La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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mercredi, 13 avril 2016 20:02

Plinth

Nouveau venu sur la scène indie-rock belge, Rince-Doigt vient gonfler la liste des groupes qui se distinguent par leur patronyme ridicule. Aussi, avant d’avoir écouté une seule note de cet opus, on imagine que la formation pratique du math-rock. Et à raison. D’ailleurs on peut même ajouter que l’expression sonore de ce band n’est guère originale. Mais, de là à s’en laver les mains, ce serait trop facile.

Tout au long de cet LP, le climat est allègre. Les six pistes évoluent entre passages mélodiques et moments plus incisifs, à l’instar de l’excellent « Giboulée de cobras » (NDR : petit coup de cœur). Talonnée par la basse, la guitare mène souvent la danse, alors que la batterie marque le coup, sans jamais en faire trop. Rince-Doigt navigue donc très loin des combos de math/rock qui cherchent constamment à caser le plus de notes possibles en une seconde. Non, ici, l’accent est mis sur les ruptures. Et elles foisonnent. « Lateral coup de pied » en est certainement le plus bel exemple. Dans un registre susceptible d’évoquer les Rennais de Totorro ou Mermonte, mais dans une version instrumentale. 

Rien de bien neuf à l’horizon ; cependant l’ensemble tient parfaitement la route, grâce à une mise en place irréprochable et une production qui l’est presque tout autant. Et finalement, en baignant au sein d’une excellente ambiance, ce « Plinth » n’est certainement pas à blâmer et permet tout simplement de passer un bon moment…

A noter que le groupe se produira dans le cadre du festival Century Rock à Mouscron, ce 14 mai.

 

mercredi, 13 avril 2016 20:00

Melody Circle

Jack and the ‘, c’est avant tout Julien Lonchamp, un Français exilé à Edimbourg. C’est lui l’initiateur et le moteur de cet ambitieux projet qui s’est concrétisé par la sortie de « Melody Cycle ». Il s’agit de son premier album. Deux Eps étaient parus précédemment, en 2014 et 2015. Il a fallu plus de quatre ans de travail et une bonne dose d’abnégation avant de voir paraître cet opus. Les dix-huit morceaux ont été écrits par l’artiste entre Dublin (où il effectuait sa thèse), Edimbourg (où il s’est installé) et Nancy (sa ville natale). Pour la musique, il a fait appel à dix-huit musiciens dont un quintet de cuivres et un orchestre de musique contemporaine baptisé Apostrophe Ensemble » (ce qui explique le patronyme Jack and the ’). Il lui a fallu un an pour assembler toutes les composantes, mais également conférer une certaine homogénéité à l’ensemble. Alors, « Melody Cycle » réussite ou échec ? N’est pas Sufjan Stevens qui veut !

Cet elpee baigne dans un climat pop/folk baroque, bien british, subtilement teinté de jazz. Un climat qui bénéficie d’un supplément d’âme anglo-saxon qu’on retrouve chez les folkeux irlandais et écossais d’une époque révolue. Mais également de mélodies allègres susceptibles de colorer votre imagination de collines verdoyantes sillonnées de murs en pierre sèche… Parfois, la musique de Jack and The ' évoque celle de Belle & Sebastian. Surtout quand elle est enrobée de chœurs. Différence, quand même, Julien Longchamp ne possède pas le même organe vocal que Stuart Murdoch.

Les accents jazzyfiants sont essentiellement entretenus par les ivoires. Parmi les 18 pistes, on décèle quelques instrumentaux. Etait-ce vraiment indispensable ? Car quoique agréable à l’écoute, cet LP semble parfois tirer en longueur. Enfin, pas en fin de parcours, car c’est justement au bout de l’effort que « Melody Cycle » nous réserve de véritables petites perles… Quoiqu’il en soit, Julien Lonchamp n’a pas à rougir de son œuvre. Le travail finit toujours par payer. Et en alliant concision et efficacité, l’artiste pourrait nous réserver une bonne surprise, dans le futur... 

