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William Fitzsimmons

Charleroi Pittsburgh Volume 2

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Ne croyez surtout pas que cet album ait une quelconque corrélation avec les Van Cau, Spirous, Magnette et autres histoires carolorégiennes ; en fait, il s’agit plus simplement d’une ode à la ville natale de la grand-mère de William Fitzsimmons, également baptisée Charleroi. Elle a été fondée par les colons belges sur les rives de la rivière Monongahela…

« Charleroi : Pittsburgh, Vol.2 » constitue le second volet d’une parenthèse ouverte en 2015 par l’Ep « Pittsburgh ». Et le 7ème opus du troubadour folk à la barbe de hipster (NDR : n’aurait-il pas d’ailleurs lancé la mode ?) ‘« Pittsburgh » parlait de la grand-mère que je connaissais. « Charleroi » parle de celle que je n’ai jamais connue’, indique l’artiste. L’univers de Fitzsimmons est minimaliste : une guitare acoustique, quelques notes au piano ou de discrètes cordes… mais surtout une voix splendide et céleste. Hormis celle de Sufjan Stevens, il n’en n’existe que très peu d’aussi pure pour conter ces histoires familiales, véritables allégories de celle des Etats-Unis au XXème siècle. Si vous aimez le folk intemporel, je vous invite à découvrir d’urgence, les 6 titres de cet LP.

 

William Fitzsimmons

The Lion Sleeps Tonight

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A l’aube de la sortie de « Lions », son cinquième LP studio, le sympathique barbu dépressif issu de Pennsylvanie a pris le temps de se réserver un petit détour par la Belgique, qu’il avait déjà visitée à trois reprises en 2011. Deux ans plus tard, il revient sur les planches d’un Witloof Bar aussi complet que lors de son premier passage, sur cette même scène.

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas grand-chose de neuf sous le ciel neurasthénique de William Fitzsimmons. Armé de ses guitares sèches pour un concert acoustique, le singer/songwriter avale un prozac et entame son set dès 21h par un extrait de « Gold In The Shadows » avant d’annoncer que la majorité du set privilégiera « Lions », son nouvel opus à paraître au mois de février prochain. Le Witloof est plein et tout ouïe. Mais lorsqu’on assiste à l’un de ses récitals pour la troisième fois en deux ans, on ne peut s’empêcher d’avoir la désagréable sensation de se taper une rediff’. Fitzsimmons fait du Fitzsimmons.

Loin d’être pénible pour autant, l’homme sait comment capter l’attention de son public à coups de plaisanteries, comme lorsqu’il prétend, non sans une pointe d’humour, avoir laissé sa fille adoptive de 2 ans seule à la maison avec pour tout moyen de subsistance, un grand bol de céréales et un couteau pour se défendre. Du coup, les petites blagues de l’homme à l’allure de fermier de l’Arkansas font beaucoup plus mouche que ses nouvelles compos qui, à priori, n’apportent rien de neuf à sa discographie. Et sont parfois même soporifiques. Peut-être l’effet ‘acoustique’ ?

Niveau capital sympathie, William Fitzsimmons a encore tout gagné. Musicalement, il faudra attendre la sortie de « Lions » et de ses arrangements studio pour se prononcer sur la qualité des nouveaux morceaux qui, dans leur mouture acoustique, paraissent donc bien trop similaires à ses travaux antérieurs…

(Org : Bota)

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William Fitzsimmons

Simple Kind Of Man

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Le 8 février dernier, le sympathique William Fitzsimmons bluffait un Witloof Bar plein à craquer, en délivrant un concert acoustique de plus d’une heure, alors qu’il souffrait d’un mal de gorge. Un handicap qui n’avait en rien entaché son excellente prestation. Le chauve barbu avait alors promis de revenir faire un tour sur nos terres, lorsqu’il serait rétabli, à la sortie de son album, « Gold In The Shadow ». Chose promise, chose due, Fitzsimmons présentait pour la seconde fois, sa dernière œuvre, sur les planches du Botanique, ce 21 juin.

C’est donc effectivement en pleine forme que le bonhomme nous est revenu. ‘Upgrade’ oblige vu le succès de son précédent passage, William Fitzsimmons se produisait cette fois sur la scène de l’Orangerie. Les Slow Runner, trio originaire de Caroline du Sud, assuraient deux fonctions : celle de première partie et celle de ‘backing band’ de leur compatriote. La salle est loin d’être comble. La faute aux exams. Mais l’ambiance est à la bonne humeur. Et, vu son sens de l’humour et de l’autodérision, le Pennsylvanien accroche un sourire sur le visage de son public, sans le moindre effort.

