Ce jeudi, au Cirque Royal, les organisateurs des Nuits du Botanique s’étaient lancés un challenge en programmant deux artistes islandais, Ólafur Arnalds et Valgeir Sigurðsson, ainsi qu’un songwriter insulaire, Will Samson. Le CV des deux Scandinaves est bien typiquement islandais. Normal quand on apporte régulièrement sa collaboration à Sigur Rós ou Björk. Un curriculum vitae surfait ou une notoriété méritée ? C’était la première question que l’on pouvait se poser avant ce concert ? La deuxième question pertinente était de savoir comment ils allaient se débrouiller pour transposer leur musique éthérée et contemplative, en live ?
En entrant au sein du Cirque Royal, je constate que le challenge tenté par les organisateurs, n’est pas complètement relevé. En effet, lorsque Will Samson ouvre le bal, les sièges sont bien occupés, mais pas le parterre. En fait, le public n’est manifestement pas venu pour applaudir cet artiste. M’enfin, il est à peine 20 heures, et les spectateurs devraient gonfler l’auditoire, au fil du temps…
Will Samson chante, joue de la guitare et se sert généreusement de ses pédales. Il est flanqué d’un joueur de lapsteel. Pendant une demi-heure, il va nous entraîner dans un univers proche de celui d’un Bon Iver. Sa voix est cristalline. Délicates, limpides, et mélancoliques, ses chansons sont sculptées dans un folk atmosphérique et bucolique. Il aligne des titres issus de son dernier opus, « Hello Friends, Goodbye Friends ». Et le public est ravi de la performance de ce troubadour des temps modernes…
Il est 20h50 et place à Valgeir Sigurðsson. Au départ, c’est un ingénieur du son. Il a notamment travaillé pour Björk (comme signalé ci-dessus), mais également Feist, CocoRosie ou encore Camille. Paru l’an dernier, son dernier elpee s’intitule « Architecture of Loss ». Le Scandinave s’installe derrière ses claviers. Il est soutenu par une violoniste et un violoncelliste barbu. Manifestement, les trois musicos sont des virtuoses ; mais au bout de 20 bonnes minutes, on doute de leur capacité à subjuguer les foules. D’ailleurs, les personnes debout viennent progressivement s’asseoir sur les gradins. Il n’y a même plus assez de sièges. Les morceaux sont longs et soporifiques. Les jeux de lumière inexistants. Après une heure de concert, on est soulagé de les voir débarrasser le plancher…
En compagnie d’Ólafur Arnalds, on espère enfin pouvoir se réveiller quelque peu. Une tâche qui risque d’être compliquée, vu l’état de léthargie dans lequel Sigurðsson a plongé l’auditoire. Quand on connaît le post-rock néo-classique du producteur/multi-instrumentiste, on ne doit clairement pas s’attendre à une explosion instrumentale, mais on peut toujours espérer un spectacle qui parvienne à nous transporter.
Ce soir, Arnalds est entouré d’un quatuor à cordes, soit trois violonistes et un contrebassiste. Un line up susceptible de donner de l’envergure à l’expression sonore. Vers 22h, l’Islandais s’adresse rapidement au public. Il lui demande de chanter un air, qu’il utilisera ensuite comme boucle. Il se plante ensuite derrière son piano à queue. A première vue, l’ensemble a de la gueule. Cependant, à l’instar de son compatriote, Arnalds ne s’intéresse guère au sens du spectacle. Les opportunités offertes par une salle comme le Cirque Royal, sont négligées. Difficile de croire que Woodkid s’est produit au même endroit, quelques jours plus tôt ! Il y a bien un semblant de projection, mais difficile de faire plus minimaliste. Quant au lightshow, l’un ou l’autre sport s’allumera bien lors des trop rares envolées musicales, mais pas davantage. La musique est belle, mais en ‘live’, c’est insuffisant. Dans ces conditions, autant écouter l’album sous le casque, le résultat sera plus probant.
