L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Hooverphonic
Béber

Béber

mercredi, 16 septembre 2015 18:13

I don't want to let you down (Ep)

Après avoir publié quatre albums, dont le dernier est paru en 2014 (« Are We There »), Sharon Van Etten nous propose un nouvel Ep. Après 8 années de carrière, on peut affirmer que la native de Brooklyn est parvenue à s’imposer sur la scène indie rock américaine. Grâce à son style particulièrement ample et puis de son grain de voix si particulier.  

La petite protégée de The National nous propose sur ce disque quatre titres issus des sessions d’enregistrement de son dernier elpee, ainsi qu’une version ‘live’ de « Tell Me ».

Et il faut reconnaître, elle ne nous a pas floués sur la marchandise. Elle n’a pas tenté (comme tant d’autres) de nous fourguer ses fonds de tiroirs. Cette plaque affiche plusieurs facettes de son talent.

Elle s’ouvre par le titre maître, un morceau qui navigue quelque part entre PJ Harvey et Cat Power. Mélancolique, « Just Like Blood » est balisé par le piano de Sharon. En couches, les superbes harmonies vocales sont enrichies de cordes. Et la mise en forme est parfaite. Sur « A Always Fall Apart » elle creuse encore un peu plus profond dans l’intensité émotionnelle. Avant que l’énergie ne remonte d’un cran sur « Pay My Debts ».

On attend impatiemment la suite...

 

jeudi, 10 septembre 2015 01:00

Le Bozar transformé en sanctuaire…

Mercredi soir, le Bozar accueillait Sufjan Stevens. Il s’agissait sans nul doute de l’événement de cette rentrée musicale à ne manquer sous aucun prétexte. Celles et ceux qui ont déjà assisté à un de ses sets, peuvent en témoigner. Son dernier passage au sein de la capitale bruxelloise, remonte à trois ans. Il était venu y défendre l’album « The Age of Adz », un spectacle qui restera certainement dans les annales du Cirque Royal. Ce qui explique sans doute pourquoi, lors de la mise en vente des places pour ce nouveau show, il y a quelques mois, le stock s’est écoulé en une seule journée. Il faut dire que la musique de Sufjan Stevens est certainement une des plus belles de la scène contemporaine. C’est bien simple, il est aussi à l’aise et efficace dans la ballade folk (NDR : ses premiers elpees en regorgent) que lorsqu’il intègre des sonorités électroniques dans son expression sonore, pour lui communiquer une dimension futuriste. Et lorsque, à l’instar de son dernier LP, « Carrie & Lowell », il décide de raconter, à travers une folk minimaliste, ses histoires de famille, on en a froid dans le dos. La prestation du songwriter était donc attendue dans un cadre à la fois imposant et intimiste, c'est-à-dire le Bozar…

Afin de chauffer la salle, les organisateurs ont invité Mina Tindle. Une jeune Parisienne plutôt méconnue du grand public. Mais un choix judicieux. Non seulement Pauline de Lassus (NDR : c’est son véritable nom) compte déjà deux long playings à son actif (NDR : son dernier s’intitule « Parades »), mais elle a apporté sa collaboration à certains artistes notoires, comme M.Ward.

Flanquée d’un claviériste et un guitariste, Mina Tindle parvient à tenir la salle en haleine pendant une demi-heure grâce à un folk électrifié qui laisse transparaître les influences de Cat Power ou encore Feist. Défi relevé donc pour la Française. D’ailleurs, elle quitte la scène sous les applaudissements d’un public conquis.

