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dimanche, 31 mai 2015 19:08

The BBC Sessions

Cette compile réunit des extraits de trois ‘Peel Sessions’ accordées par The Chills. La première, le 12 novembre 1985, la deuxième, le 5 avril 1987 et la troisième, le 18 décembre 1988. Malgré les changements de line up –et il y en a eu d’innombrables au cours de l’aventure de la formation néo-zélandaise– la musique de cette formation a toujours séduit par son sens mélodique, son charme et ses lyrics intelligents, signés par le membre fondateur et chanteur/guitariste Martin Phillipps. Même quand la musique a pris une direction imprévisible, leur kiwi pop a toujours fait mouche. Seul souci, en 30 années, le combo n’a gravé que quatre albums studio. Et le suivant qui devait paraître début de cette année, est toujours attendu depuis au moins 6 mois.

En attendant, cet elpee est une occasion unique de (re)découvrir The Chills sous un angle différent. Depuis « Rolling moon », caractérisé par sa ligne de basse caoutchouteuse, au menaçant « Dead Web », une plage trempée dans le garage, l’audacieux « Brave words », le superbe « Wet blanket », élégant dans sa discordance, le spectral « Night of the chill blue », « Dan destiny and the silver dawn » ainsi que « Rain », deux pistes parcourues par des accords de piano graciles, le carnavalesque « Living in a jungle » (The Doors ?), l’instrumental martial et filmique « Moonlight on flesh », le mélancolique « Part past, part fiction », hanté par un refrain contagieux, le sinusoïdal « Effloresce and deliquesce » et un titre apparemment jamais gravé sur support, « Christmas Chimes ».

Bon et ce nouvel album, il arrive à pied ou quoi ?

 

dimanche, 31 mai 2015 19:08

No song no spell no madrigal

The Apartments est une formation australienne fondée en 1978. Peter Milton Walsh en est le fondateur. Ce natif de Brisbane a cependant émigré à Londres vers la mi-eighties, passé quelque temps à New York avant de revenir vivre dans son pays natal. Parmi ses proches amis figurent Ed Kuepper (NDR : oui, oui, l’actuel guitariste de Nick Cave) et les membres de Go-Betweens, dont le regretté Grant McLennan ainsi que la multi-instrumentiste Amanda Brown qui a rejoint le band du chanteur/compositeur/guitariste pour y jouer du violon. Un line up qui, vous vous en doutez, a souvent changé de formule… Aucun album de chansons inédites signé par The Apartments n’était paru depuis « Apart », en 1997. Une raison ? Ben oui, gravement malade, le fils de Peter est décédé en 1999. Ce disque lui est d’ailleurs dédié. L’artiste n’avait donc plus tellement envie de revenir à la musique. Et c’est sous l’impulsion de quelques inconditionnels issus de l’Hexagone qu’il a repris le chemin des salles de concerts, et puis surtout du studio. En résulte ce « No son no spell no madrigal », son sixième opus studio, publié en 30 ans. Une œuvre remarquable habillée par une superbe pochette signée Pascal Blua et produite par Wayne Connolly…

Mais venons-en au contenu de l’elpee. Qui s’ouvre par le titre maître. Et immédiatement on est plongé dans un climat empreint d’une profonde mélancolie. Mais sans jamais tomber dans le pathos. Faut dire aussi que la voix nasillarde, particulière (NDR : Peter Perrett ? Edwyn Collins ?) et introspective de Walsh colle parfaitement à cette atmosphère. Le piano est la colonne vertébrale des compos, des compos élégantes, douces, déchirantes régulièrement enrichies de cuivres ou de cordes élégiaques. Parfois même aussi de chœurs, comme sur « Twenty one », une chanson qui évoque précisément la disparition de son fils, et dont le final est construit suivant un crescendo somptueux. Souple, bavarde, la ligne de basse peut se charger de swing, comme sur « The house that we once lived in ». Natasha Penot (Grisbi) partage un duo sur « Black Ribbons », un morceau qui était paru en single dès 2011. Deux titres plus pop. « September skies », abordé dans l’esprit des Go-Betweens, et le plus enlevé « Please, don’t say remember », morceau qui date du début des 90’s. Et le disque de s’achever par « Swap places », un titre lent au cours duquel Peter pose une question existentielle : ‘Où est Dieu dans tout ça ?’ Superbe, bouleversant et tout en retenue, cet album est assurément un des musts de l’année 2015.

