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Willy DeVille

Willy DeVille s’est éteint à l’âge de 55 ans.

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Né le 27 août 1953 à New York, Willy Deville –de son vrai nom Willy Boray– s’est éteint ce 6 août 2009. Atteint d’une hépatite C, il est décédé des suites d’un cancer du pancréas. Issu de la scène punk rock new-yorkaise, au sein de laquelle il a côtoyé Johnny Thunders, les Ramones, Television, les Talking Heads et bien d’autres, il a surtout récolté du succès sur le Vieux Continent. Et tout d’abord en 1977, lorsqu’il a sorti ce single mémorable intitulé « Spanish Stroll ». C’était encore l’époque de son groupe Mink Deville. Une décennie plus tard, il embrassait une carrière en solitaire. Davantage orientée vers un style de crooner romantique (NDR : Willy vouait une véritable vénération à Edith Piaf et au pianiste/chanteur/compositeur Charles Dumont). Responsable d’une musique mêlant R&B, blues urbain des 50’s et 60’s ainsi que rythmes traditionnels de la Louisiane, tout en injectant dans son expression sonore des tas de références latinos oscillant du cajun à la salsa, il allait finalement concocter une fantastique version mariachi du classique « Hey Joe » de Jimi Hendrix. C’était en 1992. Un succès qui allait enfin lui valoir une reconnaissance internationale. Il bossait sur un nouvel opus, dont la sortie était prévue pour 2010.

 

Willy DeVille

Love and emotion

Curieuse compilation qui ne réunit que des titres issus de quatre albums enregistrés pour Atlantic. C'est à dire " Each song is a beat of my heart ", " Live at CBGB's ", " Coup de grâce " et " Where angels fear to tread ". Le tout enrichi du dernier single " The moonlight let me down ". Pas de quoi lever les bras au ciel, cependant, puisque les dix-neuf fragments retenus pour cet opus ne l'ont été qu'en fonction de leur feeling sentimental. Vous ne serez donc pas étonnés d'y retrouver la célèbre cover signée Leiber, Stroller & Ben E King, " Stand by me ", " Lilly's daddy's cadillac " et " Cadillac Moon ". Mais pour le reste la sélection nous semble un peu maigre, par rapport à ce que ce chicano, considéré comme le meilleur chanteur blanc de musique noire de sa génération est capable de nous réserver. Un recueil d'un tout autre style, reprenant " Venus of avenue D ", " She's so tough ", " Gunslinger ", " Spanish stroll " et autres classiques du même calibre aurait eu une toute autre allure...

 

Willy DeVille

Live

Un rapide coup d'œil sur le contenu de cet opus nous a permis de relever la présence de "Spanish Stroll", une chanson qui nous avait fait vibrer à la fin des seventies. Sa version ‘live’ n'a peut-être plus la même vitalité, mais elle n'a rien perdu de son feeling initial. Antépénultième titre de ce CD, elle précède de savoureuses adaptations de "Stand By Me" et d'"Hey Joe", classiques immortalisés respectivement par John Lennon et par Jimi Hendrix. Suffisait donc de retourner au début de la lecture pour sceller notre bonheur. Malheureusement, hormis "Savoir Faire" et "Cadillac Walk", Willy se complait dans une certaine morosité sentimentaliste. Son pachuco rock manque de la plus élémentaire agressivité et les rythmes latins se liquéfient rapidement dans l'insipidité. Même la voix torride, sensuelle, exotique de Willy ne parvient pas à nous consoler de cette désillusion. Du coup, on est allé puiser dans nos vieux vinyles pour y repêcher et se délecter des immortels "Cabretta" et "Return To Magenta"...