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Woodpigeon

Treasury Library Canada

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Comme l’indique le titre de leur dernier album, les Woodpigeon sont canadiens. Ils nous viennent de l’ancienne cité olympique de Calgary. Composé de huit membres, le petit orchestre est dirigé par Mark Hamilton, chanteur, guitariste et principal compositeur. Grand amoureux des oiseaux et des pigeons en particulier, il a plus qu’influencé le choix du patronyme du groupe… « Treasury library Canada » constitue leur second album. Il fait suite à l’unanimement acclamé « Songbook », sorti l’année dernière en Europe, mais déjà publié en 2006 aux Etats-Unis.

Encore des Canadiens me direz-vous ! Et oui… c’est maintenant officiel, la musique la plus excitante du moment nous vient de Montréal, Toronto et maintenant de Calgary ! Pourtant dans le cas du gang de Mark Hamilton, les débuts n’ont pas été faciles. Etabli alors en Ecosse, le groupe, était alors baptisé Woodpigeon Divided By Antelope Equals Squirrels et se contentait de produire une banale musique instrumentale, tant Mark Hamilton doutait des capacités de sa voix. Le retour salvateur (pour nos oreilles en tout cas…) au Canada, débarrassé de ce nom interminable, a permis à Hamilton de prendre confiance. Classique et classieuse, la musique de Woodpigeon est souvent comparée à celle d’autres orfèvres de la pop actuelle. Et notamment Sufjan Stevens, Grizzly Bear et Belle and Sebastian. Un cran en-dessous peut-être, mais juste en-dessous. Mark reconnaît, en outre, pour influence littéraire, Ray Davies des Kinks.

Les 14 chansons de ce copieux opus n’accrochent pas instantanément l’oreille. La superbe voix d’Hamilton bien. Son timbre caresse la musique de ces pigeons des forêts qui roucoulent doucement. Impeccablement orchestrés, les arrangements sont soignés et l’univers boisé de Woodpigeon n’est pas éloigné de celui du barbu d’Iron and Wine. Des moments forts ? « I live a lot of place » et sa mélodie imparable. L’intro au piano du judicieusement intitulé « Piano pieces for adult beginners ».

Mais pourquoi réunir huit musiciens pour dispenser une pop pastorale qui semble apparemment couler de source aussi facilement. Une abondance de moyens ? Ne vous fiez pas aux apparences, car dans l’univers sonore de Woodpigeon tout est calculé et subtilement fignolé. Parfait pour accompagner ces premiers jours du printemps ou pour un rendez-vous romantique ! « Tresury library Canada » ne devait être qu’un petit passe-temps bricolé à la sauvette. Ce qui explique peut-être son manque d’originalité. Mais aussi récréatif que puisse être le projet, on peut tout de même parler de belle réussite. Le prochain elpee du groupe est déjà prévu pour la mi-2009. Il sera baptisé d’un curieux titre germanique : « Die stadt muzikanten ». Encore quelques semaines à attendre…

 

Woodpigeon

Solennité, intimisme et décontraction

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Les Canadiens de Woodpigeon ont accordé, cette année, le troisième concert organisé dans le cadre de l’opération ‘New Talents, Cool Price !’ Lancée par le Botanique (une place pour la modique somme de 5 à 8 euros), cette initiative ‘Moins cher que le cinéma’ – comme le mentionne justement leur site– semble être un excellent filon, au vu de la centaine de spectateurs qui avaient répondu présent pour assister au spectacle de ce dimanche 15 février, programmé à la Rotonde.

Pas de première partie. Le concert débute dès 20h30. Deux jeunes filles font leur apparition et s’installent respectivement derrière leurs claviers (piano/synthé). Dès l’intro terminée, les quatre autres membres du groupe les rejoignent sur scène. Le chanteur, Mark Hamilton, se réserve également la sèche. Le guitariste est plus discret. Il se cache même derrière cette forêt féminine, constituée des deux claviéristes (dont l’une se charge également et circonstanciellement du mélodica et l’autre des percus), d’une contrebassiste et d’une violoniste. A l’instar de l’album, les compos jouées en concert sont paisibles, mais l’absence de drums se fait cruellement ressentir sur certains titres. Heureusement, la superbe voix de Mark Hamilton, soutenu par les chœurs féminins, comble régulièrement cette carence en rythme. Malgré la solennité et l’intimisme de leur musique, rappelant tantôt Sufjan Stevens tantôt Grizzly Bear, le climat demeure décontracté. Faut dire que le band n’hésite pas à multiplier les boutades…

Après une dizaine de chansons, Woodpigeon quitte la scène, pour y revenir à peine quinze secondes plus tard. Un rappel au cours duquel, le combo de Calgary va nous interpréter deux nouvelles chansons, tout en sollicitant la participation du public. Après une heure de set, les spectateurs semblent satisfaits et applaudissent chaleureusement. Un bon moment de détente après un week-end chargé. Parfait pour affronter une nouvelle semaine de travail !

Organisation Botanique