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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Widowspeak

The Jacket

Écrit par

Issu de Brooklyn, Widowspeak est un duo qui compte aujourd’hui plus de 10 années d’existence. A son actif, six elpees, mais il n’est véritablement reconnu à sa juste valeur que depuis 2020, lors de la sortie de son quatrième opus, « Plum ». Et le nouvel LP, « The jacket », semble épouser la même courbe.

Molly Hamilton et Robert Earl Thomas tentent habilement de mixer les sonorités urbaines new-yorkaises chères au Velvet Underground aux ambiances plus country que n’auraient par reniées Neil Young. Concept album, « The Jacket » aborde les problèmes de couple à travers des morceaux nappés de guitares mélancoliques, chargés de reverb’ et tapissés d’orgue Hammond. Le tout est magnifié par la voix ouatée de Molly Hamilton…

Quand la dream-pop de Beach House rencontre le rock des Modern Lovers !

Widowspeak

Plum

Écrit par

Widowspeak est un duo réunissant la chanteuse Molly Hamilton et le guitariste Robert Earl Thomas. Lors des sessions d’enregistrement de cet elpee, le duo new-yorkais a reçu le concours du pianiste Michael Hess ainsi que du préposé aux synthés et à la basse, Sam Cohen. « Plum » constitue le 5ème album de Widowspeak, une œuvre qui a bénéficié du mixing d’Aldous Harding (PJ Harvey, Aldous Harding, Perfume Genius) et de la mise en forme de Sam Evian. Alias Sam Owens, il milite également chez Celestial Shore.

La musique de Widowspeak baigne au sein d’une forme de dream pop illuminée par la voix diaphane et nonchalante d’Hamilton, une voix rappelant très souvent celle de Hope Sandoval (Mazzy Star). Elle y chante des compos dont les lyrics posent des réflexions personnelles sur nos angoisses existentielles au sein d’une société de consommation rongée par le capitalisme.

Même si parfois le tempo peut se révéler offensif, les morceaux sont particulièrement raffinés. Les interventions de guitare tour à tour en picking, surf (« Even true love », une pisite qui arait pu figurer au répertoire de Chris Isaak)), en boucle (« Money ») ou rythmiques (« Sure thing »), mais toujours élégantes et parcimonieuses, la ligne de basse profonde (« The good ones ») ou palpitante (« Amy ») et les synthés atmosphériques entretiennent ce climat feutré.

Les deux dernières pistes de cet LP invitent davantage l’électronique. Psyché/folk, « Y2K » s’ouvre par des claviers cathédralesques, alors que « Jeanie » rend probablement hommage à Terry Riley, une plage que Molly chante aussi bien en français qu’en anglais. Un album qui ne manque pas de charme…

True Widow

Voyage au bout de l’ennui

Écrit par

Vendredi soir sur la terre, comme chantait l’autre. Les lumières de la nuit commencent à se refléter à la surface des flaques d’eau et Bruxelles m’aspire dans son long œsophage au transit bien ralenti. Trois heures après mon départ de Liège, je me retrouve enfin face à l’Ancienne Belgique, où d’emblée, mes amis me rassurent. Oui, j’ai bel et bien raté la première partie. Oui, j’ai bien fait. Non, ce n’était pas bien terrible.

 as de regrets donc d’avoir manqué Crystal Antlers, dont le set était, suivant la rumeur, assez indigeste. La présence d’Ikey Owens, producteur des Mars Volta, derrière les claviers ne m’ayant pas franchement inspiré confiance, je confesse volontiers un certain soulagement.

Quand montent sur scène les trois True Widow, mes grandes espérances fondées sur l’écoute de divers titres disponibles sur la toile chavirent quelque peu.

Manifestant autant d’enthousiasme qu’un trio de paresseux sous antidépresseurs, notre combo texan se lance, tel un Phoenix englué dans une marée noire, dans un concert au ralenti qui jamais ne prendra son envol…

Une heure d’ennui profond, d’une platitude morne où les musiciens semblent traîner les pieds. Pas la moindre envolée, et les quelques tentatives amorcées ne parviendront jamais à réanimer un scan désespérément plat.

Les voix au diapason restant timidement emprisonnées dans les gorges, la seule envie qui me titillera sera un repli vers le bar. Néanmoins, je me suis efforcé de tenir bon, espérant un quelconque sursaut d’énergie qui hélas, n’est jamais venu.

S’ils sont effectivement très bons sur disques, True Widow ne nous a rien prouvé ce soir. Rien dans le ventre. Sorte de Low neurasthénique (sic !) sans désir ni passion, et donc loin du génie de ceux-ci.

Déçus mais pas vaincus, mes amis et moi quittons l’Ancienne Belgique en direction des bars de Bruxelles où l’entrain est quand même tout autre.

Organisation : AB