Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
Hooverphonic
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 21 août 2022 08:41

The time of the foxgloves

Michael Hurley a fêté ses 80 balais en décembre dernier. Ce peintre, cartooniste et musicien possède une discographie longue comme un bras. Son premier elpee, « First songs », est ainsi paru en 1964 !

« The time of the floxgloves » (Trad : les temps des digitales) a été enregistré à Astoria, en Oregon, pendant la période au cours de laquelle ces plantes herbacées fleurissent.

Lors des sessions, il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont Josephine Forster qui chante en duo sur « Jacob’s ladder », mais aussi un xylophoniste, un accordéoniste, des violonistes, un organiste (à pompe), un clarinettiste (basse), un préposé à la double basse (upright bass !) et un autre au ukulélé baryton, un banjoïste, des percussionnistes, des guitaristes acoustiques (qui traitent parfois leur sèche en slide !), probablement du piano électrique et des choristes. Ce qui apporte de subtiles nuances à son folk dépouillé qui peut aussi se teinter de blues ou de jazz (NDR : les trois styles se conjuguent même lors du morceau final, « Lush green trees »). Il y a même une cover déglinguée d’« Alabama » des Louvin Brothers. Mais en général, le ton reste chaleureux et réconfortant, Michael interprétant d’une voix douce et érodée par le temps, des chansons langoureuses et rêveuses…

dimanche, 21 août 2022 08:39

Listen to the blood

The Kernal, c’est le projet de Joe Garner, dont le père n’était autre que feu Charlie Garner, le bassiste qui a sévi chez The Goodtime Charlies, le groupe de Del Reeves (NDR : l’oncle de Joe), pendant trois décennies.

« Listen to the blood » constitue le troisième chapitre d’une trilogie entamée par « Farewellhell », en 2011, et poursuivie sur « Light country », en 2017. Une triade au cours de laquelle il règle ses différents avec son défunt paternel, d’un ton de conteur et en y injectant parfois une touche d’humour sournois.

Coproduit par Joe, Ben Tanner (Alabama Shakers) et Jerry Bernahrdt, cet elpee a été enregistré aux célèbres studios ‘Muscle Shoals’, en Alabama.

Dans ces conditions, vous vous imaginez bien que la musique proposée par The Kernal est sudiste. Et vous avez entièrement raison. Oscillant de la country au boogie, en passant par le southern rock et le rock’n’roll. On a même droit à une sérénade à la Presley (« She’s seeing somebody »), une ballade romantique mid tempo chantée en duo avec Caitlin Rose (« Fight song ») ainsi qu’à un périple cinématographique (« Wrong turn to Tupelo »). Et puis des chœurs féminins tapissent « Super (Marijuana) », un boogie allègre inévitablement dynamisé par le piano. On en oublierait presque le concours de Mike Mouton (Mike & The Moonpies) à la steel guitare. Et ses interventions sont brillantes.

Enfin, chaleureuse et confidentielle, la voix de Joe peut aussi se faire nasillarde, à la manière d’un Bob Dylan…

dimanche, 21 août 2022 08:38

Kanawa

Nahawa Doumbia est devenue, depuis les années 80, une des chanteuses les plus populaires du Mali. Dans ses textes, elle parle d’amour, mais aussi des conditions de vie difficiles de la femme malienne, et tout particulièrement de la polygamie, de la violence domestique et des mariages forcés ; mais sur ce nouvel opus, elle implore la jeunesse de son pays de ne pas risquer les drames humains consécutifs à l’immigration. Au cours des dernières décennies, son pays a été confronté à de multiples épreuves : pandémie mondiale, conflits interethniques, attaques terroristes, enlèvements, sécheresse, troubles civils et coups d’Etat. Aussi, elle invite cette jeunesse de se serrer les coudes afin de participer au développement économique, et suggère au gouvernement de s’attaquer à la pauvreté en favorisant la création d’emplois afin de dissuader ces jeunes de s’exiler...