 

mercredi, 30 mars 2016 01:00

Jusqu’au bout de l’ennui…

Micah Paul Hinson traîne un passé tourmenté. Addiction, banqueroute, passage par la case prison, etc., on ne peut pas dire que sa carte de visite soit ‘clean’. Cependant, c’est un talentueux songwriter. Et puis, depuis qu’il s’est marié, il s’est racheté une conduite… Ce n’est pas la première fois que le Texan se produit au Botanique. C’est même devenu un habitué des lieux. Il vient de publier un nouvel album en compagnie du groupe The Nothing. Avant de repartir en tournée. Et le périple européen passait donc par Bruxelles. Une belle occasion de revoir ce personnage attachant mais atypique, se produire dans un endroit aussi intimiste que celui de la Rotonde.

Pas de supporting act. Et à 20 heures, la salle n’est qu’à moitié pleine, lorsque l’artiste monte sur l’estrade. Ou vide selon. La quasi-totalité des spectateurs est assise sur les gradins. L’hémicycle va quand même se remplir progressivement, mais au fil du concert. Etonnant !

Vêtu d’une d'une salopette en jeans, laissant apparaître des chaussettes à rayures, Micah a les cheveux tirés en arrière. Un look qui illustre à merveille l'Américain sudiste. Aujourd’hui, il se produit en solo, armé de sa sèche. Une option particulièrement minimaliste, il faut le reconnaître. La dernière fois qu’il avait foulé les planches du Bota, il était épaulé par son épouse. Elle était préposée au synthé. Si aujourd’hui elle est présente, c’est dans les loges, au dessus de la régie. Auprès de leur enfant. Tout au long du set, l’artiste va d’ailleurs regarder dans leur direction, comme pour susciter des encouragements ou des conseils.

Sa voix rocailleuse est empreinte d’émotion ; et elle accroche immédiatement l’oreille. Les sonorités dispensées par sa guitare sont brutes de décoffrage ; une impression qui s’accentue, lorsqu’il commence à y injecter de la distorsion. On ne peut pas dire qu’elles soient léchées, comme chez pas mal d’artistes contemporains. Il enchaîne les morceaux issus de ses différents albums, parmi lesquels on épinglera les excellents "Seven Horses Seen" et "Take Off that Dress for Me". Au fil des morceaux, il devient de plus en plus hésitant et consulte longuement sa set list. Au bout d’une petite demi-heure, il parvient quand même à –quelque peu– se décontracter et commence à discuter avec le public. Abordant des sujets comme la difficulté de vivre en tournée ou sa passion pour la musique country...

Il quitte le podium vers 20h40, pour revenir quelques secondes plus tard, une cigarette électronique au bec. C’est à partir de cet instant que Micah P.Hinson va montrer des signes d'impatience. Après chaque chanson, il consulte sa montre et met de plus en plus de temps à donner une suite à son répertoire. Si au départ, cette attitude prête à sourire, au fil du temps, le public manifeste de plus en plus de signes d’agacement. Un comportement qui finit par jeter un froid dans l’assemblée.

Micah P.Hinson est un artiste atypique qui évolue à mille lieues des sentiers battus. Il fait ce qu'il aime. Sans se soucier des autres. Mais surtout de son public. Il n’hésite pas à déranger le confort des mélomanes. Et même à leur signifier son ennui. Une conduite contestable, mais qui n’enlève rien à son talent…

(Organisation : Botanique)

lundi, 28 mars 2016 12:35

Bad Reputation

Derrière Other Houses se cache Morgan Enos. Jusqu’à présent on connaissait surtout cet Américain comme co-fondateur du duo de doom-shoegaze, Hollow Sunshine. « Bad Reputation » constitue le premier album de son nouveau projet. Pour le réaliser, le multi-instrumentiste (NDR : outre la guitare, la batterie et le synthé, il se réserve le micro) a reçu le concours de son pote, Reuben Sawyer, seconde moitié de Hollow Sunshine, pour quelques morceaux. Mais, c’est bien Enos qui est à la barre et signe tous les titres.

Sur ce premier album ‘solo’, Morgan Enos laisse de côté les distorsions et ses dérivés. Plutôt que de nous balancer des vagues électrifiées, auxquelles il nous avait habitués chez Hollow Sunshine, il nous propose des morceaux de pop/rock/folk d’assez bonne facture.

