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jeudi, 10 mars 2016 00:00

La soirée de La Femme

Surfant encore sur la vague du succès de leur premier album, « Psycho Tropical Berlin », sorti en 2014, les Biarrots de La Femme se produisaient dans une salle du Grand Mix, sold out depuis plusieurs semaines, afin de défendre dignement un nouvel opus, pourtant pas encore tombé dans les bacs.

La présence massive du public pouvait également s’expliquer par la première partie, assurée par Grand Blanc, dont le single « Mémoires Vives » affole les ondes hexagonales depuis quelques semaines. Le groupe messin a d’ailleurs dévoilé une belle palette de titres aux couleurs 80’s et foncièrement ‘cold wave’. Dès le début –et c’est une norme– le son, dans la salle tourquennoise, est parfait et permet aux groupes d’exprimer une belle puissance scénique.

A plus de 22h, les jeunes musicos de La Femme grimpent sur l’estrade, devant une assistance surchauffée. Le groupe drivé par le duo Sacha Got et Marlon Magnée, mais dont la figure de proue demeure la très rock Clémence Quélennec, débute par une majorité de titres issus de son nouvel LP auxquels le public n’est pas encore habitué ; pourtant, on remarque déjà un gros potentiel de certains morceaux particulièrement accrocheurs. Bonne impression initiale à confirmer, bien entendu… Néanmoins, le band n’a pas oublié les titres qui ont fait le charme de ses débuts, mixant post-punk, surf/rock envolé et sucreries tropicales acidulées. Les musiciens ont gagné de l’expérience et leur prestation démontre bien plus d’ampleur que lors de leur dernière apparition dans la salle du Nord de la France.

L’alternance des voix confère une indéniable diversité à un set souffrant peut-être d’un peu du déséquilibre entre morceaux de bravoure et d’autres un peu plus anecdotiques.

L’ambiance monte toutefois peu à peu pour atteindre son paroxysme lors de l’exécution de « Taxi » et surtout de l’imparable tube « Sur La Planche »… Le groupe prouve alors une nouvelle fois qu’il n’était pas qu’un simple feu de paille mais une promesse aujourd’hui confirmée. Bien mieux que la journée de la Femme, c’était la soirée de La Femme !

(Organisation Grand Mix)

 

lundi, 14 mars 2016 11:18

Before the Dark

Lorsqu’on claironne aussi fièrement des influences tellement ‘bateau’, quoique prestigieuses, comme Jeff Buckley, Radiohead, Archive ou Queen, le contenu a tout intérêt à être à la hauteur ! Le mystérieux musicien français Clint Slate a donc placé la barre très haute, en publiant « Before the Dark » ; et première constatation, peu de traces des artistes référencés, à son écoute. En effet, l’artiste livre une œuvre bien plus marquée par le folk lyrique d’Ed Sheeran ou de Jason Mraz. Dans un registre vocal plutôt maniéré, Clint Slate livre des morceaux folk FM aux forts accents pop (« Rules of Intimacy »), tramés dans des cordes hispanisantes (« Harder ») ou un peu trop dégoulinantes (« Slave »), lorsqu’ils ne sont pas teintés de légères touches électroniques (« Wish »). Les compositions sont soignées. L’artiste a du talent. Mais à force de surjouer, la charge émotionnelle n’atteint que trop rarement sa cible… 

 

lundi, 14 mars 2016 11:15

Chemicals

Responsable du très remarqué « Crack My Bones », sur lequel figure le single imparable « Time To Dance » (NDR : parue en 2011, cette compo avait également fait l’objet d’une vidéo virale et ultra violente, un clip réalisé par Daniel Wolf qui met en scène Jack Gyllenhaal, dans la peau d’un serial killer), mais également de piges exécutées auprès de certaines pointures de la pop, dans le domaine de la production (NDR : notamment pour Gaëtan Roussel, Joke ou l’insupportable Woodkid), The Shoes était attendu au tournant par les fans d’électro/rock !

