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La fresque de Vincent Delerm

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La DK Danse

La DK Danse (Ep)

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Une précision importante : La DK Danse est avant tout un groupe de scène. C’est en live que la formation tournaisienne démontre toute l’étendue de son talent. Cette réputation leur a permis de partager l’affiche auprès de groupes issus de la scène électro belge comme X-Makeena ou encore High Tone. Leur mélange singulier entre drum’n bass, rock, dub et électro est susceptible de mettre le feu à n’importe quelle audience. En prise directe, la musique de DK-Danse vous secoue et vous précipite dans une forme de transe incontrôlable. Faut dire que leur light show conjugué à la projection d’images a de quoi vous mettre la tête à l’envers…

Un climat bien difficile à recréer sur disque. Ce qui explique ma relative déception. L’ouverture de cet Ep –un sample proclamant l’apocalypse– a pourtant de quoi nous donner l’eau à la bouche. Malheureusement le cataclysme sonore n’aura jamais lieu. De cet essai, j’épinglerai cependant « Heavy Step », morceau au cours duquel rock et drum’n bass entrent parfaitement en fusion. Et puis le sobre « Thai Break », morceau électro teinté de subtiles saveurs orientales. La plaque s’achève par un titre immortalisé ‘live’, auquel il manque manifestement l’image pour créer l’événement.

Si la scène n’a plus guère de secret pour La DK Dance, le groupe aurait peut-être intérêt à revoir complètement son approche du studio, s’il souhaite devenir la coqueluche des nightfloors. C’est tout le mal qu’on lui souhaite, d’autant plus qu’il en a le potentiel…

 

Bubble Trap

Compromise

Écrit par

Bubble Trap est un quatuor réunissant le chanteur/claviériste Sébastien Boutry, le guitariste Gérard Hermans, le bassiste Lionel Baurain et le batteur Stéphane Derwidué. Responsable d’une première démo en 2004 (« Soap for memories ») et d’un premier single deux ans plus tard (« Jay/I’am nothing »), le quatuor montois s’est énormément investi pour sortir son premier album. Toute l’année 2008 leur a même été nécessaire pour le boucler. Finalement, cet elpee tant attendu est paru au cours du printemps de cette année. Il s’intitule « Compromise » et porte bien son titre, puisque les morceaux campent un compromis entre une multitude d’influences, parmi lesquelles la pop mélancolique (NDR : celle de Novastar, en particulier) et le rock progressif (NDR : les membres du groupe doivent probablement posséder toute la discographie de Pink Floyd et d’Archive) semblent se révéler les plus flagrantes. Interprétées dans la langue de Shakespeare, les 13 compos témoignent d’un travail de mise en forme particulièrement soigné. Notamment au niveau des harmonies vocales. Pourtant, on a parfois l’impression que le timbre de Sébastien, campe un Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers) qui aurait choppé la grippe (NDR : pourvu que ce ne soit pas la H1N1 !). Ce qui n’empêche pas les chansons d’être hyper léchées, résolument radiophoniques, donc extrêmement accessibles. Sensation accentuée par la présence d’une majorité de morceaux calmes.

Félicitations à cette bande d’amis bien sympathiques pour leur travail d’autoproduction, une expérience qu’ils ont acquise au fil des nombreux concerts accordés au cours des 2 dernières années et puis en manifestant une grande application dans la confection de leur premier essai. Maintenant, faudra que le combo cherche à se forger un style bien personnel, s’il ne veut pas passer à la ‘Bubble’ Trap. Cinq ans c’est long, mais à force de patience on peut y arriver… Bon courage !

Jaromil

Here to stay

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Jaromil est une formation dijonnaise dont le patronyme est tiré du roman de Milan Kundera, « La vie est ailleurs ». Le quatuor français est né en 2004 et s’est frayé progressivement un chemin à travers la scène rock hexagonale. Il a ainsi été sélectionné par le très convoité ‘Cqfd’ (ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks puis programmé ‘groupe repérage 2009’ aux Eurockéennes de Belfort. Deux belles cartes de visite, il faut le reconnaître. En outre, le combo a eu l’opportunité d’ouvrir pour des artistes reconnus comme Syd Matters, Sébastian Schuller ou encore Troy Van Balthazar.

Mais à l’écoute de ce « Here to stay », leur premier opus autoproduit, on se demande quand même pourquoi Jarmil suscite un tel engouement outre-quiévrain. Bien sûr leurs mélodies sont soignées et leurs références aux 90’s solides. Elles oscillent d’ailleurs de Pavement (« Pumpin Iron ») à Radiohead en passant par dEUS (« We are here to stay »). Mais nonobstant l’un ou l’autre beat électro judicieux et quelques chouettes envolées, le résultat n’est guère concluant. Il y a bien la voix du chanteur, dont le timbre susceptible de monter dans les aigus à la manière de Matthew Bellamy (Muse) est irréprochable. Malheureusement à force d’en remettre couche sur couche, cet organe finit par agacer.

