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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Wholes passe son chemin…

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White Noise Sound

Bleeding noise

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La Zone et ses murs lézardés mais solidement ancrés en bords de Meuse, accueillait ce mercredi cinq Gallois sur le chemin de la reconnaissance. Auréolés d'un succès d'estime, récolté par la grâce d'un premier album éponyme (par ailleurs chroniqué il y a peu sur notre site), ces jeunes loups aux grandes oreilles se sont malheureusement contentés, ce soir, du minimum syndical. Assurant un show linéaire, sans bravoure, ni esbroufe, ne se servant que d’une seule arme, leur savoir faire irréprochable, les WNS, nouvelle coqueluche dans le genre, ont dressé leur mur du son face à un public qui avait répondu massivement présent. Compte rendu.

Est-ce la timide amorce du printemps ou l’effet boule-de-neige produite par la hype White Noise Sound, mais le spectacle avait rameuté le Liégeois dans la tanière souterraine de ce club underground mythique? Quoiqu'il en soit, la salle était déjà bien garnie pour accueillir Wyatt E, pour son premier concert, à la surface de la terre. Nul doute que ce duo local jouit déjà d'une belle cote de popularité dans les tréfonds de l'enfer, là où se mêlent et se démêlent mille langues de démons baveuses. Descendant le Styx sur un radeau d'infortune (NDR : ah, maudit matériel, quand il vient à vous lâcher au plus mauvais moment!), le combo nihiliste s'est échiné à tailler avec détachement la pierre d'achoppement d'un genre fort peu accessible, sis quelque part entre les borborygmes de Sunn O))) et la folie ravagée d'expérimentateurs sous acide, tout en faisant fi du peu d'enthousiasme affiché par une assistance dubitative. Attitude courageuse et audacieuse, mais au final un peu vaine, même si pétrie de bonnes intentions. Mais il serait sot de condamner Wyat sur foi de cette unique représentation, dans un contexte si peu propice.

Chose surprenante pour l'endroit, il ne faut guère attendre pour voir débarquer la tête d'affiche. Pressé d'en découdre avec nous, White Noise Sound a rapidement affiché ses prétentions bruitistes. Délivré sans bavure, mais sans réelle étincelle de génie non plus, le set puissant, énergique, métronomique et hypnotique n’a fait que confirmer l'impression laissée sur disque. Un « It is there for you » mené sans faille à son faîte, un« Blood » bouillonnant ou un « No place to hide » parfaitement en place ne pouvaient que convaincre le converti. Mais difficile de réfuter les filiations plus qu'évidentes qui conduisent à la Sainte Trinité Spiritualized-Spaceman 3-Spectrum. Tout en pensant à Black Rebel Motorcycle Club. Face à tel manque d'originalité, l'audience ne montrait que peu d’engouement. Message bien perçu ‘on stage’ puisque le groupe s'est abstenu de tout rappel. « Don't wait for me », c’est le titre d’une de leur compo. Pouvaient-ils trouver plus pertinente épilogue?

Les oreilles repues, nous sommes partis nos chaumières. Hanté par cette insolente conviction que les bonnes recettes se font souvent dans les vielles casseroles.

Organisation: JauneOrange

 

White Noise Sound

White Noise Sound

Écrit par

Dans un mode préventif ou d’automédication pour traiter les maux du quotidien, prendre une dose de White Noise Sound une fois par jour, de préférence entre les repas.…

Si le fantôme psychotrope du « Ladies and gentlemen, we're floating in space » de Spiritualized plane tout au long de cet album d'excellente facture, c'est le Spectrum de « Revolution » qui d'emblée hante les esprits, sur « Sunset », premier rayon de soleil sur une galaxie nouvelle et pourtant si familière. On redoute le plagiat, on succombe au final à cette rythmique syncopée sur laquelle se greffe une voix qui correspond parfaitement à ce type de musique. Dès que les guitares s'élèvent à l'unisson vers ce bruit blanc, vers des sphères balisées où l'on croit croiser pêle-mêle Black Rebel Motorcycle Club, les Dandy Warhols ou encore les Jesus and Mary Chain, on se cale dans son siège, aspire une grande bouffée d'oxygène liquide et on se prépare au voyage, enclenchant le pilotage automatique.

Les premières notes de « It is there for you » transparaissent au cœur d'une boucle spatiale en mode redondance cyclique. La voix caresse et susurre, les étoiles défilent à vive allure et après deux cent-cinq secondes, nous sommes propulsés à vive allure vers ces horizons striés de larsens.

Quelques instants plus tard, escale sur une planète rouge, au bord d'un océan de quiétude, survolé par des nuées d'oiseaux colorés, spécimens inconnus d'aucun ornithologue à ce jour. Une pluie de notes synthétiques balaie le ciel. Oui, mesdames et messieurs, nous flottons bien entre ciel et terre.

« There is no tomorrow » tranche alors un peu dans le vif du sujet. Judicieusement placé à ce moment de l'album, cette chanson (oui, chanson!) emmenée par une voix chevrotante, bercée par des violons, un orgue hypnotique et balayée par des trompettes triomphantes rappelle le meilleur de Jason Pierce. Si l'originalité n'est pas franchement de mise, l'efficacité et le savoir-faire sont assurément au rendez-vous. Parfois, on n'en demande guère plus.

Pour enfoncer le clou, « Blood » appuie sur le champignon (hallucinogène) et démontre si besoin est, que ces Gallois maîtrisent parfaitement les codes en vigueur. Batterie martelée, riff hypnotique, amplis dans le rouge, on touche à l'« Amazing grace ».

Si « Blood (reprise) » pourrait sembler une expérimentation vaine à certaines oreilles, il n'en demeure pas moins une récréation bienfaitrice à ce moment de l'opus, aire de repos pour voyageurs malmenés.

S'amorce alors la seconde partie de « White Noise Sound ». Dans un lointain écho parfumé d'encens, un chant incantatoire mène nos pas aux frontières d'un déluge sonore dévastateur. « No place to hide », too young to die, et dans une spirale jubilatoire, que dansent nos sens.

« Don't wait for me » poursuit dans cette veine teintée de mantras, amorcée par le morceau précédent, loops renversés et renversants, et réminiscence du Velvet Underground.

Enfin, « (In both) dreams and ecstasy » sur fond de sitar finit en procession magnifique. En forme de jeu question/réponse, dialogue entre une slide guitare et une onde modulée facétieuse qui prend le dessus dans un motif répétitif tourbillonnant.

Un excellent album qui termine 2010 en beauté et amorce 2011 en force.

A voir très prochainement aux quatre coins du royaume*.

‘Certaines personnes réfutent l'idée de la mort et de l'univers et préfèrent se focaliser sur les quelques mètres devant eux’ jugeait un jour Jason Pierce. A ce titre, cette médication pourrait bien être une des portes du subconscient...

*En tournée:

le 09/02, La Zone, Liège
le 11/02, Le Vecteur, Charleroi
le 28/02, 4AD, Diksmuide
le 19/02, Trix, Anvers.