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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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mercredi, 31 août 2011 02:00

Black Moon Empire (split ep)

La discrète maison allemande Oxide Tones présente l’obscur « Black Moon Empire », un split cd très indiqué en cette fin de vacances sombre et pluvieuse. Un titre noir pour une collaboration germano-russe pourtant lumineuse entre deux groupes très peu connus hors initiés du genre : Collapse Under The Empire et Mooncake. De belles découvertes post-rock pour des ensembles, en tout cas, post-union soviétique…

Collapse Under the Empire est un duo issu de Hambourg qui réunit Chris Burda et Matthew Jason. Responsable de deux albums à ce jour, il jouit d’une certaine notoriété en Allemagne. Mooncake nous vient de Moscou. Peu notoire en Europe Occidentale, ce combo a publié un premier opus en 2008, « Lagrange Points ». Et il faut reconnaître que le tandem tient la dragée haute aux formations issue de l’Ouest du Vieux Continent.

Les deux groupes se partagent 5 morceaux post rock, sur un Ep tout en nuances. En guise d’ouverture, les deux ensembles participent au titre maître, une compo abordée dans l’esprit de Mogwai et caractérisée par ses envolées atmosphériques. Les bands se réservent ensuite deux inédits chacun. Les Allemands nous livrent un « TSD » à fois complexe et chargé d’émotion avant de littéralement nous rentrer dedans lors d’un « Spark », dont l’énergie percutante évoque la quintessence de 65DaysofStatic.

Dépouillées et subtilement construites, les compos de Mooncake lorgnent plutôt du côté de Caspian. Le combo nous livre deux pépites dénichées, probablement, dans les eaux profondes de l’Oural.

Satisfaction personnelle, quoique décrié, le post rock n’a pas encore rendu son dernier souffle. Il vient peut-être de rentrer dans une phase universelle. Et Collapse Under The Empire ainsi que Mooncake en sont plus que probablement la parfaite démonstration…

 

mercredi, 31 août 2011 02:00

Cults

Sans aucune surprise, Cults ne devrait pas tarder à devenir… culte. Le duo américain propose, en effet, tout au long de son premier opus éponyme, une collection imparable de tubes pop sixties aux reflets surf, lo-fi et à la production moderne et chic.

Cults est un duo réunissant Brian Oblivion et Madeline Follin, deux noms qui évoquent une myriade de fantasmes musicaux… Le buzz précédant la sortie de cet album leur a permis de s’offrir Shane Stoneback (Vampire Weekend, Sleigh Bell, M.I.A.) à la mise en forme. Un choix judicieux, car le producteur transcende les petites bombes pop mélodiques, gavées de reverb. A l’instar des « Most Wanted » et « Go Outside ». Chez Cults, les Shangri-Las et les Ramones rencontrent My Bloody Valentine, car leurs ritournelles aux mélodies sucrées, d’apparence inoffensives, sont drapées de textures sombres et légèrement dérangées. Les lyrics traitent ainsi, entre autres, des ravages causés par les excès de consommation de drogue, des textes parsemés de citations signées Charles Manson. Le ver se cache dans un fruit apparemment sain ! Du fond de sa cellule, Phil Spector doit se réjouir du comportement de ses héritiers naturels. La pop dépravée a déniché ses nouveaux monarques !!!

 

mercredi, 31 août 2011 02:00

If Not Now When?

Au cours de mon adolescence, je considérais Incubus comme de véritables héros. Malheureusement, à contrario des Deftones, ils ne sont pas parvenus à surfer sur la vague ‘nu métal’ des 90’s jusqu’aujourd’hui.

Publié en 2011, « Morning New » était encore de toute bonne facture, même si la bande à Calabasas y avait nettement adouci le ton. Mais cet elpee augurait déjà de la future orientation du combo. Et la suite des événements va le confirmer. D’ailleurs, de leur expression sonore originelle, il ne subsiste plus rien de métal-funk (« Fungus Amongus ») ou de métal hybride (les superbes « S.C.I.E.NC.E. » et « Make Yourself »).

La plupart des plages d’« If Not Now When ? » me font penser à la guimauve dégoulinante de James Blunt. Il y a bien toujours la superbe voix de Brandon Boyd, mais elle ne sert que des compos aseptisées. Et on cherche vainement le grain de folie qui alimentait autrefois Incubus. Pourtant les parties instrumentales sont superbes. Surtout celles que se réserve Michael Einzinger, un personnage dont la carte de visite mentionne des études universitaires (NDR : musicales !) à Harvard. En outre, l’opus a été produit par le vétéran Brendan O’Brien, responsable de la mise en forme d’albums pour Pearl Jam. Mais on reste sur sa faim. Il y a bien les singles « Adolescents » et « Promises, Promises », mais le manque d’inspiration est flagrant. Après le déclin de Korn, Limp Bizkit et même de Coal Chamber, on enregistre donc également celui d’Incubus. Mais que reste-t-il de mes premiers amours ?

