Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bernard Dagnies

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De son véritable nom Jane Mallory Birkin, Jane Birkin est décédée à l’âge de 76 ans. Elle a été retrouvée sans vie à son domicile parisien ce dimanche 16 juillet 2023. Elle avait récemment annulé des concerts pour des raisons de santé. En septembre 2021, elle avait déjà été contrainte d’annuler sa tournée après avoir été victime d’un léger AVC.

Née à Londres en 1946, elle s’était installée en France à la fin des 60’s. Naturalisée française, elle a toujours gardé son accent britannique et son timbre de voix d’une indicible douceur. Après un premier mariage avec le compositeur John Barry, avec qui elle aura une fille Kate, décédée en 2013, elle rencontre Serge Gainsbourg. Ils vont former ensemble un couple iconique. Il sera son pygmalion. Elle sera sa muse. De ses dix ans d’union avec Serge Gainsbourg est née une fille, Charlotte Gainsbourg, en 1971. En 1980, l’idylle s’achève ; le couple se sépare mais continue de collaborer artistiquement. Après cette rupture, l’Anglaise préférée des Français a partagé la vie, de 1980 à 1992, du réalisateur Jacques Doillon, avec lequel elle a eu une fille, Lou Doillon.

Lorsqu’on a été DJ itinérant, au cours des seventies, et même si on privilégiait la programmation rock, on a inévitablement inclus les 45 tours « Je t’aime… moi non plus » et « La décadance » du couple sulfureux Gainsbourg-Birkin, lors d’une série de slows. Devenu numéro 1 dans les charts, en Grande-Bretagne, alors qu’il était censuré sur la plupart des ondes radiophoniques, le premier titre a fait couler beaucoup d’encre. A l’origine, la compo était destinée au duo Bardot/Gainsbourg, mais BB s’était opposée à cette sortie. Caractérisé par ses paroles aussi sexuellement explicites, le second ne récoltera cependant par le même succès… Mais la libération sexuelle était en route. En 1969, le couple chantait d’ailleurs déjà « 69 année érotique » …

Mais si Jane a longtemps interprété les chansons de Gainsbourg, à la disparition de ce dernier, elle a reçu la collaboration de nombreux autres compositeurs, dont Miossec, Dominique A, Cali, Zazie, Mickey 3 D et plus récemment Etienne Daho, et puis elle s’est décidée à écrire ses propres textes.

Elle avait également goûté à la world a travers l’album « Arabesque », en adaptant des compos signées Gainsbourg à l’aide de musicos arabes et tout particulièrement algériens. Elle était partie en tournée en compagnie de cet orchestre oriental, où ils s’étaient notamment produits à la maison de la Culture de Tournai. C’était en février 2003 (NDR : le compte-rendu est à lire ou à relire ). 

Et dans le même esprit elle bénéficie du concours de l'orchestre symphonique de Montréal pour enregistrer « Birkin / Gainsbourg : le symphonique », en 2017. Une aventure qu’elle va poursuivre, lors d’une tournée, mais soutenue par des ensembles philarmoniques issus de pays différents.

Parmi les morceaux les plus célèbres de son répertoire, outre le 3 titres dont question dans le premier paragraphe, on peut citer « Melody Nelson », « La gadoue », « Elisa », « Ex-fan des sixties », « Les dessous chics », « Je m’appelle Jane ‘feat. Mickey 3D’ », « Di Doo Dah » et la liste est loin d’être exhaustive.

Chanteuse, mais aussi actrice, scénariste et réalisatrice, elle a fait ses débuts au cinéma dans les sixties. Elle crée un premier scandale en jouant une mannequin séquestrée et nue dans ‘Blow-Up’, de l'Italien Michelangelo Antonioni. Une première dans un film britannique ! Elle jouera dans près de 70 films au total, dont ‘La Piscine’ de Jacques Deray aux côtés de Romy Schneider et Alain Delon ; ‘Don Juan 73’ de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot ; ‘La Moutarde me monte au nez’ et ‘La Course à l'échalote’ de Claude Zidi, en compagnie de Pierre Richard ; ‘Mort sur le Nil’, de John Guillermin, auprès de Peter Ustinov...

Elle était engagée, tant pour l’écologie, l’humanitaire, les droits des femmes que les LGBTQI.