 

dimanche, 31 mai 2015 19:07

Shelter

Chez Silmus on retrouve Minco Eggersman, ex-At The Close Of Every Day et drummer chez The Spirit That Guides Us. Ce projet, il le partage avec le multi-instrumentiste Gert Boersma. Lors des sessions de « Shelter », leur second elpee (NDR: il fait suite à « Ostara », paru en novembre 2012), le duo a reçu circonstanciellement le concours de deux collaborateurs. Le premier au piano et la seconde aux backing vocaux. Le tandem se partage une foule d’instruments : guitares acoustique, semi-acoustique, électrique, piano, synthés, ukulélé, samples, harmonica, kayagum, et bidouillages en tout genre…

Mais venons-en à ce « Shelter », œuvre qui baigne dans l’ambient. Une ambient visionnaire, esthétique, chargée de nostalgie, de mélancolie douce si vous préférez, idéale pour la relaxation. Yann Tiersen n’est pas loin. Sur les deux premiers tiers de l’œuvre, la            musique      est balisée par les cordes de guitares, le plus souvent jouées en picking ; mais ensuite les claviers et le piano envahissent l’espace sonore, apportant davantage de diversité à une expression sonore dont la tendresse est censée permettre au mélomane de profiter de la chaleur qui en émane…

 

dimanche, 31 mai 2015 19:05

Acoustic Dust

Sonic Youth ayant splitté, Lee Ranaldo se concentre donc sur sa carrière solo. Et il a monté un backing group, qu’il a baptisé The Dust, au sein duquel on retrouve son ex-comparse de la bande à Thurston Moore, Steve Shelley aux drums, le gratteur Alan Licht et le basssite Tim Lüntzel. Lors des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées à Barcelone, en 2013, il avait également reçu le concours de João Paulo Feliciano à l’orgue Hammond et du musicien catalan, Raül Fernandez Refree, au mixing.

Les 12 compos de cet opus proposent des versions acoustiques de « Last night on earth » et de « Between the times and the times », ainsi que trois covers : le « Revolution blues » de Neil Young, « Bushes and briars » de Sandy Denny et « You just may be the one » de Michael Nesmith, compo qui figurait sur l’album des Monkees, « Headquarters », paru en 1967. Lee n’a pas une voix transcendante, mais tout au long de cet elpee, il parvient à y injecter tout son feeling, en s’appuyant par ailleurs sur un backing group irréprochable. Accords de grattes plaqués ou cordes jouées en picking, (contre)basse swinguante et drums ouatés ou percus bien senties font bon ménage et balisent des chansons qui malgré leur style ‘unplugged’ ne suscitent jamais l’ennui. Certaines pistes osent même l’aventure psychédélique, un peu dans l’esprit de feu Syd Barrett (« Shouts »). Il n’y manque que les voix de Crosby, Stills & Nash pour magnifier l’ensemble… On peut toujours rêver !

 

vendredi, 01 mai 2015 01:00

Roots & Roses 2015 : vendredi 1er mai

Il s’agit déjà de la sixième édition du festival Roots & Roses, et votre serviteur, ainsi que Ludo, préposé aux photos, débarquons vers 16 heures. Bonne nouvelle, il y a du soleil. Le temps deviendra un peu frisquet en soirée ; mais au moins, on ne pataugera pas, comme l’an dernier, dans la gadoue. L’affiche épingle trois groupes qui n’entrent pas vraiment dans le contexte du festival. Tout d’abord Romano Nervoso, dont le métal spaghetti tire carrément sur le métal, puis Mudhoney, un mythe du grunge ; et en finale Wovenhand, un combo plutôt alt country, nonobstant des influences qui oscillent du neo folk au punk, en passant par la musique gothique. Jusque 16 heures, les commentaires nous ont été rapportés par notre correspondant néerlandophone, David Van Hee, et il ont été adaptés suivant la sensibilité linguistique francophone…

Le duo belge The Glücks ouvre donc le festival. Un couple qui pratique une sorte de rock’n’roll/garage/psyché/trash/punk crade et énergique qui doit autant à Sonics et Meteors qu’aux Cramps. Il est préposé aux drums. Elle se consacre à la guitare et ses cordes sont constamment chargées de fuzz. Une belle entrée en matière.

Encore des Belges. Des Limbourgeois ! Boogie Beasts met immédiatement la gomme à l’aide de son mélange de delta primaire et de garage. La figure de proue ? Lord Benardo, qui dans son style, est à sa musique à bouche ce que Honey White était au saxophone, chez Morphine.

