Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Ghostwoman

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive".

Evan Uschenko a déclaré à propos du nouveau single : ‘J'installais une guitare à 12 cordes et j'ai commencé à jouer les accords. Dans les années 60, des groupes comme The Byrds utilisaient des guitares à 12 cordes comme instrument principal, alors j'imaginais ce genre de son. J'essayais de jouer quelque chose qui avait le même type de feeling’.

Ille van Dessel ajoute : ‘Evan a fait le riff, j'ai fait la batterie. C'était très facile, presque immédiat. J'aime cette chanson à cause de la journée qui l'a précédée, de sa simplicité, du fait qu'il n'y a pas à réfléchir. C'est comme lorsque tout le monde est aligné, qu'on prend une photo et que c'est tout. Ça restera toujours comme ça. Tout cela avait un sens’.

Le quatrième elpee de Ghostwoman est né dans un monde brisé, un héritage corrompu - Evan Uschenko et Ille van Dessel ne se font pas d'illusions sur sa futilité - et pourtant, cette chose est vivante. C'est une réaction allergique à l'époque dans laquelle nous vivons.

Le clip du single est à voir et écouter ici

 

Woman’s Hour

Conversations

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Originaire de Londres, cette formation réunit deux gars et une fille, cette dernière se réservant le micro. Un combo qui a parfaitement saisi la recette d’un ‘hype’, servie à la grosse louche depuis de nombreuses années…  

En extrapolant, on pourrait imaginer leur musique comme le résultat d’un croisement entre la dream-pop de Beach House et (surtout) la cold-wave The XX. « Conversations » constitue le premier opus de Woman’s Hour, un œuvre dont les atmosphères oscillent entre les plus glaciales et les plus réconfortantes. Des ambiances entretenues par une ligne de basse caoutchouteuse, des cordes de guitare minimalistes, une batterie électronique et, bien entendu, des nappes de synthés. Mais à partir de l’instant où on se rend compte que la chanteuse possède un timbre quasi identique à celui de Romy Madley Croft (The XX), il est difficile d’échapper aux analogies susvisées. Dès lors, même si ce premier album ne manque pas de charme, il souffre quand même d’un manque d’originalité.

Woman’s Hour se produira le 25 octobre au Botanique.

 

Joan As Police Woman

The Deep Field

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Au fil du temps, cet agent de police féminin un peu particulier et surtout cette artiste talentueuse, s’est forgé un univers musical personnel particulièrement cohérent et original. Avant de fonder Joan As Police Woman, cette violoniste de formation avait bossé pour, entre autres, Lou Reed, Elton John, Antony Hegarty et Rufus Wainwright. Elle était également, l’ex-petite amie de feu Jeff Buckley. Son premier opus, « Real life », remonte à 2005. Il fait suite à un Ep éponyme, publié l’année précédente. « The Deep Field » constitue déjà son quatrième elpee.

Joan Wasser, c’est aussi une voix, dont le timbre parfois chipie mais souvent grave, donne une coloration très spécifique à sa soul blanche. Monolithique, elle n’était pourtant parvenue que trop rarement à transcender les compos de son opus précédent, « To Survive ». Sur ce nouveau long playing, l’instrumentation est plus diversifiée. Les climats plus riches. Souvent légèrement jazzyfiants. Et des compos comme le single « The Magic », plus pop, proche de l’univers de Feist ou la plus délicatement soul « The Action Man » en sont de très belles illustrations. En outre, elle bénéficie du concours d’un invité de luxe sur deux plages : Joseph Arthur. Tout d’abord sur le très ‘cool’ « Human Condition », puis le plus ‘groovy’ « Run for Love ». Utilisés à bon escient, claviers et cuivres relèvent régulièrement l’ensemble. A l’instar de compos soul pop de toute bonne facture comme « I Was Everyone » ou le morceau d’ouverture, « Nervous », pas nerveux pour un sou. Malheureusement, la New-yorkaise a toujours tendance à tirer ses morceaux inutilement en longueur, et une plage comme « Flash » aurait été d’une toute autre trempe, si elle avait été plus concise.

Néanmoins, si la police belge s’exprimait dans les mêmes termes soul que sa collègue américaine, je n’opposerai aucune résistance lors de mon arrestation immédiate !

Edible Woman

Everywhere at Once

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Edible Woman constitue assurément une des bonnes surprises de la fin de ce mois de décembre. Un trio italien injustement méconnu qui évolue dans l’univers du psychédélisme. D’ailleurs, après avoir écouté « Everywhere at Once », on comprend mieux pourquoi Julian Cope est devenu un inconditionnel de la formation. S’inspirant d’une nouvelle de Margaret Artwood, pour choisir son patronyme, le groupe est né 2001. A l’époque, leur musique baignait dans la noisy. C’était juste avant l’arrivée de leur chanteur, Luca Gionni, et la publication d’un premier elpee, intitulé « Space/me Calf ». En 2004. Leur guitariste les quitte, l’année suivante. Et décident de le remplacer par un claviériste. Sous ce line up, ils concoctent le très réussi « The Scum Album ». En 2007. Caractérisés par ses nappes de claviers, leurs compos sont quasiment pop. Et pourtant, leur psyché intègre également des éléments puisés dans le hardcore et le punk.

