La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Eilera

Facettes

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Si un roulement de tambour saluait les CDs les plus intéressants de notre site, vous l'auriez entendu en vous arrêtant à Eilera. Ce duo de Montpellier nous livre une œuvre audacieuse et très séduisante. Ce qui impressionne d'emblée, c'est la qualité irréprochable de la production. Claire et précise, fine et ample. Puis la voix d'Aurélie, omniprésente : entre femme-enfant exaspérée à la Björk et complainte limpide digne de Petronella Nettermalm (Paatos) voire d'Anneke Van Giersbergen (Gathering), Aurélie évoquera encore tantôt Tori Amos, Kate Bush, Dolores O'Riordan (Cranberries) ou même Ann Pierlé par son chant tantôt doux, tantôt angoissé ou incantatoire, toujours chargé d'émotion. Ce qui ne devrait pas éclipser l'originalité de la démarche, la richesse des arrangements et l'évidence de mélodies souvent envoûtantes. Eilera se livre à un métissage très réussi entre électro-pop sautillante, pop-rock décalée soucieuse à la fois de profondeur et d'esthétique, et ambiances celtiques voire scandinaves teintées de gothique. Avec l'incursion récurrente de rythmiques hip-hop parfois sulfureuses et d'une guitare affiliée 'métal atmosphérique' libérant avec parcimonie des soli fort émotionnels. Une ballade acoustique et intimiste succédera donc à une décharge 'dance' fougueuse ponctuée de breaks câlins; puis une complainte languissante nous ouvrira ses grands espaces pour nous conduire vers une redoutable montée en puissance. Boîte à rythme, samples et autres sonorités synthétiques côtoient guitare sèche et violon au cœur d'un album élégant et cohérent où il se passe toujours quelque chose. Mon seul reproche : une ou deux plages méritaient vraiment un plus long développement. Ce qui aurait d'ailleurs pallié à la relative brièveté de l'ensemble. Ceci dit, Aurélie Potin Suau et Loïc Tézénas révèlent un talent indéniable servi par un background déjà riche et une collaboration mature. Si les artistes cités plus haut vous plaisent, ou si des groupes comme Crest, Antimatter ou Paatos éveillent votre intérêt, ne passez surtout pas à côté d'Eilera. A la recherche d'un label, le groupe est ouvert à toute proposition via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

 

Radius System

Architects of yesterday

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Hier s'écrivaient les pages dorées des désillusions d'aujourd'hui. Ode à la résignation et au fatalisme assumé, la musique de ce duo français, ramené récemment à une seule entité (celle de Grégory Hoepffner) affiche une maturité déconcertante et une vindicte salutaire dans un post-rock las de se bouffer la queue. Des contours difficilement cernables de cet album magistral de maîtrise et de contenance, s'échappent ça et là de fulgurantes envolées mélodiques propres à drainer sang, sueur et larmes vers le centre de l'univers dans un furtif moment d'oubli.

Porté par des ambitions modestes qui volent bien plus haut que la plupart des prétentions nombrilistes de bon nombre de groupes d'une mouvance pseudo intellectuelle, les 10 compositions ici présentes reflètent, en sépia, les errements et tâtonnements qui font les grandes avancées. Une rage contenue qui s'écoule et déborde par torrents (et qui peut s'avérer fortement corrosive), mais aussi une beauté subtile qui rayonne tout au long.

Des montagnes russes d'« Autopilot » à la linéaire complainte de « Siberian winter », des guitares tourbillonnantes d’« Architect of yesterday » et son final elliptique à la grâce fulgurante de « Picture goodbye », le voyage imaginaire traverse mille horizons balafrés d'improbables accidents. Un subtil mélange de musique binaire et de rock burné.

Difficilement concevable en live de par sa complexité, le projet mériterait assurément une projection plus accrue.

Malgré son évidente nostalgie, les yeux fermés, Radius System devance déjà le futur. Magnifique !

 

Dilem

Des nouvelles de Gurp

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Comment ne pas encourager ces quatre musiciens à la recherche d'un producteur et d'un distributeur ! Rien que pour ce motif, nous n'irons pas jusqu'à dire que nous avons adoré, mais on sent que David, Stéphane, Fabien et Nicolas ont ‘voulu faire bien’. Car le cinq titres est plutôt riche : des mélodies plutôt recherchées, une voix très sexy et un tant soi peu tourmentée, des paroles souvent poétiques et non sans charme ouvrent "la fenêtre". "Sorcière à vendre" est sans doute la plage la plus réussie : la rupture de rythme donne une certaine ampleur à la chanson au sein de laquelle une large place est laissée à la guitare. Pour notre plus grand plaisir ! "Sorcière à vendre" raconte l'histoire de "Lola la sorcière, qui bien que très jolie, avait vendu son âme au diable". C'est du moins ce qui est expliqué sur leur site, qui ne manque pas d'humour. Pour un premier jet, Dilem s'en sort plutôt bien, et ne manque pas d'idées. La formation a au moins le mérite de défendre ce qu'elle aime : le rock. Et elle nous le fait partager. Sans doute est ce là le vrai talent des jeunes musiciens qui ont malheureusement du mal à exister dans notre société de consommation galvaudée par la musique commerciale. Evidemment ils ne sont pas les seuls, mais ils sont un exemple de la pérennité du rock. Tant que Dilem sera, la musique ne sera plus un problème !

