La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Taï

Taï

dimanche, 05 juin 2016 19:26

Human Performance

Considéré par la presse spécialisée, comme le futur sauveur du rock, Parquet Courts avait frappé un grand coup dès 2012, en publiant « Light Up Gold », un album nerveux, rageur et racé, s’érigeant en véritable classique du style. Tout en maîtrisant parfaitement les codes et grâce à leur aisance mélodique, Andrew Savage et ses sbires étaient parvenus à nous bluffer.  On y retrouvait même la morgue des Strokes et l’esprit ‘slacker’ de Pavement. Difficile de faire mieux, aurait-on pu conclure hâtivement. Et bien non, car « Human Performance » est encore meilleur. En travaillant davantage sur la mise en forme (NDR : dans le passé, que ce soit au sein de Parquer Courts ou Parquay Quarts, leur autre projet, les sessions ne duraient que quelques jours), un travail opéré dans le studio chicagoan de Jeff Tweedy (Wilco), les musicos sont parvenus à s’émanciper de leurs références (NDR : une performance surhumaine, pour le jeune combo texan !).

Du tracklisting on épinglera « One Man, No City », dont les sonorités de guitares orientales et les congas conduisent à un final en forme de jam épique, « Captive in the Sun » et « Berlin Got Blurry », deux plages quasi pop et instantanées, le plus basiquement punk « Paraphrased », le très Modern Lovers « Dust » et un « Human Performance » hanté par Jonathan Richman.

Parquet Courts ne figure définitivement plus dans la catégorie ‘espoirs’, mais s’est installé durablement, grâce à ce « Human Performance », dans le camp des incontournables. Avant, peut-être, de devenir une référence, dans l’histoire du rock ! 

 

lundi, 23 mai 2016 19:17

Visions of us on the Land

« Visions of us on the Land » constitue déjà le 4ème volet de la très fructueuse collaboration entre Damien Jurado et le producteur aux mains d’or, Richard Swift. Alors, confirmation ou essoufflement ? Surtout quand on sait que le deuxième et le troisième –bien que remarquables– n’ont pas atteint le sommet auquel était parvenu à accéder « Saint Bartlett », inscrit au panthéon des albums cultes ; de ceux qu’on emmènerait sur cette fameuse île déserte… 

Les nouvelles visions de l’Américain, satisfait de la suite donnée à l’odyssée métaphysique de son alter ego, déjà (anti)-héros de ses deux précédents opus, part aujourd’hui en voyage à travers un ersatz des Etats-Unis, en proposant 17 pistes sculptées dans un folk antique aux tonalités psychédéliques. La ligne de basse est profonde. Le climat est chargé de reverb. Opérés par l’ami Swift, les arrangements de cordes et de piano sont judicieux. Marchant sur les traces de Nick Drake (« Prisms ») ou s’autorisant des expérimentations dignes de Bill Callahan (un « Mellow Blue Polka Dot » qui emprunte une mélodie à sa trilogie), Damien creuse son propre sillon en parfait artisan, quelque part entre folk et pop déviante ; et rien ni personne ne pourra l’écarter d’une trajectoire, une impressionnante croisade musicale qu’il a entamée depuis déjà 12 opus…

 

lundi, 23 mai 2016 19:15

Capital

En ces premiers jours de canicule, entamer la chronique de The Drink semblait une idéale idée afin d’étancher sa soif de musique… Le trio londonien était parvenu à nous enivrer tout au long de son premier elpee, « Company », fruit d’un subtil cocktail entre rock mutin –conduit par la voix de Dearbhla Mynogue– et mélodies en or. Un mix désarmant entre les guitares aiguisées de Television et les mélodies bubblegum des Breeders ou même des Shangri-Las. Les morceaux irrésistibles sont légion tout au long du générique de « Capital », son second essai : depuis le tempo hypnotique imprimé chez « The Coming Rain » à la rythmique quasi-disco adoptée sur « You Won’t Back at All », en passant par l’ambiance plus élégiaque et cotonneuse qui baigne « I’ll Never Make You Cry », un peu dans l’esprit de Beach House. « Capital » réunit une pluie de singles indie pop très susceptible des vous désaltérer, jusqu’à plus soif…

 

mercredi, 11 mai 2016 19:21

Small Talk

Avec une régularité de métronome, l’Amérique profonde nous révèle régulièrement de géniales nouvelles plumes, pour la plupart responsables de superbes œuvres, qui vous scotchent dès la première écoute… En ce beau mois de mai, c’est au tour de l’Etat de l’Oklahoma de révéler au monde les compositions –déjà classiques– d’un cerveau en ébullition. Celui d’un certain Benjamin Dean Wilson qui, en à peine 6 longs morceaux, parvient à faire la différence. Et pourtant, « Small Talk » ne constitue que son premier opus.