Côté setlist, Fitzsimmons peut se permettre un peu plus de fantaisie que lors de son précédent passage, grâce à ses acolytes de Slow Runner. « Wounded Head », « If You Would Come Back Home », « It’s Not True » et leurs nappes d’electronica passent haut la main le test du ‘live’. L’Orangerie est littéralement envoûtée par le Ricain, qui a tout du bon pote. Qu’il soit devant 150 ou 500 personnes, le grand Will est toujours tranquille et interprète ses chansons de la même manière qu’il le ferait autour du feu en compagnie de 2 ou 3 amis proches. Toute la discographie du bonhomme y passe, d’« Until When We Are Ghost » à « Gold In The Shadow ». Il effectue un véritable tour d’équilibriste en restant constamment perché sur la ligne fine entre tristesse et allégresse. Ses prestations scéniques lui permettent également d’exorciser son passé (« You Broke My Heart », « Psychastenia ») avec esprit et un humour imparable. Après 1h30 de concert, Fitzsimmons et son équipe se retrouvent face au public, au stand merchandising, décontractés, souriants, naturels, abordables. Que demander de plus ?

Organisation : Botanique

William Fitzsimmons

In Sickness And In Health

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Paru il a deux ans et des poussières, « Goodnight » révélait William Fitzsimmons à un public beaucoup plus large que celui qui s’était intéressé à ses deux premiers travaux. C’est donc sans surprise que son passage au Witloof Bar du Botanique a rassemblé autant de monde que de places disponibles. Une occasion unique de découvrir les nouveaux morceaux du barbu, dans une configuration des plus intimistes.

William Fitzsimmons est vraiment un chic type. Victime d’une extinction de la voix la veille de son passage dans notre capitale, le singer-songwriter ne s’est pas laissé démonter et a malgré tout répondu présent, plutôt qu’annuler la seule date belge de sa tournée. Sous un crâne récemment rasé et derrière sa longue barbe, qu’il arbore élégamment sur la pochette de « Gold In the Shadow », son nouvel LP à paraître fin mars, Fitzsimmons est seul sur scène. Seul, armé de ses guitares et face à son public, l’homme s’excuse avec une bonne pointe d'humour de l’état de ses cordes vocales (‘I sound like Eddie Vedder now…’) et fera preuve tout au long de la soirée d’une générosité sans pareil au niveau des échanges avec ses fans. Et côté setlist, personne n’est oublié. Le chanteur parcourt quelques morceaux de son prochain disque (les magnifiques « The Tide Pulls From the Moon » et « Wounded Head »), ainsi que de jolies reminescences de sa discographie antérieure (« If You Would Come Back Home », « Everything Has Changed », « After Afterall », « It’s Not True »…)

William Fitzsimmons pratique la thérapie par le chant sans tomber dans le lugubre. Car malgré le ton profondément pathos des compositions du folkeux, celui-ci fait preuve d’une bonne humeur communicative, même lorsqu’il parle de son ‘état de dépression chronique’. Pour le rappel, il termine son set en plein milieu du parterre, entouré de sa petite centaine de thérapeutes, pour lesquels il interprète une petite série de requests dont « Afterall » et sa fameuse reprise du « Heartless ». Malgré ses problèmes vocaux, Fitzsimmons a offert ce soir un superbe concert d’1h15 qui restera vraisemblablement autant gravé dans les esprits du public que de l’artiste lui-même. Ce dernier devrait être de retour plus tard dans l’année, accompagné de ses musiciens. On y sera à nouveau sans hésitation !

Organisation : Botanique

William Fitzsimmons

Goodnight

Écrit par

Derrière sa barbe et ses petites lunettes, William Fitzsimmons est un homme plein de bonnes idées. Et un auteur interprète aussi doué que Sam Beam (Iron & Wine). Ce qui est un gage de qualité en soi. Le don largement exploité sur ce ravissant « Goodnight », il le doit à ses deux parents aveugles, musiciens de formation. Ceux-ci auront flanqué un instrument entre ses petits doigts avant même qu’il ne prononce son premier mot. Et maman et papa peuvent être fiers du résultat. « Goodnight », troisième ouvrage de leur rejeton, est sans conteste un travail d’orfèvre. Pas étonnant donc qu’il soit également le disque de la révélation.

Relevé d’un poil d’electronica, « Goodnight » n’aurait pas fait figure d’intrus au sein de la discographie d’Iron & Wine. Le folkeux de Pittsburg accomplit un travail soigné comme pas deux. Les mélodies, coiffées de splendides vocalises, y sont d’une délicatesse hors norme. William Fitzsimmons est l’un de ces artistes qui s’adresse directement à la sensibilité de ses auditeurs et marque sa cible à tous les coups. Et un artiste qui fait la nique à Kanye West en réinterprétant de manière magistrale l’une de ses compositions les plus moyennes (« Heartless », inédit dispo sur les plateformes de téléchargement légal) ne mérite rien d’autre qu’un immense respect. « Goodnight » est l’un des incontournables de 2009.