L’aurore de Lathe of Heaven…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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The Wolf Banes - De Casin...
Didier Deroissart

Didier Deroissart

Votre serviteur avait eu le bonheur de découvrir Lisa Hannigan sur ses terres (NDR : au Vieux-Moulin d’Ecaussinnes), en supporting act d’Oscar And The Wolf, quatre ans plus tôt. Et il attendait impatiemment son retour. Aussi, quel bonheur de savoir que la belle Irlandaise allait accorder un set intimiste au Botanique, pour défendre son dernier opus, qu’elle vient de sortir…

La première partie est assurée par Saint Sister (NDR : comme tout au long de la tournée de Lisa). Fondé en 2014, ce duo féminin ne réunit pas, malgré le patronyme, des frangines, mais Gemma Doherty (harpe celtique, chant) et Morgan MacIntyre (claviers, synthés, machines et vocaux). Plutôt jolies, il faut le préciser. Son style ? Un mélange de folk atmosphérique et d’électronica qui intègre à la fois des références sixties tout en se distinguant par des harmonies vocales gaëliques. Et que qualifie les filles, d’atmosfolk.

Gemma dispose de deux micros. Elle se sert d’un looper. Afin de mettre des vocaux en couches. Mais aussi pour dupliquer des bruitages. Ceux d’une harpe tapotée, par exemple. Comme tout au long de « Castles ». Mais ce sont les sonorités de ses cordes qui caressent les tympans et vous flanquent des frissons partout. En fermant les yeux, on a l’impression de traverser le Comté de Cork sis entre la mer et les montagnes. Le set recèle également des titres plus électro. A l’instar de « Cold feet ». Et les voix se subliment sur le titre maître de l’Ep, « Madrid ». Un duo de charme à suivre de très près…

Cinq ans après avoir publié l’elpee « Passenger », Lisa Hannigan (NDR : elle a milité au sein du backing goup de Damien Rice, jusqu’en 20017) nous propose son nouvel LP. Intitulé « At Swim », il a reçu le concours Aaron Dessner (The National), à la mise en forme. La plupart des sessions se sont déroulées au sein d’une église, transformée en studio. Un disque qui s’éloigne du format purement acoustique, pour embrasser un profil instrumental plus riche, tout en bénéficiant d’arrangements soignés.

A 21heures, le backing group monte sur les planches. Un claviériste, un drummer, un contrebassiste/bassiste et un guitariste (acoustique ou électrique) également chargé d’accorder les instruments de Lisa. Vêtue d’une robe et de bottillons de couleur noire, elle se plante au milieu du podium, derrière son micro et à côté d’un accordéon plutôt insolite, posé à plat sur une table… 

Pendant « Ora », extrait de l’album « At Swim », Lisa se dandine, les bras le long du corps. Elle se concentre sur son chant avant de se diriger vers son drôle d’accordéon. Le drummer caresse ses cymbales. La contrebasse reste judicieusement en retrait. A l’issue du morceau, une véritable ovation s’élève dans du public. Lisa sourit et le salue dans la langue de Voltaire. Vaporeuse, sa voix plane tout au long de « Pistachio » (« Sea Sew »). Elle balance les bras à la manière de Joe Cocker, alors que la basse se met à vrombir. Pendant la jolie ballade éthérée « Prayer For The Daying », au cours de laquelle Lisa frappe une maraca contre son corps, on n’entend pas une mouche voler. Elle empoigne une gratte semi-acoustique pour attaquer « O Sleep », un morceau contagieux dynamisé par les percus. Et une mandoline pendant « Undertow ». Elle aborde les thèmes de la solitude sur « Tender », « Fall » et « Snow ». Les sonorités du violon émanent du synthé. Dominé par les ivoires, « Funeral Suit » adopte un profil davantage symphonique, une compo au cours de laquelle la voix de Lisa se fait cristalline. Des orchestrations cuivrées alimentent « We, The Drowned », un instrumental à la fois fiévreux et brumeux. Et c’est « Knots » qui clôt le concert.

Avant le rappel, au cours duquel les filles de Saint Sister viennent soutenir Lisa. Pour « Anahorish », une reprise a capella d'un poème stellaire de Seamus Heaney. Parfaite, la conjugaison des trois voix nous réserve un moment magique. Les musicos de Lisa reviennent sur l’estrade. Tout le monde est en rang, Lisa empoigne sa gratte semi-acoustique ; et sans électricité, ils interprètent « Barton » et « A Sail ». Beau, atmosphérique et intimiste à la fois ! 