Louis Barabbas & The Bedlam Six sont insulaires. Bedlam se réfère à l’institution psychiatrique londonienne Bethlem Royal, notoire pour ses pratiques cruelles et inhumaines. Fruit d’un cocktail de gipsy, de rock et de soul, leur expression sonore –non dénuée d’humour– évolue sur un tempo élevé. Elle est aussi très cuivrée (trombone et trompette) et met en exergue le talent de showman de Barabbas, dont les mimiques sont impayables…

The Hackensaw Boys nous vient de Virginie, aux States. Un groupe qui a de la bouteille. David Sickmen, Ferd Moyse, Jimmy Stelling, Brian Gorby et Jon Goff se partagent judicieusement les vocaux ; et ils savent tous quand il faut la fermer. Pour laisser la place à l’instru : banjo, guitare, violon, harmo, basse et percus insolites qui alimentent alors leur bluegrass à la sensibilité punk/rock.

Daddy Long Legs est un trio qui s’inscrit dans le renouveau du blues roots, institué, il y a déjà deux décennies, par Jon Spencer. Murat Aktürk se charge de la six cordes et Josh Styles des fûts –sans cymbales– qu’il attaque à l’aide de maracas ou de ses poings. Daddy Long Legs, c’est également le pseudonyme du chanteur/harmoniciste et donc du leader ce cette formation new-yorkaise au look vintage sixties, mais surtout dont la musique libère une énergie phénoménale. Elle a même été considérée comme la révélation du SXSW, en 2015 ! Un regret, le souffleur ne nous accordera pas son exercice de style, qu’il exécute, l’harmo dans la bouche…

Issue de Princeton dans le New Jersey, Rory Block est considérée comme une figure emblématique du country/blues aux States. Ses maîtres ? Mississippi John Hurt, Reverend Gary Davis, Son House et Robert Johnson, dont elle adapte le « Crossroad blues ». 50 ans qu’elle foule les planches des concerts et festivals. Responsable d’une trentaine d’albums à ce jour, elle a décidé de mettre la pédale douce et de ne plus se produire sur le Vieux Continent.

Les musiciens de The Computers montent sur l’estrade. Ils sont vêtus de noir. Costards et fines cravates nouées sur leurs chemises blanches. Trois gratteurs, dont le chanteur et showman, Alex Kershaw ; et Fred Ansell qui se charge également des claviers. Sans oublier la section rythmique. Leur musique n’est pas particulièrement originale, mais elle est dynamique. Du set, on épinglera cependant la reprise du célèbre « Tutti Frutti », une compo popularisée par Little Richard. Mais c’est surtout le show qui est épatant. Alex monte sur les pylônes du chapiteau, descend dans la fosse et est rejoint par un autre gratteur qui se laisse porter par la foule, tout en jouant sur son instrument. Kershaw se prend parfois pour feu Steve Marriott, quand il propulse ses crachats sur l’estrade. Et il jette même sa Rickenbacker dans la foule, avant de la récupérer. Of course… Un régal pour les photographes !

Chez Hell’s Kitchen, le drummer se sert de percus insolites, comme un ramassette, une poêle ou encore un tambour de machine à laver. Et même d’un kazoo en fin de parcours. Ce qui explique sans doute leur patronyme. Encore que ce soit également le nom d’un quartier situé dans l'arrondissement de Manhattan à New York. Et également le titre d’une émission de téléréalité yankee consacrée à la cuisine. Un trio au sein duquel milite un contrebassiste/bassiste et un chanteur/guitariste particulièrement doué au bottleneck. Il joue tour à tour assis ou accroupi. Le style pratiqué par le combo semble né d’une rencontre hypothétique entre Bo Diddley et Tom Waits. Et la voix de Bernard Monney y est sans doute aussi pour quelque chose…

