistes naissent de nouveaux équilibres qui méritent d'être écoutés.

 

Vincent Delerm

Vincent Delerm

Écrit par

Voilà la révélation de l'année. Vincent Delerm nous balance 10 chansons, d'écriture et d'orchestration très classiques, mais qui sont autant d'étonnants exercices de style. Des exercices pratiquement toujours réussis avec la grande distinction, ça va de soi. Delerm possède un fameux réservoir d'idées saugrenues pour écrire un texte. Et le tour de force, c'est de tenir de telles idées sans essoufflement sur la longueur d'une chanson. La plus géniale, pour moi, est " La vipère du Gabon ", une irrésistible visite au zoo pendant laquelle une jeune fille annonce qu'elle attend des jumeaux. Mais il peut aussi raconter une rupture tout en lisant Cosmopolitan. Vincent Delerm, chéri des auditeurs de France Inter et des fans de Thomas Fersen (les deux catégories se recoupent sans doute), n'a pas son pareil pour décrire des personnages avec des références de la vie de tous les jours, aussi pertinentes que savoureuses. Ah, ces gens bien qui " regardent les soirées spéciales Joe Dassin en se disant, la vaisselle on la fera demain " (" Tes parents "). Delerm ne cache pas ses références culturelles : ce sera " Fanny Ardant et moi ", " Deauville sans Trintignant " et cet incroyable récit des pièces et des soirées les moins réussies du festival d'Avignon (" Le monologue shakespearien ").