Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Morrissey - Lotto Arena
Kim Deal - De Roma
Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

Les quatre comparses de BRNS reviennent sur le devant de la scène avec un tout nouvel album intitulé "Sugar high", à paraître le 06 octobre prochain.

Premier extrait, "Pious Platitudes" disponible ici .
mardi, 16 mai 2017 14:03

Ensemble (live)

Immédiatement après avoir remporté une victoire écrasante (méritée ?) lors de la troisième saison de ‘The Voice’, Kendji Maillé (NDR : de son état-civil) a immédiatement été propulsé sur les ondes radiophoniques grâce à « Bella », un single issu d’un album paru chez Universal ! Son succès a été aussi immédiat que fulgurant !

Son second opus studio, « Ensemble », a été suivi d’une tournée qui a enregistré pas moins de 100 dates sold out.

Et c’est lors du concert accordé à Forest National, en novembre dernier, que ce périple a été immortalisé.

Le succès est-il un gage de qualité ? Pas certain. Démonstration !

La prose. D’une légèreté éhontée, les textes tombent dans une facilité affligeante. Si on peut aisément comprendre que le noyau dur de ses aficionados figure parmi les plus jeunes, doit-on pour autant les considérer comme des imbéciles ?

Les thématiques aussi. Elles baignent dans un élan dramaturgique effarant et peu à propos. On y parle de l'amour, évidemment. Mais sans la moindre crédibilité. La portée de la déclamation faite à la Madré (« Les yeux de la mama ») est certes attendrissante, mais manque singulièrement de relief. Enfin, son regard porté sur une société qui baisse les bras (« Où va le monde ? »), n’est pas davantage convaincante. Il ne s’agit que de quelques exemples parmi d’autres, au beau milieu de ce qu’on pourrait comparer à un véritable massacre…

Par contre, le jeune artiste mise sur des chansons qui font la part belle à l’humeur festive communicative. C’est chantant. Très dansant aussi.

Au total, vingt chansons dans la parfaite continuité de la carrière de l’artiste. Tout est très formaté. Sans âme ! Cette musique gypsy revisitée par des sonorités modernes ne devrait soulever l’enthousiasme (grandissant ?) qu’auprès de fans énamourés qui pourront disposer là d’un bon sujet de conversation, dans les cours de récréation…

jeudi, 11 mai 2017 01:07

Dans la cuisine d'Eric ...

Le quatrième EP de l'année pour eric in the kitchen est disponible sur bandcamp. Il fait partie du Calendar Project : un EP par mois en 2017. Celui ci est à tendance slowcore / indie rock

Vous pouvez le télécharger en cliquant ici .

 

 

 

Pour la réalisation de l’album "Entre l'infime et l'infini", Cloé du Trèfle a eu la chance d'être épaulée par les violoncellistes Thècle Joussaud et Céline Chappuis.

Les musiciens Paul Bertrand, Charlotte Maison (Sold Out), Arnaud Fleurent-Didier, Nicole Bongo Letuppe (Askani, Karavan,...), Fanny van Hammée (Faon Faon), ont également participé d'une manière ou d'une autre à cet album.

Partez à la découverte de l’univers de cette artiste hors du commun en cliquant ici .

 

jeudi, 11 mai 2017 00:48

Anna & Roby par Bertier !

Bertier c’est un collectif belge né en 2014.  Des musiciens, venus de la pop, du rock ou encore du classique, qui créent des mélodies autour des mots de Pierre Dungen.

Parmi eux, du beau monde : Yan Péchin (Bashung, Brigitte Fontaine, Thiéfaine, Rachid Taha…), Gil Mortio (Joy as a Toy), Florent Le Duc (Festival Francofaune), Jean-François Assy (Daan, Yan Tiersen, Bashung, Christophe, Benjamin Schoos…)…

C’est à la photographe Lara Herbinia (également choriste dans le projet) que Bertier a demandé d’imaginer le visuel accompagnant les chansons sur scène.

Après le Dandy amoureux de la sirène Baby Lol (Dandy), opus aquatique sorti en 2015 et remarqué par la critique, voici «Anna & Roby», dédié au thème de l’air.

«Roby aime Anna, d’un amour de dingue, dans notre monde étouffant. Roby est un monte-en-l’air, un bandit so British. Anna est une petite parisienne, amoureuse de papillons et d’oiseaux»

Découvrez l'histoire d’Anna & Roby, avec le clip qui annonce un 2ème album aérien en cliquant ici . Faites le virevolter !