En compagnie de Françoise Hardy, elle avait chanté « Comment lui dire adieu ? » et en 1992, après la disparition de Gainsbarre, « Je viens te dire que je m’en vais ». Ce sont des chansons de circonstance. Il ne lui manque plus que « Les clefs du paradis » …

RIP

 

mardi, 11 juillet 2023 17:30

Bunny

Fondée en 2009, Beach Fossils est une formation issue de Brooklyn, dans l’Etat de New York, drivée par Dustin Payseur. Ce chanteur/guitariste/compositeur est également un artiste peintre dont les œuvres naviguent entre l’expressionisme abstrait et l’art figuratif.

« Bunny » constitue le quatrième opus de Beach Fossils, une œuvre qui baigne au sein d’une forme d’indie pop rêveuse, mélancolique et particulièrement cool, baptisée également dream pop. Les arrangements sont soignés, le son est nickel. Limpides, les harmonies vocales sont même très susceptibles de rappeler les Byrds. A l’instar de « Tough love », une plage à la texture complexe et dont la ligne de basse cold véhicule des accents empruntés à Simon Gallup (The Cure). Une ligne de basse qui crée la contre-mélodie tout au long de « Anything is anything ».

Plusieurs titres opèrent la synthèse entre les différentes étapes vécues par le band : post punk délavé, jangle pop, psyché pop et shoegaze. Chatoyants, cristallins, délicats, les accords de guitares (électriques, acoustiques, à 12 cordes, traitées en slide) caressent une expression sonore qui navigue aux confins des univers des groupes de la ligne claire du label Flying Nun (The Bats, The JPS Expérience), de Luna, de Pale Saints et du plus contemporain The Red Pinks & Purples. Les lyrics parlent de ruptures amoureuses, de relations difficiles, de drogues, de personnes disparues et même de New York, des chansons qu’interprète Dustin d’une voix fragile, brumeuse et feutrée…

Un bien bel album !

En concert

24/02/2023 Trabendo, Paris

25/02/2024 Grand Mix, Tourcoing

3/03/2024 Botanique, Bruxelles

mardi, 11 juillet 2023 17:29

The very best of 1989 - 2023

En 38 ans de carrière, Texas en a sorti des hits ! Et son premier, « I Don't Want A Lover », remonte déjà à 1989. « The very best of 1989 – 2023 » nous en propose 22, ainsi que deux nouveaux titres « Keep On Talking », une cover de Nothern soul datant de 1965, signée par Dan Penn et Spooner Oldham et produite par ce dernier au studio Muscle Shoals et le nouveau single « After All ».

Sans quoi y figurent, inévitablement, « Say what you want » auquel participe Wu-Tang Clang. « Start a family » avec en featuring, l’acteur, le réalisateur et le metteur en scène britannique, feu Alan Rickman. « Sleep » qui avait reçu le concours Paul Buchanan, le chanteur du groupe écossais The Blue Nile. Le très ‘morriconesque’ « Hi » qui recèle un sample de « Love’s unkind » de Donna Summer. « Inner smile », coécrit en compagnie du grand mélodiste Gregg Alexander (New Radicals). « So called friend » qui est devenu le générique de la sitcom, Elien Degeneres ». « Summer sun » qui sera ensuite remixé par Georgio Moroder ; ainsi que « Mr Haze », mais par GBX et Paul Keenan. La reprise du « Tired of being » d’Al green. Et comme on aime bien Sharleen, on vous file le tracklisting ci-dessous…

Say what you want
Black eyed boy
Inner smile
Mr. Haze
Halo
I don't want a lover
Summer son
Keep on talking
The conversation
In our lifetime
In demand
Put your arms around me
Let's work it out
When we are together
Hi
Say what you want (all day everyday) feat. Wu-Tang Clan
Tired of being alone
Start a family feat. Alan Rickman
So called friend
Everyday now
Insane
After all
Sleep feat. Paul Buchanan
So in love with you

 

mardi, 11 juillet 2023 17:27

Lucky for you

Bully, c’est le projet de la chanteuse/guitariste/bassiste Alicia Bognanno, une Américaine dont le quatrième elpee a été mis en forme par JT Daly (également crédité pour sa participation comme multi-instrumentiste), mieux connu pour avoir apporté son concours à Pvris et K. Play. Changement radical quand on sait qu’elle avait produit les deux premiers albums et coproduit le troisième. Peu d’invités, par ailleurs, pour ce « Lucky for you ». Une violoncelliste : Emily Nelson Rodgers. Et puis Soccer Mommy qui partage les vocaux avec Alicia sur l’entraînant « Lose you ».

