L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Bernard Dagnies

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vendredi, 31 décembre 2004 08:31

The Brimstone Solar Radiation Band

Le premier elpee de cet ensemble norvégien est éponyme. Paru en 2004, ce disque vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle dans le Benelux. Un nouvel opus (« Solstice ») vient d’ailleurs de paraître et il est à espérer qu’on ne doive pas encore patienter une année avant de pouvoir y goûter, car franchement cette formation mérite qu’on s’y intéresse de très près. Leur line up vient de s’enrichir d’un cinquième musicien. Un certain Erling Halse Juvich, qui avait d’ailleurs participé à l’enregistrement de cet elpee pour deux titres. Ah oui, venons en à la musique. Elle puise son inspiration dans la fin des sixties et le début des seventies. Et en particulier dans le psychédélisme de la West Coast (les Doors), la prog (Genesis de l’Archange Gabriel), la Canterbury School (Caravan) et le space rock du Floyd - tant de l’époque « The Piper At the Gates of Dawn » (NDR : Syd Barrett oblige !) que de « Meddle » (NDR : pensez à « Echoes »). Le tout saupoudré de multiples nuances. Ce qui permet à ce disque de ne pas être trop taxé de revivaliste ; nonobstant la présence d’un sitar électrifié : dance sur le groovy « Wake up », jazzyfiant et auriculaire - parce que moulé dans le swing du « Golden Brown » des Stranglers - tout au long du titre maître. L’envoûtant « Flying saucers » aurait même pu naître d’une jam hypothétique entre Ray Manzarek (« Riders on the storm ») et Carlos Santana (“Evil ways”), alors que « Prologue » respire la country ( ?!?!?). Mais le plus étonnant procède du timbre vocal de R. Edwards. Rauque, il peut se muer en falsetto, dans un registre très proche de Richard Sinclair (NDR : le chanteur du mythique Caravan !). Et si vous appréciez The Soundtrack Of Our Lives, formation que votre serviteur avait découverte 1997, n’hésitez pas une seconde : vous devez impérativement vous procurer ce disque !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

My confidante + 3

Codéine, Come, The New Year, Consonant, Pullman, Evan Dando, Steve Wynn et bien d’autres: on ne compte plus le nombre de groupes au sein duquel le Bostonien a sévi, ou d’artistes pour lesquels il a collaboré et collabore encore. Depuis 2002, Chis semble avoir enfin décidé d’embrasser une carrière solo. Lorsqu’il lui reste un peu de temps. Son dernier opus, « Wandering as water » remonte d’ailleurs à 2003. Histoire de nous faire patienter (NDR : pas trop longtemps, on l’espère), il nous propose donc cet Ep quatre titres. Tout d’abord une version électrifiée de « My confidante », fragment qui figurait sur l’opus en version acoustique. Et puis trois covers de compositions inédites écrites par Thalia Zedek, Liz Phair et par le duo Holly Anderson/Lisa Burns. Et le résultat est impressionnant. A l’instar du titre maître, le « 1000 mph » de Thalia surfe sur une vague d’électricité chatoyante, frémissante, vibrante. Et si l’adaptation minimaliste, lo-fi, d’« In love with yourself » de Liz, se révèle plus Pavement que nature, « Across the blue » réverbère certains échos rafraîchissants du défunt Luna. Bien vite un album !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