 

C É R É M O N I E raconte des histoires. Des histoires de déambulations, d’interrogations, d’amour et d’abandon.

Ses histoires, C É R É M O N I E les raconte à deux voix. L’une féminine, l’autre masculine. Deux voix qui chantent des textes écrits en français. Cette langue qui porte les membres du groupe depuis plusieurs années déjà.

Quant à la musique de C É R É M O N I E, elle forge un univers typé qui évoque à la fois New Wave, Synth Pop et Twee Pop. Un son dans lequel s’enchevêtrent et se répondent une guitare ample gorgée d’échos, des basses vibrantes et saturées et une batterie minimale et directe, parfois organique parfois synthétique.

Le premier single qui s’intitule « La Chute Des Corps » est disponible ici .

jeudi, 11 mai 2017 00:27

Elle (Sandor) pas !

SANDOR est une artiste découverte aux Transmusicales. Son premier single "Rincer à l'Eau" sorti en novembre 2016 est directement repéré par les Inrockuptibles,

Elle se situe dans l'univers synthpop des années 80, mais avec une vraie touche actuelle.

Ses mélodies sont puissantes et envoûtantes. Ses textes en français ambigus et ciselés.

Elle jouera aux Nuits Botaniques > ce jeudi 11 mai : Marquee (chapiteau) de 19h30 à 20h10

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voiciun extrait de "Rincerà l'eau ".

 

mardi, 09 mai 2017 12:56

Rêvolution

IAM est un collectif considéré comme l'un des piliers du rap français. Akhenaton (Philippe Fragione), Shurik'n (Geoffroy Mussard), Kheops (Éric Mazel), Imhotep (Pascal Perez) et Kephren (François Mendy) publient un recueil de textes à la verve sanguinolente, étrangement intitulé « Rêvolution » !

Il ne s’agit évidemment pas d’une erreur de syntaxe ! Mais suffit-il d’ajouter un accent circonflexe pour transformer un rêve, en évolution ? Autrement dit, peut-on encore avoir suffisamment de crédibilité pour rapper comme des gamins de banlieues lorsqu’on a cinquante piges ?

Décorticage. Ce 8ème opus respecte une ligne de conduite tracée par ses précédents essais…

En tout cas sur le fond ! Le combat du quintet est en effet le même depuis ses origines. Trente années d’une lutte des classes et de dénonciation des inégalités sociales qui dépassent les frontières et les époques. A ce propos, la sortie programmée peu avant l’échéance des présidentielles n’est sans doute pas tout à fait un hasard…

Sur la forme par contre, les fans de la première heure regretteront, sans doute, un glissement vers les instrumentaux, à l’instar de « Grands rêves, grandes boîtes », titre fédérateur sur fond de positivisme évoquant la véritable histoire d'Alejandra Gutierrez. Elle rêvait de décrocher une médaille olympique ; mais suite à son échec, elle s'est engagée dans les forces armées…

La palette des couleurs est plus large aussi ; il y a du rap, du hip hop, mais aussi du reggae (« Ils ne savent pas », « Terre Aride »), de la soul (« Orthodoxes »), un zeste de r&b (« Paix ») et, plus surprenant, une bouffée de gospel (« Exister »).

Les mots, matures et incisifs, dénoncent intelligemment les travers sociétaux, en affichant un esprit tout aussi revanchard que de nombreux congénères, mais de manière plus réfléchie et introspective.

Davantage un vent de révolte qu’une réelle (r)évolution, l’album s’avère néanmoins plaisant à l’écoute et devrait plaire à un large public…

samedi, 29 avril 2017 19:49

Vianney

Alors qu’il nous avait maculé de ses « Idées Blanches », en se servant d’un titre fédérateur comme « Pas là », l’artiste masculin de l’année, plébiscité lors des Victoires de la Musique 2016, est de retour. Eponyme, son second opus lui vaut, une fois encore, un succès d’estime et critique.

L’angulaire est un rien différente par rapport au précédent elpee !

L’auteur/compositeur/interprète inocule ainsi des beats africains à "Moi aimer toi" ou une bonne dose de reggae à "Dumbo".

Par contre, son intention est identique. Comme toujours, son dogme est collectif parce qu’il est susceptible d’émouvoir le rayon le plus large d’entre nous. Très personnel et introspectif également, parce que le jeune homme aime (se) raconter l’universalité du quotidien entre nombreux questionnements ou encore l’amour sous toutes ses formes, sans oublier son corollaire destructeur.