A 21 heures exactement, les lumières s’éteignent. A partir de cet instant, les 1 800 âmes présentes au sein du Bozar sont plongées dans un silence profond. Hormis leurs applaudissements, aucun autre son ne filtrera, que celui produit par les musicos. Soutenu par un quatuor, Sufjan prend place au centre de l’estrade. Dès les premiers arpèges, on est touché par la mélancolie ambiante. Le set s’ouvre par « Redford » (tiré de l’album « Michigan ») et embraie par un premier morceau issu du dernier LP, « Death with dignity ». S’ensuivront, quasiment dans l’ordre, d’autres morceaux qui figurent sur « Carrie and Lowell ». Alors que sa voix berce le public, s’affichent derrière les musiciens, sur des bandes verticales, des vidéos de familles ou encore de paysages paisibles. La voix, les claviers, tout est parfaitement maîtrisé. Les éclairages se modifient suivant les climats. Emouvant, l’Américain raconte ses histoires familiales. Il n’hésite pas non plus à modifier quelque peu ses morceaux afin de leur inoculer davantage de peps, comme sur le magnifique « Should Have Known Better », à la fin duquel il n’hésite pas à se frotter au dubtep, tout en nous gratifiant d’un petit pas de danse. La chorégraphie et le light show géométrique sont impeccables. Autre moment fort du spectacle, les chœurs qui enrichissent « Vesuvius ». Après près d’une heure de démonstration, au cours de laquelle le natif de Détroit va étaler toute la palette de ses émotions, la formation se retire, au bout d’un crescendo instrumental et d’un jeu de lumières digne d’Explosions in the Sky.

Quelques minutes plus tard, le band revient sur le podium pour attaquer quelques ‘tubes’ comme « Chicago » ou encore « John Wayne Gacy, Jr ». On ne pouvait rêver mieux pour conclure 2 heures de concert chargé de sensibilité et haut en couleurs. Une fois de plus, Sufjan Stevens a démontré tout son talent ; mais aussi qu’il était capable de transformer une salle, d’une capacité de 1 800 personnes, en véritable sanctuaire…

Setlist : Redford (For Yia-Yia & Pappou) / Death With Dignity / Should Have Known Better / Drawn to the Blood / Eugene / John My Beloved / The Only Thing / Fourth of July / No Shade in the Shadow of the Cross / Carrie & Lowell / The Owl and the Tanager / All of Me Wants All of You / Vesuvius / Blue Bucket of Gold // Concerning the UFO Sighting Near Highland, Illinois / Futile Devices / To Be Alone With You / John Wayne Gacy, Jr. / For the Widows in Paradise; For the Fatherless in Ypsilanti / Chicago

(Organisation Bozar + AB)

mardi, 08 septembre 2015 14:03

Green lanes

Un an à peine après avoir publié un premier opus éponyme, Jack Cooper (Mazes) et James Hoare (Veronica Falls) sont de retour. Ils viennent ainsi de publier un nouvel elpee particulièrement rafraîchissant, baptisé "Green Lanes".

La guitare, les drums et les voix des deux Londoniens constituent la trame de leur musique, une trame à la fois simple mais efficace. Terriblement contagieuses, soulignées par de superbes harmonies vocales et illuminées par des cordes cristallines, les compos de « Green lanes » vont droit au but. Davantage que sur le précédent LP, Ultimate Painting puise son inspiration dans la pop des 60's, et tout particulièrement chez les Beatles et les Kinks. D’ailleurs, après avoir écouté cet opus, la décontraction est de mise, tout comme le sourire aux lèvres. Et franchement, que demander de plus?

 

mardi, 08 septembre 2015 13:59

Tomorrow will be beautiful

Née en 1994, Flo Morrissey est une jeune Londonienne d’origine irlandaise. Lors des Nuits du Botanique, elle s’était produite seule, en première partie de Tobias Jesso Jr. Et elle avait fait bonne impression devant le public du Grand Salon.

Arborant un look hippie, armée de son unique guitare, elle nous a entraîné au cœur de son univers folk qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Devendra Banhart, CocoRosie et Joanna Newsom, qu'elle a découverts alors qu'elle n'avait que 10 ans.

"Tomorrow Will Be Beautiful" constitue donc son premier opus. Et il est sorti sur Glassnote Records (Son Lux, Mumford & Sons, Phoenix, ...) Derrière les mannettes, on retrouve Noah Georgeson, dont la carte de visite mentionne, comme par hasard, Devendra Banhart, Joanna Newsom ou encore Vetiver. Et le choix est finalement payant! En effet, à contrario des versions acoustiques des morceaux interprétés lors de son spectacle au Bota, celles proposées sur ce long playing sont bien plus riches ; une instrumentation empreinte d’une grande délicatesse qui met parfaitement en exergue la voix vaporeuse et légère de la jeune artiste. Le premier single "Pages of Gold" en est certainement une belle illustration. Tout comme "Show Me", plage qui lorgne cependant vers Alela Diane.

Et le reste de l’elpee tient parfaitement. En outre, si "Tomorrow Will Be Beautiful", pourquoi ne pas lui souhaiter ?

