Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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The Cure
Gary Numan
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 22 juin 2025 19:25

Les blessures de Wednesday…

Wednesday a annoncé la sortie de son nouvel opus, « Bleeds », prévue pour le 19 septembre via Dead Oceans. Cet elpee opère le lien entre curiosité et confession. Karly Hartzman, fondatrice et parolière principale, attribue la maîtrise accrue de l'identité du groupe au temps passé à collaborer sur des long playings précédents et à un emploi du temps de tournée intense. Elle considère « Bleeds » comme le successeur spirituel de « Rat Saw God » et l'album par excellence de « Wednesday Creek Rock ».

La chanson « Wound Up Here (By Holdin On) », sortie avec une vidéo de Joriel Cura, est inspirée d’une histoire racontée par un ami de Hartzman. Le mois dernier, la formation a partagé le single « Elderberry Wine », interprété lors de ses débuts à la télévision dans ‘The Late Show with Stephen Colbert’.

« Bleeds » a été enregistré à Drop of Sun à Asheville et produit par Alex Farrar. Hartzman et ses camarades de groupe ont travaillé en équipe pour étoffer les compositions avec des éléments de vérité country, d’accroches indie-pop et de grunge, guidés par le lyrisme de Hartzman.

Le clip de « Wound Up Here (By Holdin On) » est disponible ici

 

dimanche, 22 juin 2025 19:23

Les prolongations de Forth Wanderers…

Forth Wanderers sortira son troisième album, « The Longer This Goes On », le vendredi 18 juillet 2025. Produit par Dan Howard et mixé par Al Carlson, il s’agite sa première production depuis l’opus éponyme, gravé en 2018.

Le groupe insiste sur le fait qu'il n’est pas de retour, mais que les musiciens se sont réunis pour enregistrer dix nouvelles chansons. Ils ont réimaginé leur processus de création musicale, travaillant de manière plus collaborative. L'elpee propose des mélodies brillantes, des harmonies vocales et des rythmes variés, montrant une maturité et une assurance accrues.

Les chansons de l'elpee reflètent leur croissance personnelle et leur évolution musicale. Ils explorent différents styles, du blues au country, tout en conservant leur son distinctif. Les paroles d'Ava Trilling sont honnêtes et poignantes, abordant des thèmes de l'amour et de l'incertitude.

Forth Wanderers ne sait pas encore ce que l'avenir lui réserve, mais ce long playing capture un moment précieux de son parcours musical. Les musicos font de la musique à leurs propres conditions, sans pression extérieure.

Le clip d’animation de « Bluff » est disponible ici et celui de « 7 months » là

 

 

La copieuse tournée de TVOD transitait, ce mercredi 11 juin, par le club de l’Aéronef.

TVOD (pour Television Overdose et pas pour la vidéo transactionnelle à la demande) est une formation new-yorkaise, issue de Brooklyn, très exactement, dont le premier opus, « Party time », est paru en mai dernier. Il fait suite à deux mini-elpees, « Daisy », gravé en 2020, et « Victory Garden », en 2021.

Fusionnant les influences post-punk, dance punk et krautrock, non seulement la formation bouscule les genres, mais elle s’est forgé une fameuse réputation pour ses concerts incroyablement imprévisibles où personne ne sait trop ce qui va se passer, y compris le groupe.

Le sextuor grimpe sur les planches dont deux blacks : une claviériste (aux cheveux roses/orangés) et un guitariste à la longue chevelure coiffée en rasta. Le line up compte également un second sixcordiste, un drummer (planté en retrait), une bassiste, et le chanteur Tyler Wright (il a enfilé un vieux t-shirt déformé par le temps et les lessives, on suppose) qui dès le premier morceau, « Clorox », ne tient pas en place. Dynamisé par les mélodies nerveuses, survolté, anarchique, le set entre alors dans une forme de chaos, mais sans pour autant perdre le fil.

Serge Zbrizher tient sa guitare très haut, quand il ne la brandit pas vers le plafond ou la foule, comme une arme, tout en déménageant sur toute la largeur de l’estrade, alors que son compère, Denim Casimir, se distingue surtout par sa technique et son feeling.

Une forme de paso doble berce « Boo » tandis que le single, « Car wreck » libère un bon groove, entretenu par la ligne de basse hypnotique et le drumming solide.

Pendant « Alcohol », Tyler sort une drôle de bouteille et en boit une lampée au goulot.

« Mud » trahit des réminiscences empruntées aux B-52’s. Wright mime des gestes de boxeur sur un ring. Sa voix mi-parlée, mi-chantée me fait penser à celle de James Cox (Crows). Régulièrement, il se cache le visage en soulevant son t-shirt, un peu comme un footballeur pro qui vient de manquer la conversion d’un penalty ou une occasion en or. Avant d’attaquer « Poppies », il se lâche sur le président des States : ‘Fuck Trump’. ‘Fuck the IUSA’. Depuis son élection, la plupart des groupes et artistes indés américains ressentent une aversion profonde pour leur dictateur.

