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Vincent Liben

[Animalé]

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« [Animalé] » constitue le deuxième opus solo de Vincent Liben, si on ne tient pas compte de sa version réenregistrée, destinée à la France et enrichie de 4 nouveaux titres. Ce qui lui permettra d’y décrocher le prestigieux prix ‘Charles Cros’, en 2012.

Vincent Liben, c’est également le leader de Mud Flow –formation qu’il a mise entre parenthèses (ou entre crochets selon) pour se consacrer à sa carrière individuelle– un groupe fondé fin des nineties, en compagnie duquel il a publié quatre elpees.

Mais venons-en à cet « [Animalé] ». Un disque découpé en 10 titres, dont le dernier, « Sur un fil », aurait pu servir de bande sonore pour un film. Ou figurer dans le répertoire de Yann Tiersen. Sans quoi, l’œuvre baigne au sein d’un climat ‘gainsbourgien’. A cause de ce piano qui balise la plupart des compos. Puis des arrangements de cordes. Et enfin de sa voix, qui campe un hybride entre le grand Serge et Yves Simon.

L’LP s’ouvre par le titre maître, une compo de 7’ qui s’ébroue sur un instru, avant de virer progressivement à la ritournelle, entrecoupée d’accents jazzyfiants. Le long playing nous réserve quelques duos. « L’ennui » et « Vert ébène », plage plus allègre interprétée en compagnie de Sisza. Et « Les Cévennes », de Berry. Traitant de l’homosexualité, cette piste est soutenue par une section de cordes, le Sun*Sun*Sun Orkestra. Tout comme la ballade mid tempo, « Ta colère ». Une valse ? « Le refuge », bercée par un accordéon. Une rumba ? « Lila », une chanson d’amour. Et une plage claustrophobe : « Sous les draps ». Balisée par la synergie piano/drums, elle évoque plutôt Indochine. Y compris les inflexions vocales, empruntées pour la circonstance à Nicola Sirkis. Car en général, sa voix campe un compromis entre Gainsbarre, Yves Simon et Biolay.

Une œuvre de toute bonne facture, mais particulièrement mélancolique. Et pour cause, les chansons ont été écrites alors que Vincent était alité, après avoir contracté l’hépatite C. En outre, sa copine s’était tirée (NDR : elle est revenue depuis). Ce qui explique cet épanchement de spleen.

Vincent Liben

Vincent Liben

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‘Elégance’ est le premier mot qui me vient à l’esprit, après avoir écouté cet album de chanson française.

Vincent Liben sort de sa coquille. Dans l’œuf, qu’il partageait en compagnie des autres membres du groupe Mud Flow, il était un peu la tête pensante, le responsable des compos ainsi que la première voix et le guitariste du band. Une page se tourne ? Il faudra hélas bien s’y résoudre. Après tant d’années de pratique d’une pop/rock anglophone bien léchée et d’excellente qualité, convenons-en, notre homme change radicalement son fusil d’épaule.

A priori, on redoutait un peu ce changement mais notre Bruxellois… étonne !

A vrai dire cependant, ce n’est pas son premier essai. « Tout va disparaître », son premier effort en solitaire paru en 2009, est demeuré dans un anonymat quasi parfait… Le mot ‘découragement’ ne figurant pas dans le vocabulaire de notre ‘ket’ et, invitant cette fois le public français à sa découverte, le manneke nous ressert le même plat mais dans la crainte d’une ‘disparition annoncée’, comme il y a deux ans, il ne lui attribue aucun titre… Quelques chansons (seulement celles où il chantait) viennent de sa première esquisse, les autres sont le fruit du travail d’un auteur/compositeur/chanteur enthousiaste.

Puisant son inspiration musicale dans la simplicité, toutes ses jolies mélodies ont pour origine  un jeu de guitares tout en finesse, un piano occasionnel et des cuivres plutôt discrets. Le tout est orchestré de main de maître par notre homme à tout faire.

La force de cette expérience en solo repose sur la dualité légèreté/gravité des 11 chansons qui peuplent cet excellent premier (?) elpee. En effet, même si les thèmes abordés ne sont pas tous joyeux, Vincent les traite avec une légèreté musicale redoutablement efficace ; ce qui a pour don de faciliter la digestion de quelques moments de la vie pas toujours très drôles.

La poésie est partout présente, joyeuse, amoureuse, romantique, sensuelle et même absurde (« Camélia »).

Il y a du Yves Simon, du Alain Souchon, du Benjamin Biolay et même du Serge Gainsbourg dans cette œuvre. Bouquet d’influences, cet album éponyme de l’ex-leader de Mud Flow a tout pour plaire tant Vincent Liben nous offre des chansons envoûtantes et inspirées où cohabitent une mélancolie et un humour doux-amer.

Une page s’est peut-être tournée. Un livre se ferme peut-être ; mais un autre s’ouvre, un cahier blanc tout neuf qui ne demande qu’à être rempli de jolies partitions et de beaux textes comme ceux-ci.

Un artiste ‘nouveau’ est né et dans son berceau, c’est un véritable écrin subtil empli de magnifiques textes et de somptueux arrangements qui nous est offert.

Goûtez donc ces fruits et reprenez-en à volonté, ils sont excellents.

 

Vincent Liben

Tout va disparaître

Écrit par

Curieuse histoire que la sortie du premier album du chanteur/guitariste de Mud Flow, puisqu’un premier disque promo avait été transmis à la presse pour être chroniqué, avant que le label ne nous prévienne que ce disque ne sortirait jamais sous cette forme et qu’une nouvelle mouture allait nous être transmise. Bref, la première version deviendra un véritable collector. En fait, suite à un désaccord contractuel entre Liben et la comédienne belge Edwige Bailly, vocaliste pour la circonstance, toutes les sessions d’enregistrement ont été réenregistrées en compagnie de la styliste Stéphanie Croibien. Et le disque de ressortir le 19 janvier.

Cette œuvre est un peu une sorte de concept album. Un album chanté dans la langue de Molière. Un projet dont Vincent rêvait depuis belle lurette et qu’il ne pouvait concrétiser auprès de Mud Flow. Pas une raison pour abandonner son groupe fétiche, mais une belle occasion de se faire plaisir. Tout au long de « Tout va disparaître », il raconte l’histoire d’un couple fictionnel déchiré, comme dans un film. En dix chansons, qu’il a intégralement écrites, composées, arrangées et réalisées, il aborde ainsi l'inépuisable sujet de l'amour. Vincent et Stéphanie se partagent les vocaux. Lui d’un timbre grave et posé. Elle d’une voix douce, limpide et sensuelle. Les références à Yves Simon sont manifestes, même si la formule en duo garçon/fille, s’inscrit d’avantage dans l’esprit d’un Serge Gainsbourg (NDR : c’est évident sur « 30 décembre). Hormis sur le plus électrique (NDR : un mambo subrepticement caressé de percus !) « Le joli mai », c’est la guitare acoustique qui domine l’instrumentation. Souvent jouée en picking, elle est soutenue discrètement par quelques accords de piano, une rythmique basse/batterie et ponctuellement de discrètes mais très judicieuses orchestrations. Le fidèle Rudy Coclet est toujours aux manettes de cet opus qui baigne dans une douce mélancolie et qui ma foi est de toute beauté. « Tout va disparaître », mais pas cet album, j’en suis convaincu…