L’elpee s’ouvre paisiblement par « Ladies of the Aeon » et « Sum of All Friends », deux titres bien sages et sans grande importance. Il faut attendre « Yellow and Starships », une plage caractérisée par son riff hypnotique pour nous réveiller tous les sens. Menos prend alors plaisir à teinter son folk/rock de psyché. Comme lors du « Computer of Life », tapissé d’interventions de claviers. Ces deux morceaux constituent certainement les deux moments forts de l’album. Malheureusement, le reste de l’elpee retombe dans l’anecdotique.

Deux titres –quoique excellents– sur un long playing, c’est un peu maigre. Aussi, qu’il ait bonne ou mauvaise réputation, ce disque risque fort de sombrer rapidement dans les profondeurs de l’oubli…

 

lundi, 28 mars 2016 12:28

Mudflowers

The Last Hurrah !!, c’est le projet du musicien et producteur HP Gundersen. Un Norvégien. Issu de Bergen, très exactement. Selon les circonstances et son humeur du moment, il invite quelques ami(e)s pour enregistrer toute une série de compos. Aucune ligne conductrice ne dicte sa voie. Pour enregistrer ce troisième album, Gundersen a décidé de faite la part belle à la voix de la charismatique Maesa Pullman. Sa frimousse tapisse d’ailleurs la pochette de l’album. C'est, en outre, elle qui se consacre au micro tout au long de « Mudflowers ».

L’album débute par deux morceaux de country-folk (« Okay », « The Weight of the Moon »). Les arrangements imaginés par Gunderssen sont riches. Mais ce sont la lap steel et le banjo qui font la différence. A travers sa voix empreinte de charme, Pullman tente de faire vivre ses récits, à l’instar de « Fairweahter Friend », un titre sur lequel elle n’hésite pas à hausser le ton. Mais, il faut bien avouer qu’on est loin de l’extase. L’ensemble se révèle un peu léger voire même un peu trop pop. Les morceaux se suivent et se ressemblent… Il faut attendre « You soothe me » pour que les événements se bousculent enfin. C’est-à-dire quand la musique intègre des éléments psyché. Soit lors des trois dernières plages. Tapissées de claviers et pimentées de solos de grattes, elles achèvent cet opus en force. Malheureusement, c’est un peu tard et il faut craindre que bon nombre de mélomanes risquent fort de décrocher bien avant cette apothéose. Dommage ! 

 

lundi, 21 mars 2016 16:41

High On Tulsa Heat

John Moreland est un personnage bien en chair qui arbore une barbe touffue et dont les bras sont généreusement tatoués. Pas difficile d’imaginer dès lors que cet artiste à la fleur de l’âge drive un groupe de vétérans qui pratique une forme de punk/hardcore. Et pourtant, cet Américain ne milite absolument pas dans ce créneau. Tout au long de « High On Tulsa Heat », il nous propose des titres mélancoliques sculptés dans le folk. Il s’y met même à nu pour évoquer ses déboires amoureux et ses doutes. Comme quoi l’habit ne fait pas forcément le moine.

John Moreland est surtout (relativement) connu pour avoir écrit trois chansons qui ont servi à la bande originale de la série américaine ‘Sons of Anarchy’. Faut dire que ses deux premiers opus sont complètement passés inaperçus. Pour concocter « High On Tulsa Heat », qu’il a enregistré dans la maison de ses parents, le songwriter a bénéficié du concours de quelques collaborateurs, dont les interventions sont cependant particulièrement minimalistes. Bref, la plupart des plages de cet LP baignent dans une forme de folk/americana strictement traditionnel. Pas étonnant que John reconnaît pour influences majeures, Guy Clark et Towne Van Zandt. En outre, sa voix éraillée évoque celle de Bruce Springsteen. Il ne lui suffit donc plus qu’à leur adresser de multiples clins d’œil. Ce qui n’empêche par ce long playing de receler quelques excellentes pistes, à l’instar de « Cherokee » ou de « Cleveland County Blues », deux odes au Continent nord-américain.

