Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

Jesus Christ Was A Motherfuckin’ Rock’n’Roll Star ! Oups, désolé les gars, je me suis laissé emporter. Parce que, oui, ‘Thou Shalt Not Take The Christ Name In Vain’ !… Et les Chevaliers de la Nouvelle Croisade (tout un programme), je n’aimerais pas les avoir au cul. A priori, on pourrait croire à une bonne blague second degré. Mais non, même pas… Certainement enregistré dans une cave d’église et produit par Dieu lui-même, ce disque de propagande chrétienne se veut être un raid contre les ‘maux’ de la planète : le porno, le divorce, l’adultère, l’homosexualité, etc. Tout y passe, même la mode. Ce qui fait doucement rire à l'écoute du son bien hype 70’s de la formation. Juste pour rire, quelques titres : « Got Some Gospel For You », « The Son Of God Goes Forth To War », « Why Do You Want To Go To Hell ? »… En concert, ça doit être quelque chose : on imagine facilement l’assistance, déguisée en fantôme à bonnet pointu, se torchant la gueule à l’eau bénite tout en grignotant du Chaussé aux Moines entre deux psaumes. En guise de décor, un beau crucifix en feu et quelques pendus colorés. Le disque satisfera indubitablement les bigots de tous bords. Mais le manque de tolérance et d’ouverture de ces crétins (un jeu de mots, ici, serait trop facile) rebutera aisément l'être humain normalement constitué. Voilà donc de quoi se réconcilier avec P.O.D.! Difficile de croire qu’un disque aussi pathétique puisse aujourd'hui se retrouver dans les bacs. Allez hop, ‘praise the lord for the garbage can’ ! Amen.

Ne tournons pas autour du pot. Les Hollandais, qui ont tout compris, l’ont adoptée depuis quelques années. Il est désormais du devoir de notre humble pays de réserver un accueil digne de ce nom à cette incomparable artiste. Dayna Kurtz est en deux mots une révélation. Avec un C.V. répertoriant déjà cinq albums et un DVD, il est difficile à croire que l’on n’ai que peu, voire jamais, entendu parler d’un tel talent. La dame, ayant saisi toute l’étendue de notre ignorance, nous offre une chance de nous rattraper après avoir écouté ce surprenant « Another Black Feather ». Porté par une voix androgyne imprégnée de whisky et de cigarettes, le recueil emporte l’auditeur dans un voyage introspectif à travers une Amérique redéfinie. Déchirée par des passions antagonistes, Dayna Kurtz dépeint une nation aux paysages chatoyants sur « Nola », ode à la beauté de la Nouvelle Orléans, et l’intime « Banks Of The Edisto », traçant délicatement les contours de la Caroline Du Sud. La New-yorkaise laisse ensuite éclater sa colère sur un frémissant « It’s The Day Of Atornement, 2001 » aux accents bohémiens, constat affligé et affligeant d’une société post-11 septembre, celle dans laquelle nous devons vivre aujourd’hui, corrompue par la religion, les guerres qu’elle entraîne et toute la connerie de ces hommes qui s’en frottent les mains. ‘They can all go to hell if there is such a thing !’ a-t-on envie de hurler en chœur avant de laisser le sulfureux « Showdown » calmer le jeu. Version jazzy d’un classique de Johnny Cash, « All Over Again », hommage qui n’a gardé de l’original que les paroles, confirme la virtuosité de l’artiste qui clôture son chef-d’œuvre sur « The Miracle », dont les arrangements feraient pâlir de jalousie un certain Ryan Adams. Entre blues, folk et jazz, « Another Black Feather » est à écouter les yeux fermés pour en apprécier toute la splendeur.

