L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Concerts

Conor Oberst

En toute en simplicité…

Écrit par

Qui est Conor Oberst ? Un cerveau en perpétuelle ébullition. Et surtout le leader de Bright Eyes, une formation à géométrie variable qu’il a fondée dès 1998 et pour laquelle il a publié onze albums. Outre ses participations à plusieurs projets (Desaparecidos, The Mystic Valley Band, Monsters Of Folk, etc.), il mène également une carrière individuelle. Et c’est en solitaire qu’il revenait à Bruxelles pour y retrouver son fidèle public, malgré le relatif anonymat –en Europe en tout cas– au sein duquel il végète, malgré le magnifique album, publié en 2005, « Im Wide Awake, it’s Morning », sorti en 2005. Et pourtant, le show du petit génie du folk US était complet depuis un bon bout de temps…

A près de 33 ans (il est né le 15 février 1980), le natif d’Omaha City va nous proposer un répertoire particulièrement riche et d’une impressionnante profondeur. Il est assis, la plupart du temps, et s’accompagne tout simplement à la guitare acoustique. Il est soutenu par deux comparses, Ben Brodin et Simy Stone, qui se réservent le violon, le xylophone, la guitare électrique ou le piano, de manière à donner davantage d’épaisseur à ses compos. Les plus belles perles issues de son répertoire y passent ; et en particulier « At the Bottom of Everything », « Classic Cars » et le très émouvant « First Day of My Life ». Lorsqu’il évolue dans un registre folk traditionnel, Conor parvient à mettre idéalement en valeur sa voix exceptionnelle. Et tout en affichant une simplicité désarmante, il replonge aux racines ; celles des plus grands songwriters américains (Léonard Cohen, Daniel Johnston, Townes Van Zandt, Elliott Smith, etc.) Le set peut paraître léger, un peu monotone et peut-être parfois aussi convenu ; mais l’interprétation de l’artiste étasunien possède ce petit plus qui fait la différence. Et c’est largement suffisant pour tomber sous le charme. Comment résister en effet à des classiques instantanés comme « Lua », dispensé lors du rappel, lorsqu’il est chargé d’une telle intensité. De quoi vous flanquer des frissons partout…

Avant de retourner à ses multiples aventures collectives, Conor Oberst nous a livré une prestation à la fois belle et intimiste, qui aurait pu se dérouler aussi bien dans votre salon, au coin du feu…

(Organisation AB)

 

Get Well Soon

Un climat apocalyptique bien germanique…

Écrit par

Après une période de creux consécutif aux fêtes, le Botanique reprenait le collier cette semaine et proposait à l’affiche un des concerts les plus attendus du mois de janvier ; en l’occurrence, celui de Get Well Soon. Emmené par le multi-instrumentiste allemand Konstantin Grooper, le désormais groupe (depuis la tournée de son premier album « Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon ») était donc de retour à l’Orangerie pour présenter son troisième opus, sorti l’année dernière, « The Scarlet Beast O’Seven Heads ».

La première partie est assurée par Denis Jones. L’artiste insulaire vient présenter son dernier long playing « Clap Hands ». Il monte sur les planches vers 20 heures. Seul. Il chante en s’accompagnant à la guitare et en se servant judicieusement de ses pédales. Il superpose ainsi des lignes de gratte pour élaborer une forme d’électronica acoustique du plus bel effet. Un set d’une demi-heure qui va séduire l’auditoire. Un événement plutôt rare chez un supporting act, pour ne pas le souligner. Un artiste à suivre, donc…

A 21 heures pile, les lumières s’éteignent. Les haut-parleurs diffusent une bande sonore annonçant la fin du monde. Une introduction parfaite pour la suite des événements. Bienvenue au sein de l’univers apocalyptique de Get Well Soon ! Konstantin Grooper monte sur l’estrade suivi de cinq musicos. Pendant une bonne heure, les Allemands vont dispenser un rock lyrique dans la pure tradition romantique. Afin de célébrer cette Apocalypse en version germanique. Lors d’un set précis et rigoureux ; bref, bien allemand. Les morceaux du dernier opus s’enchaînent (« We Are Free », « Roland I Feel You »). Le groupe veille cependant à alterner morceaux paisibles et titres caractérisés par des crescendos à l’instrumentation riche. Si le climat entretenu tout au long du spectacle ne respire pas la joie de vivre, le public en redemande. Une jeune demoiselle assure magistralement les chœurs. En outre, tout au long du concert elle va apporter sa collaboration tantôt à la mandoline, tantôt au violon. Un concours qui va même conférer à ce spectacle un format classieux et grandiose. Faut dire aussi que le son, ce soir, est impeccable. Les derniers spectacles auxquels j’avais pu assister à l’Orangerie, m’avaient quelque peu déçu. Mais ce soir, l’équipe technique derrière la console est irréprochable. 