Musicalement, entre didadi et wassoulou, Nahawa est soutenue par des musicos qui se servent d’instruments traditionnels comme le kamélé n’goni (une guitare à 4 cordes qui ressemble à une harpe), le kamalengoni (une variante à 6 cordes ou plus), le djembé, le karinyan (sorte de percu qui racle le métal), le balafon, mais également un bassiste, dont les interventions peuvent se révéler funky. Enfin, des chœurs traditionnels féminins soulignent régulièrement la voix de Nahawa.

Il ne faut pas oublier que, souvent chanté par des femmes, le wassoulou est une des sources du blues… mais là, c’est une autre histoire…

Under the Reefs Orchestra est un power trio naviguant entre post rock hypnotique et jazz tempétueux. Sa musique ne semble trouver son rythme de croisière que dans la tempête et le chambardement permanent.

Etabli à Bruxelles et drivé par le guitariste Clément Nourry, le groupe implique également le saxophoniste Marti Melia et le batteur Jakob Warmenbol, qu'on a pu voir notamment chez Don Kapot.

Après avoir sorti un premier album éponyme en 2020, Under The Reefs Orchestra nous propose donc son second, « Sakurajima ». Il sortira ce 23 septembre 2022.  

La musique d'Under The Reefs n'en est pas pour un simple commentaire sur le monde : dénuée de paroles, plus visuelle que véritablement discursive, elle en appelle autant au voyage qu'elle nous ramène à la réalité concrète à laquelle on se heurte.

Peu importe alors que l’on croise autant des échos de Jim O'Rourke que de la musique de chambre française du 19e siècle ou que les premières amours classiques de Nourry se heurtent à son goût adolescent pour Soundgarden, King Crimson ou encore Morphine, dans la musique d'Under The Reefs Orchestra, seule semble compter l'instantanéité de l'action, et la liberté offerte à l'auditeur de se saisir de cette profusion d'humeurs et d'affects comme bon lui semble.

Le titre maître bénéficie d’un clip vidéo, et il est disponible

En concert ce mercredi 14 septembre au Botanique de Bruxelles. Pour plus d’infos voir ici

 

 

C’est ce 9 septembre que paraîtra le nouvel LP d’Afghan Whigs, « How Do You Burn ? ». En attendant, il nous en propose son troisième single, « The getaway », sous forme de clip, ici

« How Do You Burn ? » constitue le neuvième album du groupe et fait suite « Do to the Beast » (2014) et « In Spades » (2017), disques sortis depuis sa reformation.

Pour ses seconds rôles, Dulli avait fait appel à plusieurs collaborateurs de longue date, dont le regretté Mark Lanegan, qui était un habitué des Twilight Singers de Dulli, un partenaire des Gutter Twins et un ami proche. Lanegan fait ses débuts pour The Afghan Whigs comme choriste sur deux titres. ‘C'est Mark qui a donné son nom à l'album’, a fait remarquer Dulli.

Parmi les autres guests, on épinglera le concours de Susan Marshall, Van Hunt et Marcy Mays, la chanteuse principale de « My Curse », le morceau phare de l'album "Gentlemen" (1993).

 

Le nouvel album de Red Hot Chili Peppers paraîtra ce 14 octobre 2022. Intitulé "Return of the Dream Canteen", ce sera le second publié cette année. Il fera donc suite à "Unlimited Love", sorti en avril dernier. Et il a également été produit par Rick Rubin.

En attendant, il nous propose son nouveau single « Tippa My Tongue (Return of the Dream Canteen) », et il est en écoute ici

 

Le premier elpee d’Archers of Loaf, « Icky Mettle », remonte déjà à 1993 ! A l’époque, sa musique était parfois comparée à celle de Pavement, à cause des structures de chansons peu académiques, des paroles abstraites, de la production lo-fi et des guitares dissonantes. Le groupe s’était cependant séparé en 98 avant de se reformer en 2011.