Finalement, la révélation nous est venue de Will Samson. Non seulement ce songwriter est bourré de talent, mais il le démontre sur les planches. Tout en publiant de bons disques. Car si les disques des deux Islandais sont visionnaires, atmosphériques et lyriques, leur transposition en ‘live’ est d’un ennui mortel. Il existe une énorme différence entre composer pour des artistes de la trempe de Sigur Rós ou de Björk (NDR : voire mettre en forme leurs œuvres), et se produire devant un public. L’aspect visuel a également son importance. La native de Reykjavik et la bande à Jónsi connaissent toute l’importance du visuel. De quoi regretter le déplacement ce soir. Du moins, c’est mon cas…
Béber
Ólafur Arnalds & strings + Valgeir Sigurðsson + Will Samson
(Organisation Botanique)
Une délégation américaine avait été conviée ce jeudi soir à la Rotonde pour défendre les couleurs de l’indie rock made in USA. Humeurs folk-rock à tous les étages représentées par les New-Yorkais (Brooklyn) de Woods et le talentueux songwriter issu d’Alabama, Matthew Houck. Une Rotonde archicomble. Public nombreux brûlant d’étancher sa soif de nouveaux crus sonores, de se griser aux réverbérations originales de « Muchacho », le dernier album de Phosphorescent.
Vous l’avez de suite compris, les ultra-productifs musiciens de Woods (sept albums en sept ans !) servaient tout juste ici d’apéricube. Un apéritif certes de qualité et long de 50 minutes : le tout récent « Bend Beyond ». Mené par la voix falsetto de Jeremy Earl, le quatuor de Brooklyn va nous balancer un folk-rock nostalgique des seventies, mais en y ajoutant une vigueur suffisante pour annoncer le retour attendu de Matthew Houck. Un concert de bonne facture et rassurant qui jure cependant par son manque d’originalité. Rares, en effet, sont les artistes dont la productivité intensive rime avec talent créatif. Le plus souvent, talent et temps s’assonancent et se conjuguent.
Phosphorescent livre au public un univers où se croisent et s’enchevêtrent les paradoxes. Il est des œuvres singulières qui ne peuvent voir le jour que grâce aux ombres projetées par mille contradictions, mille douleurs qui se sont tues. Telle est la source inépuisable de la beauté de cet opus. D’emblée, Matthew Houck brouille les pistes. Folk alternatif, alt-country, rock sous influence seventies ? Il nous laisse perplexes, nous mystifie. Inutile de le définir, de lui coller un style. Il n’est pas là où on l’attend. Écoutons simplement et laissons-nous guider par sa musique. Une seule constante se dégage de ce flou artistique : un chant troublant et poignant, des mélopées plaintives et doloristes qui nous bouleversent et subliment l’espace subtil de ses plus belles chansons. La voix plaintive (légèrement nasillarde), rauque et friable du chanteur s’est déniché un écrin de résonances sur mesure. Mise en valeur comme jamais, sa troublante singularité recouvre ici toute sa force suggestive, sa puissance émotive, ses envols nostalgiques et sa mélancolie.
Muchacho présente des morceaux impeccables et quelquefois magiques. Il distille splendeur et beauté à des doses enivrantes, presque létales. Il invoque le soleil par des lamentations obscures et funèbres, irradie tristesse et mélancolie, trace les sentiers d’un cœur à la dérive qui sait bien que l’amour est un feu qui dévaste, comme cet anneau de feu qu’on porte autour du doigt. Qu’il est aussi chose légère, futile. Frivolité désabusée.
Deux mélodies jumelles ouvrent et ferment le concert, nous accueillent et nous congédient. Un prologue, « Sun, Arise! (An Invocation, An Introduction) » et « Sun’s Arising (A Koan, An Exit) » en guise d’épilogue. Ces deux morceaux périphériques, chantés sur un ton psalmodique et lancinant, et comme sortis du fond des âges ou d’un futur antérieur improbable, évoquent des incantations nocturnes aux harmonies limpides d’une beauté vénéneuse conçue pour envoûter dès la première écoute et vous happer mortellement vers les récifs. Entre gospel et new age, c’est la voix même atemporelle et ténébreuse des sirènes qui nous effleure et nous étreint.