Ceili Moss

Glad to find you well

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Récemment constitué dans sa forme actuelle, Ceili Moss est un groupe de musique celtique ne faisant aucune concession à la modernité. Pas l'ombre d'un instrument électrique en effet. Accordéon, flûte, guitare sèche, harmonica, piano et violon déclinent mélodies, rengaines et ritournelles, parfois appuyés par des percussions variées, tandis que les voix de Sophie, Yannick et Laurent nous chantent ces histoires de naguère. Les musiciens ne sont pas pour autant des puristes, puisque à leurs traditionnels irlandais ils associent l'une ou l'autre chanson chantée en français et aux couleurs sud-américaines (« Dies Irae »), et laissent parfois place à la musique médiévale ou au folk scandinave voire méditerranéen. Une musique simple mais colorée, chaleureuse et festive, interprétée de façon irréprochable et enthousiaste. De quoi mettre une belle ambiance sur scène! Et c'est là toute la prétention du groupe, qui compte déjà plus de 60 concerts animés en Belgique et dans les régions limitrophes. Intéressé? Consultez http://www.ibelgique.com/ceilimoss

Antipop

Démo

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Quatre titres sur la démo de ce quintette niçois à la recherche d’une production pour l’enregistrement de son album. Et vu la qualité de ces plages, il serait incompréhensible qu’il ne parvienne pas à cet objectif. Des textes fouillés, poétiques et intelligents qui racontent chaque fois une histoire de la vie quotidienne. A l’instar de Dominique A. Même la voix d’Olivier Dargelles épouse certaines de ses inflexions. On pense aussi tantôt à Souchon, William Sheller voire à Indochine, pour le sens mélodique particulièrement contagieux. Et puis lorsque l’électricité s’intensifie, devient vivifiante, incisive, à Dominic Sonic (« I comme »). A Church également ou encore à House Of Love (« L’eau claire ») lorsque la guitare emprunte un profil ‘ligne claire ». Epatant !

No Fatality

The First Scream (Ep)

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Bien qu’elle n’ait jamais été aussi active que la ‘Montoise’ ou la ‘Liégeoise’, la scène métal tournaisienne a toujours bon pied bon œil, et ce depuis les années quatre-vingt. On se souvient encore de Barbarian, Black Knight, Catharsis, Juggernaut, Boner Knife et des indéboulonnables Haircut That Kills. Il faudra désormais compter sur un nouveau fournisseur de décibels : No Fatality.

Cinq gamins (NDR : la moyenne d’âge ne doit probablement pas dépasser les dix-huit/vingt ans) qui réunissent en cinq titres de quoi faire revivre leur adolescence aux fans du métal des eighties a de quoi surprendre. Et pourtant, ce ‘club des cinq éventreurs’ débite du décibel avec autant d’aisance que s’il était né à la glorieuse époque de la N.W.O.B.H.M. Ne cherchez pas ici de néo/metalcore/emo machin chose. No Fatality joue du heavy métal. Du vrai !

« The First Scream », le premier Ep du groupe à été mis en boite l’été dernier chez nos voisins français du Bosshog Studio. Géry (batterie), Michaël (guitare lead), Jérome (guitare rythmique), Chris (basse) et Gaël (chant) proposent cinq plages plombées d’un heavy métal classique, inspiré par les gloires du passé (NDR : le groupe cite Iron Maiden, Judas Priest, Metallica, Megadeth et Saxon) ainsi que par quelques formations plus récentes (Sabaton, Firewind, Children Of Bodom, Avenged Sevenfold). Une palette de riffs en béton, bien heavy mais qui virent parfois au trash, une rythmique percutante, quelques soli bien sentis et des vocaux accrocheurs ; ce disque fleure bon le respect des traditions ancestrales et donne une sérieuse envie de ressortir les vestes à patches et les têtes à cheveux.

 

Face Down

The Runaway (Ep)

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Ne vous fiez pas aux origines pseudo-parisiennes de Face Down. De cœur, ce combo imbibé au ‘Jack Daniels’ et à l’huile de vidange est bel et bien originaire du sud de chez Barack Obama. Les courageux (inconscients ?) qui oseraient mettre cette affirmation en doute prennent le risque de se prendre cinq bastos gros calibre dans le stetson en posant une oreille sur « The Runaway ».

N’allez pas croire non plus, jetant un œil sur l’artwork (superbe au demeurant) de cet Ep cinq titres, que ces cinq Français se la jouent ‘country’ ou ‘rock sudiste’. Face Down n’est pas le nouveau Stocks. Et ses influences ‘southern’ ne sont pas à chercher dans le rock texan des seventies, mais plutôt dans le trash/sludge louisianais de la dernière décennie.