Les plus acerbes reprocheront que les thématiques ont été abordées tant de fois, qu’elles finissent par sombrer dans l’ennui abyssal. Pourtant, si elles n’ont certes pas la prétention d’avoir suffisamment de conviction pour troubler ou renverser l’ordre social ou politique, elles s’imposent malgré tout…

Vianney se sert d’un style tout terrain qui plaît à une large frange de la population ! Populaire, sans être populiste en quelque sorte. Il mise davantage sur l’acuité portée sur l’autre.

La narration est limpide, enjouée, coquine parfois. Elle invite l’auditeur à s’évader le temps de quelques minutes !

Faussement simplistes, les chansons révèlent des refrains entêtants. Les lignes mélodiques sont chaudes, colorées et voluptueuses, même si elles n’embrasent pas forcément les feux de joie…

Jouissant d’une réelle identité vocale, celui qui a la tête d’un premier de classe, nous ouvre une palette d’émotions subtiles, humbles, fragiles, mais profondes. Il s’agit d’ailleurs davantage d’un travail d’artisan que le fruit d’une industrialisation musicale bestiale et sauvage !

Soulignons d’ailleurs le travail –indéniablement exceptionnel– accompli par Clément Ducol, en sa qualité d’arrangeur, et François Delabrière, comme ingénieur du son.

En conclusion, ce bel objet devrait trouver sa place chez bien des ménages, bercés par les gammes supra mélancoliques.

Si les uns se satisferont de retrouver cet univers si singulier et particulier qui avait fait les beaux jours du premier essai, les autres stigmatiseront sans doute l’absence de prises de risques !

Quoiqu’il en soit, le Sieur est jeune, plein de talent, fougueux et nul doute que sa longue et future carrière nous réservera à l’avenir encore de belles et jolies surprises !

samedi, 22 avril 2017 03:00

Wolfrock 2017 : samedi 22 avril

Déjà dix longues années que le courageux Fabien Dieu, cheville ouvrière hennuyère, œuvre au service de la musique. Et la meilleure !
En outre, ce sont les locaux du Centre culturel de Dour qui hébergent, une nouvelle fois, le Wolfrock.
On se souviendra que pour des raisons obscures, l’édition 2015, qui aurait dû accueillir Jeronimo, avait été annulée.
Drôle d’idée de s’entêter à occuper cet endroit, alors que la Ville, fief du plus grand festival d’Europe, dispose de locaux autrement adéquats !
Dans le public, on remarque la présence de Marc Pinella. Entendez par là, le beau gosse de The Voice Belgique et leader de Suarez ! Inutile de dire que le pauvre a été assailli de demande de selfies par une gente féminine particulièrement excitée à l’idée de poser auprès d’un tel bellâtre !
Antoine Hénaut, artiste belge originaire de Honnelles, avait aussi rehaussé de sa présence cette sympathique manifestation. Curieusement, il n’est pas parvenu à s’attirer la moindre demande de photo. Même constatation pour Joe Salamone (Acta) !
Pourtant, même s’ils sont moins connus que leur comparse, ils se sont forgés une certaine notoriété dans le milieu.
Point positif à épingler, la qualité sonore ! Si dans le passé, l’acoustique était proche de la catastrophe industrielle, malgré les efforts surhumains des gars flanqués à la technique, cette édition a manifestement appris des erreurs du passé !
La salle est étonnamment clairsemée ! Comme les cheveux sur la tête d’un quinqua ! Faut dire que dans cette partie de la région, proche du Borinage, les gens sont davantage biberonnés à la Cara Pils et aux émissions télévisuelles proches de la débilité.
Supputons que les absents soient restés prostrés devant leur TV aujourd’hui, préférant user leur fond de pantalon dans le sofa en grignotant des chips, plutôt que de s’intéresser à un événement culturel, pourtant rendu fort accessible au vu du prix affiché ! Tant pis pour eux, car des découvertes, il y en avait de belles !

A commencer par Wicked Expectation. A peine sortis de l’adolescence, ces quatre gars au visage de poupon grimpent donc sur l’estrade ! Ce sera une des plus belles surprises lors du 10ème anniversaire de cette édition !

Originaire de Turin, le groupe s’est formé en 2012. Ces jeunes gens n’ont pas tardé à se tailler une place de choix dans la jungle musicale. Seulement trois années ont suffi pour sortir un premier elpee prometteur, « Visions », qui leur permet d’ailleurs de tourner en Italie et en Suisse.