Il y a un bon bout de temps que dans la fosse, les premiers rangs s’agitent. Très concentrée sur son instrument, la bassiste a du retard à l’allumage, mais finit par se mettre au diapason des autres musicos, en remuant la tête et le corps.

En se tortillant et assurant les backing vocaux (rôle partagé avec le batteur, Mem Pahl), Jenna Mark, de son clavier, diffuse des sonorités vintages et spectrales. Et elle passe au lead vocal sur « Ex-Boyfriend Beat ».

Au cours de « PIT », les spectateurs répondent aux slogans prononcés par les musicos. Tout comme sur « Party time », le titre maître du nouvel album, une compo au cours de laquelle les guitares se révèlent joyeusement discordantes.

Le rappel est accordé très rapidement et s’ouvre par « Alien », avant de s’achever sur « Mantis ». Tyler lance son fil de micro au-dessus d’une barre de support du light show, rattache le microphone, et après avoir réussi son troisième essai, recommence à chanter…

Après un show aussi rock’n’roll, bordélique, énergique et rafraîchissant, il est évident que TVOD est prêt à enflammer les grands festivals. Il doit, peut-être, encore mieux canaliser son énergie. Mais votre serviteur et votre photographe partagent un même point de vue. Ils ont l’impression d’avoir assisté à la naissance d’un futur grand groupe de scène… (photos Ludovic Vandenweghe, ici)

Setlist

Clorox
Pool House
Bend
Car Wreck
Alcohol
MUD
Super Spy
Uniform
Poppies
Ex-Boyfriend Beat
PIT
Goldfish
Wet Brain
Party Time
Alien

Rappel

Wells Fargo Bank Account
Mantis

The 113 assurait le supporting act. Issu de Leeds, ce quatuor constitue une bonne surprise pour une première partie. Plus classique, son post punk est fédéré par le tempo new wave, syncopé, imprimé par le drummer. La musique est ténébreuse et viscérale. Malgré un accent local typique bien prononcé, Frank, le chanteur/guitariste, possède une bonne voix aux intonations hip hop. Lui et le second sixcordiste assènent des riffs impeccables et bien tranchants, alors que cotonneuse, la ligne de basse s’avère rapidement hypnotique.  Le band n’a pas encore sorti d’album, mais suivant la formule usuelle, il est à suivre de très près… (page ‘Artistes’ là et photos Ludovic Vandenweghe ici) 

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

jeudi, 12 juin 2025 11:44

High Colorful Minds (Ep)

High Colorful Minds était à l'origine le projet personnel de Florian Godier, multi-instrumentiste et concepteur de jeux. Il est ensuite rejoint par John Harding, le bassiste de Pretty Inside.

Proposant trois plages, le premier Ep du duo bordelais est éponyme.

Il recèle trois pages diamétralement différentes, mais dont le titre d’ouverture, « Take It All » est largement inspiré de l'indie rock, avec guitare, basse et voix mais enrichi d’’électronique dont des synthés, des boîtes à rythmes et des loopers. Car sa musique se veut dansante tout en conservant des accents introspectifs et parfois mélancoliques.

Quant aux textes de ses chansons, ils sont principalement liés à la peur de vivre dans un monde déshumanisé. L'autoritarisme, la violence physique et mentale, la haine et la résignation face à ce qui peut sembler immuable sont souvent au cœur des paroles.

Podcast # 84 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

jeudi, 12 juin 2025 11:42

Animaru

Agée de 24 ans, Mei Semones est une auteure-compositrice-interprète et guitariste étable à Brooklyn. « Animaru » constitue son premier elpee. Il fait suite à son Ep, « Kabutomushi », paru en 2024.

« Animaru », c’est la prononciation japonaise du mot animal. Mais il reflète également l'incarnation de la profonde confiance de Mei dans ses instincts.

En outre, ses textes traitent de l’amour non romantique : amour de la vie, amour de la famille, amour de la musique et de sa guitare.

Elle chante en anglais et en japonais, reflétant son identité interculturelle.

Son mélange unique et rafraîchissant d'indie, de bossa nova et de jazz trouve son équilibre entre tension et relâchement.

Souvent, au sein d'un même morceau, il y a des interventions de gratte acoustique épurées, des vocalises limpides, des vagues orchestrales de cordes et des rythmes de guitare complexes.

Et tout en demeurant agréable à l’écoute, cet opus est bien plus élaboré qu’il n’y paraît.

Le premier single, « Dumb Feeling » est disponible sous forme de clip ici et celui consacré à l’autre single « I can do what I want », là. 

Podcast # 84 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

lundi, 26 mai 2025 11:01

La fête

Apparemment, à Marseille, il n’y a pas que la scène rap qui existe. Il en existe aussi une bien pop/rock au cœur de laquelle on peut épingler La Flemme.

Un groupe marseillais dont le premier long playing, « La fête », est paru ce 25 avril. Influencé par le shoegaze, le punk, le garage et le rock psychédélique, cet opus est à la fois énergique et coloré. Les riffs de guitare sont puissants, les mélodies contagieuses. Les textes, en français, passent bien la rampe. Faut dire que la voix douce et éthérée de Stella, qui se charge également de la basse, colle parfaitement à la musique empreinte de mélancolie.