Après une heure de prestation, la formation quitte le podium, pour y revenir quelques instants plus tard. Afin de dispenser deux compos dont une au cours de laquelle Denis Jones va se réserver le xylophone. On aura même droit à un second rappel. Bref, c’est à une bonne heure et demie de concert que le public a eu droit ce soir. Et il ne s’en plaindra pas, même si les frissons dans le dos ressentis ce soir étaient le fruit de ce climat apocalyptique et pas du froid polaire que nous connaissons aujourd’hui en Belgique…

(Organisation Botanique)

 

ROSA†CRVX

Un rituel mystique époustouflant

Créé dans les années 80 à Rouen par Olivier Tarabo et son acolyte de toujours, Claude Fenny, ROSA†CRVX est devenu au fil du temps un groupe 'culte', responsable d’une musique unique en son genre, médiévale et tribale, mystérieuse et hermétique. Le 19 janvier dernier, la formation a accordé un concert exceptionnel dans le cadre du Methuselah's Ball au sein du Théâtre des Deux Gares, à Bruxelles.

Après avoir vu ROSA†CRVX à plusieurs reprises, et notamment lors d’un concert mémorable accordé au cœur de l'Eglise Sainte Croix des Pelletiers à Rouen, il était intéressant de découvrir la formation dans un cadre plus intimiste. Malgré la relative exiguïté de la scène, tout l'imposant équipement est bel et bien présent : le carillon de huit cloches, l'orgue et la batterie automate MIDI (BAM). Mieux encore : on découvre des éléments du décor de la crypte où le groupe organise ses soirées à Rouen.

Dès les premières notes de "Vielles", l'instrumental qui ouvre le concert, une atmosphère unique, comme seul ROSA†CRVX peut en créer, envahit le théâtre. Les roulements de tambour répondent aux interventions incisives de la guitare, qui sonne comme une cornemuse. On est plongé dans un cérémonial obscur, mené à la lueur de dizaines de bougies. Dès "Invocation", les voix, l'orgue de Claude Fenny et la contrebasse électrique à 5 cordes d'Antoine Boyer entrent dans la danse, tandis que Vincent Kreyder soutient la rythmique de la BAM par des percussions retentissantes. Suivant le même rite, c'est pendant ce titre que les deux choristes principales, Marianne Wood et Juliette Bates (la troisième, Caroline Delavault, ne participant pas cette chorégraphie) viennent au devant du podium pour dessiner des arabesques à l’aide de leurs grands drapeaux, gestuelle qui force d'ailleurs les spectateurs du premier rang à reculer.

L'intensité reste palpable pendant "Adorasti", une composition qui met particulièrement en valeur l'exceptionnelle voix d'Olivier Tarabo. Toujours puissante, à la limite du déchirement, elle évoque Gavin Friday (Virgin Prunes), mais en empruntant une tonalité diabolique bien spécifique. Parfois, on croirait entendre des incantations formulées par des Indiens d'Amérique. Place ensuite à "In Tenebris", caractérisé par son très beau riff au piano et surtout "Terribilis", qui réverbère au son des cloches du magnifique carillon. Rappelons que c'est le groupe lui-même qui a fondu ces cloches et construit le carillon, dans une démarche artisanale fondée sur l'authenticité.

Le spectacle est total. Très sombres, les vidéos montrent des catacombes, des croix, des démons ou des parchemins. En grand inquisiteur, Olivier Tarabo règle minutieusement tous les détails du spectacle, déambulant entre le micro et l'installation à l'arrière de la scène. Après le menaçant "Hel-Hel", ROSA†CRVX nous propose trois nouveaux titres, "Tonitrvi", "Venite" et "Ante-A". Ils sont très impressionnants! Les anciennes compos, comme "Aglon", "Moritvri" et "Svrsvm Corda", bénéficient des recherches continuelles que mène la formation pour améliorer les sons de leurs instruments et de la production en général.

Après "Miséricorde", "Noctes Insomnes" et "Proficere", vient le moment tant attendu par les fans : La Danse de la Terre, la performance la plus impressionnante de ROSA†CRVX. Accompagnées de rythmes lourds et des sonorités tribales d'"Eli-Elo", les deux danseuses, Marianne Wood et Juliette Bates, dénudées et enduites de boue, entament leur mystérieuse chorégraphie. Agenouillées sur un petit podium au milieu du public, elles saisissent la poussière contenue dans un bac devant elles et la projettent sur leurs corps en adoptant des mouvements coordonnés et répétitifs. L'argile et la terre virevoltent. Elle se répand tout autour dans un nuage opaque. Ce rituel sacrificiel représente la souffrance humaine du corps qui se bat en vain contre la poussière et la cendre, qu'il ne tardera pas à rejoindre tôt ou tard. Une performance d'une rare intensité, qui laisse les spectateurs pétrifiés et admiratifs. Regardez ce moment unique dans la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=xzZllm_OgGY

Après avoir vécu un tel spectacle paroxystique, nous regardons, fascinés, la dernière partie du concert. Il se clôture par le majestueux "Omnes Qvi Descendvnt" et l'étrange "Vil". En rappel, ROSA†CRVX nous réserve "Ab Irato", "Incendere" et un quatrième nouveau titre: "Nescit Nox".