(Organisation : Le Botanique)

mardi, 11 avril 2017 03:00

Live At The Roxy 25.09.14 (Dvd)

Ce show a été immortalisé au Club du Roxy, à Hollywood, le 29 septembre 2014. Lors de la sortie de l’album « World on fire », enregistré en compagnie de  Myles Kennedy and The Conspirators, Slash avait demandé que ce concert soit filmé. Mais dans un but bien précis : qu’il serve à la promo de l’elpee.

Considéré comme un des meilleurs guitaristes au monde, Slash a toujours cette dégaine bien personnelle. Il est coiffé d’un haut-de-forme en cuir qui surmonte ses cheveux longs et bouclés. Sa cigarette est coincée en haut du manche.

La rencontre entre Slash et Kennedy remonte à 2010. Ce dernier avait cosigné deux titres (« Back From Cali » et « Starlight ») pour le premier opus solo du Londonien, un disque au cours duquel un vocaliste était invité par titre.

Et c’est en 2014 que l’idée d’une collaboration va germer dans l’esprit de ces deux artistes. Ce qui donnera naissance au projet Myles Kennedy & The Conspirators, qui se concrétise alors en 2014, par le long playing, « World On Fire ».

Au sein du line up, figurent le drummer Brent Fitz, le bassiste Todd Kerns et le guitariste rythmique Franck Sodoris. Soit les Conspirators ; Miles se consacrant au micro. 

Evidemment Slash n’a pas oublié l’époque des Gun’s. C’est pareil lors de chaque représentation. On a ainsi droit à un magistral « Paradise City », « You’re Crazy », que chante superbement Todd Kerns (NDR : sa voix est même meilleure que celle de Myles), « Sweet Child O’ Mine », « Nightrain » et « Rocket Queen ». Ce dernier morceau est illustré par un solo de guitare dantesque et kilométrique, Kennedy parvenant quand même à libérer toute sa puissance vocale ; et la finale est exécutée par les 3 gratteurs en front de scène…

A l’instar de Jimmy Page, Slash se sert d’une guitare à double manche sur « Anastasia ».

« Slither » est une piste qui date de l’époque du Velvet Revolver…

Le Dvd recèle trois morceaux issus de « World On Fire », « Stone Blind», « Wicked Stone » et « Years To Life  ».

Guns N' Roses s’est reformé. Avec Slash. Et le band se produira ce 24 juin, dans le cadre du T/W Classic le 24/06/2017. Pour avoir eu l’opportunité d’assister à un spectacle du band, je peux vous assurer, que c’est le pied !

 

mardi, 11 avril 2017 03:00

Greatest Hits Live

Foreigner est une formation anglo-américaine particulièrement populaire à travers le monde. Son style ? Un mélange de hard rock et de pop FM. Outre ses 65 millions d’albums vendus, ce groupe de heavy metal est responsable de hits incontournables. Ex-Spooky Tooth, Mick Jones –le leader– est le seul rescapé du line up initial, au sein duquel figurait, quand même, au départ, l’ancien King Crimson, Ian McDonald.

Ce concert a été immortalisé le 26 novembre 2005, au Texas Station de Las Vegas. Le chanteur Kelly Hansen y apparaît pour une des toutes dernières fois. Lors de cette tournée, le combo impliquait également Tom Gimbel (NDR : cet ancien membre de tournée d’Aerosmith se consacre à la guitare, au saxophone, à la flûte et aux chœurs), Jeff Jacobs  aux claviers, Jeff Pilson (ex-Dokken, Dio et MSG) à la basse et Jason Bonham, le fils du célèbre John Bonham, aux drums.

Ce show avait déjà été restitué, en édition limitée, sur l’album « Can’t Slow Down », en 2009. Epuisée sous cette forme, cette réédition ne contient plus le cd studio.

Au sein du tracklisting, on épinglera la présence des tubes inévitables « Cold As Ice », « Hot Blooded », « Urgent » (NDR: superbement cuivré pour la circonstance), « Juke Box Hero » et « Waiting For A Girl Like You ». Sans oublier le slow crapuleux « I Want To Know What Love Is ». Mais encore « Starrider » qui se distingue par un excellent solo de gratte, ainsi qu’une solide version du classique de Led Zeppelin, « Whole lotta love ».