Le cocktail de références entrant dans la composition de « Chemicals » allait-il se révéler équilibré. Serait-il trop ou trop peu pop ? Inspiré ou pas ? Allait-il reproduire le même schéma ? Adeptes des collaborations et du recyclage, Benjamin Lebeau et Guillaume Brière ont, pour la circonstance, fait appel à leurs amis canadiens de Black Atlass, la révélation SAGE (Ambroise Willaume de Revolver), l’anglais Esser, le nouveau roi de la ‘Noirewave’ Petite Noir ainsi que l’impeccable Blaine Harrisson (Mystery Jets) pour torcher des morceaux naviguant entre trip-hop (« Vortex of Love »), house (« Us & I »), EDM (« Whistle ») et hip-hop (« Feed the Ghost »), mais surtout et avant tout diablement pop (« Made for You »). Parfois à la limite de la recherche systématique du single à succès, le duo frenchie remet les pendules à l’heure en nous réservant le très ‘street’ « Fifteen Insane & Brown », une piste qui bénéficie de la collaboration du très véhément Mikill Pane au micro ou l’imparablement cool « Feed the Ghost ». Véritable crossover de musique moderne et hédoniste, l’hybride « Chemicals » s’avère bien équilibré et diablement plus inspiré qu’imaginé ; il devrait donc dompter les ondes et les pistes de danse sans le moindre problème! 

 

lundi, 07 mars 2016 18:23

A Folk Set Apart

Ce ‘maître ès folk’ a la particularité d’emprunter d’obscurs chemins de traverse, pour arriver à ses fins. Ainsi, Cass McCombs a décidé de réunir les mal-aimés et les laissés-pour-compte de son déjà très large répertoire, afin de les graver sur « A Folk Set Apart », une gargantuesque compilation de 19 titres annoncés comme ses ‘Rarities, B-Sides & Space Junk, Etc’… Responsable de quelques classiques de folk déviant tels que « Catacombs » et le grand « Wit’s End », le Californien racle ses très riches fonds de tiroirs, pour en extraire des morceaux qui oscillent entre rock coriace (« Tourist Woman »), alt-country engagée (« Bradley Manning ») et même surf/folk (« Catacombs Cow Cow Boogie »). L’éclectique musicien dévoile ses expérimentations en compagnie de Mike Gordon de Phish sur « Texas » ou de Chris Cohen (Deerhoof) sur « Poet’s Day », quand il ne propose pas des morceaux plus pop (« Evangeline ») ou quasi punk lo-fi (« I Cannot Lie »). Bref, tout au long de ce recueil, il affiche une belle diversité. « A Folk Set Apart » permet de découvrir la riche palette de l’Américain dont l’univers ne se limite pas au folk ténébreux de ses derniers elpees ! Un artiste définitivement unique, atypique et surtout diablement doué… Beaucoup signeraient un tel album que McCombs a pourtant taxé de ‘rebuts’ (‘Junk’).

 

lundi, 07 mars 2016 18:20

RUFF

Après avoir publié deux premiers disques absolument fabuleux, soit un Ep éponyme et l’album « Red, Yellow & Blue », chez Warp, dès 2006, la presse spécialisée qualifiait Born Ruffians de véritable sauveur du rock indie. Pourtant, la formation canadienne n’est jamais parvenue à confirmer tous les espoirs placés en eux, gravant par la suite, deux essais trop inconstants, et tout particulièrement « Birthmark », son dernier, passé presque inaperçu.

Le nouveau rejeton, « RUFF », allait-il être capable de briser cette inéluctable spirale négative ? Et surtout l’empêcher de plonger dans la zone crépusculaire de l’underground ? Première constatation, la voix si particulière de Luke Lalonde continue d’alimenter des  mélodies que n’aurait pas reniées Gordon Gano (Violent Femmes). Alors, le cerveau des Torontois serait-il à nouveau en ébullition ? Pas tout à fait, car le contrat n’est qu’à moitié rempli. L’opus est trop inégal. Pas de classiques immédiats tels que « Little Garçon » ou « What To Say », des compos que le combo avait marqué d’une sublime empreinte. Il y a bien l’une ou l’autre pépite de pop spasmodique, à l’instar de l’inaugural « Don’t Live Up » ou du nerveux « & On & On & On ». Et puis quelques plages sculptées dans un pop/rock gracile et lustrées par la voix unique de Luke. Mais il faut aussi se farcir le lourdaud « (East Shit) We Did It » et le très peu inspiré « Shade to Shade ». « RUFF » démontre sans doute que Born Ruffians restera le groupe d’un classique ; un peu comme ses compatriotes de Hot Hot Heat… ce qui n’est déjà pas si mal !

