La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Kreator - 25/03/2026
Didier Deroissart

Didier Deroissart

lundi, 18 juin 2018 03:00

Un Billy chasse l’autre…

De son véritable nom William Broad, Billy Idol a sévi brièvement au sein des Banshees de Siouxsie. Il rejoint ensuite le groupe punk Chelsea en 1977, comme guitariste, qui change alors son patronyme en Generation X. Après le départ de Gene October, il en devient le leader et chanteur. C’est en 1981, qu’il entame alors une carrière solo, une carrière qui va s’avérer fructueuse, tout au long des eighties. Outre ses huits elpees publiés à ce jour, il a gravé quelques tubes dont les incontournables « Rebel Yell » et « Flesh for Fantasy ». En 2014, il a sorti son neuvième album studio, « Kings & Queens of the Underground », et l’an dernier réédité « Cyberpunk », bien évidemment après remasterisation…  

Vu la rencontre de football opposant la Belgique au Panama, dans le cadre de la ‘Coupe du monde’, en Russie, le concert a été retardé, afin que le public puisse assister à la retransmission du match. Le show débutera donc à 21h15. Pas de supporting act.

Il doit y avoir plus ou moins 2 000 âmes pour accueillir l’artiste britannique et sa troupe, dans un Forest National qui paraît vide… Pendant, l’intro préenregistrée, les musicos viennent s’installer. Billy possède toujours sa tignasse peroxydée et a enfilé son inévitable long manteau de cuir noir. Son backing group implique le bassiste Erick Elenius, le drummer Erik Eldinius (NDR : installé sur une estrade en retrait et protégé par une paroi en plexiglas), le préposé au synthé (NDR : parfois à la gratte) Paul Trudeau, et deux guitaristes dont Billy Morrison et le légendaire Steve Steevens. Pour tout décor, une toile zébrée par le célèbre éclair rouge et surmontée d’une couronne a été tendue en arrière-plan. 

Le set s’ouvre par « Shock To The System ». Déjà, Billy vient affronter la foule, sur deux petits tréteaux placés à hauteur des retours de scène. La setlist embraie par la cover du « Dancing With Myself » de Gen X. Grave, la voix de Billy est toujours aussi puissante. Billy brandit un poing revanchard vers l’auditoire et l’invite à danser. Pour la circonstance, Trudeau a abandonné ses claviers pour une six cordes. Mais c’est Steven qui assure le show. Agiles, ses doigts se déplacent sur le manche, à la manière de Satriani, Vai, Slash voire Bonamassa. En outre, il semble avoir tout appris de l’attitude de Jimi Hendrix, quand il joue de son instrument dans le dos ou mord dans les cordes. La foule et même Billy l’applaudissent régulièrement. Le climat baigne cependant davantage dans le hard que dans le punk. L’ambiance monte graduellement en puissance. Billy enlève son t-shirt, enfile une veste plus courte et s’accoutre de ses colliers fétiches autour du cou. Il se pavane et grogne, convaincu que le rock guérit toutes les maladies. Le combo reprend subtilement le « L.A. Women » des Doors. Un roadie file une gratte électrique à Billy. Les quatre manches sont en ligne rapprochée. Quand le tempo ralentit, le spectre des Doors, et surtout de Jim Morrison, rôde. Steve nous réserve un long solo, talonné par une section rythmique lancée au galop. Le light show devient aveuglant. Billy parcourt les planches de long en large en criant « Scream », à tue-tête, tout au long de ce morceau nerveux et percutant. Puis, Billy s’éclipse, laissant Steven de nouveau tirer son épingle du jeu, tout au long du paisible « John Wayne ». Il va y étaler toute sa virtuosité à la sèche, un exerce de style de 7 bonnes minutes virant même au flamenco et que les claviers atmosphériques de Trudeau vont conduire vers un climat prog/rock. De retour pour quelques morceaux, le natif de Stanmore avoue adorer l’inévitable « Rebell Yell ». Le public également, apparemment. Billy Idol ôte son nouveau tee-shirt et bande les muscles, laissant apparaître de fameuses plaquettes de chocolat. A l’issue de ce morceau, le band se retire sous les acclamations de l’auditoire.