On l'a compris : on ne sort pas indemne d'un concert de ROSA†CRVX. La puissance évocatrice de la musique et du spectacle est telle que le public semble hypnotisé, crucifié sur place par la profondeur mystique du set. On croit assister à une messe diabolique, célébrée aux heures sombres du Moyen-âge. Un rituel liturgique époustouflant !

Après le concert, Olivier Tarabo nous a accordé une interview. Voir ici

Bravo à Alter Onyros (http://www.alteronyros.eu) pour l'organisation!

(Photo Xavier Marquis)

 

Clannad

Une ba(l)lade mystique au cœur de la musique celtique

Groupe irlandais, Clannad est devenu notoire voire légendaire en proposant une musique traditionnelle celtique. Atmosphérique, elle est illuminée par des harmonies vocales d'une grande pureté. Au sein de ces harmonies, émerge la voix de Moya Brennan (Máire Ní Bhraonáin), une des plus belles voix féminines au monde, à côté de celle de Lisa Gerrard (Dead Can Dance). Formé en 1970, Clannad réunit Moya et ses deux frères Pól et Ciarán, accompagnés de deux oncles Noel et Pádraig Ó Dúgáin, des frères jumeaux. Originaire d'un village du nord-est de l'Irlande, Gaoth Dobhair, la formation a rencontré le succès international, entre autres grâce à la chanson "In a Lifetime", réalisée en 1985 en duo avec Bono ; mais aussi en signant des musiques de films et de séries télévisées comme "Harry's Game", "Robin de Sherwood" et "Le Dernier des Mohicans". Notons aussi que la petite sœur de Moya, Eithne, s'est également rendue célèbre, sous le pseudo d'Enya.

Depuis 2007, Clannad ne se produit plus que sporadiquement. Ce concert qui s’est déroulé dans la magnifique salle du Stadsschouwburg à Anvers était donc bien exceptionnel. Pendant plus de 2 heures et demie, la formation irlandaise nous a entraînés dans une bal(l)ade mystique au cœur de la musique celtique. Il régnait une atmosphère quasi-religieuse à  l’intérieur de la salle, surtout lors des superbes mélopées traditionnelles soutenues par la harpe de Moya, la flûte irlandaise (tin whistle) de Pol ou la contrebasse électrique de Ciaran.

Entre chaque morceau, les trois frères et sœurs se sont relayés pour présenter les chansons, non sans y ajouter une touche d'humour typiquement irlandais. Certaines chansons datent même du XIXème siècle, comme par exemple, le superbe titre "Coinleach Ghlas An Fhómhair", qui se traduit par "Magique Automne Vert". Si l'interprétation des anciennes compositions est sans faille, le combo peine quand même à reproduire les morceaux plus complexes des albums "Macalla" et "Sirius", comme, par exemple, "Something To Believe In" ou "Closer To Your Heart". Dans "In A Lifetime", c'est l'excellent claviériste Ged Lynch (Peter Gabriel, Goldfrapp) qui prend en charge les vocaux de Bono, une tâche ô combien périlleuse...

Un des moments forts du concert est sans nul doute le magnifique "Newgrange", une compo aux accents new-age qui traduit à la perfection toute la profondeur et le mystère de ce haut-lieu archéologique, situé au nord de Dublin. Caractérisé par son rythme dansant, "Dulaman" offre l'occasion à Moya de venir au devant de la scène pour inviter le public, très calme jusqu'alors, à frapper dans les mains. Un spectateur va même jusqu'à se lever pour entamer une danse irlandaise. La prestation se termine par le célèbre "Theme From Harry's Game", suivi par une autre danse, "Teidhir Abhaile Riú". En rappel, Clannad nous gratifiera de deux titres supplémentaires, "Down by the Sally Gardens", un traditionnel basé sur un poème de W.B. Yeats et, enfin, le classique "Nil Se'n La", une longue ‘chanson d'ivrogne’ agrémentée d'impressionnants solos.

Soucieux du contact avec leur public, la formation accordera une séance d'autographes après le concert, une preuve de plus de l'extrême gentillesse de ce groupe hors du commun. Vingt ans après un voyage inoubliable en Irlande, me voilà prêt à envisager de retourner bientôt dans ce pays si magique et si attachant.