 

mercredi, 12 avril 2017 11:47

Santa Maria

Née en 1984, dans la capitale du Guatemala, Carmen Maria Vega a grandi à Lyon. Elle nous propose son quatrième opus studio, « Santa Maria ». Eponyme, son premier est paru en 2009. Un elpee sur lequel figurait le single « La Menteuse ». Intitulé « Du chaos naissent les étoiles », le deuxième est sorti en 2012. Et constitué de reprises, le troisième, baptisé « Fais-Moi Mal, Boris ! », date de 2014 ; un disque au cours duquel elle rend hommage à Boris Vian.

Tout au long de ce nouvel LP, Carmen nous livre des émotions fortes liées à son parcours de vie d’enfant adoptée, originaire du Guatemala. Carmen évoque la recherche personnelle de ses racines, les membres d’une famille qu’elle a retrouvés et les terribles injustices liées au trafic d’enfants dont elle a été victime...

L’album réunit 12 titres. Très personnels. Elle qui a souffert de ce trafic d’enfants, avant d’être adoptée. Et pourtant ils ont été écrits par des auteurs différents. Pour ce nouvel essai, elle a ainsi notamment reçu le concours de Zaza Fournier, Baptiste W. Hamon et Alma Forrer. La voix est bouleversante. Déjantée, la poésie des mots est alimentée par une passion torride.

« Santa Maria » ouvre la plaque. L’artiste narre sa quête d’apaisement intérieur et se réfère au long périple qui l’a conduite du Guatemala à la France. Un titre introspectif sur lequel la chanteuse se laisse aller et se libère du poids de sa jeunesse. Elle y affiche l’insolence de Catherine Ringer.

Spasmodique, « Aigre-Doux » est une compo signée par Jean Felzine (Mustang).

Paru en single, avant la sortie de ce long playing, « Le Grand Secret » est issu de la plume un peu folle et poétique de Mathias Malzieu (Dionysos). Elle y est en recherche permanente de son identité. Et notamment biologique. Comme sur « Amériques Latrines », une plage délicatement soulignée par les ivoires, et dont les textes relèvent de David Assaraf.

« La Fille De Feu » a tout perdu de l’autre côté de l’Atlantique. Mais elle veut rester positive, malgré tout…

Petite comptine, « Tout ce qui finit in fine » joue sur les mots.

Plutôt jolie et atmosphérique, sa voix parcourt allègrement le rock sautillant « Jettadore ». Et elle y injecte une fameuse dose d’énergie, sur le plus nerveux encore, vitaminé, voire pêchu, « Trans », avant d’entrer en duel avec la guitare…

C’est « Bradé » comme le dimanche. Alors elle déclame ses lyrics…

Plus paisible, « L’Honneur » véhicule des mots assez crus. Ils sont issus de la plume de Matthieu Côte. Ceux de « J’ai Tout Aimé De Toi » sont de Zaza Fournier. Et la musique baigne au sein d’un même climat.

« Ultra Vega », c’est le nom de son nouveau spectacle prévu pour sa tournée 2017. Les lyrics ont été rédigés par Kim Giani, qui prête également sa plume à Mathias Malzieu.

mercredi, 05 avril 2017 20:07

Souvenirs Futurs

Goodbye Moscow, c’est le projet de Benjamin Hutter. Après avoir accompli un long voyage en train à travers l’Europe (NDR : Benjamin est né en Russie), ce poète et doux rêveur a posé ses valises à Bruxelles, en 2015. Année au cours de laquelle il publie un premier Ep intitulé « De Rêves Inachevés ». Benjamin reconnaît pour influences majeures, Dominique A et Etienne Daho. Il a remporté le tremplin ‘Beauraing Is Not Dead’ et est finaliste du concours ‘F Dans le Texte’. Membre également du collectif liégeois Planet Melon (Leaf House, Lylou et Two Kids On Holiday), il est soutenu par deux choristes : Alice Vande Voorde et Lauréne Vatier.