 

lundi, 29 février 2016 18:32

Kosmokoma

Certains ont taxé sa musique d’indigeste. Faut dire que son patronyme n’aide pas vraiment. Et ne laisse guère espérer un repas dans un resto étoilé. Pourtant malgré ce nom absurde, Steak Number Eight propose, ses débuts en 2007, un excellent métal teinté de post-rock et de sludge. Dans la lignée d’Isis –mais en moins sérieux– la bande drivée par Brent Vanneste enchaîne les salves follement puissantes (cette batterie !) en affichant d’indéniables qualités mélodiques et techniques. Et on s’en rend compte dès le morceau d’ouverture, un direct décroché par « Return of the Kolomon », premier irrésistible uppercut issu de son quatrième elpee, « Kosmokoma ». La suite est au diapason, à l’instar du très sludge « Your Soul Deserves to Die Twice », piste aux effluves psyché, ou du plus progressif « Gravity Giants ». Bien que majoritairement instrumentales, les plages de « Kosmokoma » ne suscitent jamais l’ennui. La subtile production de David Bottrill (Tool, Stone Sour) y est sans doute pour quelque chose ; mais également l’éventail de nuances abordées sur ces morceaux imparables. La petite bande de potes issue du Nord du pays vient définitivement d’entrer dans la cour des grands !

 

lundi, 29 février 2016 18:29

De A à Z

Facile de ressortir le ressort ‘tarantinesque’ ; mais c’est bien le mythique réalisateur américain qui a remis au goût du jour le surf/rock, en exhumant des perles enfilées par The Centurions et The Lively Ones, au cours des sixties, pour servir de B.O. mythique au palmé ‘Pulp Fiction’.

Et de surf-rock, il en est question tout au long de ‘De A à Z’, compilation réunissant les deux premiers opus de ces doux dingues (NDR : ils se produisent tout de même vêtus de tuniques grecques). Cette drôle de bande rouennaise tire des sonorités réverbérées ou aquatiques de ses grattes (« Schnell Wie Eine Rakete »), mais également hispanisantes (« Brûlure Indienne ») tout au long des 18 titres instrumentaux ensoleillés (« Tre Grazie »), irrésistibles (« A Palavas-Les-Flots ») et définitivement anachroniques (à l’image de cette magnifiques photo vintage et décalée illustrant l’album). Les deux pieds dans les merveilleux clichés du genre, Les Agamemnonz ont décidé de nous remonter le moral sans se prendre la tête mais avec un indéniable talent ! Et c’est une réussite… ‘de A à Z’.

 

lundi, 29 février 2016 18:28

My Loneliest Debut

Espérons que Nick Kinsey se sente moins seul qu’il ne le regrette, s’il devait récolter un éventuel succès –d’estime tout au moins– pour « My Loneliest Debut », son premier essai solo, après avoir accompli des missions ponctuelles pour Elvis Perkins (dont il est le batteur), Cold War Kids, Bon Iver, AA Bondy et My Morning Jacket.

Dans l’univers du pop/rock, le musicien de Brooklyn s’inscrit dans la lignée des songwriters classiques anglo-saxons. Soyeuse, sa voix évoque tout à tour Jeff Tweedy (Wilco), Michael Stipe (R.E.M.), Nick Hemmmint (The Leisure Society) ou Dan Bejar (The New Poronographers, Destroyer, Swan Lake), si on se réfère aux figures les plus récentes du pop/rock. L’instrumentation est riche : xylophone, banjo, synthés et autre clarinette, outre la structure classique basse/guitare/batterie. Et pourtant, l’artiste se réserve toute cette panoplie en solitaire, mais également la production, opérée… dans une cuisine new-yorkaise ! Les pépites à extraire de cet elpee son légion ; à l’instar du titre maître de l’opus, de « Château Ludlow », réminiscent de Clap Your Hands, du très pop « Get Lost » ou du déjà classique –dans un monde parfait en tout cas– « Eat Your Heart out ». C’est une certitude, Kinsey ne sera plus seul au monde quand il aura enregistré son second LP, tant son talent devrait faire la différence…