Bref, si vous ne l’avez pas encore capté, Face Down c’est du lourd ! « The Runaway » est un mélange fumant entre trash goove metal dévastateur de Pantera et sludge metal burné de Down. Warren, au chant, semble avoir le même fournisseur de cordes vocales que Phil Aselmo. Derrière lui, ses quatre acolytes bâtissent un mur sonore qui aurait très bien pu, à lui seul, provoquer les ravages de l’ouragan Katrina.

Pour un premier essai autoproduit, le son est carrément énorme : tellement compact qu’on se demande comment on peut entendre aussi distinctement la basse rageuse d’Alban et la batterie rouleau compresseur de Logan que les guitares brutales de Cédric et J.A. Un Ep percutant qui laisse présager le meilleur pour l’avenir. Bon sang, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour nous concocter un album complet ?

Recommandé par votre médecin ; et à de très fortes doses !

The Head Shakers

The Head Shakers (Ep)

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Paraît que dans le nord de la France on secoue la tête en écoutant The Head Shakers. A cause de leur groove qui incite à remuer. Ces vrais pros sont de talentueux instrumentistes. Par contre, côté graphisme, faudra repasser. Mais c’est quoi cette illustration ? Je vais quand même faire un effort pour ne pas dévier du sujet. Si les compos de The Head Shakers sont impeccablement gérées, on ne peut pas dire qu’elles me bottent particulièrement. La musique est manifestement influencée par Zappa et l’Apollo Theatre à Harlem. Entre autres. Et navigue dans un univers jazz funk assez proche d’un Chin Chin. Trois titres sur cet Ep. Bien ficelés, mais tramés sur un même profil. Les cuivres et le clavier font bon ménage, mais la voix me paraît totalement inutile. Bref, le tout manque cruellement d’originalité. Pas vraiment un Ep qui casse la baraque.

Horse Antlers

Demo

Écrit par

Au détour d'un concert accordé par une glaciale soirée d'hiver, découverte d'un groupe issu de nos contrées qui devrait faire parler de lui très prochainement. Cette fois, je vous aurai prévenu, Horse Antlers, c'est du lourd, du costaud ; et plus tôt vous monterez dans le convoi en route, moins vous aurez à nourrir de regrets. Je mise dès à présent toutes mes poignées de dollars sur cette formation. Faites circuler l'info : chaud devant, ‘this is the next big thing’...

En guise de présentation, une démo sous forme de disquette sur laquelle est proposée une musique loin d'être formatée.

Travaillant dans un champ de coton sous une chaleur étouffante, enchaînés et rêvant de liberté, « Berta » s'envole lourdement. Introduction au monde de Horse Antlers, guitares grasses et ‘welcome to all the stoners’! S'enchaînent et se déchaînent trois autres titres d'un calibre percutant. « Hard lesson about love » et son bootleneck fiévreux, son orgue suintant, ses chœurs blessés. A cheval entre sombre désespoir et lumineuses envolées, les mélodies tanguent sous un soleil de plomb, le mors aux dents, les pieds dans la poussière, hagards et égarés, les yeux dans le vide, qui se plissent sous la sueur qui perle. « I promise myself a little parade » amorce le troisième titre. Ô rage, ô désespoir, errance dans un désert aride et sec où les larmes perceraient si les paupières étaient humectées. Enfin, « Shine » galope à vive allure dans ces contrées hostiles, éperonne les flancs, martèle comme un soleil sans pitié.

Quatre titres en attendant (avidement) la suite. Puissants en concert, percutants sur disque, à voir absolument, à écouter impérativement.

This is ‘l'americana made in Belgium’.

The Jiving Furniture Jubileum

The Jiving Furniture Jubileum (Ep)

Écrit par

The Jiving Furniture Jubileum est un projet énigmatique créé par Jonas Frederick Jos Wellens, un Limbourgeois qui a gagné quelques concours musicaux, de l’autre côté de la très à la mode frontière linguistique. Partagé en 5 titres, son premier Ep est sculpté dans un rock parfaitement laidback. Un style dont le point culminant est manifestement atteint sur « Cult Manifesto », un titre qui aurait pu figurer au sein du répertoire de Beck voire de Millionaire. La musique de JFJ n’est pas révolutionnaire, mais diversifiée et agréable à l’écoute. Les mélodies sont bien torchées et empreintes d’une mélancolie élégante. « Tiger » est une ballade pour laquelle Iza est venue apporter son concours aux chœurs, une plage qui baigne au cœur d’une ambiance crépusculaire, presque digne de Mark Lanegan. Morceau d’ouverture, « Suckerpunch Coffee » affiche une morgue proche d’un Daan, époque Dead Man Ray. La voix traînante et l’interprétation je-m’en-foutiste de Jonas traduisant parfaitement cette impression.

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