La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
DEADLETTER
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The goldstreet sessions

Si on ne tient pas compte de la double compile rétrospective "Long time ago", "The goldstreet sessions" constitue le dixième album de Hugo Race. Et le précédent opus studio, " Last frontier ", remonte déjà à 1999. Faut dire qu'au cours de cette longue période, Hugo a multiplié les projets, parmi lesquels Sepiatone, Transfargo et Merola Matrix ont reçu les meilleurs échos. Pour enregistrer ce nouvel elpee, il a reçu la collaboration de l'équipe de True Spirit au grand complet. Mais aussi de Djs (Dimitri de Perrot, Marco Franzoni) ; et puis du producteur Chris Thompson (Waifs, Augie March, Bad Seeds). Les Bad Seeds, Hugo y a d'ailleurs sévi. Le temps de cinq albums. Depuis " From her to eternity " à "Murder ballads". D'ailleurs Hugo partage une même idée du blues et du rock. Qu'on pourrait qualifier de ténébreuse. Et pas seulement à cause des lyrics. Que Race puise dans un bouquin qu'il a écrit voici quelques années, mais n'a jamais édité. A l'instar d'un Cave, il explore la face la plus sombre de la vie urbaine, en y injectant une dose d'émotion considérable. Mais aussi en se servant de la musique industrielle. Berlinoise, vous vous en doutez. Réminiscente d'Einsturzende Neubauten, pour être plus précis. Les 10 fragments de " The goldstreet sessions " véhiculent une énergie douloureuse, poisseuse, fiévreuse, qui relève pourtant davantage du rythm'n blues que du rock ou du blues. L'instrumentation est dense, riche, très cuivrée, les vocaux profonds, minimalistes. Le plus souvent, les compositions me rappellent une défunte et légendaire formation aussie : The Hunters & Collectors. Mais sans le groove. Etonnant !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Hail to the thief

Après avoir commis deux opus résolument tournés vers la musique électronique (" Kid A " et " Amnesiac "), Radiohead a décidé d'en revenir à une musique plus hybride. Pour enregistrer son sixième album studio, le quintet d'Oxford a de nouveau fait appel à Nigel Godrich à la co-production. Les arrangements ont donc été particulièrement soignés. Un disque sombre, fruit de la rencontre entre rock, électronique et acoustique ; une œuvre qui alterne l'excellent, le très bon, le bon et le dispensable. Deux titres dispensables. En l'occurrence deux ballades. Soit le légèrement funkysant " A punchpup at a wedding " et nonobstant le dédoublement de la voix, " I will ". Cinq de bonne facture. " Sit down. Stand up ", dont la trame prog ou plus exactement jazz rock, est imprimée sur un motif de drum fragile. " Backrifts ", ensuite. Balayée d'oscillations de claviers, elle s'inscrit dans la lignée des deux précédents elpees. Tout comme le computarisé " The gloaming " et l'énigmatique " Myxomatosis ", fragment caractérisé par la voix robotique de Thom. " Sail to the moon ", enfin. Trempée dans la pop mélancolique, cette autre ballade aurait pu relever du répertoire de Coldplay. Enfin de leur premier elpee. On parle peu des références de Radiohead ; mais davantage des artistes ou des groupes qu'il influence ou a influencé. Pourtant, en écoutant la marche funèbre, lugubre, 'brechtienne', " We suck young blood ", je n'ai pu m'empêcher de penser à Peter Hammill. De sa période la plus torturée. Soit de l'album " Over ". Une impression renforcée par le remarquable "Go to sleep", morceau presque prog dont la densité émotionnelle est aussi impressionnante que sur "The Noise". Dans la gamme des perles, figure bien sûr le single pop/rock " There there ", la ballade lunaire " Scatterbrain ", l'électro tribal " Where I end and you begin " et l'impressionnant " 2+2=5 ". Et pas seulement parce que les lyrics apostrophent Bush, à qui Yorke reproche d'être devenu président des Etats-Unis suite à un dépouillement électoral pas trop catholique. Plus proche de l'époque " OK Computer ", voire de " Pablo Honey ", ce fragment envoûte, surprend par ses changements de rythme, mais surtout palpite au gré des guitares complexes, chatoyantes, flamboyantes, que Jonny Greenwood injecte avec un cœur grand comme ça. En finale, le céleste " A wolf at the door " pose une question existentielle bien dans l'air du temps : " Dans quel état allons nous laisser la planète aux futures générations ? " Radiohead serait-il alter mondialiste ? Ah oui, j'allais oublier, la pochette est une véritable œuvre d'art. Seul problème, elle ne serait diponible qu'en Belgique...

