Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Zita Swoon

62TV a flairé la bonne affaire...

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Ouvert depuis quelques mois et sous l'impulsion d'un nouveau tenancier, le Phare propose d'accorder chaque mois, une carte blanche à un musicien pour ouvrir une jam. Histoire d'assurer un mini concert avant de partager la scène avec des invités qui souhaitent faire le bœuf. Ce lundi 2 mai, c'était une toute autre histoire, puisque Zita Swoon s'y produisait devant un parterre trié sur le volet (gagnants de concours, journalistes), dans le cadre d'une mini tournée intimiste qui passait par Bruxelles, Liège et Tournai (NDR : faut dire que la manager du groupe, et également compagne de Stef, est également originaire de la région). Et juste avant d'entamer un périple bien plus conséquent qui verra la formation anversoise se produire dans le cadre de festivals aussi prestigieux que Couleur Café, Werchter ou encore le Folk Dranouter. Bref, au bas mot, un peu plus d'une cinquantaine de personnes avaient été conviées pour assister à cet événement dans la cité des cinq clochers.

Mais venons-en au concert. Vêtu d'une veste fleurie, dont le tissu aurait pu être découpé dans le revêtement de fauteuil Voltaire, Stef Kamil Carlens (NDR : il joue aussi de la rythmique) est entouré d'un claviériste/accordéoniste, d'un bassiste/contrebassiste, d'un drummer, d'un percussionniste, d'un guitariste/claviériste et de trois choristes au teint plus que basané. Première constatation : par rapport à son album, « A song about a girls », les compos ont ici une toute autre pêche. Ce qui n'empêche pas les mélodies de se teinter régulièrement de jazz, de disco, de latino (les percus !), de r&b (le clavier !) et de gospel (les choristes). Le son flirte avec la perfection et les spectateurs sont vraiment aux anges ! En fin de parcours, Stef commence à glisser quelques chansons plus mélancoliques. Mais en 'live' elles passent vraiment bien la rampe. Zita aura même droit à un rappel au cours duquel l'accordéoniste et Stef vont essayer, mais vainement, de reprendre une compo d'Elton John. Juste de quoi détendre l'atmosphère et bien montrer qu'il s'agissait de direct. Bang et en particulier 62TV qui viennent de récupérer Zita Swoon suite aux licenciements opérés chez EMI ont encore flairé la bonne affaire. N'est-ce pas Pierre ?

 

Zita Swoon

Wait for Me

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Lorsqu’il quitte dEUS, en 1999, Stef Kamil Carlens fonde Zita Swoon. Et depuis, il ne cesse de nous surprendre. Faut dire que son groupe polymorphe adore brouiller les pistes. En 2011, l’Anversois a posé ses bagages au Burkina Faso pour y enregistrer, en compagnie d’artistes du cru, une musique hybride, née de la rencontre entre le blues occidental et le folklore local.

Pour y parvenir, le Belge a enrôlé le balaphoniste (le ‘balafon’ est une sorte de xylophone) Mamadou Diabaté et la chanteuse Awa Démé. « Wait for Me » propose 12 vignettes abordant frontalement une série de sujets qui traitent des problèmes rencontrés par la société africaine contemporaine, comme la corruption, la pauvreté, l’exploitation forestière ou l’immigration. Si Stef Kamil Carlens s’exprime en anglais et Awa Démé en dioula (idiome local), leurs voix se conjuguent élégamment sur une structure instrumentale alimentée par des banjos, des guitares resophoniques, du glockenspiel et des percus savamment dosées mais terriblement efficaces. Le backing band de Stef est également de la partie, mais également toute une série d’invités de circonstance. L’opus a été mis en forme par Gilles Martin, ingénieur du son mythique de la maison Crammed Dics. J’accorderai, cependant, une mention spéciale au magnifique duo vocal opéré sur « A Ni Baara », une plage bouleversante au cours de laquelle on a l’impression que deux mondes communiquent, sans parfois se comprendre, pour évoquer les problèmes liés à l’immigration, problèmes vécus par les pays méditerranéens …

Un mix de cultures fascinant à découvrir en concert, le 2 mars au WCC Zuiderpershuis (à Anvers), le 4 mars à l’AB (à Bruxelles), le 14 mars au Lotto Mons Expo ainsi que le 17 et le 18 mars à de Singel (Anvers).