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Kelis Was Here

Après avoir décroché la timbale grâce à son album « Tasty » et ses inévitables machines à danser « Trick Me », « In Public », « Millionaire » et surtout « Milkshake », Kelis délivre un quatrième album des plus versatiles. Et des plus brouillons... Précédé par un single très moyen (« Bossy »), « Kelis Was Here » n’atteint que laborieusement les sommets de fraîcheur et d’originalité des travaux précédents. Peut-être est-ce dû à l’absence des inimitables Neptunes à la production ? Excepté « Blindfold Me », excitante collaboration charnelle entre la jeune femme et son mari (NDR : elle devrait faire bien plus de vagues hertziennes que l’insipide « Bossy »), ce nouvel essai ne présente aucun morceau réellement digne d’intérêt. A force de ratisser large, Kelis se perd dans une soupe de genres qui serait absolument indigeste si quelques titres n’intervenaient pas pour lui sauver la mise (« Fire », « Trilogy », « Like You » et son étonnant sample). Un peu décevant de la part de l’une des seules artistes R’n’B à avoir une réelle identité propre… Kelis is no longer here.

dimanche, 10 août 2008 17:04

R.I.P. Be Your Own Pet

Après deux albums à peine, Be Your Own Pet a décidé de tirer sa révérence. Le quatuor responsable du hit « Bicycle Bicycle, You Are My Bicycle » a annoncé son intention de quitter la scène sur son Myspace. Le dernier single est « Becky », extrait du EP « Get Damaged » contenant 3 morceaux qui avaient été rejeté par Universal pendant la production de « Get Awkward », ultime recueil de cette formation originaire de Nashville.

http://www.myspace.com/beyourownpetmusic

dimanche, 10 août 2008 16:59

Une compilation filmesque pour Yo La Tengo

Yo La Tengo publiera le 5 septembre prochain « They Shoot, We Score », une compilation reprenant des morceaux que le trio a enregistré pour illustrer la bande son de divers longs métrages. On y retrouvera, entre autres, le « Wizard’s Sleeve » extrait de la B.O. de « Shortbus ». « They Shoot, We Score » contiendra pas moins de 27 titres.

http://www.yolatengo.com

 
 
dimanche, 10 août 2008 16:55

Report du prochain Morrissey

« Years Of Refusal », le prochain Morrissey, ne verra finalement pas le jour en 2008 comme prévu. La sortie du successeur de « Ringleader Of The Tormentors » est donc repoussée au premier trimestre 2009.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

So This Is Goodbye

Chronique d’un sentimentalisme retrouvé. Les eighties décidemment bien ancrées dans leurs têtes, les Junior Boys viennent d’enfanter un parfait successeur à « Last Exit » (2004). Douce vague de nostalgie, « So This Is Goodbye » esquisse les contours d’un romantisme perdu, d’une sensibilité masculine qui, début 90, a commencé à se fondre dans le décor au profit d’un machisme de bon aloi. Dans le monde de Junior Boys, les hommes affichent leur côté fleur bleue et ne se cachent plus pour pleurer. Qui plus est, dignement. Ils n’hésitent pas à se lancer dans les déclarations amoureuses les plus émouvantes (« Like A Child », « First Time ») ou rompre en poésie, effaçant ainsi toute trace d’amertume (« So This Is Goodbye »). Porté par de superbes mélodies indietroniques, le second essai de Junior Boys esquisse les traits d’un Depeche Mode minimaliste, préservé des contraintes commerciales (« When No One Cares » et surtout « Count Souvenirs »). Bien qu’il n’atteigne pas la quasi-perfection de « Last Exit » (en cause, l’absence de compos dignes de « Bellona » ou « Under The Sun »), le duo délivre une galette d’indietronica tout simplement exquise. Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

mardi, 12 décembre 2006 02:00

And Now That I´m In Your Shadow

Nick Drake, mort ? Elle est bien bonne, celle-là. On nous cachait la vérité jusqu’ici mais le secret le mieux gardé du label Secretly Canadian est enfin révélé au grand jour. Digne successeur de Drake et déjà responsable d’une belle brochette d’albums et d’EPs (la plupart édités sous la houlette du label Sub Pop), Damien Jurado s’extrait des ténèbres pour nous y entraîner à notre tour. And Now That He’s In Our Shadow, plus moyen de se défiler. L’univers sombre, enivrant et circonspect de l’homme dévore les solitaires d’une traite. Les chœurs omniprésents de Jenna Conrad (dont un véritable duo sur « What Were The Chances ») entourent l’ensemble d’un léger voile de luminescence, guidant vers l’absolution tout pécheur ayant succombé au charme des psaumes de Jurado. A l’issue de l’aventure, on se sent apaisé, moins seul. Tant qu’il y’aura la musique. Tant qu’il y’aura d’aussi belles œuvres. Septième essai, « And Now That I’m In Your Shadow » n’est pas sans rappeler Matt Ward, Bonnie ‘Prince’ Billy ou même Neil Young. Une oeuvre splendide qui devrait accorder à Damien Jurado la reconnaissance qu’il mérite. Nos tympans ne s’en sentiront que d’autant mieux.