 

mercredi, 17 février 2016 21:41

Where Have You Been All My Life

Quelques mois seulement après avoir publié son excellent troisième opus, « Darling Arithmetic », un disque empreint de sensibilité et de délicatesse, Conor O’Brien nous propose un nouvel essai de Villagers, « Where Have You Been All My Life ? », un disque immortalisé ‘live’, au RAK de Londres, par Richard Woodcraft (The Last Shadow Puppets, The Vaccines, Radiohead). Cette sorte de ‘best of’ pourrait évidemment se révéler anecdotique. Ce n’est pourtant pas le cas, car les adaptations sont abordées sous un autre angle instrumental. De quoi communiquer de nouvelles couleurs aux compos du jeune artiste.

Outre les versions alternatives des incontournables « Hot Scary Summer », « Everything I Am Is Yours » et « Set The Tigers Free », plages enrichies d’ivoires, d’interventions de harpe, de mellotron ou même de bugle, l’opus recèle une jolie cover du « Wichita Lineman » de Jimmy Webb ainsi qu’une adaptation très incarnée de « The Waves ». Enregistré en une seule journée, ce morceau constitue le sommet de cet elpee. Les aficionados devraient apprécier les différents exercices de style et surtout les moutures inédites de compos qui n’en avaient pourtant pas nécessairement besoin. Quant au mélomane lambda, ce long playing constitue une occasion unique pour découvrir l’univers d’un des futurs grands songwriters contemporains…

 

mercredi, 17 février 2016 21:34

Look Around

Comment votre serviteur a pu passer à côté de ce trio américain fondé en 1982, à Olympia, dans l’Etat de Washington ? Surtout quand on sait qu’il devenu en quelque sorte mythique. Il a ainsi publié, depuis 1992, 5 albums remarquables. Une erreur de jeunesse, probablement…

Ce qui explique pourquoi, ce « Look Around » constitue une véritable découverte. L’univers ‘DIY’ échafaudé par Bret Lunsford, Calvin Johnson (NDR : il s’agit du fondateur du légendaire label K Records –Kurt Cobain s’était même fait tatouer son logo !– qui a notamment hébergé, Beck, Modest Mouse, The Gossip et Built to Spill, à leurs débuts…) et Heather Lewis est unique en son genre. 

Compilant 23 plages, « Look Around » est une parfaite porte d’entrée qui donne accès à l’univers singulier de Beat Happening. Une longueur qui pourrait s’avérer rédhibitoire au premier abord ; mais le mélomane signerait sans hésiter à deux mains, pour atteindre la barre des 30 pistes, tant celles-ci sont imparables. Imaginez la rencontre entre la fragilité électrique lo fi d’un Velvet Underground et l’aisance mélodique foutraque de Baxter Dury voire des Moldy Peaches (qui leur doivent tout) abordée avec un esprit résolument punk (« Bad Seeds ») et vous obtiendrez un résultat très proche de l’expression sonore proposée par Beat Happening. Produits sommairement, sans pourtant se révéler brouillons, les compos de cet ensemble yankee débordent de sensibilité tout en affichant un profil quasi puéril. Elles alternent voix féminine et masculine et sont enrichies de textes émouvants et drôles à la fois, reposant sur une instrumentation à la fois efficace et minimaliste. Les perles sont pourtant légion : à côté d’« Indian Summer » –qui  frôle la perfection– difficile de ne pas être scotché à l’écoute de l’imparable « Cast a Shadow » (repris par Adam Green) ou le bouleversant « Look Around ». Un bon conseil : plongez ou replongez-vous au plus vite au coeur de la discographie de Beat Happening !

           

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