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La vérité selon RORI

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The Wolf Banes - De Casin...
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Taï

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mercredi, 17 août 2011 02:00

Ground Zero Generals

Les très jeunes rappeurs de Nine 11 Theasaurus appartiennent au collectif ‘Representing NYC’, un réseau d’artistes issu de Brooklyn impliquant les artistes hip-hop du cru et les milieux culturels professionnels dans le cadre d’un programme social visant à les épauler pour la production, le marketing ou les aspects financiers… Fortement marqués par les évènements du 11 septembre, ces adolescents devaient être encore enfants lorsque ces attenants ont éclaté ; mais plusieurs d’entre eux y ont perdu des proches ; ce qui ne les a pas empêchés de vouloir transcender leur malheur en énergie positive, à travers le collectif Nine 11 Theasaurus!

Leur hip-hop est radical à l’instar de celui ‘West-coast’ des hyper médiatisés Odd Future. Il rappelle les premiers pas de leurs illustres aînés de Wu Tang Clan… C’est dire le niveau. La production, très moderne et asphyxiante, a été confiée à Time Dewit (ex-Gang Gang Dance) et Matt Mehlan (Skeketons). « Ground Zero General » libère des beats froids, sombres et précis, boostant à merveille le flow assez fou des 6 MCs décrivant des paysages urbains chaotiques. Les rythmiques épileptiques de « 16 Bars » ou de l’imparable single « Rookie of the Year » constituent les sommets de l’album. Les New-yorkais pratiquent un hip-hop proche de celui de Shabazz Palaces ou Cannibal Ox, pour les connaisseurs.

« When the Towers Fell We Rose » scandent-ils fièrement… Ah, si Ben Laden avait prévu que ses terribles attentats auraient finalement entraîné des retombées positives…

 

mercredi, 10 août 2011 02:00

Figurines

Figurines est une formation danoise dont la notoriété n’a pas encore dépassé les frontières de son pays. Pourtant, elle est loin de réunir de simples figurants sur la scène indie européenne, puisqu’elle compte déjà 10 ans de carrière. Leur premier Ep, « The Detour », remonte d’ailleurs à 2001 ! Le Danemark est devenu un véritable repaire d’artistes créatifs, puisqu’il a notamment enfanté Slaraffenland, The Kissaway Trail et surtout Efterklang. Des artistes qui partagent, malgré des styles différents, un même goût pour la richesse des arrangements et les mélodies **** étoiles.

A ses débuts, la musique de Figurines était essentiellement inspirée par la scène indie étasunienne des 90’s. Et en particulier par Pavement, Modest Mouse et Built to Spill. Aujourd’hui, elle lorgne davantage vers le psyché/rock de MGMT, tout en adoptant une forme eighties dans ses arrangements (les hymniques « New Colors » et « Free Today »). Des arrangements qui peuvent même se révéler luxuriants, presque symphoniques, impliquant envolées de cordes, harmonies et claviers en tout genre. A l’instar de « Free Today », une petite pépite très radiophonique. Autre perle, « Every Week », une plage caractérisée par son refrain euphorisant. Mais si le groupe déborde d’idées, il ne parvient pas toujours à les canaliser. Ce qui explique pourquoi, l’opus manque d’homogénéité. « Hanging from Above » et « Poughkeepsie » en sont certainement les plus belles illustrations. Selon leurs fans, le groupe a perdu en spontanéité, ce qu’il a gagné en épaisseur. Risquant ainsi de perdre le mélomane en cours de route. Et en particulier sur leur quatrième elpee. Un album éponyme. Enfin, dernière précision, Christian Hjelm, le chanteur, possède une voix qui campe un hybride entre celle de Gaz Combes (Supergrass) et de Kevin Barnes (Of Montreal).

 

mercredi, 10 août 2011 02:00

The best of

Trente et un ans après le suicide de Ian Curtis, le label Rhino a décidé de nous replonger dans l’univers dansant mais claustrophobe du gang mancunien, en publiant « Total », un ‘best of’ réunissant 5 morceaux de Joy Division et 13 de New Order, groupe fondé par les membres de Joy Division (Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Summer), à la mort de leur leader. Un objet bien entendu inutile pour les fans de ces illustres formations anglaises, si on ne tient pas compte de l’inédit signé New Order, « Hellbent » (NDR : que les fans doivent probablement déjà détenir) et de la remasterisation des titres opérée par Frank Arkwright. Mais, pour celles et ceux qui ne possèderaient pas les albums des rois du label Factory dans leur (compacto/disco)thèque, « Total » constitue une jolie synthèse de leurs œuvres et devrait permettre au mélomane lambda de mieux cerner le style et l’évolution de deux formations fondamentales de l’histoire de la pop et du rock. Epinglant des hits indispensables dont l’incontournable mélopée « Love Will Tear Us Apart », « Blue Monday » caractérisé par son rythme irrésistible ou encore le glacial « Satisfaction ». Et puis, quel plaisir de retrouver la ligne de basse mélodique si spécifique de Peter Hook !