En rappel, toute l’équipe va nous réserver « White Wedding » et la cover du « Mony Mony » de Tommy James and The Shondells. Ce soir, le concert semi/punk, semi/metallique nous en a mis plein la vue et les oreilles. Ce qui change d’un autre Billy (Bragg), qui la veille, nous avait presque anesthésiés…

Setlist : « Shock To The System », « Dancing With Myself », « Daytime Drama », « Can’t Breack Me Down », « L.A. Women » (Doors Cover), « Scream », « John Wayne », « Eyes Without The Face », « Guitar Solo », « World’s Forgotten Boy », « Whisky And Pills », « Blue Highway », « Rebell Yell ».

Rappel : « White Wedding », « Mony Mony »

(Organisation : Gracia Live)

Voir auszi notre section photos, ici

 

dimanche, 17 juin 2018 03:00

Bragg a pris un solide coup de vieux…

En mai 2018, c’était le cinquantenaire de la révolte étudiante parisienne qui a secoué toute l’Europe (le fameux Mai 68). L’Ancienne Belgique s’empare volontiers de cette thématique et joue la carte de la musique contestataire, qui trouve (malheureusement) un terreau fertile dans le climat politique et social actuel. L’AB creuse le sillon du ‘Sound Of Protest’ et fait résonner les voix de la révolte sociale turque, du grime londonien, du mouvement Black Lives Matter et des icônes du Punk, le tout porté par l’appel à un monde (et une musique) sans frontières. Ce soir, l’Ancienne Belgique accueille une figure emblématique de la contestation insulaire de la seconde moitié des eighties : Billy Bragg.

Musicien solitaire et respecté, Billy Bragg fait figure de vétéran du combat social dans un pays où le rock ne sait plus être un instrument de contestation. Chroniqueur régulier des disparités de la société britannique et fondateur du Red Wedge, exemple historique de mobilisation artistique en soutien aux mineurs grévistes en 1984, ce redresseur de torts impénitent a aussi le bon goût de parler politique avec légèreté et esprit. Bien entendu, il vénère Clash, une autre icône du punk engagé sous l’angle sociopolitique.

Ses revendications, quand il n’aborde pas des thèmes plus romantiques, il les traduit à travers des textes, qu’il dispense sur une musique qui mêle folk urbain et punk rock. Au cours de ses trente années de carrière, il a publié 16 albums et collaboré, entre autres, en compagnie de Johnny Marr, Michelle Shocked, Less Than Jake, Kirsty MacColl, des membres de R.E.M. et Wilco.

Pas de supporting act de prévu. La salle est comble. Dépouillé, le décor se limite à deux guitares électriques, une pedal steel, autant d’amplis Marshall, une table basse et un tabouret.

La setlist va proposer des titres issus des albums « Life’s a riot with spy vs spy » (83), « Brewing up with billy bragg » (84), « Talking with the taxman about poetry » (86) et « Workers playtime » (88), ainsi que quelques plages plus récentes.

Le set s’ouvre par « Sexuality ». Le son est excellent. Billy est armé d’une semi-acoustique et son partenaire, d’une électrique. Et en début de parcours, le public semble enthousiaste. Billy va même saluer des spectateurs aux premiers rangs, tout en continuant à interpréter cette chanson au refrain accrocheur. Billy a des messages à faire passer, et il ne va pas s’en priver. Il parle des guerres au Moyen-Orient, du Brexit, des déplacements de population, des migrants, de la mondialisation, etc. Chacune de ses interventions précède la chanson et elles semblent parfois interminables. Au début ça passe, mais à la fin, ça lasse ! Billy est passé à la gratte électrifiée pour « The Warmest Room », une compo paradoxalement nerveuse et molle. Pourtant, c’est sous cette configuration qu’il se révèle le plus performant. Pour attaquer le « I ain’t go no home » de Woodie Guthrie, il a récupéré sa sèche, alors que son compère se consacre à la pedal steel ; un titre qui baigne dans l’americana, suggérant des images des grandes plaines de l’Ouest américain. Pendant que Billy blablate, son collègue s’éclipse. Il ne reviendra cependant sur l’estrade que 40 minutes plus tard. Entre-temps, outre ses bavardages, il va proposer des titres tour à tour folk ou punk. Enfin un punk bien sage, comme s’il le destinait aux pensionnaires d’une maison de retraite. Le concert commence à tirer en longueur, et adopte un ton de plus en plus monotone. Assis, votre serviteur commence à s’assoupir et gagné par l’ennui, décide de quitter les lieux, au bout d’une bonne heure. Plusieurs spectateurs prennent d’ailleurs la même décision.