Ce soir, ils sont venus présenter leur nouveau né, « Folding Parasite », dont le style oscille entre électronique et pop/rock, tout en revisitant agréablement les poncifs du genre.

Si les sons synthétiques s’avèrent fort contemporains, ils sont soulignés intelligemment par des instruments plus conventionnels. Les guitares électriques renforcent le caractère graveleux des compos et la batterie acoustique permet de syncoper les morceaux en leur communiquant du relief.

C’est surtout en live qu’ils parviennent à étaler toute l’amplitude de leur talent, sans pour autant sacrifier les caractéristiques typiques du shoegaze.

Leur univers pourrait se résumer à la relation triangulaire entre l'homme, les instruments et la technologie, une coexistence souvent houleuse, mais qui dans le cas d’espèce se solde par une complète réussite en générant des innovations incroyables.

Un band dont on entendra encore parler prochainement !

Quelques minutes plus tard, Return From Helsinki est invité à fouler les planches.

Là aussi, ce sont des gamins ! La vingtaine à tout casser ! De l’aveu même du leader, il s’agit de leur tout premier concert. En tout cas, sous cette forme !

Parce qu’à y regarder de plus près, certains d’entre eux ne sont pas des inconnus ! Buzz (ex-The Tangerines ; qui s’était produit ici même il y a quelques années) et John (ex-Larko) font partie de l’équipe !

Le fer de lance de ce combo belge est l’électro. D’ailleurs, l’instrumentation est purement issue de machines électroniques et de synthétiseurs. Plus contemporaine et noisy aussi !

A tour de rôle, chacun distille un savant mélange de rythmes sauvages digne d’un western spaghetti sauce aigre douce voire piquante !

Une dualité constituée de sonorités éthyliques qui créent une atmosphère sous tension, partagée lors d’un show rudement gonflé et à la limite de la transe.

Ils sont bien habités ceux-là ! Un peu trop même ! Les yeux révulsés, le leader mine des gestes orgasmiques à faire frémir ! Que fait-il dans avec sa main dans le pantalon ? La question reste ouverte…

Une (fausse) première particulièrement réussie !

Si le chapitre 4 du livre de la Genèse raconte le fratricide d'Abel commis par son frère Caïn, soit le premier meurtre relaté par la Bible, le duo formé par les frères Greg et Micka Chainis est lui bien vivant !

Après avoir accompagné durant 15 ans une kyrielle de musicos de tous styles, de Ntoumos en passant par Superamazoo, Monsieur Dupont, Acta, Lady Cover et bien d’autres, les jumeaux multi-instrumentistes lancent leur propre projet en 2013 sous le patronyme d’Abel Caine.

Drivé vocalement par Milann Lafontaine (le fils de « Cœur de Loup »), « Miracles », le premier opus du combo, a bénéficié du concours de deux drummers : Pierrick Destrebecq (pierre angulaire du band à ses débuts) et Santo Scinta (qui accompagne Alice on the Roof en tournée).

Après avoir réalisé un check son qui a un peu traîné en longueur, la troupe arrive le sourire aux lèvres et le pas décidé !

Greg se consacre à la basse, Micka à la guitare et au pad électronique, Gorgo aux synthétiseurs et machines et enfin, le fils à papa, au chant et à la guitare.

D’une voix de ténor légère, largement chaude et subrepticement éraillée, les intonations du singer rappellent immédiatement celles d’un certain… James Blunt. Même si les styles sont diamétralement opposés, la mimique vocale est troublante !

La ligne mélodique du set mélange adroitement pop, soul et funky, tout en invitant quelques touches electro.

Il existe une réelle recherche dans les sonorités qui créent un univers particulier. Les amateurs de Two Door Cinema Club, Metronomy, Phoenix et Foster The People s’y reconnaîtront

Les chansons sont accrocheuses et immédiates ! Le public y prend manifestement beaucoup de plaisir. Ca virevolte, sautille, sent la fraîcheur de l’été et l’insouciance des grands soirs !

Les titres s’enchaînent à une cadence métronomique. Les gaillards sont manifestement rompus au ‘live’ !

Les compos sont essentiellement puisées au sein du dernier LP ! Le set est maîtrisé et quasi sans surprise ! C’est propre et lisse ! Un peu trop même…

Soudain, tout explose lorsque « Electric Purple », titre phare matraqué sur les ondes radiophoniques belges, est attaqué !

Les filles remuent leur popotin dans une hystérie frénétique ! « East West », qui les a révélés au grand public, prend le pas ! Aucun temps mort ! La chaleur d’un cran, la température devient difficile à supporter tant l’exaltation est à son comble !