Enfin, pour rendre le recueil plus alléchant, l’artwork minimaliste à été confié, comme ‘au bon vieux temps’, à Peter Saville, ex-directeur artistique de Factory Records.

 

mercredi, 10 août 2011 02:00

E.S.P.

Inconsciemment, The XX a tracé le chemin pour de nombreuses formations. Encore que parfois on se demande si ce n’est pas l’œuvre des Young Marble Giants qui est à l’origine de ce mouvement. Bref, cette identité sonore froide, épurée, minimaliste et mélancolique on la retrouve, par exemple chez Love Inks, une formation américaine qui évolue bien dans la lignée du fantastique groupe insulaire.

Originaire d’Austin, Love Inks est un trio réunissant le couple Sherry LeBlanc (voix) et Kevin Dehan (basse) ainsi que leur ami guitariste Adam Linnell. « E.S.P. » (= ‘Emotion Simple Pop’), premier album du band, est découpé en 10 plages. Il règne, tout au long de cette œuvre, un climat langoureux, romantique. On comprend ainsi mieux le choix de leur patronyme ; surtout quand on sait le ‘Love Ink’ est une tradition quasi ‘magique’ qui consiste à écrire de nouvelles lettres d’amour en se servant de l’encre fabriquée par les restes brûlés d’anciennes lettres d’amour...

Comme chez The XX, la basse est bien mise en avant. Les beats électro sont imprimés par une boite à rythmes. Les accords de guitare légers, les interventions de claviers à coloration 80’s. La voix de Sherry est particulièrement sensuelle. Parmi les pistes incontournables, j’épinglerai l’imparable et classieux « Skeleton Keys », la reprise lascive du « Rock On » de David Essex ainsi que le (presque) joyeux « Blackeye » (‘You’ve got black eye on your eye/ Tell me was it from a fight, baby?/ Did it happen last night?’), paru en single. Un regret, la brièveté de ce long playing : 30 minutes. Bien sûr, E.S.P. ne joue pas encore dans la cour des inégalables XX, mais il s’en rapproche ; et puis sa musique devrait conquérir les cœurs d’une grande majorité des romantiques contemporains…

En concert, au Botanique, le 20 septembre.

 

mercredi, 03 août 2011 19:59

Of The Days

L’univers sonore de Grey Reverend serait-il gris ? Voire ténébreux ? On pourrait le croire, à la lecture de ce patronyme ecclésiastique. Mais, en écoutant attentivement « Of the Days », son premier opus, on décèle quelques nuances dans son folk d’apparence très (trop !) classique. Né LD Brown, l’Américain fait ses débuts à New York. En assurant le supporting act de The Cinematic Orchestra. C’était déjà, il y a quelques années. Pas étonnant qu’« Of the Days » soit donc publié sur Motion Audio, le label de Jason Swinscoe, leader du Cinematic Orchestra.

Tout au long de son album, notre Reverend tisse subtilement de douces et simples complaintes acoustiques dans le blues/folk. Parfois, il souffle dans un harmonica (« Forsake »). Les textes sont épurés mais forts et profonds. Le meilleur morceau de l’elpee ? Le craquant « Little Eli ». Phénomène inévitable, vu le dépouillement des compos, au fil de l’écoute, un certain ennui commence à vous envahir. Je conseillerai donc l’écoute de ce disque, à celles et ceux qui recherchent la relaxation, et de préférence dans le noir (NDR : le gris ?)