Le punk de Billy Bragg a pris un solide coup de vieux. Pour lui insuffler un peu d’énergie, il aurait sans doute fallu, au moins, une section rythmique…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Après avoir accompli une longue tournée (NDR : trois ans quand même), pour défendre son album « LØVE », été certifié quadruple disque de platine en France et d’or en Belgique et avoir décroché une Victoire de la Musique comme Artiste de l’année, Julien Doré a eu besoin de se ressourcer. Avec lui-même et les autres. La Nature et le Monde. Et c’est dans cet état d’esprit, qu’il a imaginé "&", quatrième elpee, une œuvre cocoon, solaire, humaine, caractérisée par son écriture unique, entière et poétique, et dont les mélodies transpercent, brûlent ou caressent. Puis en février dernier, il a gravé un opus acoustique, intitulé « Vous Et Moi ». Il y revisite seul, à l’aide de sa gratte, sa voix et ses ivoires, le fameux « & ». Et c’est dans ce contexte qu’il a décidé de reprendre la route. En baptisant son périple du titre de ce dernier LP, une tournée –soit dit en passant– sold out.

Pour en assurer le supporting act, Julien a choisi des artistes en devenir sur base de vidéos qu’il a demandé de lui transmettre. Pour le concert du Bozar à Bruxelles, c’est Céline qui a été sélectionnée. Agée de 17 printemps, cette jeune fille chante en s’accompagnant au piano. En un quart d’heure, elle va enchanter l’auditoire de sa voix cristalline. Lors du dernier morceau, « Ne me laisse pas », Julien arrive sur la pointe des pieds, micro dans la main gauche et caresse ces ivoires. Cécile se lève alors, et quitte discrètement les planches, sous de chaleureux applaudissements.  

La scène est cosy et intimiste. Et baigne au sein d’un climat mystérieux. A cause des bougies allumées un peu partout. Sur la gauche on remarque la présence de trois guitares et d’un ukulélé. Un fauteuil rouge campe sur une estrade et juste à côté, une lampe de chevet est posée sur une petite table…

Julien s’assied sur son siège et attaque « Le lac » à la gratte semi-acoustique. Son toucher de cordes est empreint de délicatesse. En fin de chanson, il s’adresse à la foule et lui crie ‘Avec moi !’. La réaction est immédiate. Il apprécie ce moment et écoute chanter l’auditoire. Les lumières s’éteignent. Le thème de l’eau hante Julien. D’ailleurs, il poursuit son répertoire par « Les Bords de mer ». La fosse baigne alors dans un light show de couleur bleue. Un faisceau blanc descend du plafond et vient se stabiliser sur l’horizon, tel un coucher de soleil. C'est vraiment quand il est dans la simplicité et le naturel que Julien nous touche le plus et, sans doute, est au sommet de son art. Changement de gratte pour « Mon Apache », une chanson d’amour signée par son fidèle guitariste, Armand Méliès. Délicate, entrecoupée de ‘oh’ pudiques, suave, sa voix reflète le sentiment d’un cœur blessé, probablement le sien. Un grand moment d’émotion au cours duquel il se met littéralement à nu. La setlist semble avoir été établie au feeling. Doré passe ensuite derrière le piano pour quelques titres. Dont « Kiss me forever », moment au cours duquel ce sont des boules de teinte rouge qui descendent alors du plafond, s’immobilisant à différentes hauteurs. Il promet qu’il va se calmer, surprend les spectateurs en lançant des paillettes dorées, sifflote, signale qu’il est une boule d’amour, ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire, parle de sa besace, de sa chemise qui a rétréci, de ses cheveux qui ont poussé en deux heures et qu’il n’aime pas les comédies musicales. C’est vrai, Julien s’est assagi, mais son humour est toujours aussi décalé. Cinéphile, il a vu pourtant assisté à la projection de ‘La La Land’ et ‘City Of Star’. Et ose une adaptation de « Cet air là » de France Gall. Il joue de sa gratte en picking et sollicite la foule pour l’accompagner. Il est passé au ukulélé pour « Don’t be afraid », un morceau au cours duquel la foule reprend le refrain en chœur. Et nous gratifie d’une sublime version d’« Aline » de Christophe ; mais le public change les paroles du refrain en ‘Julien, tu nous reviens’. L’auditoire a marqué des points. Le natif d’Alès est frappé d’une flèche dorée en plein cœur. Il le remercie. Et le set de s’achever par « Porto Vecchio ». Ce soir, Julien Doré nous a réservé un exercice de style acoustique qui mérite cinq étoiles et démontré qu’il est incontestablement, un artiste complet…  