 

mercredi, 31 août 2011 02:00

The Locomotive Sound Corporation (Ep)

The Locomotive Sound, c’est Beth Dildo –une touche de Karen O en plus– qui aurait été engagée par Jack White. Sans le même talent, bien sûr, mais avec une belle attitude rock n’ roll pour des compos qui tiennent tout à fait la route ! Cet Ep constitue le premier essai de ce groupe. Il est éponyme et s’adresse aux fans de blues/rock puissant, sexy et animal. Parfaitement produits par Guyom Pavesi, les 5 plages sont particulièrement intenses. La rythmique est percutante et les riffs sont gras (« Rounded Circle »). Echafaudée sur un mur de guitares, une compo comme « King Kong » devrait faire des étincelles sur les planches. On est même proche de l’univers du heavy metal. Mais qui donc serait capable ou assez fou pour arrêter cette locomotive, sur sa lancée ? Pas votre serviteur, c’est sûr…

 

mercredi, 31 août 2011 02:00

Drug Queens (Ep)

Vu le patronyme, on se doutait bien qu’on n’allait pas rencontrer un groupe responsable d’une musique toute en délicatesse. Et l’écoute de « Drug Queens » en est la parfaite illustration. Manifestement, Mudweiser ne fait pas dans la dentelle ! Le groupe revendique l’incarnation ‘frenchie’ des maîtres du Stoner-rock. Et manifestement, ce trio fondé en 2005 doit vouer un véritable culte à Fu Manchu, Kyuss ainsi qu’aux ‘Desert Sessions’ de Josh Homme. Des sessions qui ont donc inspiré ce combo montpelliérain, responsable d’un Ep aux quatre titres plus californiens que nature… Et surprise, Reuno, le leader des cultissimes Lofofora, est venu poser sa voix si caractéristique. Très réussis, ces exercices de style qui véhiculent pourtant des clichés sex, drugs & rock’n’roll, devraient ravir les amateurs de riffs lourds.

 

mercredi, 24 août 2011 02:00

Like a Fire without Sound

Un peu de douceur bienvenue en ce bien triste mois d’août nous est apportée par le nouvel album des très discrets Américains de Should, « Like a Fire Without Sound ». Marc Ostermeier et Tanya Maus reviennent en effet 13 ans après avoir publié le cultissime « Feed Like Fishes ». Toujours aussi minimal, le son shoegaze du duo d’Austin continue de naviguer en eaux vaporeuses grâce à leurs voix cotonneuses… Un contraste saisissant se dessine d’ailleurs entre ces doux organes et une musique, qui bien que douce elle aussi, rappelle la rugosité du rock lo-fi de Yo La Tengo voire de The New Year. Des morceaux minimaux et mélodiques donc, mais jamais simplistes pour autant (« Turned Tables »). Composé sur une période de 5 ans, « Like a Fire Without Sound » est un condensé d’indie-pop à la production dépouillée mais terriblement efficace. Les morceaux, et leurs discrets riffs de guitares, prennent leur temps afin de dévoiler leurs charmes mais ne sont jamais loin de toucher le cœur comme sur les magnifiques et languides « Glasshouse » ou encore « The Great Pretend »…

Une œuvre incontestablement influencée par les premiers albums pop de Brian Eno. Une musique facile et difficile d’accès à la fois qui se découvre au fil des écoutes. Un feu brûle mais on l’entend à peine… Vous devez (« You should… ») découvrir cet album.

 

mercredi, 24 août 2011 02:00

My Taylor is Rich

Vu le titre de l’album, caractérisé par son humour potache assumé, je peux assurément me permettre une intro bateau : chez The Vogues, ont est dans le vague, dès le début… Et en effet, très peu d’info circule sur le net au sujet de ce mystérieux groupe belge. Pourtant, leur anonymat ne devrait être que temporaire car, à l’écoute de « My Taylor is Rich », les Bruxellois pourraient transformer leur patronyme en or…

Si la Suède recense les talentueux The Hives, la Belgique peut compter sur The Vogues. Un peu moins inspiré que la formation scandinave et en retard sur la balle, le combo belge propose néanmoins un paquet de morceaux efficaces, découpés dans les cordes de leur Stratos. Les lignes de basse sont sautillantes et les riffs de gratte efficaces.

The Vogues ont remporté le concours ‘Pure Demo’ organisé par Pure FM et sont maintenant produit par Julien Paschal, le batteur de Piano Club.

« My Taylor is Rich » constitue leur premier elpee. Partagé en 12 pistes, il puise son inspiration, tour à tour (NDR : et inévitablement) chez les Hives (« In & Out »), Franz Ferdinand (le plus dansant… « Dance ») ou encore The Thermals (les titres/punk rock « Fresh 02 » et « Behind Sunglasses », mais également la voix du chanteur). Pourtant, le disque baigne dans un climat rock garage sixties ; celui des Kinks, en particulier.