 

samedi, 29 août 2015 10:02

Primrose green

Derrière cette pochette vintage, voire surannée, se cache un jeune songwriter de 26 ans à peine, répondant au nom de Ryley Walker. Ce dernier a toujours voué un culte aux chanteurs folk d’antan. Pensez notamment à Nick Drake ou encore à Tim Buckley. On comprend dès lors ce penchant pour les ‘artworks’ d’une autre époque.

Sur ce second album, paru chez Dead Oceans (The Tallest Man on Earth, Phopohorescent, Destroyer, Bowerbird, …), le natif d’Illinois veut réveiller les fantômes du folk/jazz issus des 60’s. Sa voix est haut perchée (quelque part entre Tim Buckley et Jason Molina), mais il parvient parfaitement à la maîtriser. Excellent gratteur, il est soutenu par un solide backing group. Cet opus ne suscite jamais l’ennui. Un morceau comme « Summer Dress » est excellent ; en outre il permet à ce jeune Américain de démontrer toute l’étendue de son talent. D’ailleurs, il brille tant sur les plages les plus électriques qu’exclusivement acoustiques (« Hide in the Roses »). Mais le plus épatant procède de l’originalité de ses compos. Bref, le challenge est réussi ! A l’heure actuelle, il est bien difficile de dénicher des artistes de cette trempe. Aussi bien les nostalgiques que les amateurs de folk ou de jazz (ou des deux) risquent fort de trouver leur bonheur à l’écoute de ce « Primrose Green ».

 

mercredi, 19 août 2015 19:42

Fertile

Inconnu chez nous, Stearica n’en demeure pas moins un groupe expérimenté et jouissant d’une certaine notoriété. Sur la scène underground italienne tout d’abord (le trio est originaire de Torino) mais aussi à l’étranger. Pour preuve, le combo a déjà eu l’occasion de se produire dans le cadre du Villette Sonique ou encore lors du prestigieux Primavera Sound. En outre, pour concocter ce deuxième elpee, il a reçu le concours de grosses pointures, dont Scott McCloud (Girls Against Boys) au vocaux sur « Amreeka », le saxophoniste Colin Stetson tout au long de « Shah Mat » ou encore Ryan Patterson (Coliseum) également au chant pour « Nur ».

Cette réputation, le trio transalpin la mérite assurément. Car les morceaux de ce « Fertile » sont sculptés dans un post-indus-rock original, puissant et énergique, mais également mélodique. Pour être plus précis, on pourrait situer leur expression sonore, quelque part entre Maserati, From Monument to Masses ou encore 65dayofstatics. Pas étonnant dès lors que ces trois formations figurent sur le même label que Stearica.

Une excellente découverte qu’on espère bientôt se produire en concert, dans les parages… 

 

vendredi, 31 juillet 2015 01:00

Velvet!!! (Ep)

En 2011, à Beauport au Québec, alors qu’ils n’ont à peine que 16 et 20 ans, les deux frères Chiasson décident de fonder leur propre groupe. Pour y parvenir, ils font appel à deux amis pour se charger de la basse et des drums. Le line up complété, l’aventure de The Seasons peut commencer. Très vite, alors qu’il ne dispose que de quelques morceaux, le quatuor se produit en concert. Puis enregistre une demi-douzaine de titres qu’il diffuse sur la toile. Tout aussi rapidement, il acquiert une certaine notoriété ; ce qui lui permet de signer sur le label québécois, Vega Musique. Cet Ep précède la sortie de « Pulp », un long playing qui devrait paraître en Europe au cours du mois de septembre. Les deux disques ont déjà été couronnés de succès au Canada et ont même intégré le top 5 des meilleures ventes.

La musique de The Seasons est influencée par les sixties, et tout particulièrement Simon & Garfunkel. Les harmonies vocales échangées entre les deux frangins, sont d’ailleurs particulièrement soignées. Hormis le titre plus rock « Kitsch Trick », le band pratique une sorte de pop/folk aux mélodies 60’s sucrées et contagieuses.