 

Zita Swoon

Dancing With The Sound Hobbylist (BO)

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Zita Swoon Group est une suite (il)logique à Zita Swoon tout court. Band éclectique par excellence, le combo flamand, naît en 1990, à Anvers, fondé par Stef Kamil Carlens (chanteur, auteur) et Aarich Jespers (batterie).

A cette époque, Carlens vient de quitter dEUS pour donner vie à ses propres idées.

Patchwork musical, mélangeant rock, pop, blues, disco et influences afro-cubaines, Zita Swoon publie deux albums plutôt blues avant de s’ouvrir au public en apportant une coloration plus disco/électro à ses réalisations, dès 2001. En 2005, Axelle Red leur donne même un petit coup de pouce sous la forme d’un duo afin de leur ouvrir un public plus large encore.

« Big City », dernier véritable album studio de Zita Swoon, confirme son empreinte d'authenticité acoustique tout en élargissant son univers musical : ska, soul, reggae, funk et chanson française sont à la fête de ce nouvel opus.

Parallèlement aux enregistrements, Zita Swoon se lance également dans la conception d’‘albums projets’ dès 1997. Après avoir concocté la bande sonore de « Sunrise » (1997) et « Plage Tattoo / Circumstances » (2000), Zita Swoon devenu Zita Swoon Group pour l’occasion, dévoile son ultime projet, « Dancing With The Hobbylist ».

L’enregistrement de cette bande-son est issu d'une collaboration du groupe avec le danseur Simon Mayer et la chorégraphe Anne Teresa Dekeersmaeker de la compagnie Rosas. Une association qui, à première écoute, a débouché sur un elpee sans queue ni tête… Il est vrai que se farcir 10 instrumentaux tous plus inaudibles les uns que les autres est une épreuve que l’on ne souhaite pas à son meilleur ennemi !

Mais la critique musicale d’un album concept, BO d’un spectacle de danse moderne, privé de son support visuel, ne vaut rien ou pas grand-chose, s’il est écouté ‘bêtement’ sans référence au spectacle qu’il complète.

Totalement indigeste, cette suite d’instrumentaux ressemble plus à une série d’improvisations que de morceaux savamment construits. Elle plonge même l’auditeur dans un état proche de la dépression comateuse…

 

Zita Swoon

Big City

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Après nous avoir délivré un opus convaincant (« A song about a girls »), Zita Swoon nous propose un album tout à fait captivant. Pourtant, à l’issue de l’écoute des trois premières plages de « Big city », dont le single « I feel alive in the city », on se dit qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil. Caressé par les chœurs des charmantes métisses, le ton reste résolument jazzyfiant. Les thèmes abordés par les lyrics sont constants : les amours (heureux et malheureux), la famille, les femmes, les rêves ou les illusions. Mais Zita Swoon ne tombe jamais dans la facilité. Il ose même une reprise du « Series of Dreams » de Bob Dylan. Opération délicate, mais parfaitement réussie. La voix de Stef Kamil Carlens passe toujours aussi bien la rampe. Que ce soit dans la langue de Shakespeare que celle de Molière. Lorsqu’il chante en français, ses origines néerlandophones transparaissent inévitablement ; mais son accent flandrien apportent ce petit plus à son timbre légèrement cassé. Pour concocter ce disque, Zita Swoon a reçu le concours de Miossec. Il ne s’est pas contenté d’être fan ou spectateur, mais a participé activement aux sessions d’enregistrement. C’est manifeste pour « Humble », compo sur laquelle on ressent la griffe du Breton. Ou encore tout au long de « Ose aimer ». On a même parfois l’impression que Stef mime le chant de Miossec. Cette œuvre aborde le thème des grandes villes. Et on ne peut s’empêcher de penser à « Paris » de Daniel Darc, à l’écoute de « L’opaque paradis ». Il y brosse d’une manière semblable façon un portrait guère reluisant de la ville lumière (‘Paris…mais qu’est-ce que je fais ci ?...tu m’appelles et puis tu m’oublies’).