Si Alicia a une jolie voix, susceptible de rappeler Suzanne Vega quand elle chante d’un timbre clair, dès qu’elle se met à vociférer sa rage punk, c’est la soupe à la grimace. Dommage, car dans ses meilleurs moments, l’expression sonore rappelle The Breeders. Et tout particulièrement sur « Days move slow », dynamisé par une ligne de basse offensive et déchiqueté par des riffs de guitare bien aiguisés ainsi que « Hard to love » qui s’enroule comme un serpent autour de sa proie avant de la mordre pour lui injecter tout son venin.  Certaines plages barbotent même dans le grunge. A l’instar de « How will I know », nourries aux sonorités de gratte dentelées et bourdonnantes. Ou libèrent un fameux groove. Comme l’oppressant Change your mind » ou l’excellent « A love profound », une compo audacieuse imprimée sur un tempo percutant et traversées de sonorités de sixcordes gémissantes.

Sur ce long playing Alicia aborde pour thèmes le contrôle des armes à feu aux States, le droit à l’avortement, le réchauffement climatique et surtout la perte de son chien…

mardi, 11 juillet 2023 17:26

The big mess

Tanlines est un duo constitué d’Eric Emm et de Jesse Cohen. Mais sur « The big mess », ce dernier a très peu participé aux sessions d’enregistrement, trop occupé par sa carrière parallèle dans le marketing et son podcast musical ‘No effects’. Il a d’ailleurs accepté, de bonne grâce, qu’Éric continue l’aventure sous ce patronyme. Finalement, c’est Patrick Ford, considéré comme le troisième membre du groupe qui l’a suppléé.

Première constatation, la synthpop a cédé le relais à une musique davantage hybride. A cause de la place prise par les grattes. La basse, mais surtout la guitare. Cette dernière adopte même des tonalités surf sur « Clouds », un morceau dont la fin se révèle hymnique. Mais aussi « Hold on » où elle se mettent à carillonner, alors que le timbre d’Eric, enrobé de chœurs féminins, est aussi chaud que celui de Matt Berninger (NDR : curieusement, c’est Peter Katis, notamment producteur pour The National, qui a mixé l’opus). Et même surf/blues. Sur « Endless love », mais surtout tout au long de « Burns effect » (quoique quelques accents flamencos la traversent insidieusement), une plage que chante Emm, d’une voix rappelant ici, plutôt Chris Isaak. Et elle évoque encore celle de Jarvis Cocker (Pulp) sur « The age of innocence », une piste tapissée, en arrière-plan, de pedal steel. Il faut reconnaître que la voix d’Emm est superbe, bien timbrée, vibrante… Ce qui lui permet d’interpréter une ballade soul mid tempo romantique comme « Speed (?!?!).

Elégants, les synthés sont disposés en couches sur « Outer banks », un titre dynamisé par un drumming spasmodique. Cependant, hormis « The big mess », sur lequel John McEntire (Tortoise, The Sea & The Cake) se consacre à la batterie, les 10 autres pistes sont imprimées par une boîte à rythme, un peu trop binaire, malgré une ligne de basse quelquefois caustique (« Arm’s length away »), pour rendre les compos plus percutantes.

mardi, 11 juillet 2023 17:24

Ecstasy of ruin

Fondé en 2023, Autobahn (NDR : un énorme tube de Kraftwerk que le band a choisi comme patronyme) ne compte que 3 elpees à son actif. Quintet à l’origine, le band est aujourd’hui réduit à un quatuor. C’est le drummer qui a quitté la formation. Il a été remplacé par une boîte à rythmes.

La musique de ce groupe issu de Leeds s’inspire manifestement des eighties. Joy Division en tête. Pas étonnant quand on sait que son premier opus, « Dissemble » avait été produit par Martin Hannett. Et suivant une certaine logique, parmi les autres références on pourrait citer New Order. Mais aussi, pourquoi pas, The Wake, Section 25, Cassandra Complex, The Names, Siglo XX et Red Lorry Yellow Lorry, également originaire du chef-lieu de la région du Yorkshire-et-Humber. Mais qui aurait ajouté un peu plus d’électronique dans sa solution sonore. A l’instar du dansant « Silver » qui vire parfois à l’EBM (NDR : pensez à Front 242). Et le tout est abrasé par la voix ténébreuse, déclamatoire, virulente et parfois sinistre de Craig Johnson.