« Reste Avec Moi » : c’est un cri du cœur qui ouvre ce disque. Pourtant, il s’agit davantage d’une invitation à rejoindre le dancefloor. A cause des beats électro. Des beats électro qu’on retrouve tout au long de « Comme Gagarine », une piste qui nous guide vers une galaxie lointaine. Au beau milieu des étoiles. Même que la voix épouse un profil intergalactique. « Si l’été » vous entraîne sous le soleil et surtout les palmiers. Les souvenirs appartiennent toujours au passé, mais la musique de Benjamin porte l’espoir d’un avenir meilleur. Et il traduit ce concept à travers « Souvenirs Futurs ».

« Célébrons » clôt cet Ep. Le spectre de Daho rôde. Le flux des mots est incessant et véhicule un message positif et reflète en même temps une sorte d’ode au bonheur.

mercredi, 05 avril 2017 20:04

Robomuffin

Atomic Spliff est né d’une rencontre entre deux jeunes chanteurs qui organisaient des soirées ‘Soundsystem’, au cœur de la Cité Ardente, début 2003.

Deux ans plus tard, Stoneman et Daddy Cookiz échangent quelques duos en ‘live’, puis décident de former un band. Au sein du crew : 3 djs et 4 chanteurs. Et son énergie est débordante. Son style ? Un reggae particulièrement ‘roots’, oscillant entre ragggamuffin, dancehall et rub a dub. Le tout sur des textes humoristiques qui évoquent leurs expériences au jour le jour, dans un climat propice à la bonne humeur…

En 2013, le combo publie une mixtape baptisée "PiratoMixtape". Puis son premier album, « Ras Attack », en 2015. « Robomuffin » constitue donc son deuxième véritable opus. Un disque tout au long duquel le band a décidé de remettre au centre des débats des thèmes comme la mondialisation, le réchauffement climatique et la surconsommation. Un flow bien plus pointu que sur le précédent LP.

Parcourue par un mélodica, « Appelle-Moi » ouvre la plaque. Pleines de bonnes vibes, cette plage est construite comme un comics yankee.

« Robomuffin » compare les humains à des numéros qui travaillent à la chaîne (boulot, métro, dodo). Une puce est implantée dans votre cerveau pour être formaté. Mais pas question de rentrer dans ce ‘Système’.

Ode au grand Bob Marley, « Peaceful Warriah » prône un certain pacifisme.

Coloré et cuivré « Train To Zion » nous propose un voyage entre la gare des Guillemins et Zion, le paradis sur terre. Pas de ticket et pas de stress. Il y a même un wagon réservé aux fumeurs. De ganja, on suppose. 

« Remove Ya » : ‘Dégage mon gars, je sais ce que je dois faire. Rien à foutre de Babylon. Je ne veux pas travailler. Stone Man, c’est à son rythme qu’il sculpte, dessine et écrit. Et il va pas, non plus couper ses dreadlocks…’

Mardjenal est un artiste issu d’Annecy, responsable d’une musique mêlant dancehall et reggae. Il apporte son concours à « Plus Haut ».

« Mr Postman » ou la vision alternative du facteur. Tous les jours, il dépose ses factures dans la boîte aux lettres. Mais le destinataire attend un colis posté depuis la Jamaïque. Qui n’arrive décidément pas…

Plus lent, « Pas Assez » (NDR : il a également fait l’objet d’une vidéo, et elle est disponible, ici est le single qui a précédé la sortie de l’album. Les lyrics abordent les thèmes de la mondialisation, de l’égoïsme et de la finance.

« Rock And Steady » et « Well Now » sont deux morceaux particulièrement dansants. Que ce soit sur le dancefloor ou sur les plages de Kingston. De quoi se vider le cerveau de tous les soucis de la vie quotidienne…

« Nerveux » (feat Dj Bust) opère un virage hip hop.

« Step Inna Di Dance » a retrouvé le chemin du rub a dub…

Une jolie voix féminine. Celle de la Lyonnaise LMK pour « Gall Inna Di Dance » qui semble tout à fait à l’aise au sein de ces rastas sympas.

« Ruff », mais sans collerette, ni cravate. 

« A Wa Do Dem » : sur la trace d’Eek-A-Mouse ? 

Après les Martiens, ce sont les robots qui débarquent sur terre. Mais attention, ils préludent la révolution ganja. Elle est d’ailleurs déjà en marche.