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Trouver l´amour

Plutôt que trouver l’amour, Rapha aurait plutôt intérêt à chercher le bon dosage entre les différentes composantes de ses influences. Il déborde d’idées, mais plutôt que de les assembler, on a l’impression qu’il les collées les unes à côté des autres. Avec pour résultat des chansons dont les mélodies souvent décousues, parviennent encore à se voir briser par un tempo inapproprié. En outre, la voix de Rapha est un peu limite ; même si dans les meilleurs moments elle peut faire penser à Christophe. Pourtant, les références sont solides : Bashung et Sheller pour les arrangements de cordes dramatiques, Dominique A pour le minimalisme, Air et Taxi Girl pour l’électro organique. Une seule composition parvient quand même à accrocher : « Guérison » ; tout simplement parce qu’elle observe une même ligne de conduite le temps de ses 2’42. Une idée à développer, si Rapha ne veut pas végéter dans la zone crépusculaire de l’underground…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Chain gang of love

Après avoir commis un premier mini album fort intéressant (" Whip It On "), le duo danois avait quelque peu refroidi notre enthousiasme par des prestations scéniques en demi-teinte. Nous nous demandions donc si l'album n'allait pas sonner le glas d'un nouveau hype. D'autant plus que les Raveonettes pratiquent un style musical qui doit autant à Jesus & Mary Chain, les Beach Boys, Buddy Holy que les Crystals. Des conditions qui permettent difficilement d'éviter le piège du revivalisme. Notamment à cause des harmonies vocales, échangées entre la bassiste Sharin Foo et le guitariste Sune Rose Wagner, qui puisent allègrement dans les 50's et les 60's. Ou dès que les cordes de guitare s'évadent dans le surf. En outre, lorsque l'électricité se fait distordue, chargée de feedback, brumeuse, alimentant des mélodies contagieuses, imprimées sur un tempo presque new wave, on ne peut s'empêcher de penser aux redoutables frangins Reid. " Chain gang of love " est heureusement parvenu à balayer toutes nos incertitudes. Sous la houlette de Richard Gotteherer (NDR : Blondie, Go Go's, etc.), les Raveonettes conjuguent, tout au long de cet opus, noisy, pop, rock et garage sous un mode contemporain. Et c'est bien là le secret de leur réussite, d'autant plus que les lyrics de Sune ne maquent pas de consistance. Parce que s'ils traitent de l'amour, c'est de l'amour sous toutes ses formes qui est ici abordé : les conflits, la passion, la sexualité, la rupture et le bonheur. Tout un programme !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Freaky styley

Réédition du deuxième elpee de RHCP, paru en 1985. Un album qui contient trois bonus tracks, dont une démo de " Nevermind ", une autre de " Sex rap " et une version instrumentale de " Freaky styley " d'une durée de près de 9 minutes. George Clinton, le roi du funk, en assurait la production et avait invité, pour la circonstance, une section de cuivres ; au sein de laquelle on retrouve deux ex membres du groupe de James Brown, Maceo Parker et Fred Wesley. Si le guitariste originel, Hillel Slovak a repris ses fonctions, Jack Irons a remplacé Cliff Martinez. Ce disque qui reçoit une excellente critique recèle des morceaux percutants comme " Jungle man ", " Yertle the turtle ", et surtout la cover époustouflante du " If you want me to stay " de Sly Stones. Une œuvre qui va permettre au groupe de décrocher de plus en plus de concerts et de mieux se faire connaître. Toutes les plages de cet opus ont bien sûr été remasterisées.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Mother´s milk