Regardez ici une vidéo du concert ; et plus précisément de la chanson "Theme For Harry's Game": https://www.youtube.com/watch?v=raCgqUelYmU

Setlist:

Na Buachaillí Álainn
Maire Bhruinneal
Crann Úll
Coinleach Ghlas An Fhómhair
Eleanor Plunkett / Fairly Shot of Her
Tower Hill
Mhorag's na horo Gheallaidh
Something to Believe In
A Mhuirnín Ó
Buachaill Ón Éirne
An tÚll
Two Sisters

-----------------   (Entracte)

Newgrange
Éirigh Is Cuir Ort Do Chuid Éadaigh
dTigeas a Damhsa
Robin (The Hooded Man) / Herne / Ancient Forest / Lady Marian / Action
In a Lifetime
Dúlamán
I Will Find You
Closer to Your Heart
Theme From Harry's Game
Teidhir Abhaile Riú

-----------------   (Rappel)

Down by the Sally Gardens
Nil Se’n La

( Voir aussi notre section photos ici )

 

Eiffel

Eiffel s’est coincé les pieds dans l’Atomium !

Écrit par

Point de chute de sa dernière tournée en date, la grande salle du Botanique de Bruxelles accueille les Toulousains d’Eiffel en cette fin d’année. Habitué des petits espaces, le quatuor français dont le line up est up est quasi inchangé depuis la précédente –un claviériste a cependant été engagé pour les besoins de la circonstance– aime partager une proximité palpable avec son public.

Hormis une apparition aux Francos de Spa en juillet dernier, Bruxelles était et reste à ce jour la seule date ‘belge’. Fallait donc pas se louper faute de les… louper, eux !

Marché de Noël oblige, notre capitale est complètement engorgée. Coup de bol, un emplacement se libère aux abords de la salle. Nous investissons malheureusement les lieux, alors que Les Twin Twisters en sont déjà à plus de la moitié de leur set. Ce duo super puissant réunit un batteur et un guitariste/chanteur. Ce binôme ‘surjoue’ quelque peu en voulant transmettre (ou tenter de le faire) une énergie dont l’objectif est de mettre les sens de l’auditoire en éveil avant l’entrée en scène de leurs illustres amis. Bof, bof…

Il faudra quasiment 40 minutes pour peaufiner les réglages. Une fois n’est pas coutume, mais parmi les 500 spectateurs présents ce soir, ne figurent pratiquement que des francophones. Il est vrai que le combo ne pratique pas l’idiome de nos amis qui crèchent au nord de Bruxelles…

L’attente est longue et après coup, on est en droit de se poser des questions sur la nécessité de tant de va et vient sur l’estrade. Et il faut croire que le préposé aux manettes est complètement sourdingue ou alors il est d’une incapacité rare. Alors que l’Orangerie jouit d’une acoustique vraiment impeccable, Eiffel s’est produit dans des conditions indignes de leur statut. Ça valait vraiment la peine de nous faire ch*** durant quasi trois quarts d’heure pour atteindre un tel résultat ! La basse est surpuissante et assourdissante. La voix du chanteur incompréhensible. Et les quelques instruments sont complètement inaudibles. De quoi démontrer le manque de savoir-faire du gugusse payé pour assurer une bonne couverture sonore. Quel désastre ! Quant à la scène, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Un éclairage qui le plus souvent aveugle les spectateurs et laisse les musiciens dans l’ombre. Est-ce voulu ? Perso je pencherais plutôt pour un délire (un de plus) du préposé aux interrupteurs qui fumera la chicha toute la durée du concert alors que… Ok c’est pas bien de cafter mais m****, sous son aspect technique, c’était vraiment du grand n’importe quoi, ce soir !

Et quand on sait que la com n’est pas la spécialité de Romain Humeau, on a dû se contenter du visuel à défaut d’autre chose. Cerise sur le gâteau, le leader nous avoue qu’une méchante ‘crève’ exerce des ravages au sein du band et vu que pendant leur tournée, lui, son épouse (à la basse) et le groupe partagent le confort exigu d’un mobil home, cette situation n’est pas prête de s’améliorer. Que de bonnes nouvelles !!!

Dès l’entame du concert, « Place de mon cœur » tente de secouer le public. Difficile de croire ce que l’on entend ; c’est Eiffel là ? Quelques fans tentent de se bouger un peu, mais le soufflet retombe vite. Heureusement que les mélodies sont reconnaissables, sans quoi…

La setlist est principalement consacrée au dernier album en date. Pas moins de 10 titres seront ‘interprétés’ et une place assez restreinte est laissée au reste du répertoire constitué quand même des morceaux imparables qui n’ont pas été retenus ce soir.