Romano Nervoso a ramené son contingent d’aficionados. Vêtus de noir, les deux gratteurs et le bassiste ont la boule à zéro. Le batteur porte un nœud papillon. Giacomo, le chanteur, est chaussé de grosses lunettes fumées à bords blancs et a enfilé un pantalon moulant de couleur jaune à paillettes. Sans doute pour rappeler son goût pour le glam. Je m’attendais du western spaghetti. On a plutôt eu droit à une première grosse dose de décibels. Un peu comme si Sweet, Trust et Black Sabbath avaient voulu faire une jam dans un hangar. « Glam Rock Christmas », « Mangia Spaghetti », une version italo-wallonne d’« Aline » de Christophe et une autre du « Roots & Roses » de Fred Lani figurent dans la set list. Mais le son est trop brouillon, et on éprouve énormément de difficultés à comprendre ce que Giac raconte ou chante. Il descend bien dans la fosse rejoindre ses fans, qui ponctueront le show de vives acclamations. Mais perso, il y a un bout de temps que je me suis sauvé pour aller déguster des nouilles chinoises au poulet… J’aurais d’ailleurs pu tout aussi bien pu opter pour un mets mexicain, japonais, italien, mauricien ou simplement me contenter de frites belges voire d’un rootsburger, tant il y avait du choix…

The Excitements est un collectif espagnol. Issu de Barcelone, très exactement. Les musicos sont balaises : un guitariste soliste et un rythmique, un drummer, un bassiste, un sax baryton et un ténor. Qui dispensent un cocktail de soul et de r&b aussi efficace que précis. Une musique destinée à mettre en exergue la voix de Koko-Jean Davis. De petite taille, de couleur noire (NDR : elle est née au Mozambique) et très sexy dans sa minirobe, elle s’agite à la manière de Tina Turner, mais elle n’en a pas le timbre. En fait, elle a une jolie voix, mais pas vraiment transcendante pour le style. Peut-être qu’au fil du temps…

Place ensuite à un monstre sacré du grunge : Mudhoney. Fondé en 1988, le quatuor compte toujours trois membres fondateurs, soit le chanteur Mark Arm, le guitariste Steve Turner et le batteur Dan Peters. Guy Maddison a cédé sa basse à Matt Lukin, au début de ce siècle. Le son est inévitablement imposant. Mark Arm chante d’une voix proche de Jerry Roslie (The Sonics), tout en se contorsionnant à la manière d’Iggy Pop. Enfin, presque. Et face à cette deuxième volée de décibels, les bouchons sont indispensables. Dans ces conditions, difficile d’apprécier totalement un set au cours duquel le combo ne manquera pas de nous réserver son hit « Touch me I'm Sick ». (Set list : Into the drink / I like it small / You got it/ Where is the Future / FDK / 1995/ Judgement, Rage, Retribution en Tyme / Flat out Fucked/ Sweet young thing/ Touch Me I’m Sick/ Neutral/ I’m now/ The final course/ The Money will roll right in / Chardonnay/ The Only Son of the Widow From Nain.)

Il revient donc à Wovenhand de clore le festival. La scène baigne au sein d’une luminosité blafarde, presque brumeuse. Son éternel chapeau à plumes vissé sur la tête, les yeux et le visage grimés, David Eugene Edwards chante ses litanies nord amérindiennes, en s’accompagnant à la guitare. Mais debout. Il est épaulé par un second gratteur et une section rythmique basse/batterie. Le son est puissant, mais limpide. Les guitares sont tranchantes, écorchées. Les drums tribaux. Le climat est empreint de mysticisme. Normal, c’est du dark folk. Bref, le concert est vraiment excellent, mais un détail me chiffonne. Pourquoi chanter constamment sous reverb, quand on a une aussi belle voix. Chez 16 Horsepower et au début de l’aventure de Wovenhand, Edwards n’avait pas besoin de cet artifice. Et en abuser finit par lasser. Sans quoi, on peut créditer le band américain d’une prestation quatre étoiles.

(Organisation : Roots & Roses)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

lundi, 27 avril 2015 01:00

Fuego latino con Calexico y Amparo!

Calexico était donc de retour, ce 27 avril, à l’Ancienne Belgique, dans le cadre de la sortie de son nouvel opus, « Edge of the sun ». Le concert est sold out et il est diffusé sur le canal Youtube de l’AB (toujours disponible sur les lien suivant :  https://www.youtube.com/watch?v=-ZY9h8cgn1s

Des événements souvent propices à de bonnes surprises. En débarquant dans la salle, on remarque la présence de nombreux quadras, quinquas et même des sexagénaires. Quelques trentenaires, mais peu de jeunes et encore moins de très jeunes…