En concert ce le 14/04/2017 à l’Eden de Charleroi.

mercredi, 05 avril 2017 20:03

Miracles

Les bourgeons pointent le bout de leur nez ; ce qui a certainement incité les jumeaux Greg et Micka Chainis à sortir de leur tanière. Et pour ce premier elpee, qui fait suite à un Ep, paru en 2013, les frangins ont de nouveau bénéficié du concours du chanteur Millan Lafontaine ainsi que de deux drummers, Pierrick Destrebecq et Santo Scinta.

« Electric Purple » ouvre la plaque. Un titre électro/pop épatant contaminé par le funk et la soul. Il figurait déjà sur l’Ep. Il a été remis au goût du jour. 

« These Days » se distingue par sa mélodie accrocheuse et immédiate.

« Lights On » incite subrepticement à la danse. Tout comme « Up to something » (NDR : c’est le sommet du long playing) et « Cut Lines », une piste sculptée dans le funk. Cette dernière est même dominée par les accès de basse et dynamisée par des percus grisantes. Inévitablement on ne peut s’empêcher de penser à Nile Rodgers et Bernard Edwards.

Une ligne de basse frémissante trace le parcours de « You Realize », une plage au cours de laquelle les interventions de percus et claviers ne manquent pas de charme.

« Miracles » illustre la nouvelle maturité acquise par le band louviérois.

« Say Hi ! » et « Ready To Play » adoptent un tempo plus spasmodique. Et en bonus, « Teardrop Eyes » ainsi que « East West » se savourent comme des bonbons sucrés/salés…

 

vendredi, 24 mars 2017 02:00

Un agenda de plus en plus chargé…

Cap vers la Flandre et tout particulièrement Courtrai, pour assister à un autre concert de Puggy, ce vendredi 24 mars. Ce sera à De Kreun. Une belle salle, intimiste de surcroît, dont la capacité oscille entre 300 et 400 âmes. Première constatation, il y a bien plus de francophones (Wallons et Français) que de néerlandophones, au sein du public.

Too Tangled assure le supporting act. Un duo gantois qui ne se produit pas souvent en Belgique. Et pourtant, il recueille un franc succès à l’étranger ; et tout particulièrement chez nos cousins germains, où il compte parmi les super stars !

Le couple pratique une sorte d’indie/wave/rock dominée par les claviers et dynamisée par des beats électro. Roland Vandemoortele se charge des parties de guitare et des machines, alors que la très jolie Eva Buytaert se consacre au violon et aux synthés. Ils se partagent les vocaux. Responsable de trois elpees à ce jour, le tandem est venu défendre son dernier, « Revel Revel », paru ce 17 mars.

Il entame son set par « Sleepwalk », au cours duquel la scène est plongée au sein d’un espace bleuté, traversé de faisceaux blancs.

Vocodée, la voix d’Eva est atmosphérique. Les beats sont percutants. Roland prend le relais derrière le micro pour « Mexican Drugs », une compo caractérisée par des accords de gratte frémissants. Des infra-basses s’invitent dans le décor sonore. Il est temps de se protéger les oreilles. Bon, ils ne sont pas envahissants, mais plutôt gênants. Mrs Buytaert relaie son partenaire aux machines pour « Heartless Digital Bits ». Les cordes de guitare s’emballent. Puis les musicos conjuguent leurs voix en harmonie, tout au long d’une mélodie accrocheuse. Des cordes empreintes de mélancolie baignent « Neon ». Le climat devient lourd. Les percus grisent les esprits. Eva empoigne son violon. Et c’est elle qui rétablit le calme, en fin de parcours. Tout comme elle parvient à tempérer l’atmosphère oppressante et ténébreuse de « Wavesong », à l’aide de son archet. « Revel Revel », c’est le titre du nouvel opus. Retour à la voix vocodée pour un morceau davantage électro. Et le set de s’achever par « Place Of Gold », la compo la moins électronique de « Stay Retless », adoptant un profil oscillant entre rock, cold wave et rock garage. Si vous avez un jour l’opportunité d’assister à un concert de Too Tangled, ne le manquez pas ! Il mérite qu’on s’y intéresse aussi, chez nous…

Depuis la sortie du quatrième opus de Puggy, « Colours », publié en avril 2016, Puggy multiplie les concerts. A ce jour, il doit en avoir accordé plus de 600 ! Il est partout en Europe occidentale. En France, aux Pays-Bas, en Allemagne et bien sûr en Belgique. Et se produira au cours de la plupart des festivals d’été. Après le concert somptueux vécu à Forest National, votre serviteur retrouve ses chouchous, mais dans une salle à taille humaine. Et bien évidemment, elle est sold out.

