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Winter adults only ?

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La fuite d’Ellside

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Bernard Dagnies

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samedi, 13 février 2021 18:56

Le trou noir de Teenage Wrist…

Après le départ de Kamtin Mohager, bassiste et chanteur de Teenage Wrist, le guitariste Marshall Gallagher a décidé de reprendre le leadership du groupe. Et les vocaux. Réduit à un duo, le line up implique toujours le batteur, Anthony Salazar. La paire californienne (NDR : elle est issue de los Angeles) vient de sortir son second opus, « Earth is a back hole ». 

« Yellowbelly », c’est son nouveau single. Le clip de ce morceau a été réalisé par Gilbert Trejo (Chelsea Wolfe, Blackbear), et il est à découvrir ici

https://www.youtube.com/watch?v=6-yAUmx3JNc&feature=youtu.be

Produit par Colin Brittain (Basement, A Day to Remember), « Earth Is A Black » Hole se nourrit toujours de shoegaze (Swerverdriver, My Bloody Valentine), mais incorpore des éléments de rock moderne, en intégrant des synthés, des samplings de drums et de l'électronique. Si la dichotomie entre espoir et désespoir est au cœur de cet album, Marshall explique le choix du titre comme suit : ‘Tout finira par disparaître dans le néant et cela peut vous faire vous sentir petit et insignifiant. Mais cette perspective devrait devenir une motivation pour dire aux personnes qui sont importantes pour vous que vous les aimez, afin de savourer ces beaux moments de votre vie parce qu’ils ne reviennent jamais. Tout ce que nous avons, c’est ce moment et c’est la chose la plus importante : être présent et positif et transcender les conneries du trou noir parce que tout va se terminer un jour’.

Et si vous en voulez savoir davantage les précédents clips, Silverpoon » et celui du titre maître sont encore disponibles ici et , deux morceaux qui figureront d’ailleurs sur ce nouvel elpee…

samedi, 13 février 2021 18:54

Les avions en papier de Portair…

Né à Sydney, mais établi à Los Angeles, Portair est auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste et producteur. Il vient de graver un nouveau single. Son titre ? "Paper In The Sky". A ce sujet, l’artiste a déclaré : ‘Cette chanson traite du passage de l'enfance vers le début de la vie adulte. Elle parle de nostalgie et de ce que la vie nous réserve. L'avion en papier dans le ciel est une métaphore à laquelle j'ai pensé pour jeter votre foi dans l'inconnu. Il s'agit de ne pas avoir peur, de se faire confiance et de croire en la puissance de son propre esprit’…

Le single est en écoute ici

 

The Mighty Mighty Bosstones est un groupe américain de ska-core originaire de Boston, dans le Massachusetts, fondé au milieu en 1983. Agrégeant des éléments de la troisième vague du ska et du punk hardcore, le groupe est considéré comme les créateurs du ska-core. Responsable de 10 elpees à ce jour, son dernier remonte à 2018. Et il nous revient avec un nouveau single pour lequel il a reçu une trentaine de collaborateurs, dont Tim Armstrong (Rancid), Angelo Moore (Fishbone), Jake Burns (Stiff Little Fingers), et Roddy Radiation (The Specials).

D’une durée de 8 minutes, « The Final Parade » évoque notamment les hauts et les bas du parcours du groupe ainsi que l’histoire du ska, et le clip est disponible ici

 

Les nouvelles vidéos de Whispering Sons, Liz Phair, Delgres, Dominique A et La Femme sont disponibles ci-dessous…

Whispering Sons : « Surface » (live)

https://www.youtube.com/watch?v=lXr7NEXu914&feature=youtu.be

Liz Phair : « Hey Lou »

https://www.youtube.com/watch?v=K4LcFHMjH9k&feature=youtu.be

Delgres : « Assez Assez » (Magic Mirrors Live Session)

https://www.youtube.com/watch?v=_4XX0NXR4Kw&feature=youtu.be

Dominique A : « Wagons de porcelaine »

https://www.youtube.com/watch?v=_MUr1bMuHsI&feature=youtu.be

La Femme : « Le jardin »

https://www.youtube.com/watch?v=f6rLlBl0xtI&feature=youtu.be

dimanche, 21 février 2021 16:48

Uppers

Premier elpee pour ce quatuor londonien fondé en 2019. Une œuvre qui baigne dans le post punk. Mais un post punk particulièrement dynamique et créatif. Parfois tapissé en toile de fond d’indus. Hormis l’interlude ambient « History work », les onze autres plages de « Uppers » remuent les tripes. Bien sûr le climat est, en général, sombre, reflétant un sentiment de désespoir, de hargne ou de colère, un sentiment exacerbé par la voix déclamatoire et caverneuse de Charlie Drinkwater dont les intonations semblent empruntées à Mark E. Smith, feu le leader de The Fall –encore que sur « Leg room », on pense plutôt à Captain Beefheart (NDR : oui, Don Van Vliet est également décédé, mais huit ans plus tôt) ; mais ce climat est propice à l’envoûtement.