La première partie est assurée par The Barr Brothers. La formation est drivée, bien évidemment, par des frangins. Brad se consacre au chant et à la guitare. Andrew aux drums, percus et claviers. Le line up est complété par la harpiste Sarah Page et le multi-instrumentiste (claviers, basse, percus, etc.) Andres Vial. Ces trois derniers participent également aux backing vocaux. Leur set a démarré à 19h30, et en se pointant un peu avant 20 heures, on n’a pu écouter que les deux derniers titres de leur concert. Sur sa harpe portable, Sarah dispense des sonorités cristallines et le batteur se sert d’une roue de vélo comme cymbale. Ce sont deux détails qui m’ont frappé l’esprit, lors du peu de temps dont j’ai pu disposer pour voir leur prestation. Mais si leur musique ne manque pas d’allure, difficile d’en dire davantage…

A 8h30 pile, Calexico monte sur l’estrade. Ils sont sept, sous un line up qui semble de plus en plus stable depuis 2013. Et le spectacle de commencer par le plus pop « Falling From The Sky ». Au vu des titres plus sucrés du dernier opus, on imagine alors que le combo va en écouler plusieurs, avant de lancer la machine. Mais dès la fin de ce morceau, Joe Burns, le chanteur/guitariste (et surtout leader), annonce l’arrivée d’Amparo Sanchez, qui a notamment sévi au sein de La Mano Negra. En 2003, elle avait déjà participé aux sessions d’enregistrement du « Don't Leave Me Now » de Calexico ; et en 2008, elle avait également participé à leur tournée. Et grosse ambiance déjà pour « Cumbia de Donde », une compo caractérisée pour son rythme syncopé. C’est seulement alors que la formation va aligner toute une série de titres issus du dernier elpee. Pas tous transcendants, mais d’honnête facture. Tour à tour ‘alt folk’, atmosphériques, paisibles, tex mex et même un morceau de ska (« Moon never rises »). Du même long playing, « Coyoacan » réveille un peu tout le monde. Un excellent instrumental cuivré. Idéal pour rappeler Amaparo afin d’attaquer « Roka ». Elle invite l’auditoire à frapper dans les mains et harangue les spectateurs au balcon, pendant que les cuivres entretiennent le climat mariachi. Et dans cette ambiance, impossible de rester impassible ! On remue la tête, les épaules, le bas des reins, les jambes, les pieds ou tout à la fois. Régulièrement, Ryan Alfred alterne entre contrebasse et basse, Zavala la gratte et la slide, Jacob Valenzuela la trompette et le xylophone et Martin Wenk la trompette et l’accordéon (garni de loupiotes). Mais il faut aussi souligner le concours de Sergio Mendoza, le pianiste/claviériste, toujours aussi génial lorsqu’il nous plonge dans une ambiance cubaine, à l’aide de ses interventions sur ses ivoires. Et il se débrouille tout aussi bien au piano à bretelles, à la six cordes ou au ukulélé. On en oublierait presque le rôle fédérateur du second membre fondateur, John Convertino, à la batterie, dont le drumming est capable de s’adapter à tous les styles. Les compos sont tour à tour chantées dans la langue de Shakespeare (souvent) ou de Cervantès (régulièrement). C’est dans cet idiome que Jacob entame « Esperanza » a cappella, un paso doble qui met ensuite en exergue les deux cuivres. Epatant ! Bonus track du dernier elpee, « Let it slip away » est chanté en duo acoustique par Joe et Ryan. Le premier à la sèche, le second sur sa contrebasse. Mais c’est à ce moment qu’on se rend compte des capacités vocales de ce dernier pour assurer la contre-voix. A cet instant, je ne peux m’empêcher de penser à Simon & Gardfunkel. Elégiaque, très rythmique, « Maybe On Monday » permet à Zavala de se réserver un long solo de gratte, alors que Mendoza rogne littéralement les sonorités de ses claviers. Place ensuite à la cover de Love, « Alone Again Or », moment au cours duquel l’auditoire frappe dans les mains en cadence. Et le set de s’achever par l’allègre « Puerto », provoquant une grosse acclamation de la foule.