You forgot it in people

Issu de Toronto, ce collectif réunit une bonne dizaine de musiciens (quinze si on compte les invités) issus de la scène locale ; et en particulier des Stars, Do Make Say Think, Treble Charger, A Silver Mt Zion et Mascott. Un projet expérimental responsable de deux elpees à ce jour. Produit par un illustre inconnu qui répond au nom de David Newfeld, « You forgot it in people » évolue au sein d’un univers sonore riche, très riche même, que certains médias n’ont pas hésité à qualifié de ‘symphcore’. Parce que leurs compositions sont régulièrement enrichies d’arrangements et d’orchestrations symphoniques. Imaginez un peu une rencontre hypothétique entre Godspeed You ! Black Emperor, Sigur Ros et Mogwai, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par Broken Social Scene. Une petite idée, parce que le résultat de cette fusion est très souvent filtré à travers différentes sources sonores. Psychédélique, post et alt rock, pop et popcore, jazz, prog, punk, lo fi, noisy, lounge, dub, cold wave, électronique ou encore ambient. Vous ne serez donc pas trop étonnés d’apprendre que cet opus recèle plusieurs plages instrumentales. Mais le plus intéressant procède de cette originalité, de cette fraîcheur, et surtout de ce sens contagieux de la mélodie que nous communiquent les 13 fragments de cet elpee. A l’instar de « Cause = time », dont le groove irrésistible est littéralement tapissé de cordes de guitares chatoyantes, ‘pépiantes’ (NDR : réminiscences de Dinosaur Jr ou de Clapton époque Delaney & Bonnie, au choix !) ; du majestueux « Lover’s spit » qui aurait pu figurer au répertoire d’un Flaming Lips ; ou encore de « Stars ans sons », tramé sur une ligne de basse digne de Peter Hook ! Bref, un album fort intéressant, même si sa complexité nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Serions-nous entrés dans une ère de néo prog ?
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Tapestry mastery Ep

Issu de Washington D.C., The Apes ne possède pas de guitariste. Mais un bassiste, un drummer, un chanteur et une claviériste. Une formation qui vient d’enregistrer son quatrième Ep. Découpé en 6 plages, ce disque recèle deux titres qui macèrent dans l’expérimentation pure : « Maximilla intro » et « Mind of Maximilla ». Et s’il n’y avait les drums métronomiques, quoique frénétiques, « Warpand wolf » figurerait à la même enseigne. Le titre maître, « Mr Changeling » et « 3 mages » se révèlent beaucoup plus intéressants. Ils nous replongent dans l’univers mystérieux, menaçant, mais combien envoûtant du Simple Minds circa « Real to real cacophony ». Lorsque Nick Mc Neil nappait toutes les mélodies de ses claviers fluides, rognés, fruités. Et la basse robotique, presque synthétique d’Eric Jackson, ainsi que le vocal reverb, légèrement en retrait de Paul Weil, accentue cette impression. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l’album…
jeudi, 12 février 2009 16:21

Ca roule pour JJ Cale

Cinq ans après la sortie de son dernier album solo “To Tulsa And Back” et un an après son couronnement aux Grammy Awards pour l’album “The Road To Escondido” en duo avec Eric Clapton (disque d’Or en Belgique), la légende du Blues revient avec « Roll On », un nouvel album composé de 12 morceaux inédits dont un titre éponyme enregistré avec Eric Clapton.

Un nouvel opus jugé comme un grand cru !

Tracklisting

1. Who Knew 
2. Former Me 
3. Sun 
4. Down to Memphis 
5. Strange Days 

6. Cherry Street 
7. Fonda-Lima 
8. Leaving in the Morrning 
9. Oh Mary 
10. Old Friend 
11. Roll On 

12. Bring Down the Curtain 

Pour plus d’infos : http://jjcale.org

 

Le premier album de l’ex-leader de Grandaddy paraîtra ce 18 mai. Il s’intitulera « Yours truly » (trad : Veuillez agréer l'expression de nos salutations distinguées). Lors de l’enregistrement de cet opus, Jason s’est beaucoup imprégné de l’environnement du Montana, où il vit aujourd’hui… 

Tracklisting:

1. Yours Truly, The Commuter
2. Brand New Sun
3. Ghost Of My Old Dog
4. I Am Lost (And The Moment Cannot Last)
5. Birds Encouraged Him
6. It's The Weekend
7. Fürget It
8. This Song Is The Mute Button
9. Rollin' Home Alone
10. You're Too Gone
11. Flying Thru Canyons
12. Here For Good

Pour plus d’infos : http://www.jasonlytle.com et http://www.myspace.com/jasonlytle

 