John Moreland est allé à bonne école et maîtrise parfaitement son sujet. Manque peut-être un soupçon d’originalité pour qu’on s’intéresse davantage au personnage...

 

lundi, 21 mars 2016 16:39

Spun

Lorsque l’on prête une première oreille à « Spun » et qu’on découvre que le songwriter est originaire d’Athens, on s’imagine logiquement qu’il s’agit d’un des concitoyens de Michael Stipe (leader REM) ou de Bradford Cox (de Deerhunter). En effet, le folk de Moa Bones paraît tout droit venu du pays du pays de l’Oncle Sam ou tout au moins d’un pays anglo-saxon. Seulement, à force d’assimiler des styles musicaux à des espaces géographiques (plus ou moins grands), on en oublie presque que nous vivons dans un monde globalisé dans lequel les styles musicaux n’ont plus de frontières. Dès lors, après quelques recherches, il n’est finalement pas si étonnant que Moa Bones, alias Dimitri Aronis (certes, un tel nom aurait dû mettre la puce à l’oreille !), était bien originaire d’Athènes, en Grèce.

Sur ce deuxième elpee, dans un anglais parfait, Aronis raconte ses expériences vécues lors de ses multiples voyages à travers le monde. On se laisse alors guider par son périple. Même si de temps à autre, un piano (« The Journey »), un harmonica (« Hey ») ou une guitare électrisée (« Take it All Away ») pointent le bout du nez, de manière générale, le Grec privilégie sa bonne vieille sèche. Au fil des morceaux, on songe à The Tallest Man on Earth ou encore aux premiers essais de Villagers.

Après les neuf morceaux de « Spun », on surprend à tomber sous le charme du folk inoffensif mais terriblement efficace de Moa Bones. Une excellente surprise !

 

mardi, 15 mars 2016 00:00

Génialement hétérogène…

Fondé en 2010, Deafheaven est une formation californienne (NDR : issue de San Francisco, très exactement) drivée par George Clarke et Kerry McCoy. Son troisième opus, « New Bermuda » est paru en juillet 2015. Atypique, elle attire autant les aficionados de black metal, de post rock que de shoegaze. Pour preuve, le public éclectique qui peuple l’Ancienne Belgique, ce mardi 15 mars.

Et lorsqu’ils montent sur les planches de l’AB Box, les musicos affichent un look qui n’a strictement rien de métallique. George Clarke, le chanteur, porte une chemise et un pantalon de couleur noire, comme chez les formations qui militent dans le post-punk gothique. Kerry McCoy, le guitariste est chaussé de lunettes et coiffé d’une casquette. Sa dégaine est comparable à celle de nombreux musiciens pop californiens. Quant aux trois autres membres du band (second gratteur, bassiste et drummer), ils n’arborent pas de longue chevelure, ne sont pas vêtus de t-shirts sulfureux et ne se produisent pas les jambes écartées… Les clichés, quand même !

A 21 heures piles, le quintet grimpe sur le podium. Et nonobstant son image plutôt correcte, dès les premières notes de "Brought the Water", on se rend compte que sa musique est capable de libérer une belle puissance. La double pédale est omniprésente. George Clarke rugit à s'en éclater les cordes vocales tandis que les grattes assènent des riffs agressifs. Le chanteur se déplace de droite à gauche de l’estrade (NDR : ou de gauche à droite, selon). En nage, au sein d’un auditoire au bord de la suffocation, il se recoiffe toutes les cinq minutes. Lors des interludes musicaux, il devient homme-orchestre sous emprise. Les autres membres du combo demeurent, de leur côté, relativement statiques. Quoi qu’il en soit, le public est immédiatement conquis. Pour preuve ce ‘headbanging’ qui sera constant. On n’observera, par contre aucun pogo, pendant la soirée. L’assemblée est certainement trop absorbée par la musique. Et puis, il aurait fallu de la place ! Par la suite, le groupe multiplie les morceaux extraits de son dernier opus « New Bermuda », alternant riffs écrasants et envolées progressives. Lors d’une accalmie, l’Américain n’oublie pas de remercier le public et de présenter ses condisciples. Au bout de 45’ de show, le groupe attaque « Baby blue », un morceau caractérisé par un long crescendo qui s’achève par un superbe solo dispensé par McCoy. Certainement le meilleur moment du concert. Une compo qui synthétise parfaitement le style de Deafheaven qu’on pourrait qualifier de génialement hétérogène…