 

mardi, 06 juin 2006 03:00

Revolution Of The Cool

Se targuant d’être à l’origine de la « Revolution du Cool », Kyle Jason s’interroge : « Why Am I So Funky ? ». Du coup, nous aussi on se pose des questions. Pour qui se prend-il, ce petit gars ? En fait, la réponse est simple. Ce mec est un super héros. Sa mission : sauver le Funk et nos tympans par la même occasion. Son arme secrète : un groove naturel doublé d’une classe sans pareille. Ses pères spirituels, dont il n’a plus rien à apprendre, s’appellent Prince ou encore James Brown. Et enfin, son pouvoir, Kyle Jason l’a acquis en aspirant toute la sève de la black music issue ‘d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître’ pour ensuite la resservir à sa sauce (« Hot Sauce » devrait-on dire). Tenue de soirée obligatoire dans l’antre de Mister Jason et de son acolyte, Chuck D, où cigares et whisky sont des accessoires indispensables pour une fête réussie. Ici, les demoiselles sont des Ladies et sont traitées en tant que telles. Ambiance zen et bon enfant sous les phonèmes jazzy de « Cat-O-Tonic » et « Round Peg In A Roomfullasquares » ou encore les vibrations soul de « People People » et « After midnight ». Occasionnellement, notre héros s’attelle à courtiser la donzelle à coups de mièvres crooneries pour lesquelles on ne lui tiendra point rigueur (« Paris Sky », « Simone By Moonlight » et « I’m Tired Of Being Your Friend »). S’il parvient à nettoyer les ondes des parasites qui les encrassent (prends ça dans ta gueule, 50 Cent !) et enseigner son savoir-vivre aux stars du rap en devenir, Kyle Jason aura vite fait de gagner la reconnaissance et le respect d’une très large partie de la population universelle. Par ailleurs, les premiers exploits de ce ‘Soul Man’ sont illustrés dans un DVD bonus bien fourni mais d’une durée assez limitée: interviews, extraits ‘live’ et clips vidéos (« Hot Sauce » et « Dopeman »). La révolution est bel et bien en marche.

 

 

mardi, 28 novembre 2006 02:00

cluB

On a beau dire ce que l’on veut. La Belgique unie à encore de beaux jours devant elle, comme en témoigne l’admirable collectif néerlando-francophone Jaune Toujours. Bilingue dans le texte, multiculturel dans l’âme, la formation bruxelloise répond à la demande de ses fans en leur offrant leur première œuvre enregistrée en public. Du son et de l’image. D’abord le son. Belle entrée en matière, « cluB » est introduit de la plus festive manière qu’il soit par un morceau (quasi) instrumental sobrement intitulé « Intro » où saxophones, clarinettes et autres trompettes se déchaînent. Enregistré en mars 2006 au… Club de l’Ancienne Belgique, ce live invite bien entendu à la fête, mais également à l’ouverture d’esprit sur des textes tendrement belgo-belges (« An Der Lecht », « Ici Bxl ») et des ambiances que ne renieraient pas les Ogres de Barback. En 18 morceaux à la fois dansants et touchants, le combo prouve qu’il n’a pas volé sa réputation. Côté image, le DVD bonus contient la version visuelle de quelque uns des titres audio du CD, ainsi que trois clips vidéo dont l’amusant et spontané « Ici Bxl » enregistré dans les rues de la capitale. Pour tous les brusselaires et, surtout, les autres !

 

 

 

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