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Sebastien Leclercq

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mardi, 27 mars 2007 05:00

Pamplemousse mécanique

Il n’est pas courant de lire des chroniques de groupes relevant de la variété télévisée sur ce site. Et pourtant c’est bien le cas ici, puisque la sortie de ce quatrième album des Fatals Picards coïncide avec leur élection comme représentant de la France pour le concours Eurovision 2007 ! Et oui, lors d’un scrutin organisé par FR3 (!), les Picards ont été sélectionnés parmi une liste assez ouverte de candidats dont les…Wampas. Ne manquait plus que Morrissey comme ambassadeur pour le Royaume-Uni et nous aurions eu toutes les raisons d’assister à la finale du 12 mai, programmée à Helsinki, devant notre petit écran.

Bref, revenons à ce CD, le quatrième de la formation parisienne (au nom trompeur donc) dorénavant signée chez Warner, après trois premiers opus complètement autoproduits (et auto-distribués lors de leurs concerts, la totale !) « Pamplemousse mécanique » comme son nom l’indique, est un savant condensé d’humour au second degré et de caricatures extrêmes parfois même acerbes. La plage d’entrée « Bernard Lavilliers » donne le ton, tant au niveau du texte corrosif, que du tempo. On pense immédiatement à d’autres Picards, les « Marcel et son orchestre » ; mais bien que les morceaux soient plutôt de courte durée (comptez 3 minutes en moyenne pour les 16 titres), la deuxième et troisième plage font retomber notre enthousiasme. « Djembé man » ou « Les dictateurs » cassent un peu le rythme d’un punk/ska redondant, lors d’une parodie de reggae, toujours sur fond de textes ironiques. « Monter dans le pantalon » plagie ouvertement Zebda, et repart dans le ‘name coding’ où d’autres personnalités médiatiques sont entachées (Jean-Pierre Pernaud ou Descombes, par exemple). « Cure toujours » rappelle les premiers pas d’Indochine. Tout aussi caustiques, les textes dressent le portrait d’un jeune disciple de la cause gothique ; mais toujours en adoptant le ton de la dérision omniprésent sur cet opus. Seule la reprise de « Partenaire particulier » épouse un format classique. « Et puis merde je vote à droite » ainsi que l’interminable « Où se demandait » clôturent cette plaque dont le patchwork puise aussi bien dans la chanson française, le rock, le punk, le ska que la musique de rue.

Typiquement français, ce style possède-t-il suffisamment de caractéristiques grand public pour décocher la palme lors de l’Eurovision ? Réponse ce 12 mai 2007. Cependant, après la victoire conquise par les guignols heavy-métal de Lordi on peut s’attendre à toutes les surprises…

 

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