Son nouvel album, (NDR : ce sera seulement son 5ème), « Reason in decline », paraîtra ce 21/10/2022. Et il devrait proposer un style totalement différent.  Les guitaristes Eric Bachmann et Eric Johnson forment désormais une unité fluide et complémentaire. Les lignes aiguës de Johnson s’élèvent clairement au-dessus du vacarme au lieu de se battre pour être entendues. Aujourd’hui, les textes de Bachmann, auteur-compositeur-interprète, équilibrent la colère avec un enchevêtrement complexe de perspectives adultes. Bachmann déclare : ‘Ce que je pense de ce retour ? Les trois autres membres sont géniaux. Il ne s’agit pas de répondre au passé ou à un quelconque héritage de merde. Je voulais retravailler avec ces gars parce que je sais quelle alchimie nous avons. Je sais que c’est rare.’

Un premier extrait est disponible sous forme de clip, et il est à écouter et regarder ici

 

 

lundi, 01 août 2022 18:20

Un ZZ Top brut de décoffrage…

Paru ce 22 juillet 2022, le nouvel album de ZZ Top, « RAW » constitue un hommage aux débuts du groupe. Il a été enregistré et filmé pour le documentaire Netflix, ‘That Little Ol' Band From Texas’, dans le cadre intime du célèbre honky-tonk texan, Gruene Hall. Sis entre Austin et San Antonio, ce lieu historique date de 1878. Billy Gibbons, Frank Beard et le regretté Dusty Hill s'y sont réunis en 2019, pour enregistrer de manière dépouillée et le résultat de ces efforts figure sur les douze pistes de cet elpee.

Les morceaux de « RAW » ont été enregistrés ‘live’, mais sans public, en une journée dans le but de rendre le processus aussi simple et direct que possible, un clin d'œil aux débuts du groupe.

L'album a été produit par Billy F Gibbons, enregistré par Jake Mann et G.L. G-Mane Moon et mixé par Ryan Hewitt. L'album est publié ‘à la mémoire vertueuse’ de Dusty Hill, décédé l'année dernière.

Le clip de « I'm Bad I'm Nationwide » est disponible

 

 

lundi, 01 août 2022 18:20

THICK nage dans le bonheur…

Le nouvel album de THICK, « Happy now », paraîtra ce 19 août 2022. En attendant, il nous propose son deuxième single, "Tell Myself", une compo qui invite les auditeurs à voyager dans le temps, alors que le trio féminin transmet avec tendresse sa sagesse à ses jeunes aficionados.

Le trio pop-punk de Brooklyn a de nouveau bossé sous la houlette du producteur Joel Hamilton (Iggy Pop, Juiceboxxx).

À propos de "Tell Myself", les membres du groupe ont déclaré : ‘En vieillissant, on regarde parfois son petit moi enfant et on aimerait pouvoir lui faire un câlin et lui dire que tout va bien se passer. Il ne s'agit pas de minimiser les expériences de la vie, mais de rappeler que vous êtes plus fort que vous ne le pensez et que - malgré ce que l'on ressent sur le moment - il y a une lumière au bout du tunnel.’

"Tell Myself" en ‘live’, est à voir et écouter

 

 

The Murder Capital vient de sortir un nouveau single. Intitulé « Only Good Things », il préfigure un changement de style pour la formation irlandaise. Dans un communiqué, le chanteur James McGovern, confie : ‘Cette chanson marque une évolution excitante pour le groupe. C’est tellement lumineux. C’est tellement coloré. C’est un avant-goût du climat du futur album dans lequel on pense avoir atteint un vrai sentiment de calme et de paix intérieure, mais, au fond, c’est une chanson d’amour.’ Et de poursuivre : ‘Dans ce morceau, le protagoniste demande simplement à son homologue de l’aider à se débarrasser de ses pensées intrusives, des démons sur ses épaules et d’être vraiment vulnérable. On est tellement content d’être arrivé là, parce que ce n’est pas ce qui est attendu de nous.’

Produit par Jon Congleton, "Only Good Things" est en écoute ici

En concert ce 20 août dans le cadre du Pukkelpop.

Page 84 sur 517