Dommage pour « Soul », « Minouche », la reprise du « Temps des cerises » et autres « Te revoir » que l’on aurait aimé (ré)entendre… Pas de chance pour cette fois ! A la place de ces standards, Romain nous fera humer (de loin) « Il pleut des cordes » et « Sombre » du premier opus du groupe, « Dispersés » du second et « A tout moment la rue », « Le cœur d’Australie », « Sous ton aile » ainsi que « Nous sommes du hasard » de l’avant-dernier né. Et fidèle à son habitude, c’est par un texte écrit de la plume de Boris Vian que Romain Humeau met un terme à la prestation d’Eiffel en interprétant « Je voudrais pas crever ».

Nous non plus on voudrait pas que toi et ton groupe creviez, Romain. Faudrait p’tète alors penser à renouveler les cadres au niveau de la sonorisation ou à tout le moins remettre un peu d’ordre dans le carré barricadé et ‘enfumé’ réservé à la technique. Moi, j’dis ça pour toi, hein…

Oui, je sais, je suis un peu dur mais il y a un minimum de respect à observer vis-à-vis des fans qui se déplacent souvent de loin et mettent de leur poche pour, en principe, passer une bonne soirée.

Pour la fin, une petite anecdote laissera un souvenir impérissable et surtout une belle cicatrice à une fan… A la mi-concert, Romain balance (involontairement je l’espère) son micro dans la foule. Celui-ci atteint une petite dame en plein visage et c’est en sang qu’elle est évacuée sous le regard interrogateur et soucieux du ‘vilain agresseur’…

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

Stephan Eicher

Une mise à feu trop tardive…

Dans la série : ‘Jusqu’où êtes-vous prêt à aller par amour ?’, cette soirée a définitivement sa place. Et pour cause, ce jeudi 13 décembre, ma compagne et votre serviteur se rendaient au Cirque Royal de Bruxelles, pour assister au concert de Stephan Eicher. D’habitude, je prends les clichés et Sophie se charge du compte-rendu que j’enrichis de mon point de vue. Le résultat d’un travail en équipe, si vous préférez. Encore que le spectacle du bel Helvète, intercalé dans la programmation de la salle bruxelloise entre Michèle Torr et Roch Voisine, s’adresse surtout au public féminin. Dans ces circonstances, accompagner ma chère et tendre reflète certainement le sentiment profond que je lui porte…

Trêve d’ironie, Stephan Eicher est surtout devenu notoire pour les hits qu’il a publiés, en 29 ans de carrière. Des tubes qui plaisent surtout aux amateurs de ‘variétés françaises’. Au cours de cette période, il a quand même gravé 13 albums, dont le dernier (« L’envolée ») est plutôt réussi. Et ce soir, manifestement, le public est conquis d’avance…

Il est 20h20, et le Suisse monte sur l’estrade en toute sobriété. Il s’installe derrière son piano, dos au public, pour attaquer « La relève ». Le titre monte alors en crescendo, au fur et à mesure que les autres musiciens entrent en scène. Une intensité alimentée par le cuivre, le violon et la batterie. Ce soir, je suis préposé aux photos. Trois titres, quelques clichés, et le service de sécurité me raccompagne manu militari, à l’entrée. Sympa ! Faudra donc que Sophie se débrouille seule pour le reste du show…   

Les titres se succèdent et bénéficient d’une grande diversité d’arrangements. « Dans ton dos » lorgne carrément vers la country. « Des hauts, des bas » adopte une forme soul/disco ; mais le tout baigne dans un medley réminiscent du « Papa was a rolling stone » des Temptations. Un titre qui colle bien au décor, très vintage ; les enceintes empilées rappelant les anciennes chaînes hi-fi…

Bien que l’on sente les spectateurs de bonne humeur, le climat campe encore quelques degrés sous zéro. Et il faudra quelques titres avant que la glace ne se brise. ‘On t’aime Stephan’ clame un fan, sis aux premiers rangs. Déclic, l’artiste ose enfin balancer quelques traits d’humour et notamment : ‘C’est un Cirque ici, je peux faire le clown’. L’interaction entre l’auditoire et Eicher commence à exercer ses effets. Puis, il interprète « La Rivière », aux ivoires. Postés une bonne dizaine de mètres derrière le maître de cérémonie, les musiciens commencent à se rapprocher du bord de l’estrade. Il aborde ensuite une version plutôt rock’n’roll de « Combien de temps ». L’ambiance monte à nouveau d’un cran, car la foule reprend le refrain en chœur. Manifestement le set est éclectique. Il chante quatre titres en allemand. Pas une très bonne idée. Et « Donne-moi une seconde », plage brillante, enrobée de gospel, qui ouvre le nouvel opus, fait un peu pâle figure. La formule proposée ce soir est beaucoup trop rock.