Réédition du quatrième elpee de RHCP, toujours considéré, à ce jour, comme leur meilleur album. Le premier auquel participe le guitariste John Frusciante. Un opus qui recèle cinq bonus tracks dont deux covers inédites de Jimi Hendrix immortalisées 'live' (" Castles made of sand " et " Crosstown traffic "), un mix dub de " Higher ground ", la version longue de " Knock me down " ainsi que la démo de " Salute to Kareem. La reprise du " Higher ground " de Stevie Wonder est bien sûr un des titres phares de cet opus. Un fragment sculpté dans le métal funk qui va leur permettre de décrocher le premier grand succès. Pourtant les sessions d'enregistrement ne se passent pas trop bien. En fait la collaboration avec Michael Beinhorn tourne court, et le quatuor se retrouve avec quarante minutes de maquette sur les bras. Conséquence, la formation décide d'y ajouter " Fire ", une reprise de Jimi Hendrix qui figurait sur l'EP " Abbey road " ainsi que " Taste the pain ", morceau issu de la B.O. du film 'Say Anything'. Sur " Mother's milk " Anthony et Flea rendent à travers " Knock me down ", un vibrant hommage à feu Hillell Slovak. Parti rejoindre la nouvelle formation de Joe Strummer, Jack Irons est remplacé aux drums par Chad Smith. Un recrutement effectué après l'audition d'une trentaine de batteurs. Tous les morceaux qui figurent sur ce " Mother's milk " ont bien sûr été remasterisés.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Red Hot Chili Peppers

Réédition du tout premier elpee de RHCP, paru en 1984. Un album qui inclut cinq bonus tracks qui étaient toujours demeurés à l'état de démos. Soit " Get up and jump ", " Police helicopter ", " Out in LA ", " Green heaven " et " What is it (AKA Nina's song)". Jugé alors trop peu explosif, ce disque est alors tout naturellement passé inaperçu. On y retrouve bien le classique " True men don't kill coyotes " qui donnera le ton à ce qui va suivre ; mais en général les compositions manquent de pêche. En cause : la production un peu trop lisse d'Andy Gill. Ce qui peut paraître paradoxal, lorsqu'on sait qu'il était le guitariste de Gang Of Four. Côté line up, Anthony Kiedis et Flea sont alors assistés par Cliff Martinez (NDR : un ex batteur de Captain Beefheart) ainsi que du guitariste professionnel Jack Sherman. Ce dernier quittera la formation peu de temps après la sortie du disque. Toutes les plages de cet opus éponyme ont bien sûr été remasterisées.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The uplift mofo party plan

Réédition du troisième elpee de RHCP, paru en 1987. Un album qui comporte deux bonus tracks, " Behind the sun " et " Me & my friends ", deux démos jamais éditées à ce jour. La mise en forme est signée Michael Beinhorn, un personnage qui se forgera, par la suite, une fameuse carte de visite en travaillant pour Soundgarden, Hole et Korn. Le disque épingle une version métallique du " Subterranean homesick blues " de Bob Dylan, " Fight like a brave ", un morceau très proche de l'univers des Beastie Boys, un reggae (" Love trilogy "), un funk démoniaque (" Special secret song inside ") et bien sûr la version originale de " Me and my friends ", un fragment qui démontrait que Kiedis avait parfaitement assimilé le phrasé rap. Flea/Hillel/Irons/Slovak : les Peppers ont alors retrouvé leur line up originel. Pas pour longtemps, car le 27 juin 88, Hillel meurt d'une overdose d'héroïne ; alors que bouleversé, Jack Irons est interné suite à une dépression nerveuse. Un événement qui va remettre en question l'existence du groupe. Mais quelques semaines après ce drame, Anthony et Flea décident de poursuivre l'aventure. Un peu par thérapie. Anthony recrute alors un jeune guitariste de 18 ans, John Frusciante. Mais ici, c'est déjà une autre histoire. Tous les morceaux de cet " Uplift mofo party plan " ont bien sûr été remasterisés.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Sleeping with ghosts