Ensuite, tombe « Song for Zula », un joyau resplendissant issu des sédiments de l’âme country classique, mais innovant et futuriste. Cela fluctue, on ne sait trop… puis, ça y est : nous lâchons prise. L’envoûtement nous cerne de toutes parts, devient plus prégnant, plus intense. Six minutes de grâce et d'émotion. Un lamento sans cesse réitéré. Musique paradoxale et singulière délicatement orchestrée autour de la voix au pouvoir hautement émotionnel de Houck, où les synthétiseurs, la pedal steel guitar et quelques violons s’étreignent et se s’entremêlent pour charmer nos oreilles de sublimes accords.
La dissonance vient des paroles. Matthew Houck se livre à un véritable exercice de style paradoxal de haute voltige. Sérieusement affecté par un chagrin d'amour récent, il tord le cou aux mirages sentimentaux et rogne les ailes narquoisement aux amours transcendantes. Il paraphrase le mythique « Ring of Fire »: ‘Some say love is a burning thing that it makes a fiery ring’, mais à cet éclat flamboyant de l’amour qui brûle et dévaste, succède un frivole ‘Oh but I know love as a fading thing – just as fickle as a feather in a stream’. Au fond, rien n’est plus profond que le superficiel. Tout dandy qui se respecte le sait d’instinct et le proclame sans ciller. La musique sublime du morceau en témoigne. Car tout art véritable nous apprend qu’il n’est pas de belle surface sans une redoutable profondeur. Tragédie de l’inconséquence ? Peut-être. Mais sublimée jusqu’à l’incandescence d’être sans adjectifs. Du reste, cette chanson est d’une facture remarquable. Un seuil que l’on ne se lasse pas de franchir, qui nous retient mille fois avant de nous laisser aller plus loin pour découvrir d’autres gemmes peut-être plus discrètes mais non dénuées de beauté.
« Ride On/ Right On » et « A Charm/ A Blade » s’illustrent par leur verve enjouée et l’entrain tout en conférant couleur et profondeur à cette œuvre brillante. « Terror in the Canyons (The Wounded Master)” est une autre fichue merveille. Un piano émouvant. Des paroles inspirées. ‘Il fut un jour un fauve et une cage, un acteur qui saignait et puis la scène qui s’entrouvrait comme en abîme. Cela aurait pu durer l’éternité entière ou quelques brefs instants…’ « Muchacho's Tune », valse malingre bercée par un ensemble mariachi du troisième type, nous convie à communier avec une promesse de rédemption en affichant une élégance aussi brutale que franche. Valse étrange aux paroles magiques qui débouche sur un autre sommet vertigineux et étourdissant, « A New Anhedonia », une ballade soul hantée, rappelant Bon Iver. J’évoquais les paradoxes et les contradictions de cet LP ; parlons à présent d’avers et de revers : « The Quotidian Beast » pourrait bien être le côté pile ou face (chacun choisira) de ce météorique morceau de ciel qu’est « Song for Zula ». Une chanson majeure qui, pendant plus de 7 minutes, nous hypnotise et nous séduit. Avant que le soleil ne surgisse tout à fait, il nous reste un arrêt de plus, « Down to Go », autre preuve, s’il en faut, que nous sommes en présence de l’un des plus beaux crus dont on puisse s’enivrer en ces temps difficiles et plutôt déprimés. Bref, entre espoir et tristesse, ruines et construction, le concert tâtonne dans le clair-obscur de paradoxes foudroyants et capte souvent la lumière. D’emblée, Matthew Houck nous livre les pièces maîtresses de son sixième et certainement meilleur long playing.
Ce jeudi, dans la salle de la Rotonde, le public est conquis. Le concert le comble au-delà même de ses attentes. Tout contribue à le griser. Les claviers fous de Scott Stapleton et la puissance des drums de Christopher Marine qui accélèrent le rythme. L’originalité hors pair de Matthew Houck qui réinvente le genre folk-rock, alt-country (NDR : l’elpee a été produit par John Agnello). A l’instar de « Song for Zula » où l’originalité se fait chair sonore. L’orchestration est parfaite autour de la voix de Houck. Et elle raconte précisément de belles histoires. Elle réverbère toute la charge d’émotion afin de communier intensément avec sa présence vocale… Tout est en place, rien ne déborde. Un concert où il fait bon vivre. Cette ivresse tranquille exclut tout débordement et vous situe au centre de la présence phosphorescente, en vous gardant juste vivants.