En rappel, Stephan Eicher enchaîne « Tu ne me dois rien » et « Tout doit disparaître ». Il prend le temps de commenter ce dernier titre, écrit par Miossec (NDR : en écoutant le refrain, c’est plus évident). Les lyrics de cette compo évoquent la disparition progressive des disquaires, une situation qui le concerne davantage que l’extinction des pandas… Mais personne ne réagit à cette réflexion, pourtant provocatrice…

Et puis, enfin, le concert va connaître son apothéose. Tout simplement en revenant à une formule qui a valu tant de sympathie, par le passé, à l’artiste. Lors du dernier morceau. En fait, comme autrefois, Stephan et sa troupe descendent au sein du parterre et jouent, comme des troubadours, au milieu du public, tout en quadrillant les quatre coins de la salle. Provoquant une communion entre lui et la foule et déclenchant même l’hystérie au sein de celle-ci.

Après un tel moment, la température au sein de la salle est torride et les spectateurs ne lésinent pas sur les applaudissements pour réclamer un nouvel encore. Les lumières tardent à se rallumer. De quoi créer une confusion au sein de l’auditoire, qui imagine un hypothétique retour sur l’estrade. En vain ! Dommage…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Bonaparte

Conte de la folie ordinaire

Écrit par

Traversant des fleuves en folie, s’abreuvant à la pluie d’irraison et battant constamment la campagne qui mène en Absurdie, l’Empereur conquiert peu à peu l’Europe.

Rien n’arrête la marche de l’Empereur. Et si musicalement, il ne casse pas une patte à un ornithorynque, ce n’est pas pour autant un manchot.

Une louve adoptée, au service de ce général, haut comme trois pommes.

Chaque jour, son œil saisit la fulgurance des instantanés d’une vie bariolée de milles couleurs, peuplées d’espèces rares et en voie de disparition.

Abrasives détonations d’un Electro clash rehaussé d’un chutney de Punk.

Regard de biais sur cette invasion où le mauvais goût rehausse la saveur fadasse d’un morne quotidien.

Déglingues et guenilles, s’embrassant sous le gui.

Vision polymorphe d’une Chantal Goya noyée dans la térébenthine des pinceaux d’un Jérôme Bosch marié à James Ensor. Et encore une fois, James Ensor bien. Très bien, même.

Vous n’y comprenez rien ?

Rien à foutre !

L’instant ! Comprenez-vous ?

C’est l’instant précis où le fil de la raison se rompt.

L’instant où on bascule, chute vertigineuse dans l’iconoclaste, le loup phoque et sous un tapis de paillettes toutes chues des étoiles, là-haut dans le firme Allemand.

Sus aux conventions ! Au bon sens, à l’ordinaire ! Sus à l’ennui ! Sus, sus, sus !!!!!!!

Lundi 10 décembre, à quelques pas de la butte  de Waterloo, morne peine…

C’était l’instant. Cet instant.

Un navire qui tangue sur un chef Altier. Chétif, au bord du gouffre. Stromboscopé de centaines d’éclairs.

Une offensive annoncée par le tintement de cloches de montagnes.

Un zèbre exalté sous les injonctions d’une guitare incendiaire.

Napoléon est Prusse. Il se campe sur un trampoline. Il éructe, il vocifère. Vous, vous y feriez vous ?

Des insectes grouillant de poils mal entretenus, borgnes et claudicants.

Retour en arrière. Rewind.

reitlA fehc nu rus eugnat iuq erivan nU.

Vingt heures et quelques…

Un bonhomme rondouillard.

Time Fite.

Vidéo conférence avec un allumé en léger (très léger) différé.

Leçon de franglais.

Stop.

Etrange entertainer dédoublé, détriplé, copié-collé.

Stop.

Miam Monster Miam cloné ?

Version 1.0

Version décade danse.

Seul, face à la bande-son.

Enthousiaste et bon enfant.

Clap.

Fast Forward.

Stop.

Focus sur Bonaparte, les yeux enduits de mascara, dégoulinant sous l’effet de la chaleur moite d’une cagoule épaisse.

Le cheveu hirsute, le cheval poilant.

Enlèvement du zèbre, happé depuis sa fosse (notre fosse commune) et emmené de gré plus que de force par le bel équidé aux mœurs ostentatoires.

Pause.

Flanqués de tenues sportives, leçon de gym sur écran géant, diversion, hop !

Ça repart de plus belle.

« Computer In Love » sur le mode CTRL ALT Copulate.

Bambin hydrocéphale et Monseigneur lascif, chien fidèle.

Projection buccale de miettes gaufrées, latex ondulant et tentations charnues autant que charnelles.

Bigre !

Il m’asperge sans sourciller, de ce suc tout mouillé.

La naissance de Vénus en colorama.

Ses petits seins qui rebondissent et roulent dans l’air.

Fantôme au juste corps se glissant dans l’interstice d’un rayon de lumière violacé.

Le pénis se devinant sous de bien pâles auspices.

Déferlante affolante et écume aux lèvres.

L’Empereur s’en va, l’Empereur revient.

Plébiscité par une foule en liesse.

Monarque et souverain, l’œil torve tout convulsé, le torse bombé.