(Organisation Botanique + Bozar + Nada Booking)

dimanche, 10 juin 2018 03:00

En guise d’adieu…

C’est la première et ce sera peut-être la dernière fois que votre serviteur assiste à un concert de Bertrand Cantat. La tournée 'Amor Fati’ s’achève définitivement ce soir dans une Ancienne Belgique pleine à craquer. C’est le Palois en personne qui va annoncer cette décision, avec beaucoup d’émotion, au beau milieu du set. Elle fait suite à toute la polémique déclenchée par son retour sur scène. Pourtant, ce périple aura permis à plus de 35 000 personnes de le voir ou de le revoir en ‘live’. Un public qui s’est déplacé pour l’artiste et pas l’homme, n’en déplaise à ses détracteurs…

Il n’est que 19h15 lorsque Belfour, le supporting act, grimpe sur le podium. Un duo issu de Clermont-Ferrand, réunissant les chanteurs/percussionnistes Michael Sacctti et Mena Lucie, cette dernière se consacrant également aux percus.  

Energique, la musique du tandem puise ses sources dans la roots, le folk, le blues, le rock et l’electro, surtout à travers les samples. Les influences sont d’ailleurs multiples et oscillent de John Lee Hooker à Feist, en passant par T-Model Ford, Ali Farka Toure, PJ Harvey, Cat Power, Florence and The Machine, Janis Joplin, The Black Keys et The Kills. La voix de Michael Sacchtti est envoûtante, mais aussi parfois explosive. Celle de Mena adopte des inflexions proches de Beth Hart. Les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire ; et de la setlist, on épinglera « Juste une seconde ». Entre riffs entêtants, rythmique minimaliste, à la limite tribale, la paire s’autorise des crescendos bien sentis. Une excellente mise en bouche !

A 20h15, le backing group de Cantat débarque sur les planches, surmontées de deux estrades. L’une est destinée au préposé aux synthés et l’autre au drummer. Pascal Humbert (NDR : également impliqué chez Detroit) se charge, bien évidemment, de la basse. Et le line up est complété par deux guitaristes, Cantat empoignant épisodiquement une troisième gratte, et bien sûr se réservant le chant. Il entre en scène, après son quintet, sous un tonnerre d’applaudissements.  

« Amie nuit » puis le titre maître d’« Amor fati » ouvrent le show. Des images correspondant parfaitement aux thèmes traités par ces deux compos sont projetées sur un écran installé en hauteur. Les interventions de Humbert à la basse sont déjà bien marquées. « Silicon Valley » et l’implacable « Excuse My French » libèrent toute leur puissance électrique. Cantat est impérial tout au long d’« À l'envers, à l'endroit », un des titres-phares de Noir Désir, et tout particulièrement derrière son micro. D’ailleurs, en général, sa voix s’impose. Il signale être content d’être à Bruxelles, que le public belge est moins prétentieux que celui de Paris et qu’il a vécu de très bons moments dans l’Ancienne Belgique. Sous le coup de l’émotion, il va quitter le podium, à trois reprises. Mais ses musicos prennent alors le relais. Et soudain, il annonce qu’il s’agit de son dernier concert. Le public est sous le choc, mais l’applaudit très longuement. C’est également à trois reprises qu’il souffle dans son harmonica, des moments au cours desquels il vide ses tripes et épanche tout son spleen. Il fustige également le showbiz et une certaine presse. Humbert remercie le public et apparemment secoué par la décision de Bertrand, déclare également, qu’il s’agit du dernier concert. Il fond même en larmes en présentant l’équipe des techniciens et les musicos qui l’accompagnent.