Bref, à aucun moment on ne se lasse d’écouter ce digne successeur de « A song about a girl » et « A band in a box », ses précédents elpees. Sorti ce 30 mars, « Big city » ne devrait pas passer inaperçu, et pourrait même devenir l’album de la consécration pour Zita Swoon…

 

 

 

 

Zita Swoon

A song about a girls

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A l’origine cet opus devait être le premier opus solo de Stef Kamil Carlens ; puis au fil du temps il a fait appel à ses potes habituels, avant d’élargir les collaborateurs à une bonne dizaine de musiciens. Ce qui l’a sans doute poussé à reprendre le patronyme Zita Swoon, même s’il considère que cet elpee reste très personnel. Première nouveauté, on y retrouve 4 plages chantées en français. Un exercice de style auquel il s’était déjà essayé, et avec succès, pour le dernier album d’Arno. Il chante d’ailleurs en duo « De quoi a besoin l’amour ? », en compagnie d’Axelle Red. L’œuvre parle d’ailleurs essentiellement d’amour et de relations sentimentales. De rêve et de fantasmes aussi. Deuxième surprise, si sur " Life = a sexy sanctuary ", le spectre de Don Van Vliet avait été balayé par celui de Bowie, on ne retrouve pas davantage sur ce « A song about a girls » de traces d’électro disco / new wave qui régit ses prestations scéniques. L’ex dEus nous propose ici une collection de chansons légèrement jazzyfiantes, parfois exotiques, qui allient sobriété et charme sur un lit de percussions et de rythmes latinos. Et le résultat est plutôt convainquant, même si certaines chansons manquent quand même de délire. Encore, que dans ce domaine, c’est sans doute une question de goût. Bref, de cette plaque, je retiendrais surtout le ‘dEusien’ « Hey you, whatshadoing ? », le presque prog « Clair obscure » (King Crimson ?), l’hypnotique « Thinking about you all the time » (Jah Wobble ?) et le final « Remember to whithold » plus Tom Waits que nature.

Zita Swoon

Life = a sexy sanctuary

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"Every day I wear a greasy black feather on my hat", premier album de Moondog Jr et "I paint pictures on a wedding dress", le précédent opus de Zita Swoon, observaient une ligne de conduite plutôt roots, très expérimentale, fortement hantée par l'esprit de Captain Beefheart. Pour celles ou ceux qui l'ignorent encore, Zita Swoon est le groupe de l'ex bassiste de dEUS, Stef Kamil Carlens. Il avait d'ailleurs participé aux albums " Worst case scenario " et " In a bar under the sea ". Sur " Life = a sexy sanctuary ", le spectre de Don Van Vliet a été balayé par celui de Bowie. Seule la composition " Teacher " est l'exception qui confirme la règle. Pour le reste, hormis Josiewitchgirl ", alimenté par des contre mélodies dignes de Peter Hammill, le premier fragment " Fun for free ", découpé dans la pop capricieuse et contagieuse de dEus, et le funk/hip hop " The banana Queen ", l'opus grouille de références à la trilogie Low/Heroes/Lodger. On a même droit sur " People are like slamming doors " à des harmonies vocales glamoureuses. Mais n'imaginez pas que Zita Swoon se contente de décalquer ces illustres références. Non, il les resculpte dans son univers baroque, au sein duquel richesse et sophistication n'ont peut-être jamais fait aussi bon ménage…

 

Zita Swoon

I paint pictures on a wedding dress

Lorsque Stef Kamil Carlens quitte dEUS, il décide de fonder son propre groupe. A Beatband. Mais le patronyme ne lui plaît pas trop, et il le transforme en Moondog Jr. Pas de chance, alors que sa formation commence à récolter du succès, aussi bien en Belgique qu’outre-Manche, il est menacé de poursuites judiciaires pour le choix de ce nom. Il opte alors pour Zita Swoon. Et en registre en 1997, " Sunrise 1996 score ", bande sonore d’un film de Murnau. " I paint pictures on a wedding dress " constitue donc son premier et véritable album, sous la nouvelle appellation. Un disque qui a bénéficié de la co-production de Malcolm Burn, dont la carte de visite épingle Daniel Lanois, les Neville Brothers et Emmylou Harris, et qui s’inscrit, nonobstant de plus nettes références à Captain Beefheart, Peter Hammill et à Tom Waits, dans la mouvance underground des Deus, Flower For Breakfast, Think Of One et Kiss my Jazz, avec lesquels Stef prend encore le temps de collaborer, de temps à autre. Une œuvre dont le style mystérieux, atmosphérique, légèrement jazzifiant, parvient à rencontrer l’improvisation et la structure, la sensibilité et le mordant, le sens mélodique et la recherche.