A l’issue de ce titre, le quintet se retire, avant de revenir au bout de 120 secondes. Et va nous réserver deux derniers morceaux issus de son deuxième LP, « Sunbather », mais d’une durée de 20 minutes ! Le set aura donc duré un peu plus d’une heure, une prestation qui aura inondé nos conduits auditifs et surtout provoqué, un sacré torticolis !

 

(Organisation : AB)
lundi, 14 mars 2016 11:22

Cautionary Tale

Ce songwriter yankee est seulement âgé de 25 printemps. Et il a déjà toute une histoire derrière lui. A l’âge de 15 ans, Dylan Leblanc commence à se produire sur la scène locale de sa ville natale Shreveport, en Louisiane. Il acquiert une expérience certaine et publie son premier elpee, en 2010, chez Rough Trade. Puis part en tournée. En première partie de Calexico. C’est son deuxième opus qui va lui ouvrir les portes du succès. Il assure alors le supporting act de Bruce Springsteen. Tout va donc alors pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Quoique. Sa notoriété lui monte à la tête et il commence à abuser de la divine bouteille. Si bien que Rough Trade finit par rompre son contrat. Après un moment d’introspection, Dylan Leblanc revient à la surface et publie « Cautionary Tale ». Sur ce troisième LP l’Américain fait le point et aborde, dans ses lyrics, ses problèmes liés à l’alcool et sa famille. Des thèmes qu’il développe sur une musique folk/rock mélancolique et empreinte d’une grande sensibilité, dans l’esprit d’un Neil Young voire de Nick Drake.

Non seulement, l’elpee est impeccablement produit, mais lors des sessions, il est parvenu à parfaitement s’entourer. Si la sèche structure la plupart des compos, les autres instruments –violons, lap steel et cuivres– viennent enrichir l’ensemble, mais parcimonieusement. Et finalement, à l’écoute de ses chansons, on ne peut s’empêcher de penser à Cass McCombs voire –et c’est plus flagrant–Great Lake Swimmers, la voix réverbérée de Leblanc rappelant celle de Tony Dekker.

En espérant que « Cautionary Tale » permette au (toujours jeune) songwriter de se refaire une santé…

lundi, 07 mars 2016 18:25

Nothing But Thieves

Originaire de l’Essex, un comté sis au nord-est de Londres, Nothing But Thieves a vu le jour en 2012. Et il vient de publier son premier elpee. Un opus éponyme qui fait suite à toute une série de singles et d’Eps. Une série de disques qui a permis au quintet de se produire dans le cadre de plusieurs festivals, outre-Manche. Où apparemment, il commence à jouir d’une grosse popularité, puisque Muse l’a choisi pour assurer la première partie de sa tournée européenne. Il a même annulé son concert au Botanique, préférant se produire en supporting act de la troupe à Matthew Bellamy, du 12 au 16 mars, sur la scène du Palais 12.

Et en écoutant cet LP, on comprend mieux pourquoi. En fait, Nothing but Thieves marche, sans vergogne, sur les traces de Muse, au point de risquer d’en devenir une pâle copie. Si ce n’est déjà fait ! Le chanteur, Connor Mason, a la fâcheuse tendance de calquer ses inflexions sur celles de Bellamy. Et à l’instar de leurs héros, les musicos se complaisent dans les grosses distorsions, histoire de montrer les dents (« Ban All the Music »). En outre, la plupart des morceaux semblent datés, s’inspirant de Muse (of course !), mais d’il y a 20 ans ! Sur certains titres, le combo tente quand même de changer la formule, en y injectant de l’électronique (« Graveyard Whistling »). Mais le résultat est encore pire ! Bref, on ne peut pas dire que le pop/rock de cette formation britannique se distingue par son originalité…

 

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