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Teaser for : matter

Angil, c’est avant tout Mickaël Mottet. Un auteur/compositeur/chanteur/multi-instrumentiste stéphanois responsable de six albums à ce jour. Pour enregistrer ce « Teaser for : matter », il a quand même reçu le concours de quelques amis et puis surtout de Gilles Deles (Lunt) à la co-production. Un œuvre dont la trame semble au départ agréger sobriété folk et lyrisme jazz. Un peu comme si Swell et Robert Wyatt avaient décidé de bosser ensemble. Il arrive même que la voix de Mickaël emprunte les inflexions éthérées, diaphanes et mélancoliques de Robert. Mais au fil de l’écoute, on se rend compte que l’expression sonore est beaucoup plus complexe. Parce que Mickaël est sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités. Parfois teintée de soul (« No more guitars » et son tempo réminiscent du « A girl like you » d’Edwyn Collins) ou de noisy (« Dolaytrim »), souvent sculptée dans le post folk jazzyfiant (Badly Drawn Boy ?), elle aborde même un cocktail de hip hop et de free jazz avant de virer dans la prog du Vandergraaf Generator de Dave Jackson (NDR : les saxophones !) sur le déboussolant « Sons of Benedicts ». En fin de parcours, Angil nous propose une cover d’« Invisible man » des Breeders, version complètement épurée de ses guitares que remplacent avec beaucoup de bonheur un clavier gracile.
mardi, 10 février 2009 01:00

3ème Tour de Chauffe - édition 2008

‘Tour de chauffe’ est un dispositif d’accompagnement aux pratiques amateurs mené avec le soutien financier de LMCU par trois structures culturelles de la métropole lilloise : La Maison de la Musique, le Centre Musical les Arcades de Faches Thumenil, le Nautilys de Comines ainsi que la Maison Folie-Ferme d’en haut de Villeneuve d’Ascq.

Cette opération a permis à 18 groupes de la métropole de bénéficier, durant l’année 2008, d’un diagnostic scénique mené en partenariat avec l’ARA, d’un résidence de travail scénique, d’un enregistrement professionnel de 2 titres, d’une aide à la structuration administrative et à la communication, et de formations diverses et variées (législation du spectacle, MAO, mise en scène, etc.) Un festival dans les trois lieux et un double cd compilatif concluent cette année de travail. Une compile sur laquelle nous allons nous pencher…

Neuf groupes par plaque. Sur la première, on navigue de la pop ‘beatlenesque’ (NDR : les mélomanes contemporains parleront plutôt des Kooks) et allègre des Lensois de The Meeting Room au multi-instrumentiste Delbi, alias Romain Delebarre, dont l’alt indie blues chargé de groove fait la parfaite synthèse entre Keziah Jones, M et Jeff Buckley (NDR : mon coup de cœur pour cette volée) en passant par le collectif Koutoux et son cocktail excitant de jazz/electronica secoué par une bonne dose d’afro beat (et en particulier ghanéen), le grindcore concis et dévastateur de H.O.Z qui débarque ( ?!?!?) de Dunkerque, Siamese, combo artésien dont l’expression sonore évolue entre pop mélancolique, introspective (l’écurie madrilène Acuarela n’est pas loin) et prog atmosphérique (NDR : enfin sur les deux morceaux ici proposés), le duo acoustique lillois Dos de Mayo, responsable d’une musique minimaliste, mais aussi arty, dont l’originalité procède du contraste entre mélodie et dissonances, infiltrée par des vocaux sinusoïdaux. Des artistes plutôt complets puisqu’ils sont également impliqués dans l’univers des créations plastiques. Ce qui explique sans doute le choix de leur patronyme (NDR : une peinture de Goya, si vous l’ignoriez !) Reste encore l’électro-acoustique de Sim#6 (NDR : encore des Lillois) aussi fragile et esthétique que celle de Lali Puna, le jazz pop de G Quartet, sis quelque part entre Sade et Isabelle Antena pour les parties les plus mélodiques, quoique susceptible de virer à l’expérimentation, dès que l’instrumental prend le dessus et enfin Exposive Potatoe (Wazemmes-Lille) dont le ska festif mais aussi revendicateur est influencé aussi bien par le hip hop, le blues, le rock, le metal, le punk que le reggae.

