La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Hooverphonic
dEUS - 19/03/2026
Découvertes

Magenta

Démo

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Ce Magenta n'a rien à voir avec la défunte formation alsacienne, ni avec le groupe de néo prog rock insulaire, mais nous vient de la région parisienne. Un quintette qui depuis sa formation en octobre 2000, est parvenu à décrocher plusieurs prix lors de différents tremplins organisés en Ile de France. Sa musique est manifestement influencée par la culture musicale pop rock anglo-saxonne, et en particulier par Muse, Radiohead et Mansun. A cause de cette approche un peu prog de leur pop. Enfin, c'est l'impression que m'ont laissée les trois titres de cette démo. Encore que le chanteur semble éprouver certaines difficultés à poser la voix lors des périodes les plus calmes. A contrario, lorsqu'il passe au registre supérieur ; il épouse alors les inflexions du regretté Pierre Rapsat. Et avec beaucoup de bonheur.

Lac Placide

Away

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Assistons-nous à l'éclosion d'une nouvelle école musicale en France ? La scène Prog hexagonale semble en tout cas en pleine ébullition. Et après Taal, qui a acquis ses lettres de noblesse en deux elpees, voici venir Lac Placide, dont le présent essai est tout bonnement passionnant. L'album est structuré en sept plages encadrées d'interludes, qui font office de fil rouge, étant autant de déclinaisons du titre " Away ". La musique est riche, dense et audacieuse tout en restant très accessible et enjouée. Impossible de la définir brièvement, tant le résultat final, très personnel et original, naît d'assemblages hétéroclites mais magnifiquement intégrés dans une alchimie futée. La guitare tout d'abord : le plus souvent métal, toujours très judicieuse, elle peut évoquer aussi bien U2 (l'intro de 'A.E.O.') que Pain of Salvation. Le chant, autre atout majeur, mélange en permanence deux très bonnes voix (féminine et masculine) tandis que les textes mêlent avec bonheur les langues de Shakespeare et Voltaire. Les multiples claviers apportent la touche prog la plus conventionnelle, tout en s'accordant quelques échappées espiègles. Quant à la section rythmique, elle assure avec brio, s'avérant souvent changeante et inventive. Tout ce petit monde nous offre une œuvre très cohérente, contrastée et nuancée, puissante et délicate à la fois. C'est parfois très carré, à d'autres moments fort aérien ou bucolique, et on passe sans transition d'ambiances métal, jazzy ou folk à des climats beaucoup plus atypiques, évoquant par exemple les Norvégiens de White Willow ou ces bons vieux Popol Vuh , avec même une légère touche zeuhl (traduisez: influence de Magma, mais sans les outrances du patriarche kobaïen). L'artisanat résolu et brillant de Lac Placide met tout en œuvre pour se démarquer de toute 'conformité' et y réussit pleinement. Et comme en prime, tout cela sent bon le second degré, le groupe acquiert d'emblée un confortable capital sympathie. Il y a bien sûr çà et là quelques petits défauts (comme cet interminable huitième interlude qui mène au morceau caché), mais ils pèsent si peu dans un bilan global très positif. Un CD curatif et indispensable!

 