 

mercredi, 03 août 2011 19:54

Oasem

C’est officiel, Antony Hagerty possède un lointain cousin batave. Et il est originaire d’Utrecht. Son nom ? Thijs Kuijken alias I Am Oak. A l’instar du New-Yorkais, ce jeune artiste compose de délicates et profondes complaintes sculptées dans un mélange de folk romantique et de soul ténébreuse. Le plus bel exemple ? Une magnifique chanson issue d’« Oasem », le second album d’I Am Oak. Il fait suite à « On Claws », paru en 2010. Et comme sur les dernières œuvres d’Antony & the Johnsons, le climat entretenu tout au long de ce long playing est particulièrement austère. Parfois même impénétrable. Et je pense tout particulièrement à « Island ». D’ailleurs, certaines plages nécessitent plusieurs écoutes, avant de pouvoir en percer le cœur. L’ombre de Timber Timbre plane sur le ténébreux « Curt ». Un morceau au format acoustique, éclaboussé d’interventions distordues de claviers, et surtout d’orgue. Soutenu par d’excellentes harmonies vocales, la voix profonde et mélancolique de Thijs est susceptible de vous entraîner dans un univers tortueux, au sein duquel vous ne pourrez (voudrez ?) plus vous évader.

« Oasem » se prononce ‘Awesome’ et finalement, on n’est pas loin du compte, non plus !

En concert le 1er octobre au Play Festival, à Hasselt.

mercredi, 03 août 2011 19:50

Sin Sin Sin

Enigmatique Le Butcherettes… Un étrange patronyme. Une signature chez ‘Rodriguez-Lopez Productions’ (NDR : le label d’Omar Rodriguez-Lopez, guitariste de The Mars Volta, préposé à la basse sur cet elpee). Et l’illustration malsaine de l’artwork, digne de Marilyn Manson. Aussi, on se demande à quelle sauce on va être mangé à l’écoute de ce « Sin Sin Sin », le premier opus de Le Bucherettes. Un groupe fondé à Guadalajara (au Mexique) par Teri Gender Bender (née Teresa Suarez) et Auryn Jolene (NDR : elle a quitté le groupe entretemps)…

Eh bien, leur solution sonore pourrait être le fruit d’un mélange entre le rock des Yeah Yeah Yeahs (« The Actress That Hate Rousseau ») et la folie de System of a Down (« Dress Off », « Mr. Tolstoi »). Si quelques morceaux ne sont pas du meilleur goût (« Tainted in Sin ») et les textes un peu faciles, Teri ne manque en tout cas pas de personnalité ! Sa voix rappelle celle d’Allison Mosshart de The Kills (« New-York ») voire celle de Courtney Love. Résolument féministes, Le Butcherettes défendent, à travers leurs textes engagés, la condition féminine. Se référant aussi bien à la maltraitance, aux bordels de Tijuana qu’à la littérature anglo-saxonne …

Le côté un peu fêlé, décalé et latino de « Sin Sin Sin » devrait ravir les chantres des séries Z tels que Quentin Tarantino ou même Rob Zombie. Et, paraît-il, le groupe excelle sur les planches, y dispensant une énergie hors du commun. Un spectacle au cours duquel les artistes portent des déguisements burlesques, font couler du faux sang ou exhibent une tête de porc… Caramba ! C’est le comble pour une végétarienne comme Teri Gender Bender !

 

mercredi, 03 août 2011 19:47

Crack My Bones

Vous n’avez jamais entendu parler de The Shoes, la nouvelle sensation électro-rock française ? Pourtant, ce duo de producteurs –Guillaume Brière et Benjamin Lebeau (ex-The Film)– a déjà beaucoup fait parler de lui à travers ses nombreux remixes (Ladyhawke, Late of the Pier, etc.) et travaux de production (Shakira, Raphaël, Gaëtan Roussel) avant de délaisser ses laptops pour se lancer dans l’aventure pop. D’ailleurs, on imagine difficilement que des artistes aussi réputés que Gonzales, Esser, The Cock’n Build Kid, Primary One ou Wave Machine, seraient venus apporter leur concours à la confection de leur premier album, sans cette carte de visite…

Les deux acolytes reconnaissent pour influences majeures Hot Chip, LCD Soundsystem mais aussi The Cure. Résultat des courses ? L’opus est en effet moins dansant et plus rock que les travaux des groupes chers à James Murphy et Alexis Taylor. Anthonin Ternant des Bewitched Hands collabore à la majorité des morceaux. Ce qui explique pourquoi certaines plages pourtant dansantes, comme « The Wolf Under the Moon » (Gonzales s’y réserve le piano) ou « Crack My Bones », baignent au sein d’un climat mélancolique. Pensez à New Order. Pourtant, c’est lors des pistes les plus up-tempo que The Shoes s’en tire le mieux. D’ailleurs, « Stay the Same » (avec Esser) ou l’ultra euphorisant « Time to Dance » sont des hits en puissance…

C’est le très en vue producteur londonien Lexxx qui s’est chargé du mix de cet elpee estival destiné aux dancefloors. Un bel essai réussi donc pour le groupe frenchie au plus grand potentiel commercial depuis Phoenix ! Des Shoes ‘hype’ d’accord mais ‘designées’ par des créateurs de talents. H&M rencontre Jimmy Choo ?