Bref, difficile de comprendre le tapage médiatique qui a été fait autour de ce combo bourguignon. A contrario du titre de leur album, je doute fort que Jaromil puisse un jour s’imposer sur la scène française et encore moins y rester.

 

Antihype

Views From Antiland (Ep)

Écrit par

Il est bien loin le temps des années 80 où chaque sortie d’un album Rock ou Métal estampillé ‘Made In France’ déclenchait l’hilarité générale, dans l’Europe entière. Ces derniers temps, on a vu surgir d’un peu partout dans l’Hexagone, une horde de formations d’envergure internationale, responsables de compositions de qualité et à l’originalité incontestable. De Gojira à Hacride et Dagoba, de Gronibard à Ultravomit, d’Eilera à Lazuli, de Manigance à Adagio, de Rising Dust à Ataraxie et de Kalisia à Phasm, les combos français talentueux sont devenus légion et le Vieux Continent n’a plus vraiment envie de rire. Et voici qu’Antihype, un nouveau combo originaire de Normandie vient ajouter son nom à cette liste qui semble s’allonger de jour en jour.

Comme beaucoup de compatriotes, Antihype ne se contente pas d’écrire de la musique mais s’invente un monde pour l’accompagner. Antihype débarque d’Antiland, une planète invisible gravitant autour de la terre et dont l’activité principale des habitants est d’observer les terriens  pour retranscrire leurs observations en musique.

La musique d’Antihype est un très bon compromis entre Rock US Moderne, Hard Rock, Grunge, Heavy Metal, Punk et même rock progressif. Les compositions du combo Antilando-Normand laissent une grande place à la mélodie sans pour autant mettre de côté la puissance. Cette musique au feeling grunge et à la technique heavy metal tient en haleine tout au long de des 6 titres que composent cet Ep. Quelques magnifiques soli de guitares viennent éclairer cette galette qui aurait vraiment mérité une production un peu plus pêchue.

Si sa mise en forme n’a pas tout à fait la qualité de celle d’albums de groupes plus célèbres, « Views from Antiland » est cependant très révélateur du potentiel énorme d’Antihype. Nul doute que l’on entendra bientôt parler de lui.

« Views from Antiland » est disponible via le site du groupe : http://antihypeconsortium.com

 

The Meeting Room

Demos

Écrit par

‘Démos signifie que ces chansons ne sont pas officielles’ (sic). Olivier Estille, forgeron de The Meeting Room, annonce la couleur sur la pochette. Nous sommes soulagés. Bien que les sept titres de ce disque regorgent d’idées, ils mériteraient, en effet, un approfondissement. Et certains d’entre eux devraient carrément être abandonnés. Les trois premiers morceaux, « Turn Around », « Lens » (en hommage à la ville d’origine de la formation) et « The Best Friend » constituent la meilleure fournée de la plaque.

Deux grosses erreurs s’ensuivent, « Photograph » et « Clean », évoquant des BB Brunes qui auraient décidé de chantonner dans la langue de Shakespeare. Le titre suivant, « In Benefit Of Love » est tout à fait anecdotique. Caractérisé par son rythme entêtant, « Lily Blows » limite les dégâts, clôturant ainsi les démos de manière plutôt positive. Un bilan mitigé donc. Il ne reste plus qu’à attendre les versions définitives pour pouvoir se faire une idée exacte du potentiel de l’ensemble…

 

Vibrion

Vibrion

Écrit par
Quatuor marseillais, Vibrion propose une musique calme et agréable, aux influences électro/rock (guitare, basse, samples). Malheureusement accompagnée de slams assez prétentieux, elle finit rapidement par agacer. L’occasion de souligner ici encore une fois la difficulté qu’il y a à produire de bonnes paroles en français. Un texte moyen en anglais ça passe…En français par contre, cela ne pardonne pas. Dommage…

Sofa

Démo

Écrit par
Avant d’opter pour le patronyme Sofa, cette formation normande a répondu successivement aux noms de Union Jack, puis de Mr Jack. Les cinq titres de cette démo constituent un avant-goût d’un premier album qui est actuellement en préparation. On nage ici en pleine noisy pop rappelant les débuts de Noir Désir. Et la véhémence affichée tout au long de « Radiosofa », proposé ici sous une forme ‘live’, en est la plus belle démonstration. Seule différence, mais elle est de taille le vocaliste possède une voix claire, capable de virer au falsetto ; alors que Cantat avait, à l’époque, surtout tendance à racler son baryton. Sur les trois titres enregistrés en studio, Sofa manifeste un sens mélodique qui n’est pas sans me rappeler Yel ; même si l’électricité, plutôt branchée sur le U2 circa « Boy », épouse parfois des envolées stratosphériques comme chez Muse. Un bémol, la noisy est parfois un peu trop noisy. M’enfin il ne s’agit que d’un brouillon. On devrait donc y voir plus clair lors de la sortie de l’elpee.