Gorgo sort soudainement de la pénombre, casquette vissée sur la tête. Il s’installe devant l’estrade pour se livrer à une séance de beatbox impressionnante ! Plus qu’un gadget, les sons saccadés produits par sa seule bouche entretiennent une atmosphère légère, proche du hip hop.

En tout, plus de quarante-cinq minutes d’une musique bien construite. A l’instar de la gémellité, résultante d’une ambivalence et de confrontation, à laquelle on aura du mal à trouver de réels défauts !

Milk est très attendu par une large frange du public qui frémit d’impatience.

Fondé en 2004, d’un duo, il est passé à un quatuor ! Les influences majeures remontent jusqu’aux eighties : The Cure, Sneaker Pimps, Fischerspooner, I Am X, mais aussi The Kills.

Après les préparatifs d’usage, une bande son diffuse ‘Faisons l’amour avant de nous dire adieu’. En voilà une bonne idée ! Mais qui tombe mal à propos !

Aline Renard, la préposée au chant, monte sur les praticables ! Que les festivités commencent !

Ce qui aurait dû être un mets à la curiosité insoupçonnée devient vite indigeste dans l'acception ; à cause d’une connotation éventuellement un peu simpliste ou au contraire, un rien précieuse.

Bref, difficile d’accrocher ! Les morceaux cultivent souvent une ambiance sombre comme on en rencontre dans l'électro gothique.

Mais, pas que ! C’est morne et sans relief ! Il y a quelque chose d’inachevé ! Peut-être, votre serviteur est-il trop subjectif ! Quoiqu’il en soit, c’est répétitif à souhait ! Sans oublier le côté très (trop) facile de l’approche artistique ! Ici, on se complaît clairement dans la facilité et la mièvrerie !

Quel dommage ! Parce qu’il faut quand même avouer que chacun essaie d’en faire un max pour mettre le feu (au sens figuré, évidemment) !

A commencer par le drummer qui, dès qu’il le peut, vient rejoindre sa comparse et entame une danse de sioux à s’en faire déplacer les vertèbres !

Lorsque ses gestes ne sont pas à la limite d’un érotisme torride ! Il se touche ainsi le torse en se trémoussant ! Une fille s’approche, le caresse doucement et finit par lui mettre la main au paquet ! Un scénario qui se déroule sous les cris hilares de la quasi-majorité du parterre ! L’épilogue ne nous dira pas comment et avec qui il a fini sa soirée…

Après quinze minutes de ce spectacle navrant, direction le bar ! Là au moins, on est certain de ne pas être déçu !

Enfin, c’est en accusant un peu de retard (il doit être aux alentours de minuit) que The Von Dead a l’honneur de mettre un point final de ce qui restera l’une des meilleures éditions du Wolfrock.

Autant dire que les paupières commencent doucement à devenir lourdes !

Les minois font figure de déjà vu ! En effet, Elliott Charlier (chant) et Nicolas Scamardi (drums) sont les anciens membres de Von Durden. Pour monter ce nouveau projet, ils se sont entourés de Max Tedaldi (Mums and Clowns), Ludwig Pinchart (The Banging Souls) et Leila Alev (The Smock).

Tous ont donc déjà milité au sein d'autres combos et connaissent parfaitement les codes du genre ; ce qui leur permet d’afficher une assurance à toute épreuve.

Fort intéressant, son premier Ep, « Dog Souls Fight », reflètera parfaitement le concert de ce soir !

Un set particulièrement dynamique ! Un rock/noise rock, aux accents stoner, qui sent la transpi, le torse nu et l’arrogance dans l’énergie et l’intention.

Entre guitares dégoulinantes de fuzz, velléités psyché et petites touches féminines judicieusement enrobées de new wave, l’expression sonore trahit un véritable amour de la musique...

Du son bien crasseux et des décibels à n’en plus finir pour terminer en beauté !

Détail croustillant, le bassiste arbore un cache oreille bien étrange. Est-ce pour tenter de dissimuler un crâne dégarni ou pour se protéger les tympans ? Mystère…

Parfois bruitiste, ce show parvient difficilement, et malheureusement, à retenir une frange du public qui s’éloigne peu à peu. Si les uns se dirigent vers le bar, histoire de s’hydrater, les autres jettent l’éponge et regagnent leur véhicule.

Quoiqu’il en soit, le Wolfrock aura tenu ses promesses ! Rendez-vous dans 10 ans ?