La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Stereolab
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

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jeudi, 26 décembre 2019 16:14

Au-delà de la Double Date With Death…

Fondé à Montréal en 2014, en plein boom garage californien, Double Date With Death a opéré ses premiers pas en pratiquant un garage-punk hargneux, taillé pour le live, à l'image de ses modèles John Dwyer ou Ty Segall. A l’instar de ses compatriotes Chocolat ou des français de Petit Fantôme, le band décide cependant de s'essayer au chant en français. Et il le démontre déjà sur son titre « Magicien », un morceau pop aux reflets psyché paru sur leur premier album « Headspace », en 2016. Le prochain opus sera donc écrit intégralement en français. Collage d’images et de personnages au casting duquel on trouve une princesse perdue, une sombre forêt ou une sorcière rouge, L'Au delà dessine les contours d'un monde surréaliste, illustré par une superbe pochette du dessinateur belge Elzo Durt (auteur de pochettes pour Oh Sees, La Femme, Kaviar Special, etc).

Sur ce nouvel LP, enregistré au studio Pantoum en 2018 avec l'aide de Guillaume Chiasson (Ponctuation, Jesus les filles, Bon Enfant, The Blaze Velluto Collection) les Québécois associent aux explosions punk des pistes pop superbement produites.

L'au-delà’ paraîtra le 10 janvier 2020.

En attendant, le titre « Kodak », est en écoute ici

 

jeudi, 26 décembre 2019 16:12

L’esprit subtil de Wolf Parade

Le nouvel LP de Wolf Parade, « Thin mind », paraîtra ce 24 janvier 2020. L’opus a été produit par John Goodmanson. Début de cette année, le multi-instrumentiste Dante DeCaro a quitté le groupe. Il n’a pas été remplacé. La formation a choisi de continuer l’aventure sous la forme d’un trio.

Le clip de « Forest green », qui figurera sur le cinquième LP de Wolf Parade est disponible ici

Tacklisting

01 Under Glass
02 Julia Take Your Man Home
03 Forest Green
04 Out of Control
05 The Static Age
06 As Kind as You Can
07 Fall Into the Future
08 Wandering Son
09 Against the Day
10 Town Square

20 ans après « Puzzle », son premier elpee, Tahiti 80 nous propose son nouvel opus, « Fear of an acoustic planet”. Le groupe rouennais revisite douze de ses morceaux sous un format acoustique. Le titre adresse un clin d’œil amusant au mythique « Fear of a black planet » de Public Enemy. Pour enregistrer cet album-anniversaire, la formation s’est réunie au complet (le guitariste et chanteur Xavier Boyer, le bassiste Pedro Resende, le guitariste Médéric Gontier et le batteur Raphaël Léger) dans son repaire rouennais, le Nama Biru Studio. La formation a pioché dans la centaine de morceaux de son répertoire pour revenir à l’essence-même des chansons. Il ne s’agit cependant pas d’un album ‘unplugged’ joué en ‘live’, mais de nouvelles versions qui impliquent xylophone, bongos, mélodica, glockenspiel, percussions, triangle, etc.

L’album est en écoute sur leur bandcamp ici

TAHITI 80 se produira en Belgique pour 2 dates en avril prochain :

Vendredi 3 avril : Entrepôt (Arlon)
Samedi 4 avril : Cercle St-Hubert (Marchin-Huy)

jeudi, 26 décembre 2019 16:07

La cité d’amour de Deacon Blue

Deacon Blue est un groupe écossais qui a rencontré un énorme succès entre la mi-eighties et la mi-nineties. Si vous vous souvenez du tube « Real gone kid », il faut surtout souligner les ventes globales des albums de Deacon Blue qui s'élevaient à six millions d’exemplaires, en 2012.

La formation publiera un neuvième LP studio, « City of love », le 6 mars 2020. Le titre maître est en écoute ici

Tracklisting

City Of Love
Hit Me Where It Hurts
Weight Of The World
Take Me
In Our Room
Intervals
Keeping My Faith Alive
A Walk In The Woods
Come On In
Wonderful
On Love

Fondé en 1999, Black Lips est un groupe de garage issu d’Atlanta, en Géorgie. Son neuvième elpee stutio, « Sing In A World That’s Falling Apart », paraîtra ce 21 janvier 2020. Les sessions se sont déroulées aux légendaires studios d'enregistrement Valentine, à Laurel canyon, récemment rouverts et ont bénéficié du concours de l'ingénieur du son Nicolas Jodoin. Deux titres sont disponible en écoute : « Odelia » (ici) et « Gentleman » (là)

jeudi, 26 décembre 2019 15:58

Jan Verstraeten rêve des tropiques…

« Tropical View », c’est le nouveau single de Jan Verstraeten, un artiste issu du Nord de la Belgique, responsable d’un excellent premier Ep baptisé « Cheap dreams » ; un disque paru début de cette année. Traduit en clip, ce titre de pop fantaisiste et cinématographique met en scène un singe grandeur nature se déplaçant entre un monde de rêve et celui du Gameboy Super Mario. Jan a imaginé cette vidéo en compagnie de la photographe, écrivaine et designer Murielle Scherre.