 

mercredi, 17 août 2011 02:00

The Double Cross

Le Canada est une monarchie constitutionnelle qui est encore sous les ordres symboliques de la Couronne d’Angleterre, aujourd’hui. Et Sloan, groupe de power pop canadien, originaire d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, nous le rappelle indirectement. Car sa musique est plus ‘british’ que nature. Une démonstration ? Le titre « Your Daddy Will Do », qui aurait pu figurer au répertoire des Beatles !

La formation compte une dizaine d’albums à son compteur ; et pourtant, elle n’est guère notoire sur le Vieux Continent, alors qu’outre-Atlantique, elle cumule les ‘Awards’ depuis 1994. « The Double Cross » (2 fois ‘X’) célèbre le 20ème anniversaire de la sortie du premier opus live de Sloan, un patronyme inspiré du surnom d’un de leur ami, ‘The Slow One’, mal prononcé par un producteur français… Caractéristique essentielle du combo, tous les membres se partagent l’écriture. Ce qui explique certainement l’éclectisme de « The Double Cross », un éclectisme qui ne nuit cependant pas à l’homogénéité du long playing.

Le power pop de Sloan est de (bonne) facture. Bien produites, efficaces, ‘classiques, les compos sont hyper mélodiques. Les harmonies vocales sont soignées et les claviers fluides (« I’ve Gotta Know », « Beverly Terrace »). Les riffs, efficaces (ceux du single « Unkind », ont probablement été piqués… aux Stones). Bref, 33 minutes rondement menées… Consensuel ? Peut-être ; mais le rock ne l’est-il pas devenu ?

 

mercredi, 17 août 2011 02:00

Dopestlyvesky

Il faut l’avouer, à ce jour, je ne m’étais jamais frotté au hip-hop judaïque. Ephryme (prononcez ‘E-prime’), est un rapper étasunien qui le pratique. Après avoir macéré dans l’underground, à Olympia (c’est dans l’Etat de Washington), pendant une décade, l’artiste décide de déménager à Brooklyn. En 2009. Et « Dopestlyvesky » constitue son premier elpee. Un opus publié sur le légendaire label K Records, cher à Calvin Johnson, plus connu pour ses signatures indie-rock (Bikini Kills, Built To Spill, Modest Mouse).

Particulièrement engagé, Ephryme aiguise ses commentaires sociaux et religieux, en les truffant de références littéraires. Il est soutenu par un backing band talentueux : le Smoke of Oldominion. « Dopeslyvesky » mixe donc les beats électro et la musique live. Le ‘hip-hop’ pratiqué par l’Américain oscille du hip folk (le brûlot autobiographique « Poppasong », inspiré par Everlast) au carrément reggae-dancehall (« Blow Up the Block », plage pour laquelle il a reçu le concours des rappeurs juifs DeScribe et Y-Love) en passant par le klezmer (« Better in the Dark », «  Divine by Devine »). Ce qui n’empêche pas l’artiste yankee de nous réserver un titre hyper épuré digne de Sage Francis (« Grind Toroughly ») ainsi que des morceaux old-school au parfum West-Coast, proches de l’univers de Snoop Dog (« Life Sentence », « Elements of Style »).

Lors de ce grand recyclage, Ephryme revisite des pans entiers de la crème du hip-hop des années 90, tout en en les tapissant de considérations religieuses et sociales. Et malgré le poids des références inégalables, il réussit à tirer son épingle du jeu. Un fameux talent, en perspective…

 

mercredi, 17 août 2011 02:00

Pint of Blood

Pour enregistrer son cinquième elpee, Jolie Holland a reçu le concours des Grand Chandeliers. Pourtant, malgré son titre sanglant (« Pint of Blood »), l’Américaine ne change guère de registre. Son country folk empreint de délicatesse n’a donc pas encore cédé le relais au Death Metal nourri à l’hémoglobine.

L’artiste a toujours la tête plongée dans les années 60 et 70. Ce qui lui permet, tout au long de cet elpee, de varier les climats. Arpèges électriques dispensés tout au long de « Little Birds », slide colorant un « Lod and Yellow » dans l’esprit de Neil Young ou encore cover du classique de Townes Van Zandt, « Rex’s Blues » ; manifestement, la Texane ne manque pas de talent. Et puis surtout, son timbre vocal légèrement rauque et unique en son genre, fait la différence.

Shahzad Ismaily coproduit ce disque. Et tout au long de l’elpee, il y apporte également ses interventions si particulières à la six cordes. « The Devil’s Sake » est une superbe plage, une piste au cours de laquelle Jolie échange des notes ‘bluesy’ en compagnie de Marc Ribot. Un exercice de style très technique, mais empreint de douceur. D’ailleurs, lorsque Jolie Holland aborde « Honey Girl », on en déduit que c’est le miel qui alimente cet opus, et pas le sang qui l’éclabousse…