Certaines compos sont plus enlevées, comme le titre qui ouvre l’opus, « Post-history » ou le redoutable, intense et claustrophobe « Breather », au cours duquel, particulièrement dense, la base gronde. L’interlude instrumental « Cylinder » et le trop brouillon « Fields of blood » s’avèrent, a contrario, dispensables.

On épinglera quand même les excellents « Tension », « Ecstasy of ruin » (le titre maître) et le final « Class war », une plage aux riffs de guitare tranchants et au vocal presque hip hop, qui colle davantage à la vague néo post-punk qui sévit actuellement en Grande-Bretagne…

mardi, 11 juillet 2023 17:23

Waltz of the blades (Ep)

Altwain, c’est le projet solo d’Allan Krireche, qui milite également comme chanteur/guitariste chez JP Goulag. « Waltz of the blades » constitue son premier Ep, un disque qu’il a concocté à la maison, dans un 20m2. Vu les conditions d’enregistrement, vous vous doutez que le résultat est lo-fi ; et vous avez raison, même si la musique de ce Lyonnais est alimentée par un très organique guitare/basse/guitare qu’il a overdubbé, tout comme sa voix qu’il parvient également à transformer en backing vocaux.

Découpé en 6 plages, cet Ep s’ouvre par « Just don’t try », une compo qui lorgne avec insistance vers Guided By Voices. Et recèle dans la berceuse mid tempo « Elliott », une compo qui rend plus que probablement hommage à Elliott Smith, une piste au cours de laquelle la basse sert de contre-mélodie. Les interventions de six cordes sont souvent carillonnantes voire tintinnabulantes. Et l’Ep s’achève par le morceau maître, une valse (NDR : vu le titre !) qui nous replonge dans un climat pop aux forts relents sixties…

mardi, 11 juillet 2023 17:22

Wicca Phase Springs Eternal

Wicca Phase Springs Eternal, c’est le projet du chanteur, compositeur et multi-instrumentiste Adam McIlwee. Originaire de Scranton, en Pennsylvanie, il est également le fondateur du groupe Tigers Jaw, qu’il a quitté depuis. Mais a également sévi chez GothBoiClique, Thraxxhouse, Misery Club et Pay for Pain. Sans oublier ses multiples collaborations. Pour enregistrer cet elpee éponyme, il a quand même reçu le concours de et Zola Jesus qui partage un duo vocal sur « Mystery I’m tied to you. Une des deux plages acoustiques du long playing. La seconde s’intitule « It’s getting dark ». Le reste de l’opus est dominé par l’électronique, même si on y croise des interventions de guitare réverbérées et de basses organiques. Organiques comme certaines sonorités de synthés atmosphériques qui nous replongent dans l’univers krautrock de Tangerine Dream (le titre maître qui ouvre cet LP). Mais en général, Adam se sert de toute la panoplie de synthés de pointe, dont les plus effervescents et tumultueux s’avèrent les plus intéressants, une boîte à rythmes 808 capable de reproduire des breakbeats 80’s et 90’s ainsi que des tas de percus, dont certaines rappellent celles utilisées sur le « Vienna » d’Ultravox (« Open portal », « Assembly »).  Malheureusement, deux morceaux virent un peu trip facilement au ‘tchack, tchack boum’, « One silhouette » et « Who’s watching me ».

Enfin, emphatiques, parfois incantatoires, les intonations vocales de McIlwee rappellent celles de Grian Chatten (Fontaines DC).

Multi-instrumentiste et ingénieur/producteur, Jonathan Wilson a, notamment, bossé en compagnie d’Elvis Costello, de Bonnie Prince Billie et d’Erykah Badu, et a produit des albums pour Father John Misty, Margo Price, Billy Strings, Conor Oberst, Roy Harper, Dawes et Angel Olsen, pour n'en citer que quelques-uns. Et puis cet artiste accompagne régulièrement Roger Waters, en tournée, comme guitariste et chanteur.

Wilson sortira un nouvel album, « Eat the worm » le 8 septembre. En attendant, il nous propose son single, « Charlie Parker », sous forme de clip animé. Il est superbe et disponible

 

 

Weird Nightmare, le nouveau projet d'Alex Edkins de METZ, a repris le "She's the One" des Ramones. Edkins livre une interprétation rafraîchissante et discrète de ce classique du punk rock, mettant en valeur les harmonies à la Beatles, la guitare fuzz inspirée de Duane Eddy et la pedal steel jouée par Aaron Goldstein.

"She's the One" est disponible ici

En concert le 12 septembre au Vooruit de Gand

 

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