Véritable bête de scène, Bertrand Cantat nous délivrera, ce soir, 7 reprises de Noir Désir dont un « Sa majesté » de toute beauté. Et notamment en rappel, dont les incontournables « L’homme pressé », « Tostaky », « Lost » et « Ici Paris ». Enflammé, l’auditoire lui rétorquera, à plusieurs reprises, un ‘Ici Bruxelles’, moment au cours desquels Cantat cessera de jouer pour profiter du moment.

Lors du second encore, il clôt le show par une version unplugged de « Comme elle vient ». Et la foule reprend les paroles en chœur, mais en les hurlant, illustrant une véritable communion entre elle et le band. Un concert exceptionnel, c’est le cas de le dire…

(Organisation : Live Nation en accord avec Uni-T)

dimanche, 10 juin 2018 18:14

Charlie Winston rêve du Weekend

Après avoir gravé trois albums et quelques singles mémorables, (« Like A Hobo », « Kick The Bucket », « Hello Alone »), Charlie Winston publiera un nouvel elpee, fin septembre. Il s’intitulera « Saquare 1 ». En attendant, cet auteur-compositeur nous dévoile son premier single, baptisé « The Weekend ». Une compo qui évoque la manière dont chacun se réinvente dès que le week-end arrive. Une chanson exaltante, joyeuse et ensoleillée destinée à nous libérer des contraintes afin de devenir de meilleures versions de nous-même. Pour découvrir le clip, c’est ici

En concert :

- 01/06/2018 - Le Mas Festival – Puget sur Argens, France
- 29/06/2018 -  Ferte Jazz Festival – La Ferte sous Jouarre, France
- 30/06/2018 - Wolfi Jazz Festival – Wolfisheim, France
- 27/07/2018 - Albertville Jazz Festival – Albertville, France
- 04/08/2018 - Dime on Fest – Nice, France

D’autres dates viendront certainement s’ajouter d’ici l’automne.

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« There’s Something Wrong With Everything », le prochain album de Birdpen, paraîtra cet automne. En attendant, il vient de publier un nouveau single, intitulé « This Is Your Life », c’est un morceau extrait de cet opus. Doublée d’un clip (voir ici), cette chanson parle de notre monde moderne où se mêle le contrôle des médias, la surinformation, les ‘fake news’, les campagnes de terreur et de lavages de cerveau.

« This Is Your Life » a été écrit, enregistré et produit par le duo Mike Bird et Dave Pen. Il a ensuite été masterisé par Frank Arkwright aux studios Abbey Road de Londres. Les deux hommes se sont inspirés de Deerhunter, Hookworms, Suuns, The Beta Band, Pink Floyd et The Brian Jonestown Massacre, pour concocter ce titre.

En concert :

- 24/06/2018 | La Fête De La Musique (Izel)

- 14/08/2018 | Brussels Summer Festival (Bruxelles) 

- 19/08/2018 | Nandrin Festival (Nandrin) 

- 14/11/2018 | Le Botanique (Bruxelles) 

- 15/11/2018 | Reflektor (Liège) 

- 16/11/2018 | Le Salon (Silly) 

https://www.birdpen.com/

 

 

Trixie Whitley est devenue l'une des artistes belges les plus populaires, au sein du Royaume. Elle publiera son nouvel album, cet automne, un disque enregistré sous la houlette de Little Shalimar, producteur des deux albums de Run The Jewels.

En attendant, elle nous propose son nouveau single doublé d’un clip baptisé « Heartbeat » (voir ici), une vidéo mise en image par l'artiste américaine Sophie Loloi. Brut et enivrant, ce morceau agrège hip hop, électro et soul.