Nova

Démo

Écrit par
Cette démo 5 titres nous permet de découvrir un quatuor parisien fraîchement constitué, mais par des musiciens expérimentés. Leur musique évolue dans un registre pop-rock atmosphérique un peu hybride. Les musiciens revendiquent des influences de fait assez 'lisibles': Radiohead (structure générale de plusieurs plages), Massive Attack (occasionnellement et surtout en rythmique), Muse (la fougue de certains passages), Pink Floyd (comme tant d’autres…). A ces derniers, il faut de toute évidence ajouter Porcupine Tree et plus discrètement Coldplay. Nova signe sa différence par des ambiances moins ombrageuses que ses aînés. Le chanteur y est pour quelque chose. Il a une belle voix. Claire, elle est assez modulable pour évoquer tour à tour Midge Ure (Ultravox), Roland Orzabal (Tears for Fears), Chris Isaak ou Pascal Obispo. Elle pèche cependant parfois par manque de profondeur. Une fois ces préliminaires évacués, il faut saluer la qualité mélodique des cinq plages, lisses et élégantes, et leur caractère à la fois très accessible et émotionnel. 'Time' est un morceau riche et contrasté, emmené par un riff musclé, une rythmique nuancée mais efficace ainsi qu’un chant souvent intense et haut perché ; une plage dont la conclusion glisse vers le symphonisme. C'est une très belle introduction. Simple et belle ballade lente, 'Lost' souffre peut-être d'un chant un peu trop maniéré. 'Bedtime Story' marque un retour à quelque chose de plus sophistiqué. Il est enrichi de jolies harmonies vocales féminines et son riff lancinant rappelle Stephane Eicher. Après 'Psycho', plage répétitive et séduisante, 'Supernova' s’impose incontestablement comme la plage la plus ambitieuse. Celle où la filiation avec la bande à Steve Wilson est également la plus évidente. Une réussite, il faut le souligner. L'ensemble est finement interprété et emballé dans une production minutieuse. Rien à redire. Nova vient de réussir des débuts plutôt prometteurs. A suivre de très près !

The Appleseeds

Late Sunday / Balloon Tripping (Démo)

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The Appleseeds serait le plus grand groupe de tous les temps. De la région Nord/Pas-de-Calais, il faut le préciser. Enfin, c’est ce que leur bio tente ne nous faire croire. Bon, évidemment, comme je connais très mal cette scène locale, et que dès lors il m’est difficile d’opérer des comparaisons, on ne peut que leur laisser le bénéfice du toute. Et puis ce sont les premiers à avoir autoproclamé ce statut !

Trêve d’autodérision, qu’est-ce que cet Appelseeds a vraiment dans le ventre ? Leur mélange de pop, de rock et de folk est propre, harmonieux et correctement torché. Les instruments sont bien en place. On est en présence, manifestement, d’un ensemble homogène. Bref, la démo est d’honnête facture. Pour la critique, il faut regretter le manque de prise de risques. Peu de mélodies novatrices. A la limite, elles sont même redondantes. Des arrangements un peu trop lisses. Et une voix parfois un peu trop stressante qui dénote dans l’ensemble. Pourtant, la formation hexagonale a du potentiel. De la fraîcheur et de la bonne humeur communicative. C’est vrai leur solution sonore n’est pas géniale, mais elle tient la route. Et je reste persuadé qu’en éliminant leurs point faibles et en manifestant davantage d’audace, ces lascars pourraient surprendre agréablement…  

Menolly

Grungy Funky Punky Rock

Écrit par
Fondé en décembre 2003, Menolly nous vient du Nord de la France. Un quatuor qui rêve d’enregistrer son premier album. En attendant, il nous propose cet Ep quatre plages, concocté au cours de l’été dernier. Et rien que le titre de ce disque vous donne une petite idée du style pratiqué par la formation. Des références ? Nirvana, Siverchair, Noir Désir et Rage Against The Machine. Enfin, chez les trois garçons qui se réservent la guitare, la basse et les drums. Mais dans cet univers de brutes vient se poser la voix de Lau, dont le timbre fragile, candide, proche d’une Deborah Harry, prend le soin de canaliser les mélodies, au point de les rendre contagieuses. Sur les deux premiers fragments notamment. A contrario, lors des deux derniers morceaux, elle force sa voix, comme si elle avait été contaminée par la fureur de son entourage. Si le groupe ne manque pas de bonnes idées, il lui reste encore pas mal de pain sur la planche. D’abord afin de trouver le parfait équilibre entre l’instrumentation et le chant, deux tendances qui s’opposent manifestement au sein de leur musique. Ensuite pour améliorer la qualité des enchaînements, encore trop précaires pour ne pas trahir un certain manque d’expérience. Et si vous voulez en savoir davantage sur le groupe, je vous invite à aller visiter leur site…
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