Après avoir pris connaissance de quelques critiques émises par la presse insulaire, je m'attendais à devoir me farcir un album de piètre qualité. C'est vrai que depuis la sortie de " Black Market Music ", cette même presse semble avoir pris Molko en grippe. Faut pas exagérer. Ce " Sleeping with ghosts " n'est certes pas génial, mais il ne mérite pas une telle diatribe. En fait, c'est surtout l'emballage qui est de mauvaise facture. Etonnant, lorsqu'on sait que la mise ne forme a été opérée par Jim Abiss (The Music, Unkle et Dj Shadow). Un emballage qui a l'énorme défaut de recourir un peu trop systématiquement aux arrangements technologiques. Résultat des courses, de nombreuses compositions ressemblent à des remixes avant l'heure. A la limite, faudrait presque demander à un (ou plusieurs) Dj(s) de retravailler le tout. Pas pour en remettre une couche, mais plutôt pour en enlever une ou deux. Les meilleurs fragments sont d'ailleurs les moins surchargés ; ceux qui se rapprochent le plus des deux premiers elpees. A l'instar de l'instrumental vivifiant et âpre " Bulletproof cupid ", du très tempétueux, enlevé mais contagieux " This picture ". Ou encore du punkysant et amer " Second sight ", agité par des cordes de guitare bringuebalantes en fond sonore. J'ai également beaucoup apprécié le dramatique " Protect me from what I want ", une valse mid tempo écorchée par un harmonica distordu ; et puis le final " Centrerfolds ", dont l'univers sonore hanté par un piano spectral, passe progressivement du minimalisme aux orchestrations somptueuses. Mais c'est trop peu ! Plusieurs morceaux en reviennent à la forme gothique. Tantôt proche du précédent opus, " Black market music ", tantôt réminiscente du Cure sous sa forme la plus atmosphérique (NDR : lorsqu'ils ne s'abandonnent pas dans un spleen post Depeche Mode), tantôt sculptés dans la ballade austère, ombrageuse. Des exercices de style trop prévisibles qui cherchent le plus souvent le salut dans l'instrumentation synthétique ou la mélancolie extrême. Côté lyrics, Molko s'exprime à travers un langage autobiographique ambigu, ésotérique. Il est toujours traumatisé par les relations amoureuses qu'il a éprouvées dans le passé. Elles peuplent ses rêves. C'est d'ailleurs le titre maître du quatrième opus de Placebo. Mais plutôt que de dormir avec les fantômes, Molko aurait tout intérêt à revenir à des sentiments plus basiques. Ceux qui lui avaient permis de devenir le meilleur espoir du rock britannique. C'est vrai, c'était en 1997…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Liz Phair

Il est loin le temps où Liz Phair faisait la nique aux Rolling Stones. En répondant notamment, titre par titre, au machiste " Exile on main street ". Sur un elpee intitulé " Exile in Guyville ". Un mélange de provocation, de perversion, de sarcasme et de réalisme qui va lui valoir un énorme succès (NDR : plus de 200.000 exemplaires vendus !) ; mais surtout une image de féministe très en vogue au début de nineties. Un féminisme qui n'excluait ni la féminité ni le romantisme. Ce qui lui a valu le titre de reine sexy de la pop indé. C'est elle qui a ainsi ouvert la voie à Alanis Morisette. Si ses albums suivants ont été moins bien accueillis, ils avaient encore au moins une identité, explorant par exemple les côtés les plus obscurs de sa personnalité. A l'instar de l'excellent " Whitechocolatespacegg ", paru en 1998. En consultant les notices de la pochette de son nouvel opus, j'ai fait la grimace : The Matrix y cosigne plusieurs chansons. Résultat des courses, Liz se pose aujourd'hui en sérieuse concurrente à Avril Lavigne ou encore à Natalie Imbruglia. Pas difficile de comprendre pourquoi les compositions formatées rivalisent d'insipidité. A contrario, les très belles photos du booklet rivalisent de sensualité. Mais ici on n'est plus dans l'univers de la musique…