Napoléon n’est pas mort à Sainte-Hélène, mais à Rio de Janeiro.

Un soir de carnaval.

Travesti et méconnaissable.

Napoléon est mort, vive Bonaparte !

(Organisation : Botanique)

 

Crystal Castles

The Light At The End Of the Tunnel Is A Train

Écrit par

Ce 10 décembre, les épileptiques n’avaient qu’à bien se tenir. Alice Glass et Ethan Kath étaient de retour à Bruxelles pour y présenter leur troisième livraison de bruitages et BPMs electro-punk-goth-whatever. La déferlante stroboscopique de Crystal Castles s’est abattue sur l’AB en un peu plus d’une heure, mettant le public à genoux. La réputation live des Canadiens n’est définitivement plus à refaire.

Pas de mise en bouche ce soir à l’intérieur des murs de l’AB. Mais ce n’est que sur les coups de plus ou moins 21h15 que les lumières de la salle cèdent la place à l’obscurité dont se repaît Crystal Castles. La pochette de leur dernier LP, très logiquement estampillé « (III) » puisqu’il s’agit du troisième disque éponyme, illustre la toile de l’arrière-scène. Les kids des premiers rangs attendent, fébriles, l’arrivée du duo sur l’estrade tandis qu’ils commencent à se faire mitrailler par les convulsions des spots lumineux. Ethan Kath s’approche discrètement de ses machines et laisse s’échapper l’intro de « Plague », morceau d’ouverture de leur nouvelle livraison. Alice Glass suit de près, marmonnant ses sempiternels textes incompréhensibles. Affublée d’une coiffe blonde platine, la chanteuse se montre toujours aussi délurée que le veut la légende, sifflant whisky ou allumant gros bédots sur les planches.

Le tube « Baptism » suit de près l’entame, provoquant les premiers remous aux premiers rangs du parterre. Et les jeunes fans s’en donnent à cœur joie. Ethan Kath se contente de bidouiller ses machines. Le show, c’est Alice qui s’en charge. Cette dernière ira se planter à califourchon sur l’attirail de son partenaire pour lui prêter main forte à deux ou trois reprises. Les titres de « (III) », comme le menaçant « Wrath Of God », « Telepath » ou l’hymne rave « Sad Eyes », emportent la plus grosse part du gâteau et te passent dessus comme un train à grande vitesse. Mais ce sont, of course, les plus anciens morceaux qui retournent l’AB, sans effort. « Alice Practice », le terrible « Doe Deer », une version (re-)revue de « Crimewave », « Untrust Us » font suer les bons ¾ d’un public survolté. Alice, saute, hurle, se secoue sans fléchir et sans adresser la parole à l’auditoire. C’est qu’elle a une certaine image à projeter, la p’tite dame.

Pourtant, on n’arrive toujours pas à distinguer clairement si la jeune femme interprète réellement tous les morceaux en direct, tant les vocalises sont noyées sous les effets. On a beau tenter de se convaincre du caractère ‘live’ de l’ultime morceau, la fameuse reprise de « Not in Love » (Platinum Blonde), dans sa version single et avec Glass dans le rôle de Robert Smith, les doutes persistent…

Dernier coup d’« Insulin », le temps d’un rappel livré et bouclé en 5 minutes. Le duo vide les lieux, même si la chanteuse tient encore à peine debout. Et c’est dans le même état que je quitte l’AB pour la dernière fois en 2012. De quoi clôturer l’année sur une toute bonne note.

(Organisation : AB)

Menomena

Magistral !

Écrit par

Réduit à un duo depuis le départ de Brent Knopf chez Ramona Falls, Menomena se produisait à Bruxelles, le jour de la St Nicolas, sous la coupole de la Rotonde du Botanique. Il venait y défendre son nouvel album : « Moms ». L’occasion de revoir un groupe dont on connaît toutes les qualités scéniques et surtout de jauger leur musique, depuis le changement de line up.

C’est au Belge Sis Matthé, aka Stacks, que revient l’honneur d’ouvrir la soirée. Autrefois actif chez White Circle Crime Club, l’Anversois nous présente aujourd’hui son projet solo. Et sur les planches, il n’est entouré que de machines. Pendant une bonne demi-heure, il va dispenser une musique minimaliste et sympathique. Mais il faut bien avouer que tous les esprits sont déjà tournés vers Menomena.