Stinky Lou

Original demo

Écrit par

Stincky Lou & The Goon Mat

'The Crazy Blue Stuff is proud to present a Roots Blues and Boogie night with Stincky Lou & the Goon Mat!!!' Tout le Delta du Moyen Escaut en parle : du Juke Joint de Zak Janus au fameux Tanasse Pub de Molenbaix! Un duo français très coloré, venu nous faire la leçon : à l'avant-plan, Lou Laurent Goossens toise le public en pinçant la corde de son washtub. Ou de sa contre-bassine, si vous préférez. A l'arrière, Goon Mathias Dalle est manifestement ébahi par son partenaire. La corde rythmique emmène la slide pour aborder le classique "Rollin' & tumblin". Mat chante d'une voix paresseuse, traînarde, un rien graveleuse et poussiéreuse. L'inspiration n'est-elle pas vieille de plus de soixante années ? Et je pense tout particulièrement à ces fameux songsters qui écumaient les routes de tous les milieux ruraux du Sud américain. Mat entame le chant de l'un des plus beaux blues de l'histoire : la complainte du mauvais garçon. Une composition écrite par Eddie Taylor, le guitariste qui restait dans l'ombre de Jimmy Reed. La voix du Goon se fait plus autoritaire pour revêtir l'habit du teigneux de service. C'est le moment choisi par Alain Camus pour donner du groove au rythme, en nous plongeant dans le monde de la boogie music, celui de la "Boogie tonight". N'est-ce pas docteur ? Le guitariste croise une nouvelle fois le regard du Lou qui pue. Le son produit par les cordes est si baveux et tellement sale. Insatiable, Mat se met à hurler à la gloire du boogie. Intenable! Le Lou, lui, il s'en fout. Ses doigts saignent. Il martyrise le son : "I don't care". Mais oui, la contre-bassine déborde, n'autorisant que les cordes fatiguées de respirer à la manière de Lightnin' Hopkins, au cœur de Houston. Retour du côté de Clarksdale, non loin du fameux Carrefour où l'artiste rencontra le diable. Mat pince le dobro de ses longs doigts effilés. Lorsqu'il ferme les yeux, dont il ne peut retenir les larmes, l'intensité se mue en drame. Il reprend "Walkin' man", un fragment issu du répertoire du mythique Robert Johnson. Le silence plombe le duo! "Rock me babe", un des fleurons du Roi BB, marque un retour aux vibrations. Cette sombre nuit du blues et du boogie se termine aux accents du Delta. Les ombres de Sam Hopkins et d'un jeune John Lee Hooker fiévreux, se dessinent sur les murs poisseux, pour laisser Lou et le Goon Mat nous quitter l'âme déchirée. Les fantômes passent. La lumière revient. Nous sommes bien en 2003. Chapeaux bas, gentlemen!

 

Kaz

Hier ou demain

Écrit par

En mentionnant au dos de la pochette, ‘Si vous ne vous appelez pas B Cantat, B Corgan, T York ou JJ Daran, votre graveur s'autodétruira’, Kaz affiche clairement, mais de manière très originale, ses influences majeures. Encore qu'après avoir écouté ce mini CD 6 titres, je n'y ai décelé que l'ombre (NDR : mauvais calembour !) de Noir Désir. D'ailleurs tout au long de cet opus habillé d'une pochette au cubisme mystérieux, l'ambiance n'est vraiment pas à la fête. D'abord, il y a les lyrics qui posent un regard sur l'homme, ses sentiments, ses joies, ses erreurs, ses côtés sombres. Ensuite la musique qui, hormis le dispensable " Rêver un cauchemar " et le très joli instrumental " Aya ", un fragment dont les accents électro-acoustiques me rappellent Bel Canto, se nourrit aux mélodies lancinantes, douloureuses, ténébreuses. Un peu comme chez Yel. Et c'est un compliment ! Le très intense " L'idiot " en est la plus belle démonstration. Mais le plus souvent, Kaz semble hanté par l'esprit de Nirvana. Celui de l'elpee " In Utero ", nonobstant le vocal haut perché de Guillaume (NDR : une belle voix qui ne colle pas nécessairement au style pratiqué par le trio issu du Loiret), dont les inflexions peuvent rappeler parfois Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers). C'est évident sur " Le ciel me brûle " et puis sur la valse lente " Les amants ". On y retrouve même cette mélancolie maladive, torturée, criblée d'accès de fièvre électrique. Si l'impression globale reste positive, avec de meilleurs arrangements, des enchaînements un peu mieux soignés et une production à la pointe, ce disque prendrait une toute autre dimension…

 