On en arrive à la deuxième plaque. Qui s’ouvre par le reggae/dub/roots de Utopians et s’achève par Joe et la Machine, alias Jonathan Rabany, qui malgré son attirail technologique (pédales, sampler, sequencer) puise manifestement son inspiration chez Louise Attaque, Mano Solo et Noir Désir, en passant par le collectif hip hop engagé (NDR : teinté d’un zeste de folklore celtique sur « Bordel sans sommation ») Tribunal Poursuite, OSNI dont l’expression sonore baigne au sein d’un climat shoegaze infecté de surf, Osiaws qui se faufile entre swing, cabaret, reggae, musette, valse, tango, flamenco, soul et rock, le néo prog versatile de RFA, au cours duquel tant le violon hanté par le spectre de feu Jean-Luc Ponty (NDR : celui de Mahavishnu Orchestra ?) que l’accordéon argentin peuvent se relayer sans pour autant se froisser, le skacore de Mister Jingle, l’électro power rock de Bzz et enfin la rencontre entre swing et poésie française (Jacques Higelin ?) célébrée par Barbara Rose.

Pour plus d’infos : http://www.tourdechauffe.fr  et http://www.myspace.com/tourdechauffe

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Funeral

A l’instar de Blanche, Arcade Fire a vécu toute une série d’événements douloureux peu de temps avant d’enregistrer son premier album. Mais si la formation de Detroit a exorcisé ces épreuves à travers l’humour, A.F. cherche, nonobstant le titre de son premier album, à véhiculer avant tout un message d’espoir. Une formation qui nous vient de Montréal, au Québec. Un sextuor de multi-instrumentistes qui se partage guitares acoustiques et électriques, pianos, synthés, basse, drums, accordéon, orgue, xylophones, contrebasse, et percussions et que drive un couple (NDR : comme chez Blanche, il faut le rappeler) : Win Butler et Régine Chassagne. Qui se réserve également les parties vocales. S’il possède un timbre vocal rappelant tantôt David Byrne ou Ian Mc Culloch, celui de Régine me fait plutôt penser à Catherine Ringer des Rita Mitsouko. Quand ce n’est pas à Kate Bush. Mais en moins démonstratif. Pour enregistrer leur premier album, A.F. a fait appel à de nombreux musiciens de studio. Préposés aux cordes, pour la plupart. Sur certains titres, ils sont parfois quinze ! Ce qui donne parfois l’impression d’aller à la rencontre d’une pop orchestrale, dans l’esprit de Broken Social Scene. Mais si les orchestrations sont fouillées et les arrangements particulièrement soignés, les mélodies ne se noient jamais dans la solution sonore. Elles se révèlent même très souvent contagieuses, parfois baroques et glamoureuses, voire allègres, comme si elles étaient nées d’un croisement improbable entre les Flaming Lips, les Sparks et Roxy Music.

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Spirit Stereo Frequency

Avant de fonder All Night Radio, Dave Scher et Jimi Hey avaient sévi au sein d’une multitude de formations, parmi lesquelles Lilys et Beachwood Sparks étaient les moins occultes. Un duo californien qui doit connaître l’histoire du psychédélisme sur le bout des doigts pour produire une musique aussi sinueuse, baroque, dense et complexe. Mais toujours mélodieuse. Enfin sur leur premier opus, « Spirit Stereo Frequency ». Si à premier abord, les spectres de Mercury Rev, de Flaming Lips, de Super Furry Animals et du défunt Olivier Tremor Control transparaissent instantanément, au fil des écoutes, les compositions se chargent de nuances. A l’instar d’« Oh when ? », un fragment imprimé sur un tempo échevelé, métronomique (Wire ?). De « Fall dawn 7 ». Une berceuse sinusoïdale, truffée de bruitages cosmiques mais dynamisée par un groove funky qui aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre Beck, Syd Barrett et les Fab Four circa « Magical Mystery tour ». Tout un programme ! Du ‘byrdsien’ (NDR : ces harmonies vocales !) « You’ll be on your own ». Ou encore de le la valse aquatique « Sky bicycle (you’ve been ringing) » ; sorte de remix des Beach Boys opéré par High Llamas. Et cette collision entre sonorités du passé, du présent et du futur permet ici une myriade d’aventures musicales qui dépasse le cadre d’un simple recyclage. Ces expérimentations portent même le nom de néo-psychédéliques…