« Everywhere at Once » est certainement leur œuvre la plus ambitieuse, réalisée à ce jour. Les sources sont identiques. Mais le résultat encore plus probant. Original et bourré d’énergie, également. Passé l’intro folk (NDR : à peine une minute !), on entre immédiatement au cœur de la quintessence de l’opus : « A Small Piece Odissey ». Une compo furieuse, imparable, parsemée de déflagrations sonores et infiltrée d’interventions à l’orgue quelque peu dérangées. Des morceaux comme « The Shadows of Doubt » ou l’irrésistible « Everywhere at Once », caractérisé par des accès jazzyfiants assez prononcés, passent également bien la rampe. Et la ligne de basse particulièrement dynamique d’Andrea Gionni, n’y est pas étrangère. Véritable claque, « Hi, This is Hardcore » clôt ce superbe long playing. Et on reste pantois. En regrettant qu’il soit déjà terminé. Edible Woman ou le meilleur antidote aux Berluscon(ner)i(es) qui éclaboussent l’Italie…

 

Joan As Police Woman

Real Life

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Elle rêve encore d’accompagner Grace Jones ou Patti Smith. Pourtant, Joan Wasser, alias Joan As Police Woman, a déjà joué en compagnie des plus grands : Lou Reed, Nick Cave, Antony & The Johnsons, Rufus Wainwright, Sparklehorse et autres Scissor Sisters. Quels artistes peuvent aujourd’hui se targuer d’une telle carte de visite ? La question reste sans réponse. Pour enregistrer « Real Life », son premier album solo, Joan As Police Woman a décidé de ne plus escorter les stars. Bien au contraire. Notre justicière solitaire a bénéficié des services de Joseph Arthur (sur « Eternal Flame » et « Christobel ») et d’Antony (sans ses Johnsons pour « I Defy »).

De son pied-à-terre new-yorkais, Joan aime à fréquenter la fleur artistique de la pop chambrée. De fait, « Real Life » s’assortira à ces petits matins câlins où le lit demeure notre meilleur ami. Les compositions inspirent la quiétude. Et, à l’écoute d’une chanson comme « Feed The Light », les repères s’égrènent. Est-ce la nuit ? Le jour ? Dans cette « Vie Réelle », le matin côtoie le soir. Les caresses se font tendres, les baisers se font entendre. La douceur s’impose, nos sens se reposent. Compagne de tant d’artistes, Joan sera également complice de nos ébats amoureux. Ces moments n’en seront que plus gays.

Zoot Woman

Zoot Woman

Sorti au début de la vague du eighties revival, leur premier album, était plutôt passé inaperçu. Enfin, excepté ce " Living in a Magazine ", un joli tube régressif, fiévreux et vintage pour les fans de Visage, Yazoo et des Buggles. Pour ce deuxième album, les frères Blake et Stuart Price (alias Jacques Lu Cont des Rythmes Digitales) semblent, à force d'avoir écumé les dance-floors et gobé trop d'Ecstas, s'être réveillés d'une mauvaise gueule de bois. Résultat : " Zoot Woman " sonne comme un lendemain qui chante, se la joue profil bas, abandonne toute excentricité, le souffle au cœur et les oreilles bourdonnantes. Il fait gris au pays des beats sudatoires (sédatifs ?) et des refrains qui claironnent : " Grey Day " ouvre ainsi l'album sur une pointe d'amertume, carburant davantage à l'essence qu'aux hallucinogènes… La boule à facettes s'est brisée sur le macadam, et Zoot Woman se cherche une nouvelle jeunesse, moins frivole, plus mature. " Grey Day " donne donc le ton, plus mélancolique, mais n'en est pas moins fantastique : lors d'une écoute distraite, on croirait presque que Queens of the Stone Age s'est invitée en backing band. Ca roule à vive allure, comme si l'électro pop du trio anglais défilait à du 120 sur une autoroute déserte… Le son est, de fait, bien huilé : sur " Taken It All ", les beats, plus downtempo, rappellent ainsi les productions Crydamoure (le label de Daft Punk), voire le " Sometimes " des… Rythmes Digitales, avec Nik Kershaw au chant. " Gem " se veut plus ‘catchy’, une basse à la Peter Hook conduisant la manœuvre avec classe et fierté. " Hope in the Mirror " (ses nappes élégiaques, ses bleeps certifiés d'époque et cette beatbox métronomique) finit par nous convaincre : Zoot Woman a changé, en mieux. Confirmation par " Snow White " et sa guitare folk moulée dans un bain d'amiante : une jolie preuve qu'à l'ère du tout digital, certains savent encore composer de belles ballades. La mélodie un peu couillonne de " Woman Wonder " nous ferait presque sourire si la fin de l'album ne distillait pas un sentiment toujours plus sombre et nostalgique, dépouillé de toute envie festive. Sur " Half Full of Hapiness ", des violons synthétiques à la Carpenter annoncent ainsi le prochain tournant d'une électro dont les Zoot Woman étaient devenus les plus fervents apôtres : une électro de plus en plus adulte, davantage basée sur le songwriting, qui délaisserait un temps le dance-floor pour réfléchir à son avenir.