La formation issue de Portland monte sur l’estrade vers 21h. La salle est presque comble, et il est difficile de se faufiler jusqu’au podium. Les deux membres fondateurs sont accompagnés par trois musiciens multi-instrumentistes. De quoi apporter une dimension nouvelle à leurs compos. L’instrumentation est d’ailleurs plus dense, notamment sur les morceaux extraits de « Moms ». Davantage psychés aussi. Suivant leur bonne habitude, les musicos troquent leurs instruments, quasiment à chaque morceau. Justin Harris est au centre de la scène. Il manifeste un maîtrise parfaite, tant au saxophone baryton, à guitare ou la basse. Et ce sont toujours les drums qui fédèrent l’expression sonore. Quant aux harmonies vocales, elles sont, comme d’hab’, impeccables. La prestation frise la perfection. Elle durera une heure et demie, ‘encore’ compris. Frise, car on n’entend pratiquement pas les interventions du saxophone soprano. Menomena ne se contente cependant pas de jouer les titres du dernier elpee, mais –histoire de satisfaire l’auditoire– n’oublie pas son ancien répertoire. Et en particulier une reprise de « Horses », accordée en rappel, pour achever ce concert tout bonnement magistral…

(Organisation Botanique)

 

Local Natives

Ready To Start

Écrit par

Deux ans après leur premier passage sous la coupole du Botanique, les cinq gaillards de Local Natives ont décidé d’y poser à nouveau leurs bagages, ce 5 décembre. Une initiative accueillie avec enthousiasme par les fans belges qui se sont arraché l’ensemble des sésames en près d’une semaine. L’occasion de découvrir les nouveaux morceaux du combo, qui figureront sur « Hummingbird », un second LP attendu pour janvier.

Les mélomanes fréquentant régulièrement les salles de concerts l’ont constaté. Deux tendances se confirment depuis près d’un an. Tout d’abord, le taux d’audience augmente à la même mesure que le prix des tickets. Ensuite, le public se déplace de plus en plus tôt le soir de l’évènement. Dès lors, il est de plus en plus fréquent de pénétrer dans une salle complètement bondée pendant la prestation de la première partie. Le concert des Local Natives à la Rotonde en est la représentation parfaite. Ainsi, les déplacements à l’intérieur de la petite salle s’avèrent déjà compliqués dès 20h15, heure à laquelle les Anglais de Famy (autrefois Family) montent sur l’estrade. Le quatuor a donc le plaisir de se produire devant un parterre bien garni. A contrario, les spectateurs ont été contraints de subir une prestation réduite à quelques notes efficaces. L’espoir que le groupe soit aussi bon que les premiers accords distillés sont réduits à néant aussitôt que le chanteur de la bande ouvre la bouche. Le public de la Rotonde a donc dû se farcir des vocalises approximatives, souvent fausses, pendant une quarantaine de minutes. Un set qui a paru durer une éternité.

Après le supplice du supporting act suivi de l’interminable soundcheck, la Rotonde accueille extatique le quartet californien. Il débarque sur les planches et balance d’entrée de jeu leur dernier single en date, « Breakers ». A cinq sur scène, en compagnie d’un membre honoraire, suite au départ du bassiste Andy Hamm, enregistré l’an dernier, Local Natives est de ces groupes dont le potentiel est largement amplifié en ‘live’. Autant dire que la formation risque fort de sauter l’étape ‘scène intermédiaire’ pour atterrir à coup sûr directement sur la grande scène de l’AB d’ici l’an prochain, comme le veut une autre des tendances actuelles.

Les nouveaux morceaux de la bande, tels que « You & I », « Black Spot » ou « Heavy Feet » régalent le parterre. Leur plaisir est même décuplé. Taylor Rice, le lead singer, partage son micro avec le claviériste Kelcey Ayer. Les nouvelles compos qu’interprète ce dernier sont légèrement teintées d’electronica, apportant une nouvelle dimension aux travaux de la formation. Une direction différente, mais pas toujours probante. Reste à entendre le résultat sur disque.

Taylor remercie le public de s’être déplacé la veille de ‘sinterklaus’ (sic) avant d’entamer, comme cadeau aux plus sages « Wide Eyes », extrait de « Gorilla Manor ». Les titres les plus acclamés du public sont d’ailleurs, évidemment, issus du premier LP. Les plus acclamés mais également les plus puissants. « Wide Eyes », « Warning Sign », « World News » et le sublime « Who Knows, Who Cares » sont les seules plages du premier opus retenues pour cette soirée ; mais elles valent à elles seules le déplacement. En bonus, les cinq musicos offrent deux anciens morceaux supplémentaires en guise de rappel, un « Airplanes » au refrain repris en chœur par le public, et un « Sun hands » fracassant pour boucler la boucle.

Après avoir foulé deux fois les planches de la Rotonde, Local Natives et sur le chemin des étoiles. Nul doute que les prochaines étapes pour le combo seront les larges espaces des ‘festoches’ avant de se taper une grande salle forcément pleine à craquer. En attendant, le combo se produira –certainement pour la dernière fois– dans endroit encore à taille humaine, ce 8 mars prochain. Ce sera au Trix d’Anvers et, sans surprise, à guichets fermés.

(Organisation : Botanique)

 

 

Page 83 sur 132