Sur « Sans Fond », paru en single, La Flemme nous plonge dans une critique acerbe des conversations creuses et des échanges qui ne mènent à rien.

La voix, posée, presque désabusée, raconte le malaise sans l’enrober. La guitare déroule ses arpèges limpides pendant que la rythmique la porte sans t’écraser. C’est clair et élégant.

Le clip de « Sans fond » est à voir et écouter là 

Podcast # 83 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

samedi, 24 mai 2025 15:30

New Decade

Issu d’une collaboration entre musiciens nantais et rennais Basic Partner a sorti son premier long playing, « New Decade », en avril dernier.

Le combo est souvent comparé à Viagra Boys et Psychotic Monks ; Viagra Boys pour le son post-punk bruyant et le recours au saxophone, et Psychotic Monks pour sa dimension noise et immersive. Enfin, pour le climat cinématographique, le combo avoue s’inspirer des courts métrages de David Lynch.

Mais le groupe cherche simplement à trouver sa propre voie et à être sincère dans ce qu’il propose en explorant les paradoxes d’un monde oscillant entre incertitude et renouveau.

Enfin, vu le titre de l’elpee, les stigmates de Joy Division transparaissent comme une référence. Et puis, la musique émarge quand même, fondamentalement au post punk. Et à son atmosphère mélancolique.

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vendredi, 23 mai 2025 12:03

Killincs (single)

Daily Toll, c’est une formation australienne, issue de Sydney très exactement, dont le premier elpee, « A Profound Non-Event », paraîtra ce 20 juin.

Un profond non-événement ! Curieux ce titre ! Et en même temps une thématique qui soulève, probablement, l’idée d’une communication apparemment primordiale annoncée, notamment, par les médias, mais qui s’avère, finalement, inintéressante.

Cet opus constituera, le premier du trio.

En attendant ce futur long playing, le groupe a partagé le single « Killincs », décrit comme suit dans la bio :

Une rumination verbeuse sur les sentiments d'isolement et de nostalgie, explorant les défis de faire la paix avec ses décisions dans l'incertitude d'un monde souvent dur et la réalisation que certaines choses restent mieux non résolues…

« Killincs » est disponible sous forme de clip ici 

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mardi, 10 juin 2025 11:54

Who are the Flying Bones ?

Issu de Rennes, The Flying Bones est a vécu deux périodes. L’une ‘garage-psyché-punk’ et l’autre, ‘math-fuzz’. Ce duo réunit Fabien Joffard (batterie/chant) et Thibault Talmont (guitare/chant).

Et sur son premier elpee, il est parvenu à compiler les meilleurs morceaux de ces deux phases.

On y retrouve donc la fougue spontanée du garage, la férocité sans concession du punk, les constructions alambiquées ou en looping du math rock, de motifs noise, des touches de folk et de lo-fi, mais aussi des envolées psychédéliques des seventies…

Parfois, sa musique rappelle des groupes comme Oh Sees ou Snapped Ankles.

Et chanté en français, le titre « Déception » fait un peu la synthèse de toutes ces références. C’est le morceau qui a été clippé ; et il est disponible là

Podcast # 85 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Originaire de Cologne, le trio allemand Sparkling opère son retour, en partageant le single percutant en collaboration avec les icônes de l’électro Digitalism. Intitulé « Keep Running », ce nouveau titre est disponible dès aujourd’hui sur toutes les plateformes de streaming, via le label Vitamin A Records.

Après une tournée intense ponctuée de premières parties remarquées aux côtés de Metronomy et Noel Gallagher, ainsi que de passages salués aux festivals majeurs SXSW, The Great Escape et Eurosonic, Sparkling s’impose comme l’un des groupes européens les plus prometteurs de sa génération.

La formation prépare une série de nouvelles sorties et une tournée à travers l’Europe dans les mois à venir.

La rencontre entre Sparkling et Digitalism est née d’une admiration réciproque et s’est faite naturellement, après un premier remix du titre "We Don’t Want It” :

‘Nous avons rencontré Jens et Isi de Digitalism grâce à leur remix, expliquent les musicos de Sparkling. Après cette aventure, nous sommes restés en contact et avons commencé à échanger quelques idées. Soudain, Keep Running était là.’

Le morceau évoque, selon le trio, ce sentiment d’agitation qui surgit quand l’esprit refuse de se calmer. 

De leur côté, les membres de Digitalism se souviennent avoir été sidérés par le son et l’écriture de Sparkling, dès 2019. Le duo explique : ‘Nous avons immédiatement voulu remixer « We Don’t Want It ». Depuis, nous avons continué à échanger et à travailler sur des idées communes. « Keep Running » est l’une des démos que nous avons finalisées récemment. Le morceau s’est construit sans effort, et nous y avons ajouté notre touche personnelle pour lui donner notre punch électro caractéristique.’

Sparkling se produira en concert à Paris, le 25 novembre, chez Supersonic Records.

Le clip de « Keep Running » est disponible là

 

 

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