Etudiant en cinéma à Tusla, le jeune artiste possède apparemment plusieurs cordes à son arc. Mais celui qu’il exerce dans le domaine de l’anti-folk ne manque ni de classe, ni de créativité. Magnifiquement arrangées, ses longues divagations naviguent quelque part entre un Dylan décalé (« So Cool », « End of Never Again »), Jonathan Richman (s’étalant sur plus de 13 minutes, le drôle et imparable « Rick, I Tick Tock » est manifestement le sommet de l’opus) et Adam Green (le superbement nonchalant « Sadie and the Fat Ma » ainsi que le jazzifiant « William »). Bref, tout en concédant des accents pop le plus souvent irrésistibles, ses comptines rétro-folk bénéficient de textes à la fois subtils et drôles sans jamais susciter le moindre moment d’ennui. « Small Talk », c’est le gros coup de cœur de votre serviteur !

 

mercredi, 11 mai 2016 19:20

Lost Themes Remixed

Son récent retour aux affaires a été acclamé par la critique. Donc, il fallait s’attendre à une suite. Mais elle n’est pas celle qu’on imaginait. Car son terrifiant « Lost Themes », paru l’an dernier, fait aujourd’hui l’objet de remixes ! Et quelques pointures issues de la scène électro expérimentale contemporaine, telles que Prurient, ohGr ou même la plus mainstream Zola Jesus, ont accepté de participer à cet hommage rendu au versant musical –dark bien entendu– de la carrière du maître ès épouvantes, notoire pour ses compositions déviantes. Blanck Mass, la moitié des Fuck Buttons, propose une version futuriste de « Fallen » tandis Prurient rend « Purgatory » encore plus glacial qu’elle ne l’était ; à tel point qu’elle en devient éprouvante. Enfin, la relecture d’« Abyss » par JG Thirwell (Fœtus), est aussi impressionnante que grandiloquente, le véritable sommet de ces remixes qui bénéficient pour la circonstance d’une cure de jouvence procurée à cet artiste décidément increvable (a contrario de la plupart des personnages qui peuplent ses films…)

 

mercredi, 04 mai 2016 03:00

Summer of '13 (b)

Depuis le split d’Arab Strap (NRR : un groupe écossais qui a exercé une énorme influence sur des tas de groupes et artistes, et tout particulièrement dans l’univers du post folk) en 2006 (NDR : dix ans déjà !), les deux têtes pensantes du défunt combo écossais se consacrent à leurs carrières individuelles. Des carrières bien actives quoique trop souvent injustement ignorées sous nos cieux.

« Summer of 13’ » constitue, en effet, le 4ème opus solo de Malcolm Middleton dont la sensibilité bien particulière lui permet de développer une forme de pop ‘indie’ dominée par des claviers foutraques, mais toujours caractérisée par sa voix très caractéristique de fausset. Pour concocter cet LP, il a reçu le concours du producteur électro/pop glaswégien Miaoux Miaoux et de quelques invités, dont Scott Simpson (First Aid Kit) et Gordon Anderson (aka-Lone Pigeon, ex-Beta Band). Et il a décidé de s’y lâcher se frottant curieusement au R’n’B (« Information in the Voice ») voire en lorgnant vers le funk (« You & I »). Adoptant un ton hédoniste, parfois proche de Why ? (« Steps »), sa musique cadre parfaitement avec l’esprit d’un artiste qui agrège à merveille mélancolie et allégresse. Le talent de Malcolm Middleton est demeuré intact. Et c’est une bonne nouvelle…

 

mercredi, 04 mai 2016 18:01

In Glendale

Pas trop difficile de rédiger une intro au sujet de Tim Heidecker… Un bref coup d’œil à sa biographie suffit pour noircir quelques pages ! Le natif de Pennsylvanie a en effet déjà vécu plusieurs vies et semble manifester une certaine hyperactivité artistique. Humoriste au sein du duo Tim & Eric (idoles d’… Eric & Ramzy !), réalisateur à ses heures perdues, acteur (Bridesmaids), écrivain, mais aussi musicien donc (The Yellow River Boys, Heidecker & Woods ou Pusswhip Banggang), il publie un premier album solo, intitulé « In Glendale ».