‘Parfois, je veux vivre ma vie comme Super Mario. Me déplacer d'île en île, lancer des boules de feu, manger des super champignons et sauver la princesse Daisy’…

Le clip est disponible ici

 

jeudi, 26 décembre 2019 15:55

Poliça veut rester en vie…

Sur les trois premiers albums de Poliça, Leaneagh s'est concentrée sur la réorganisation du monde et ses relations en son sein. Tout au long de « When We Stay Alive », elle réalise le pouvoir de restructurer son moi intérieur. Le titre de l'album fait référence à l'idée d'avancer dans la vie - nos expériences, bonnes et mauvaises - et ce qui se produit ensuite avec la force que nous trouvons. Le titre et le thème de cet opus s’expliquent, quand on sait que Channy Leaneagh était tombée de son toit en dégageant de la glace au début de 2018. Blessée à la colonne vertébrale, elle a été forcée de vivre à mobilité réduite pendant des mois. Le quatrième opus de Poliça, « When We Stay Alive », paraît ce 31 janvier 2019, un disque annoncé comme un hybride indiscernable entre instrumentation organique et électronique.

Le clip de « Driving », issu de ce futur long playing, est disponible ici

 

“A Post-Apocalyptic Modern Art Gallery”, c’est le titre du premier album de Maxence Lemaire, un producteur bruxellois qui commence à se forger un nom grâce à un son caractéristique, constitué de murs de synthétiseurs saturés et de beats efficaces. Cet album est une œuvre électronique intense, maximale, sombre et dystopique ; une montagne russe, oscillant entre les douces mélodies et les coups de grosses caisses. « Cyborg », c’est le titre de son nouveau clip. Annie Sama y incarne un robot de séduction se questionnant sur sa propre existence, repoussant les frontières de l’intelligence artificielle et de la conscience. Il est disponible ici.

(D’après communiqué de presse)

 

Après avoir accordé un remarquable concert à l’Aéronef de Lille, en octobre dernier, Last Train, se produisait à la Rotonde du Botanique, ce jeudi 19 décembre. Votre serviteur n’est pas trop enthousiaste de revoir un même artiste ou groupe dans un laps de temps aussi court ; mais comme il était prévu de rencontrer la formation alsacienne dans le cadre d’une interview, juste avant le show, il semblait logique d’y assister. D’ici une quinzaine de jours, vous pourrez d’ailleurs découvrir cet entretien dans ces colonnes. Mais place au compte-rendu.

Il revient à Elvyn Birds d’assurer le supporting act. Il s’agit du projet solo de Renaud Ledru, le chanteur/compositeur du duo Alaska Gold Rush. Il va nous proposer des chansons poétiques incitant au voyage et à la réflexion, en s’accompagnant à la sèche qu’il joue le plus souvent en picking. Et parfois, il souffle dans un harmo posé sur un rack. En outre, il ne manque pas d’humour, en s’adressant à l’auditoire. Mais le plus étonnant procède de ses inflexions vocales qu’il emprunte régulièrement à Bob Dylan. Il termine son set par un morceau relatant le parcours des réfugiés qui traversent la Méditerranée au péril de leurs vies. Le set tient la route, mais trop confiné à l’univers du folk, il devient progressivement monocorde. Suffirait cependant du soutien d’un violoniste et/ou d’un violoncelliste pour que l’expression sonore prenne une autre dimension. Enfin, ce n’est qu’un avis personnel…