MyrHa

4 Songs (Ep)

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« 4 Songs » constitue le premier Ep des Parisiens de MyrHa. Les 4 morceaux ont été enregistrés à Bruxelles en 2009, sous la houlette de Lionel Vancauwenberghe de Girls in Hawaii et Christopher Yates. Un premier essai au parfum fortement marqué par les années 90. Bref, ça sent la guitare fuzz à plein nez ! MyrHa est un authentique groupe de grunge et la voix de Claude rappelle parfois celle du regretté Layne Staley d’Alice in Chains. Pas très original, me direz-vous, mais c’était, à l’époque, une des caractéristiques principales de cette solution sonore écrasante et ténébreuse. Si la production du trio laisse quelque peu à désirer (mais n’est-ce pas ce que le genre requiert), les chansons laissent transparaître un réel potentiel que le groupe transpose, paraît-il, à la perfection sur les planches. « Friday » aurait pu figurer sur la flip side d’un single de Nirvana alors que « Tomorrow Is Another Day » ressemble à une démo d’Alice in Chains. Maintenant, si le band veut se faire une place au soleil, il a tout intérêt à se libérer de ses trop évidentes influences et puis d’engager un producteur capable de mettre en exergue ses (lourdes) guitares…

 

Ingrid

Encore vivant

Ils nous viennent de Tourcoing et ont déjà commis un single 2 titres (" Vert Soleil ") et un album (" Etrange Meteo "). Après avoir écouté ce single encore tout frais, une chose est sûre : ils aiment Indochine et Visage. " Encore Vivant " peut provoquer soit de l'urticaire, soit une folle envie de danser en levant les bras. Dans le premier cas, c'est que vous n'aimez pas les boîtes à rythmes rétros et les vocaux à la Sirkis ; bref une certaine idée du mauvais goût pop eighties à la française. Dans le second cas, euh… ce n'est pas sérieux ! Ne parlons même pas de la face B, " Sniperman ", encore pire. C'est grave, docteur ?

 

Initial

Crushing your senses

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Difficile de pouvoir se faire une idée objective sur les quatre titres de cette démo, tant les arrangements et le mixing sont de piètre qualité. Passé ce cap, on se rend heureusement compte que leur musique possède un potentiel certain. Surtout sur les deux derniers titres, " Poser " et " Face reality ", qui me rappellent… Au Pairs. A cause de la voix androgyne de Petra Van Nierop qui épouse ici les inflexions de Lesly Woods, mais aussi de la solution sonore sculptée dans une sorte de post punk ténébreux, légèrement teinté de funk, de blues et de soul. De facture plus banale, les deux premiers fragments, " Around " et " Flying ", ont probablement le tort de ne pas trop savoir s'il y a lieu d'explorer la face pop du rock ou la face rock du pop. Petra a en outre, ici, le tort de forcer sa voix. Mais comme elle ne possède pas le timbre de Skin, la vocaliste de Skunk Anansie, la mayonnaise ne prend pas. Il y a du pain sur la planche !

 

Lullaby

Rosebud

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Fondée en 2005, cette formation nous vient de Dijon, en France. Avant de graver ce premier album, elle avait déjà publié deux Eps. Un en 2006 et le suivant en 2007. Quoique français, ce groupe est avant tout influencé par la britpop. Celle des Arctic Monkeys et de Bloc Party, en particulier. A cause des riffs de guitare tour à tour effilés, déchiquetés et en général incisifs. Et puis de la construction refrain/couplet très spécifique. En outre, les interventions circonstancielles de l’orgue rogné ne sont pas pour me déplaire. Malheureusement, il y a la voix du chanteur principal. Elle colle difficilement à la musique et manque surtout d’amplitude. Etonnant, car lorsqu’elle est soutenue par un backing vocal elle se conjugue parfaitement en harmonie, un peu comme si ce support lui permettait de maîtriser son timbre et ses inflexions (l’atmosphérique, presque trip hop « Join our forces »). Et puis, les enchaînements ne coulent pas toujours de source, surtout lorsqu’un changement de tempo intervient au cours d’un même morceau. Si la plupart des titres sont plutôt pêchus (NDR : notamment « Sweet addiction » et l’épique « Discollision », réminiscent de Muse) et arides, l’elpee recèle un morceau imprimé sur un tempo spasmodique, presque ska (« W/W »), deux ballades dont une instrumentale et s’achève par une compo plus élaborée, luxuriante, à la limite solennelle (« Farewell song »). Il y a encore du pain sur la planche…