Enfin, Matthew Houck, l’air un peu désabusé, revient seul sur l’estrade pour accorder deux rappels. La salle entière est silencieuse, les mouches mêmes suspendent leur vol, pour écouter…
Hypnotique !
Eric Ferrante
Phosphorescent + Woods
(Organisation Botanique)
‘Je suis alternatif, mais pas confidentiel’, nous confie Lescop dans les loges du Botanique après le concert qu'il vient d’accorder dans le cadre des Nuits Botanique. ‘Je n'aime pas le côté élitiste de certains dans le monde de la musique underground. Les grands groupes qui ont compté, comme Einstürzende Neubauten, Joy Division, New Order ou même Indochine, on les a vus à la TV. Ils se sont inscrits dans une culture populaire qui proposait des filtres pour emmener les gens vers autre chose.’ Ce pari, rendre populaire une musique plus alternative, Lescop, de son vrai nom Matthieu Peudupin, est clairement occupé de le gagner. Sa ‘pop wave’ minimale, qu’il chante dans la langue de Molière, évolue entre Daho, Taxi Girl, Indochine et Joy Division. Teintée d'éléments 'dark', elle rencontre un beau succès. Le hit lumineux « La Forêt » et l'album éponyme ont révélé au grand public un artiste talentueux et discret.
Il s’agit déjà du troisième concert de Lescop, au Botanique, en un an. En mai 2012, il assurait la première partie du regretté Daniel Darc ; et en novembre, il nous avait gratifié d’un set archi-sold-out, au sein de l’intimiste La Rotonde. A cette occasion, il avait promis qu'il reviendrait pour un show plus long au sein d’une salle plus grande. C’est chose faite.
L’Orangerie est comble lorsque le band monte sur scène et c'est l'hypnotique « Paris s'endort » qui ouvre efficacement le bal. Classieux et discret, Lescop s’est planté au milieu du podium. Comme d’habitude, il est vêtu d'un simple polo, d'un jean et de chaussures Converse. Sur l’estrade, il est flanqué à nouveau de Cédric Leroux (ex-Phoebe Killdeer) à la guitare (NDR : physiquement, on dirait qu’il est né d’un croisement entre Prince, Fred Chichin et Phil Lynott). Il affiche une grande maîtrise sur sa gratte, en exécutant des mouvements saccadés et épileptiques. A droite, on retrouve Antoine de Saint-Antoine, l'acolyte des débuts dans le groupe Asyl. Il est préposé à la basse et aux chœurs. Par rapport au concert de La Rotonde, le line up compte deux musiciens supplémentaires. Multi-instrumentiste et co-compositeur des musiques du premier opus, Gaël Etienne se charge principalement des claviers ; mais le changement le plus notoire nous vient de la présence d’un batteur. Ce qui donne beaucoup plus de pêche au son en ‘live’.
La formation poursuit son voyage au cœur des villes, via « Ljubljana » et « Los Angeles ». Entre les deux chansons, Lescop salue le public et prétend –non sans une pointe d’humour– qu'il se souvient de tous ceux qui étaient présents lors de ses précédents concerts. « Le Mal, Mon Ange » séduit par sa rythmique hypnotique mais on regrette évidemment l'absence de la voix féminine, assurée sur l'elpee par Dorothée De Koon. D'une façon générale, Lescop a nettement gagné en aisance par rapport aux concerts précédents. Derrière son micro, concentré et les yeux fermés, il ressemble à Ian Curtis. Ses mouvements ne manquent pas d’aisance. Il les anime d'élégants déhanchements légèrement androgynes. Pourtant, il avoue lui-même, en interview, qu'il ressent toujours le trac sur scène et qu'il a recours à l'hypnose pour se préparer. Enchainement parfait, place à « Hypnose », une compo qui traite de cette pratique, suivi d'un « Marlène » aux accents très postpunk.