Place ensuite à la tête d’affiche. Le « The lonely shepherd » du célèbre flûtiste roumain Gheorge Zamfir sert d’intro. La scène est plongée dans un décor en noir et blanc. Le quatuor grimpe alors sur l’estrade sous les applaudissements de la foule. C’est sold out, ce soir ! Jean-Noël balance un premier ‘Bonsoir Bruxelles’, avant d’attaquer « All Alone ». Déjà les trois gratteurs déambulent de long en large droite sur le podium, comme ils vont très souvent le faire au cours du show. Ceux-ci incitent la foule à frapper dans les mains, tout au long de « House on the moon ». Plus élaboré, « On our knees » s’ébroue sur un tempo plus lent. Une compo atmosphérique qui subit quelques déflagrations électriques, avant le retour au calme, moment choisi par les trois guitaristes pour faire face au batteur. Puis le drumming devient martial et conduit à l’explosion finale. « One side road » est imprimé sur un tempo bien carré. Les six cordes vibrent comme à l’époque du Creedence Clearwater Revival. Puis Jean-Noël descend dans la fosse, la traverse, monte les marches, va taper dans la main de l’ingénieur du son, derrière sa table de mixage. Et quand il remonte sur le podium, le band est prêt à attaquer « Between wounds ». Lors des refrains, la foule chante. Jean-Noël tourne le micro vers la fosse. Ce qui n’empêche pas la compo de multiplier les déflagrations sonores. Et le groupe de d’embrayer par un instrumental décapant, au cours duquel la foule est à nouveau invitée à frapper dans les mains. De petites mélodies sont échangées entre les deux guitares tout au long de « Disappointed ». Caractérisé par cette ligne de basse bourdonnante, percutante, ce titre est manifestement hanté par Muse. Entre accalmies et explosions sonores, la foule reprend les lyrics de « Fire » en chœur, et Jean-Noël présente encore son micro à l’auditoire. Il empoigne un tambourin avant d’aborder « Leaving you now », le dernier morceau du set, puis quelques secondes plus tard, le jette en coulisses. La fin du show est à nouveau très électrique, presque psychédélique, et lorsque le combo se retire, la foule réserve une belle ovation au band. Elle en veut encore. L’attente est longue. En remontant sur l’estrade, le vocaliste remercie tout son staff, puis décrète que ce sera la dernière chanson du concert. En l’occurrence, « The big picture ». Un spectateur lui répond alors qu’il en veut davantage. Et qu’après ce morceau, il en faudra un deuxième, puis un troisième, et pourquoi pas un quatrième. Et qu’il sait où le groupe a garé son véhicule… Ce qui déclenche l’hilarité dans le public mais aussi chez les musicos. La foule reprend de nouveau les paroles en chœur pendant ce morceau. Enfin, sauf quand les musiciens se déchaînent sur leurs instruments. Jean-Noël jette son pied de micro sur les planches. Le soliste s’autorise un long feedback, alors que Jean-Noël brandit sa guitare d’une seule main bien levée vers le ciel, un peu comme un sportif qui exhibe son trophée. Et avant de prendre congé, comme à l’Aéronef, les musicos de Last Train vont se serrer dans les bras, visiblement heureux d’avoir conquis l’assemblée. Un concert aussi efficace que celui accordé à Lille, mais en plus condensé...

(Voir aussi notre section potos ici)

Setlist :

All Alone, Way Out, House on the Moon, On Our Knees, One Side Road/Between Wounds, Disappointed, Fire, Leaving You Now

Encore:

The Big Picture.

(Organisation : Odessa Maison d'artistes)

lundi, 06 juillet 2020 18:47

Going through the motions

Fondée en 1976, cette formation considérée comme pionnière dans l’univers du punk avait interprété « Going through the motions » dans le cadre de l’émission de radio de John Peel, un single qui sert de titre pour cet elpee posthume. Avant son split en 1979, elle n’avait jamais sorti d’album. Issue de Birmingham, en Angleterre, elle allait ensuite poursuivre son aventure, mais sous un autre patronyme, The Nightingales. Elle s’était cependant reformée en 2001, pour accorder quelques concerts. Outre le single susvisé, cet opus réunit des prises immortalisées ‘live’, d’autres morceaux destinés à l’émission du célèbre dj britannique, des démos, enregistrements studio restés à l’état de maquettes ou encore autres trouvailles. Bref, si cet LP recèle des morceaux bien punk dans l’esprit des Sex Pistols, de Mekons ou encore Alternative TV, il nous réserve l’une ou l’autre plage plus élaborée, à l’instar du sombre « Bristol road leads to Dachau », qui navigue aux confins des univers sis quelque part entre « The atrocity exhibition » de Joy Division et un Bauhaus déchiqueté. Ou encore du frénétique, peut-être précurseur du hardcore yankee, « Escort girl ». Certaines pistes sont même traversées par un harmonica strident ou un saxophone torturé. Quant au titre maître, imprimé sur un tempo tribal, et caractérisé par sa ligne de basse profonde, il vire parfois au psychédélisme. Un document !