The Host

Love, Birth & Disillusions

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The Host est un trio français basé à Marseille citant parmi ses influences principales, Led Zeppelin, Queens Of The Stone Age, The Clash, les Beatles et Pearl Jam. Et, avouez que pour un groupe pop/rock/alternatif, il existe pire comme références. Formé en 2004 par Julien Arniaud (chant, guitare et claviers), Thomas Campion (batterie) et Vincent Fraschina (basse), le groupe enregistre en mai 2008 un premier Ep intitulé « Burning Altamont » aux fameux ‘Sound Suite Studio’ de Terje Refsnes (Tristania, Trail Of Tears, Sirenia, Carpathian Forest, Turisas).

L’album suivant « Love, Birth & Disillusions » sort en mai 2010. « Follow Me », en ouverture de la plaque confirme les propos de Julien, Thomas et Vincent : l’ombre du grand Zeppelin plane bien sur leur musique. Et ce ne sont pas les accords de cithare et de guitare acoustique inclus dans cette composition qui viendront contredire cette affirmation. « B… »,  le titre suivant, démontre que Josh Homme et QOTSA ont eux aussi marqué la formation, plus encore peut-être que Jimmy Page et Robert Plant.

Il ne faut cependant pas toujours se fier aux apparences. Malgré cet héritage ‘classic hard rock’ et ‘stoner’, The  Host n’a pas grand-chose d’un groupe de headbangers. Son rock est musclé mais pas ‘heavy’ et évolue plutôt dans la mouvance ‘pop-rock’ alternative de la fin des années 90. Si l’on pense parfois à Led Zeppelin et Queens Of The Stone Age, les noms de Muse ou de Placebo viennent aussi à l’esprit dès que l’on pose une oreille sur « Love, Birth & Disillusions ».

The Host synthétise à sa manière trois décennies de rock. Sans être racoleur, « Love, Birth & Disillusions » propose une jolie collection de mélodies accrocheuses. L’album plaira sans aucun doute à un panel d’amateurs de musique appréciant autant le rock musclé que la pop sophistiquée. A découvrir.

The Gravity Slaves

Choice

Du hardcore pur jus, tendance EMO, qui vous pète à la gueule avant que vous ayez eu le temps de dire " Ouf ! " : voilà de quoi il retourne chez ces Gravity Slaves, cinq jeunes Français en colère contre le système, qui refusent tout compromis et balancent la sauce sans demander leur reste. Et elle prend, même si c'est très méchant : on sent que ces mecs ont beaucoup appris à l'école Dischord et Alternative Tentacles, et chez leurs amis de la République, Portobello Bones et Burning Heads (avec lesquels ils ont d'ailleurs collaboré). Ca gueule, c'est violent : les guitares saturent, les voix s'époumonent, la batterie s'affole. Pour prouver leur éclectisme, les Gravity Slaves tâtent aussi du didjeridoo (" Electric & Static "), et s'emballent même, sur " Have A Key ", un orchestre classique. Mais c'est quand nos nerfs sont au bord de la crise qu'on prend le plus notre pied, et eux aussi : " Close To Me ", " Change " (avec une fille), " Golden ",… Rappelant Fugazi, Black Flag voire Amen, le hardcore incendiaire des Gravity Slaves nous terrasse avec panache. Et si c'était ça, la loi de la gravité ?

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