Les guitares sont acérées, tranchantes, parfois trempées dans le funk blanc (« The big curve », « Decoration »), la ligne de basse est mordante comme celle de Jean-Jacques Burnel (The Stranglers), la rythmique lourde, mais offensive et les claviers s’avèrent aussi grinçants qu’acides. Et puis, malgré la complexité des morceaux, le sens mélodique est préservé. Enfin, l’opus s’achève par l’irrésistible « Saintless », un hymne de plus de 7’ qui monte progressivement en intensité avant d’atteindre son point culminant proche de l’euphorie…

Un must !

vendredi, 12 février 2021 12:18

Off Off On

Fondé en 2003, This Is The Kit est apparemment une formation appréciée par ses pairs. Ce qui lui a notamment permis de tourner en supporting act de The National, Sharon Van Etten, d’Iron & Wine ou encore Herman Dune. Mais aussi de bénéficier du concours de producteurs émérites. John Parrish (PJ Harvey) sur le premier et quatrième opus. Aaron Dessner, guitariste au sein de The National, lors du quatrième. En retour, Kate Stables avait, de son côté, participé aux sessions d’enregistrement de l’album « I Am Easy to Find » de The National. Et de nouveau, Aaron est venu apporter sa collaboration –au piano– sur « Shin bone soap », une chanson délicate qui traite des thèmes de l’amour et de la solitude. Une compo magnifiée par la voix versatile, très british de Kate, souvent comparée à celle de feu Sandy Denny. D’ailleurs à l’instar du Fairport Convention de l’époque, soit entre 1969 et 1978, This is The Kit pratique une forme de folk/rock. Mais un folk rock bien contemporain, pétillant, plus riche qu’on ne pourrait l’imaginer. Cette ligne de basse discrète mais efficace, le drumming souple ainsi que les incursions judicieuses, mais ponctuelles des claviers (piano, synthés) y contribuent inévitablement. Mais surtout ces arrangements, parfois de cordes, souvent de cuivres (NDR : vu la présence d’un quatuor dévolu pour ce rôle) laissant parfois le saxophoniste ténor se réserver des interventions jazzyfiantes. Joués en picking, le banjo et la sèche raffinent l’expression sonore. Ainsi que les interventions de gratte électrique, aussi parcimonieuses qu’élégantes. Et en final, toutes ces cordes (acoustiques, semi-acoustiques, électriques) s’enchevêtrent, un morceau de plus de 6’, dont le climat pourrait rappeler The National (« Keep going »), mais en moins rock...

Hormis deux plages lancinantes un peu trop tendres et indolentes au goût de votre serviteur, dans le style, « Off Off On » est un bien bel album.

Et pour que votre info soit complète sachez que c’est Josh Kaufman, le parangon de l’alt folk, qui s’est chargé de la mise en forme.

vendredi, 12 février 2021 12:14

Androgynous Mary

Premier long-playing pour Girl Friday, un quatuor féminin issu de Los Angeles. Un opus qui fait suite aux Eps « Tiny hats », paru en 2017 et « Fashion Conman », en 2019.

Oscillant entre post punk et rock indé, la musique de Girl Friday est à la fois mélodieuse et percutante. D’abord il y a ces harmonies vocales tantôt exquises, allègres, glapissantes et susceptibles de se muer en slogans comme chez Mourn (NDR : le tumultueux « Earthquake ») ou encore lugubres et fiévreuses (NDR : l’énigmatique et menaçant « Eaten thing »), cette ligne de basse cold, profonde, et puis cette électricité dispensée par deux grattes aux sonorités tour à tour discordantes, croquantes, cristallines, caustiques, déchirantes ou même filandreuses, capable de libérer une intensité réminiscente du Paisley Underground (« Favorite friend ») ou dans l’esprit d’un House of Love (l’excellent « What we do it for »). Plus surprenant encore, cette voix particulièrement aigüe qui pimente le gothique « Clotting ».   