A l’écoute de cet Ep, on comprend mieux pourquoi le succès de groupe a été aussi fulgurant. Leur expression sonore a tout pour plaire, même si elle manque cruellement de caractère. Ce qui me permet de douter de l’impact qu’elle pourrait avoir sur le public du Vieux Continent…

 

vendredi, 31 juillet 2015 01:00

Get your own (Ep)

‘Mama Killa’ c’est une divinité inca dans la mythologie et la religion incas. Mais également une légende construite par un quatuor bruxellois (Alsemberg) pour justifier son patronyme. Car cette ‘Mama Killa’ serait une dangereuse psychopathe changée en poupée par une sorcière. Elle part donc à la recherche de son fils, ‘Jean-Sébastien Killa’, et engage quatre musiciens afin qu’ils interprètent et chantent ses textes. Le line up du band réunit Ben Derycke (batterie), Raph Troes (basse), Tim Meura (guitare) et Vince Lachenal (guitare, voix). Et apparemment, il a bien été choisi pour accomplir ce challenge !

Derrière tout ce concept, se cache donc un groupe responsable d’un premier Ep qui tient la route. Le combo reconnaît pour influences majeures, Queens of The Stone Age, The Melvins, Fu Manchu ou encore Mastodon. Chez Mama Killa, la première guitare est puissante et la basse écrasante, la seconde gratte se chargeant de tracer les mélodies. Sur les trois premiers morceaux, Vincent Lachenal pose ses textes, alors que des chœurs viennent sporadiquement enrichir l’ensemble. Reste donc une dernière plage. Un instrumental percutant et hypnotique. Intitulé « Name Rub », il est hanté par un sample tout droit sorti d’un film d’épouvante (du moins on peut le supposer)…

Espérons que le fils Killa ne soit pas retrouvé de sitôt, histoire de voir ce que Mama Killa a dans le ventre…

 

lundi, 27 juillet 2015 21:12

Yield to Despair

Fondé en 2008, ce quatuor nous vient de Perth en Australie. Et ce « Tangled Thoughts of Leaving » constitue son second LP. Dès l’entrée en matière, on peut affirmer qu’il ne fait pas dans la dentelle. Les accès de guitare assénés tout au long de « The Albanian Sleepover-Part One » évoquent d’ailleurs immédiatement Neurosis voire Isis. Puis, progressivement, le climat s’apaise. Les compos sont davantage structurées et se déclinent en longs crescendos. Et manifestement le band aussie maîtrise parfaitement son sujet. Il faut dire que la formation a eu l’occasion de partager l’affiche de pointures du genre comme Russian Circles, Deafheaven, Grails ou encore This Will Destroy You (le haut du panier donc…) Mais Tangled Thoughts of Leaving ne s’arrête pas en si bon chemin. En analysant minutieusement les cinq longues pistes de « Yield to Despair », on découvre moult nuances et subtilités. Dont des accords singuliers de piano. Des accents jazz aussi. Et puis une capacité à glisser de la puissance à la douceur en passant par la noise. Le tout en conservant une certaine homogénéité.

Tangled Thoughts of Leaving va bien au-delà des formations de post post-rock ou de post-métal…

 

lundi, 27 juillet 2015 21:02

Lady Boy

Avant de lancer son nouveau projet, Olivier Hazemann militait au sein d’un collectif parisien de hip hop, Kalash. Il a donc décidé de changer complètement de cap en se lançant dans une nouvelle aventure, qu’il a baptisée Ladyboy Project. Financé par le système du crowfunding, via la structure Microcultures, il vient donc de publier un album conceptuel, dont le thème principal raconte l’histoire d’un Japonais qui souhaitait devenir une ladyboy, au cours des 50’s.

Pour atteindre son objectif, Hazemann s’est entouré de plusieurs musiciens (S. Martel, M. Gamet, B. Collin,…), afin d’habiller ses textes. Tout au long des treize morceaux de l’opus, l’artiste murmure des mots sur une instrumentation lyrique alimentée selon les morceaux, par un violoncelle, une guitare, un piano et même des cuivres. Parfois, le spectre de Gainsbourg se met à planer… Néanmoins, il faut reconnaître qu’au fil de l’elpee, l’attention commence à s’estomper. Et ce n’est ni la carence rythmique, ni l’absence de soubresauts qui risque de résoudre le problème. D’autant plus que les chuchotements de Hazemann finissent également par agacer.

Ce qui n’empêche pas Ladyboy Project de s’avérer un concept original. On saluera donc l’intention…

 

Page 41 sur 98