« Bullets & Rocks » ouvre le premier rappel. Sur le nouvel album, il a bénéficié du concours de Sam Beam et Neko Case. C’est le drummer de Bar Brothers qui vient gratter une sorte de güira sur ce titre électrique, presque west coast, souligné par de superbes harmonies vocales, et qui permet aux cuivres de se lancer dans le free jazz. Et bien évidemment, Amparo revient pour mettre le feu sur la cover du « Con Toda Palabra » de Lhasa de Sela, au cours de laquelle la harpiste de Barr Brothers, vient également prêter main forte. Le public est aux anges et le manifeste bruyamment. Trois grattes électriques stimulent le classique « Not Even Stevie Nicks », moment choisi par le band pour rendre hommage à Joy Division à travers « Love Will Tear Us Apart ». Encore qu’au fil des ans, ce titre commence un peu à perdre de sa saveur. Miss Sanchez revient à nouveau pour « Güero canelo ». C’est la toute grosse ambiance. Les ‘fuego’ sont repris en chœur par la foule, et Zavala en profite pour relancer les spectateurs installés confortablement dans la loggia, en tentant des exercices de style à la gratte, que reprend de la voix l’auditoire…

Le deuxième ‘encore’ débute en force par une version très électrique, mais surtout particulièrement réussie du « The One I Love » de R.E.M. La foule chante en chœur cet hymne classique incontournable. Le concert s’achève quand même après un peu plus de deux heures de spectacle, par le mid tempo « Follow the River ». Ovation magistrale ! Et c’est bras dessus, bras dessous, que le septuor le salue et l’applaudit à son tour. Ce soir c’était ‘el fuego con Calexico y Amporo’ !

Setlist

01. Falling From The Sky
02. Cumbia de Donde (+ Amparo Sanchez)
03. Splitter
04. Miles From The Sea
05. World Coming Undone
06. Tapping On The Line
07. Moon Never Rises
08. Coyoacan
09. Roka (+ Amparo Sanchez )
10. Black Heart
11. Beneath the City
12. Sunken Waltz
13. When The Angels Played
14. Esperanza
15. Let it slip away
16. Maybe On Monday
17. Alone Again Or
18. Puerto

Rappel 1 :

19. Bullets & Rocks
20. Con Toda Palabra (+ Amparo Sánchez)
21. Not Even Stevie Nicks
22. Güero canelo (+ Amparo Sánchez)

Rappel 2 :

23. The One I Love
24. Follow the River 

Organisation AB

(Voir aussi notre section photo ici)

Bangda Magda se produira à l’Olympia, en première partie de Snarky Puppy & Metropole Orkest, le 7 mai prochain.

 

Après avoir gravé « Amour, T'es là ? », un premier album coloré et « Yerakina » co-produit par Michael League (Snarky Puppy) et Fab Dupont (Shakira, Jennifer Lopez, The Dø, Bebel Gilberto, Les Nubians), Banda Magda publiera un nouvel Ep ce 18 mai et annonce un nouvel opus pour 2016 !

Pour découvrir la vidéo du titre "Amour T'es Là", c’est ici

 

 

 

 

lundi, 20 avril 2015 12:58

La grande profondeur de The Church

The Church publiera son 21ème album ce 8 juin 2015. Intitulé “Further / Deeper”, c’est le premier auquel ne participe pas le membre fondateur et guitariste Marty Willson-Piper, qui est parti vivre en Suède et a été remplacé par l’ex-Powderfinger, Ian Haug.

Et la formation australienne accomplira une tournée européenne qui passera par le Muziek-o-droom de Hasselt, ce 3 juin.

Tracklisting

Vanishing Man
Delirious
Pride Before a Fall
Toy Head
Laurel
Canyon
Love Philtre
Globe Spinning
Old Coast Road

Lightning White

Let Us Go
Volkano
Miami

http://thechurchband.net/

 

lundi, 20 avril 2015 12:58

Imprévisible comme Theeunforeseen…

« Sound + Vision », c’est le titre du 1er Ep de Theeunforeseen, une formation liégeoise, dont la musique oscille entre psychédélisme et krautrock. Des références ? Loop, Spiritualized et Can. Le disque est en téléchargement gratuit sur leur bandcamp. Et c’est ici

Et pour les clips, les liens sont indiqués ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=Ww0p8TDIAfI
https://www.youtube.com/watch?v=dKm1tH6t8Gw&feature=youtu.be

 

lundi, 20 avril 2015 12:56

Une Team Wild à l’assaut de Blondie

Team Wild publiera son premier opus ce 21 avril. Il a été produit par Robin Eaton (Spinto Band, Lionlimb) et Brad Jones (Yo La Tengo, Archie Bronson Outfit, Lambchop...) et enregistré en novembre 2014, au studio Alex The Great, Nashville TN, puis masterisé à Nashville, Yes Master Studios (Andrew Bird, Franck Black).

En attendant sa sortie, un premier clip tourné en noir et blanc du titre « Blondie » est disponible sur la toile, et c’est ici