Ses penchants d’humoriste semble toutefois prévaloir, car même pour sa carrière musicale, l’Américain a le bon goût de conserver son ton décalé et drôle... Son style s’inscrit dans la  lignée d’un Ben Folds, mais dans un registre rock americana pleinement assumé. Les thèmes sont variés. L’humour subtil et satirique de Tim Heidecker s’exprime entre son amour pour la Californie (l’évident single « In Glendale »), le homeworking après une soirée arrosée (« Work From Home ») ou les fins de mois difficiles (l’enjoué « When the Cash Runs Out »). Mais –heureusement– le fond ne l’emporte pas sur la forme et les mélodies sont souvent réellement addictives. Classieuse, l’instrumentation fait souvent mouche. A cause des cuivres ; et puis de ces accords de piano hantés par Randy Newman. Tout au long d’« In Glendale », Tim Heidecker nous propose un concentré du meilleur de l’Amérique véritable mais progressive à la fois. A classer entre The Hold Steady et ‘Saturday Night Lights’. Plus Bernie Sanders que Donald Trump, donc !

 

mercredi, 04 mai 2016 17:59

Soundtrack to a Movie that Never Was

Gentleman of Verona s’est donc mis en tête de composer la B.O. d’un film qui n’a jamais existé… Concept original très susceptible de conférer –dans les faits– une liberté absolue à un groupe, dont le passé musical se limitait à un rock/garage bien plus basique ! Une liberté amplifiée par le concours du fameux Warren Ellis –oui, celui des Bad Seeds et de Dirty Three– qui a suivi en personne (mais à distance) la production de cet album… Emporté par la voix puissante et chamanique de Debby Termonia (rappelant parfois celle d’Alison ‘VV’ Mosshart de The Kills), ce trio gantois a créé la bande-son d’un long métrage décidément noir et claustrophobe. Mais cette B.O. lorgne surtout vers celle réalisée depuis belle lurette par la talentueuse Mrs. Harvey ». Caractérisé par son rock lyrique et ténébreux, entretenu par des accords de gratte et des drums bruts de décoffrage, l’univers intriguant –à défaut d’être singulier– de Gentleman of Verona est d’ailleurs très proche de celui cher à la pythie anglaise. En concert ce 5 mai au Café Central à Bruxelles et le 8 du même mois au Mombasa d’Anvers.

 

mercredi, 04 mai 2016 17:46

Get Well

Il y a quelques semaines, on avait découvert The Sore Losers, une formation limbourgeoise pratiquant un blues/rock aussi saignant que vintage. Place aujourd’hui à d’autre revivalistes tout aussi énergiques, Birth of Joy. Mais des Bataves. Issus d’Utrecht. Qui tout en puisant davantage dans le garage, colorent leur expression sonore de teintes psyché, afin d’apporter de la subtilité à leurs compos. 

« Get Well » (NDR : c’est ce qu’on souhaite à vos oreilles, après avoir subi les assauts répétés de ces Oranges énervées) constitue le 4ème elpee du band. Dont les plages s’expriment à travers des salves stoner (« You Got Me Howling »), de réminiscences bluesy (« Midnight Cruise ») mais aussi progressives (« Numb »)… Puissante, la musique se distingue par sa force de force de frappe. Impressionnante, elle atteint son zénith tout au long du titanesque (NDR : cette batterie !) « You Got Me Howling ». Tous orgues dehors, les allumés de Birth of Joy correspondent à une version psychédélique du Queen of The Stone Age…

 

dimanche, 24 avril 2016 18:36

Skydogs

Particulièrement apprécié de l’autre côté de la frontière linguistique, The Sore Losers, c’est un peu la version flamande des Black Keys. Et « Skydogs » constitue son troisième elpee. Il a bénéficié du concours de Dave Cobb, à la mise en forme, un prestigieux artificier issu de Nashville, notoire pour son travail opéré auprès des Rival Sons, Chris Cornell et de Lindi Ortega. Les références naviguent donc résolument entre le blues et le rock… Le mélomane n’est pas là pour découvrir des sons innovants, mais pour se prendre une bonne claque rock’n’roll, et simplement passer du bon temps. Et le groupe ne ment pas sur ses intentions, car « Skydogs » transpire des genres précités… Entre rock crapuleux aux pointes punk que n’aurait pas renié Datsuns (« Got it Bad », « Cherry Cherry ») et blues classieux (« All I Am »), la formation limbourgeoise ne choisit pas. Un beau travail d’artisans revivalistes adeptes de solo crasseux et de distorsions. Notons également la belle pochette réalisée par l’artiste bruxellois Elzo Durt qui avait déjà prêté son concours, entre autres, à Thee Oh Sees…

 

Page 32 sur 259