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Yuko

For Times When Ears Are Sure

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Encore du banjo ? L’explication procéderait-elle d’une accalmie dans les rediffusions télévisées de vieux westerns ? A moins peut-être que les fans de Bonanza auraient décidé de propager leur dépendance à d’autres secteurs. Et en particulier celui de la musique. Difficile d’y répondre. L’histoire ne nous dit pas non plus, si les Gantois de Yuko auraient préféré rejoindre la tribu des Apaches plutôt que celles des tuniques bleues. Si l’on rajoute à ce parfum de Cecil B. DeMille, une guitare sèche, quelques envolées spontanées dans les compos et une grosse dose de flammes crépitantes, on tombe vite dans l’hyper cliché folk, autour du brasero. Ce serait insultant pour nos compatriotes de s’arrêter à de telles images d’Epinal. Derrière les rumeurs de bisons qui s’abreuvent à la rivière, gronde une pop indie qui vient remuer le campement. On plie les couvertures, on remballe le pemmican, il y a de la route à faire.

Yuko ce sont Kristof, Karen, Tom, Lotte et Rolf, cinq Gantois qui entament leur carrière sur de très bonnes bases. Outre les sons ancestraux des cordes qu’ils semblent parfaitement maîtriser, le combo inocule surtout une electronica solennelle susceptible de transformer « For Times When Ears Are Sure » en petit bijou electro-pop croustillant. Aussi fragile qu’une craquelure sur un parchemin, l’elpee nous balade sur un sentier dépoussiéré quelque part entre Radiohead et Mogwai, selon la bonne grâce du cocher. Remarquable pour un début, les mots ‘prometteurs’, ‘enthousiastes’ ou ‘généreux’ prennent un petit accent belge qui nous fait bomber le torse. Vas-y, rallume le calumet et fais tourner.

 

Yuko

Le charme de l’insolite…

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Yuko compte parmi ces premières parties qui vous soufflent, vous renversent brutalement… Souffles qui vous plongent dans le magnétisme incontrôlable de tourbillons de douceur. Mélopées lentes et lugubres qui invitent à la lévitation. Un post-rock éthéré, vaporeux et  hautement atmosphérique à la silhouette islandaise dans laquelle les fans de Sigur Rós se retrouvent tout naturellement.

L’affiche et la pochette de leur premier opus hissent les drapeaux sans détour. L’Islande et l’Allemagne sont au menu du jour. Impossible, du reste, de ne pas remarquer la troublante ressemblance entre la couverture de « Takk » (Sigur Rós) et les corbeaux de Notwist qui rôdent, non loin, perchés sur un arbre. Difficile, également, de rester insensible au charme désolé, abstrait et dépouillé qui rompt le cercle trop parfait de la ronde entendue, de l’ode concertée et tente une musique qui s’ouvre vers l’ailleurs…

A aucun moment, cependant, Kristof Deneijs, leader du groupe, ne renie pas sa muse (Mùm, Bernhard Fleischmann, Mogwai, etc.) et marche d’un pas inspiré sur les traces de ses aînés avec une naturelle distinction.    

Sorti en 2008 chez le jeune label belge Debonair Recordings, l’excellent « For times when ears are sore » nous offre onze perles sonores inclassables. Complexité et diversité du son comparables à celles d’autres groupes comme Efterklang ou Notwist. Une voix passant de Markus Acher à Thom Yorke. Sans oublier des guitares shoegazing et des feedback loops à la Slowdive ou Ride. Bref, tout un programme proposé par le quatuor gantois qu’il restait à mettre en scène.

Première surprise : les quatre jeunes musiciens ne joueront que trois morceaux de leur unique elpee (« I Don’t Know What I Want But I Do Know It Won’t Come From You », « Don’t Drag Dogs Into Bed, They Carry Diseases », et « A Room For Two »). Preuve encore du potentiel créatif de Yuko et de la richesse de son répertoire à venir.

La seconde surprise procède du nombre et de la diversité d’instruments utilisés sur scène. Composé d’un chanteur-guitariste, d’un bassiste, d’une drummeuse et d’une bruiteuse (‘Madame Noise’), le quatuor mixte (deux femmes et deux hommes) bouscule son univers aux guitares aériennes, aux arpèges délicats et à la batterie léchée en y introduisant une multitude de sons insolites.

Ainsi, dès le deuxième morceau (« I don’t know what I want… »), on entendra le bruit d’un moulin à café. « Meal Mobil » s’accompagnera d’un verre à Leffe joué à l’archet. L’intro de « Lotte Bass » sera concertée par l’explosion minutieuse de papier à bulles pour inviter enfin une clarinette et un xylophone à entrer dans la danse. Le crissement d’un archet sur une boîte en carton viendra ouvrir et fermer « You’re better off ». Sans oublier l’utilisation de la scie et le merveilleux final à la latte. Tout support est prétexte à musique et les quatre musiciens arrivent à l’orchestrer de façon harmonieuse. Un désir irrépressible d’explorer le son habite les musiciens de Yuko et ils s’en donnent à cœur joie. L’architecture musicale résonne comme un défi : innovante et cohérente à la fois. Et c’est une réussite. Chapeau bas !

Le résultat ? Un inclassable mélange de genres qui se répondent et s’harmonisent à l’infini. 

A écouter et à voir au plus vite !

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