La musique, très filmique, de Lescop est influencée par le cinéma, surtout les réalisateurs Jean-Pierre Melville, Fassbinder et Schlöndorff. « La Nuit Américaine » en est une preuve évidente, même s'il nous précisera plus tard qu'il n'avait pas encore vu le film de Truffaut, quand il l'a écrite. Etonnant! La chanson est très bien accueillie et on sent que le concert arrive à son premier paroxysme. Au milieu du morceau, le groupe s'arrête et construit une progression en intensité typiquement electro, qui débouche sur un final tout en puissance. Regardez ce superbe moment ici
Pas le temps de souffler et il embraie par le hit, « La Forêt » ! Le public acclame chaleureusement les premières notes de basse et le rythme minimal de batterie. Lescop campe en front de scène et son interprétation est impeccable. Nous dansons en remuant la tête, comme ensorcelés par cette mélodie envoûtante. Dans les passages instrumentaux, les musiciens se déchaînent et Cedric Leroux nous gratifie d'un superbe solo, exécuté sur sa guitare rouge écarlate. Pour voir ou revoir cette interprétation de la « La Forêt », c’est ici.
Après le frénétique « Un Rêve », Lescop poursuit par « Le Vent », un morceau consacré aux ‘souvenirs brûlants’. Il la dédie à Daniel Darc, ‘le mec qui m'a donné envie d'écrire’, confiera-t-il plus tard lors de notre entretien. Le moment est touchant et clôture idéalement la première partie du concert.
Une courte pause et le combo revient sur le podium, pour aborder le très calme « Tu m'écrivais souvent », le premier morceau issu de la plume de Lescop. Un inédit, qui sera inclus sur la réédition du premier long playing, prévue pour l'automne. « Slow Disco » évoque quelque peu « La Forêt », mais en plus lent. Et enfin, le set atteint son second paroxysme : « Tokyo, La Nuit ». L’intro est d’abord lancinante, lourde, quasi métallique, avant l’explosion de guitares. Et puis, cette rythmique est vraiment infernale. Gaël Etienne a abandonné ses claviers et il a rejoint le bord de l’estrade, armé de sa guitare. Le public est aux anges et chante le refrain en levant les bras au ciel. Lescop est impérial. Il les lève aussi en faisant le signe ‘V’ ; et, à cet instant, on se demande s’il n’a pas l’intention de sauter dans la fosse, comme il l’avait fait à la Rotonde. Mais non, il reste sur les planches. Tel un chef d'orchestre, il marque les dernières mesures de ce morceau d'exception et vide les lieux après avoir remercié un public conquis. Regardez la vidéo de ce moment unique: https://www.youtube.com/watch?v=qffQM5WxyCo
Un concert en tout points parfait, que votre serviteur eu la chance de pouvoir prolonger en compagnie de mes amis Vincent et Valéria dans les loges, pour une mémorable interview de Lescop, suivie d'une nouvelle hallucinante escapade avec le groupe dans ‘Bruxelles, La Nuit’...
Setlist: Paris s'endort, Ljubljana, Los Angeles, Le Mal Mon Ange, Hypnose, Marlène, La Nuit Américaine, La Forêt, Un Rêve, Le Vent. Rappels: Tu m'Ecrivais Souvent, Slow Disco, Tokyo La Nuit.
En première partie de Lescop, nous avons pu découvrir deux ‘supporting acts' français. Tout d’abord, Superpoze, un jeune beatmaker caennais transformé en homme-orchestre. Seul aux claviers et au contrôleur MPC d'Akai, il a proposé une musique instrumentale electro, dans l’esprit des labels Ninja Tune ou Warp. Ensuite, Yan Wagner et sa troupe ont dispensé un set electropop/new-wave, mais aux accents un peu trop 'house/dance' à mon goût.
Philippe Blackmarquis
Lescop
(Organisation : Botanique)
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