Notons aussi la très belle photo illustrant l’album, signée Gavin Watson (This Is England).

Pour danser au Pukkelpop le 20 août.

 

mercredi, 03 août 2011 19:29

I Wish I Was Someone Else

Patrick Zimmer (aka Finn.) est un auteur-compositeur originaire d’Hambourg. En 2009, cet artiste avait gravé un magnifique album dans les catacombes d’une vieille église de Saint-Pauli. Intitulé « The Best Low-Priced Heartbreakers You Can Own », cette œuvre était honteusement passée inaperçue, chez nous, alors qu’elle recelait des morceaux bouleversants d’émotion…

« I Wish I Was Someone Else » constitue son nouvel elpee. Il réunit des reprises qu’il a adaptées à sa propre sauce. Le tracklisting épingle notamment de grands classiques comme le « Kiss » de Prince, « Georgie on my Mind » de Ray Charles ou « Private Dancer » de Tina Turner. Des morceaux qu’il épure et interprète en injectant toute sa sensibilité personnelle, à l’aide de sa voix d’ange au timbre d’écorché vif. Les deux covers les plus réussies sont manifestement le « Don’t Dream It’s Over » de Crowded House, caractérisé par un dédoublement particulièrement réussi des voix, et la superbe version du « Ne dis rien » de Serge Gainsbourg, qu’il chante dans la langue de Molière. Si sur la longueur, le long playing peut susciter un léger sentiment de lassitude, individuellement, les pistes, sculptées dans le folk, sont de toute beauté. En fait, Finn. parvient à se réapproprier chaque chanson. Un exercice de style romantique pour lequel, manifestement, il excelle. Après cette parenthèse ludique, on espère vivement que cet artiste talentueux nous réserve bientôt un nouvel album, consacré à des compositions personnelles.

 

On n’a plus entendu grand-chose de positif au sujet de l’ex-enfant doré de Manchester, depuis des lustres… Plus précisément depuis la publication de son superbe premier album, « The Hour Of The Bewilderbeast », un opus couronné par un mérité Mercury Prize ! Entre-temps, l’homme au bonnet s’est séparé de sa maison de disque (XL Recordings) et est tombé dans un relatif anonymat, malgré la confection de quelques albums d’honnête facture ainsi que la BO des films ‘About A Boy’ et ‘The Fattest Man on Brittain’, des bandes sonores réussies même si toutefois bien moins flamboyantes que son œuvre inaugurale.

Damon Gough nous propose donc aujourd’hui son 5ème elpee studio, 10 ans après commis son chef d’œuvre. « Photographing Snowflakes » constitue la première partie d’une trilogie sous-titrée « It’s What I’m Thinking ». Deux épisodes devraient donc encore paraître. Toujours aussi ambitieux, le Mancunien s’en donne-t-il les moyens ? Une rapide écoute le confirme. Cough a choisi de se limiter à 10 morceaux. Une concision judicieuse, quand on sait que cet artiste est capable de fourguer une vingtaine de chansons sur un long playing. Et il l’a démontré dans le passé.

Magnifiquement produites par Stephen Hilton (Primal Scream, Scott Walker, Pulp), les compositions de Cough sont sculptées dans une britpop raffinée, racée et finement ciselée. Des plages aux arrangements majestueux. A l’instar de l’irrésistible « Too Many Miracles », caractérisé par ses envolées de violons. Mais l’Anglais privilégie le dépouillement, un choix qui fait un bien fou à sa musique. Et si certaines pistes succombent encore à la limite de la guimauve (« This Electric »), on y recèle quand même quelques sucreries de qualité (« Quality Street »). Certaines plages atteignent même le sommet de l’orfèvrerie pop. Et je pense tout particulièrement à « It’s What I’m Thinking », buriné par une pedal steel, à « This Beautiful Idea » exalté par un refrain grandiose ainsi que « What Tomorrow Brings », qui véhicule une émotion très palpable. Un regret néanmoins : le manque de folie de l’ensemble.

Ce come-back est cependant une bonne nouvelle de la part de ce petit prince de la pop anglaise. D’ailleurs, si vous aimez les confiseries mélodiques, oubliez James Blunt et ruez-vous sur le dernier Badly Drawn Boy. On espère simplement que la suite de sa trilogie atteigne le même niveau. Et puis, c’est certain, on réentendra rapidement parler de lui en termes dithyrambiques.