Elle se produira le 16 août, dans le cadre du Pukkelpop, et ce 14 décembre au Lotto Arena d’Anvers (tickets en vente ).

http://www.trixiewhitley.com/
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lundi, 04 juin 2018 13:40

Arsenal a les épaules solides…

Arsenal a gravé son nouvel elpee, « In The Rush Of Shaking Shoulders », ce 18 mai. Et il devrait en un sortir un autre, cette année encore. En outre, il a prévu de réaliser un long métrage et de publier un recueil de poèmes. Trois projets liés par les mêmes thèmes : le chaos, le sexe et le doute, tout en ayant chacun leur propre histoire.

Le nouvel album, « In The Rush of Shaking Shoulders », a été enregistré au Laos (Nigeria), à Londres (UK) et à Anvers. En ont été extraits deux singles doublés par des clips. D’abord « Amplify », caractérisé par ses sonorités africaines (voir ici). Puis « Whale », paru fin avril (voir )…

 

 

 

 

 

 

lundi, 04 juin 2018 13:40

Le Loto de John Dalton

A tout juste 24 ans, Dalton John transcende les clubs de la scène parisienne depuis cinq ans. Véritable technicien du son, il explore de long en large ce qui se fait de mieux en UK house et en Bass music. Cette culture club, il l’insuffle dans son EP « Ready to Go », sorti en 2017, sur lequel on retrouve le titre « Loto » (voir clip ici), un titre sensuel et particulièrement dansant. Sur ce morceau chanté dans la langue de Molière, il mêle house, garage, pop et bass music, en y intégrant une pointe afro dont lui seul a le secret…

 

 

Canadien, Chad VanGaalen se produit rarement en concert. Aussi, quand il passe dans le coin, il ne faut surtout pas le manquer. Et il était programmé ce mardi 29 mai au Club de l’AB. Responsable de six albums à ce jour dont le dernier, « Light information », est paru en 2017, le natif de Calgary est également cartooniste. Il a également réalisé des clips pour Holy Fuck et Timber Timbre. Et c’est justement une de ses productions qui est projetée en première partie. Si ce dessin animé semble s’inspirer de ‘Star Wars’, pour le spectateur lambda, cette expérience d'animation improvisée et conceptuelle aligne une série d'histoires qui traitent de différentes espèces imaginaires. Intitulée ‘Translated Log of Inhabitants: Tarboz’, elle nous invite à voyager à travers une réalité alternative suggérée par sa propre vie et ses propres rêves (c’est à découvrir ici).

Il y a une centaine de personnes dans la salle, lorsque Chad VanGaalen et sa section rythmique, dont le bassiste de Women, Mathew Flegel, grimpent sur le podium. Pas de setlist en vue. Si, quand même, une que Chad a conservée dans l’arrière de son pantalon et qu’il pose devant lui. Il se sert d’une sorte de guitare box électrique difficile à accorder. Il lui faudra d’ailleurs plusieurs minutes avant qu’il n’y parvienne. Mais quand tout est en ordre, le son est vraiment cristallin. Les vocaux sont dispensés en trois couches. Chad discute souvent avec ses musicos avant d’entamer un morceau. On a l’impression qu’il choisit ses titres instinctivement. Et pas de problème quand le combo se lance dans l’impro ; il est suffisamment soudé pour maîtriser la situation.

Riche et ténébreux, le garage/rock de VanGaalen est aussi expérimental que celui de Deerhof. Il y injecte psychédélisme, americana et southern rock, tout en s’inspirant aussi bien de Bruce Springsteen, Ty Segall, Bob Dylan, Eagles, Nirvana, Pearl Jam que des Beatles circa « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » (NDR : et la liste est loin d’être exhaustive). D’ailleurs la voix de Van Gaalen semble parfois hantée par feus John Lennon ou George Harrison.

Après nous avoir transporté au sein d’un univers peuplé de visions étranges, ce guide spirituel et ses deux disciples vident les lieux. Avant de revenir accorder deux morceaux en rappel. Chad recupère alors sa setlist et la troupe s’éclipse sous les acclamations nourries de l’auditoire. Chad VanGaalen est un artiste talentueux, peu accessible, rare, mais tellement génial lorsqu’il se produit en ‘live’…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

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