Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
L7

Une hyper-bonne-soirée !

Écrit par - -

Discrètement actif en solo depuis 2005, le Français Bertrand Belin tisse peu à peu son univers musical, un univers à part au sein de la très obturée chanson française… En particulier depuis qu’il a publié ses deux derniers albums souvent encensés par la critique : les magnifiques « Hypernuit » et le petit dernier « Parcs ». C’est une Orangerie toutefois réduite d’un tiers de sa capacité qui accueille ce crooner moderne à la voix très profonde.

Soutenu par une drummeuse, un guitariste, un claviériste et un bassiste, Bertrand le débonnaire débute son set par les murmures de « Comment ça se Danse », le morceau qui introduit son nouvel album. D’abord hésitant, il ne faut pas très longtemps pour qu’il se sente à l’aise. Il attaque son « Hypernuit », une compo ultra efficace caractérisée par son ambiance estampillée ‘France profonde’. Il base son improvisation sur les rumeurs locales et se transforme en étonnant acteur. Pas pour rien qu’il a tourné dans plusieurs courts-métrages. Si on savait ses textes particulièrement soignés, tout au long de la soirée, l’artiste va jongler avec les mots de la langue française tout en affichant un sens de l’humour surréaliste mais plutôt séduisant. La musique n’est cependant pas négligée. Aux backing vocals, la drummeuse assure son rôle à la perfection. Et son timbre me fait penser à celui de la choriste qui a participé à l’enregistrement du dernier elpee de Baxter Dury. C’est particulièrement flagrant sur l’allègre « Un Déluge » et « La Chaleur », une chanson au cours de laquelle elle échange un ravissant duo en compagnie du Breton (NDR : il est né à Auray). Empruntant des intonations à Alain Bashung, il échafaude des histoires qui nourrissent des ambiances influencées par l’americana (« Plonge », « Ca va, ça va, ça va, ça » et « Avant les Forêts »). Guitariste inspiré, doublé d’un étrange talent de showman, il communique beaucoup avec son auditoire. Deux rappels et plus d’une heure et demi de concert plus tard, le public est conquis. Il finira même par entrer en communion avec lui. Bertrand Belin est un artiste dont on devrait encore entendre parler dans un futur proche. Et il le mérite. Une ‘Hyper-bonne-soirée’ !

(Organisation Botanique)

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Bertrand Belin
  • Date: 2013-11-26
  • Concert Place: Botanique (Orangerie)
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 0
Lu 1229 fois