Enfin, on épinglera encore les textes qui suscitent la réflexion, abordant des sujets comme la lutte entre l’espoir et le désespoir tout épanchant des émotions telles que le chagrin et la mélancolie…   

Un chouette album !

vendredi, 12 février 2021 12:11

Unconscious drivers

« Unconscious drivers » constitue le quatrième elpee de cette formation australienne, issue de Perth très exactement, responsable d’un punk/rock sombre aussi féroce que brutal. Une musique destinée à véhiculer des textes sociopolitiques engagés et notamment antifascistes, non dénués d’humour, proférés d’une voix impérieuse, parfois à travers des slogans, par Trent Rojahn…

Découpé en 10 pistes, cet LP alterne titres bien frénétiques et morceaux qui s’ébrouent lentement ou sur un mid tempo, avant de monter dans les tours. Il y a bien des exceptions qui confirment la règle. A l’instar de « Punks in the Palace » qui varie constamment de rythme. Et puis du superbe titre final, « Pictures of the end », aux nuances plus subtiles. Fiévreuse, l’atmosphère est constamment prête à éclater, mais sans jamais y parvenir, créant une tension permanente. Et puis, il y a ce drumming tribal ainsi que ces interventions du violon spectral qui traversent cette piste nourrie à la cold wave et au jazz. Enfin, imprimés sur un tempo métronomique, « Wake up Geoff » et « People » rappellent le fameux 4/4 des Ramones. Une bonne surprise !

vendredi, 12 février 2021 12:08

Self worth

Victor Álvarez Ridao parti, c’est donc Antonio Postius qui le remplace aux drums. Tout au moins pour cet LP. Les trois autres filles sont cependant, toujours au poste. « Self Worth » constitue le quatrième elpee de ce quatuor barcelonais. Toujours aussi sauvages que sur les trois précédents –pour la plupart– les compos baignent dans le post punk et servent de caisse de résonance à des textes qui reflètent notamment l’angoisse, la frustration et la colère, un peu dans l’esprit des groupes féministes du mouvement Riot Grrrl (Sleater-Kinney, Bikini KIll). Cette colère est très palpable dès le morceau qui ouvre le long playing, « This feeling is disgusting ». Tout comme sur l’implacable « Stay there », une piste qui lorgne vers le hardcore de Fugazi. Si on ne tient pas compte des voix, bien sûr. Des harmonies vocales passionnées, mais bien féminines. Elles claquent comme des slogans hip hop sur l’hymne menaçant et féroce « Apathy », une plage qui démontre que Mourn est une véritable machine à riffs. Tout comme sur l’offensif « Worthy mushroom ». Argentines, elles collent parfaitement au plus shoegaze « It’s a frog’s world » (NDR : faut dire que l’une des deux chanteuses emprunte parfois des inflexions à Björk, époque Sugarcubes). Et véhémentes, elles rappellent les Slits sur « I’m in trouble », un punk old school sombre, à la tension permanente.

Dépassant rarement les 3’, les morceaux sont donc bien électriques ; et soutenues, la plupart s’enflamment à la moindre occasion. Ainsi, des cordes de gratte joyeusement discordantes illuminent le presque new wave « Gather, really ». Elles se révèlent carillonnantes lors du morceau final, « The family’s broke », bien stimulées par la ligne de basse mordante et le drumming remarquablement souple. D’ailleurs, il faut le souligner, derrière ces fûts, Antonio a parfaitement pris le relais…

vendredi, 12 février 2021 12:06

Beyond the pale

En 2017, Jarvis Cocker avait monté une formation destinée à se produire en public et l’avait baptisée du curieux patronyme JARV IS… Un sextuor qui, au départ, n’avait nullement l’intention d’entrer en studio. C’est Geoff Barrow, membre fondateur de Portishead, qui a incité le groupe à sortir cet elpee. Et finalement, le combo a réutilisé quelques morceaux immortalisés en ‘live’, après avoir retravaillé la matière première, en y ajoutant, notamment, des overdubs.

Première constatation, même si l’instrumentation organique est bien présente (guitare, basse, batterie, violon, harpe, piano, percus, etc.), l’électronique l’est tout autant. Et puis les compos sont longues ; sur les 7 titres, 3 dépassent les 6 minutes.

L’opus s’ouvre par « Save the whale », une plage tapissée de chœurs féminins que murmure Jarvis, à la manière d’un Leonard Cohen. Des chœurs que l’on retrouve sur le dansant « House music all night long » et le final « Children of the echo », une piste dub qui laisse filtrer des élans psychédéliques. Et ces backing vocaux sont carrément emphatiques sur « Am I missing something ? », un morceau dynamisé par des sonorités de marimba, qui met enfin bien en exergue, la voix haut-perchée de Cocker.

Deux compos s’écartent cependant du climat général de cet LP. Tout d’abord, « Swanky modes ». Une ballade mid tempo qui combine basse dubwise et piano jazzyfiant ; et dont les thèmes abordés (la pitié, le désir, le regret, le sexe, la drogue, la célébrité et le vide, notamment) raniment le souvenir de « This is hardcore » de Pulp…