La température commence à grimper. Le trio va bientôt monter sur le podium. Votre serviteur se plante derrière la table de mixage. Le nec le plus ultra pour la qualité du son. Surtout quand on sait que c’est Benoît qui est derrière les manettes

Des rayons lumineux, toujours de teinte bleue et blanche, arrosent l’auditoire. Matt est armé de sa belle Gibson de couleur brune. Ziggy se plante à droite du podium, derrière ses fûts. Et dès « Fight Like You’re Fighting », il martèle frénétiquement et métronomiquement ses peaux. Nous rappelant qu’il a sévi dans l’univers du métal. « Feel So Low » concède des accents orientaux, probablement empruntés au pays du soleil levant. Depuis ses claviers, Mathieu Vandenabeele accentue l’impact électro de la compo. Nonobstant son titre, « Soul » macère dans le funk. Les interventions de gratte dispensées par Matt sont alors hantées par Nile Rodgers. Elles sont d’ailleurs, ce soir, essentiellement électriques, au détriment de la semi-acoustique. Un concert de Puggy est toujours différent. Le répertoire est distinct chaque soir. Les impros sont instinctives. Mais c’est bien évidemment le chanteur en donne le signal de départ. Elles peuvent se révéler complexes et créatives ; et même la voix est alors très susceptible de s’élever à la limite de la rupture. Une set list qui va revisiter les quatre opus du band, en ne négligeant pas, bien entendu, les inévitables classiques. Moments au cours desquels les aficionados reprennent très souvent les paroles en chœur. Et dont on épinglera le retour de « Teaser », morceau caractérisé par ses envolées vocales sophistiquées et torturées.

Près de 120 minutes de concert, mais un seul rappel. Le lendemain, Puggy est attendu à Herve. Donc, pas le temps de végéter. Ni d’aller à la rencontre des fans. La route est encore longue avant d’arriver à destination…

(Organisation : De Kreun)

vendredi, 17 mars 2017 02:00

Des artistes politiquement engagés…

Il y aura moins de concerts en 2017, au Salon de Silly. La programmation a été revue de fond en comble, afin d’accueillir des spectacles de taille internationale, comme celui de ce soir, qui va proposer BirdPen (NDR : le side project de Dave Penn et Mike Bird), en supporting act de Talisco. Excusez du peu ! Faut dire que la formation insulaire se produisait la veille au Bota et était attendue, en Suisse, le lendemain. Bref, ce soir, on va donc bénéficier de deux têtes d’affiche. Et le public est chaud boulette pour de tels événements. On dénombre même de nombreux aficionados du combo britannique, aux premiers rangs. Certains débarquent de Rodez ! Et bien sûr, le concert est sold out.  

BirdPen est venu défendre son dernier opus, « O’ Mighty Vision », paru en août dernier. Il a précédé celui d’Archive, publié en octobre, combo au sein duquel Dave Pen milite également. On peut donc affirmer que ce dernier n’a pas chômé, au cours des derniers mois.

A 21 heures pile, une intro nous invite à pénétrer dans l’univers de « O'Mighty Vision ». Un light show de couleur rouge baigne la scène. Une préface d’un peu moins d’une minute qui précède l’entrée des artistes. Le drummer s’installe à l’extrême droite. Un gratteur, casquette à penne vissée sur le crâne, se plante devant lui. Dave salue le public qui lui répond en frappant des mains. Mike se case à gauche de Dave. Il est très appliqué, que ce soit à la six cordes ou aux claviers. Lorsque ce dernier se prend pour un chamane, la musique devient propice à la transe. Et les sonorités de guitares nous plongent alors dans les ténèbres.

Dave et Mike sont des artistes particulièrement engagés. Notamment dans le domaine de la politique. Ainsi, ils n’ont pas hésité à dénoncer le Brexit ou les dérives populistes qui se produisent en Europe, que ce soit à travers leurs déclarations ou les thèmes abordés dans leurs compos. D’après leur analyse, c’est cette dérive populiste et les discussions politiques de comptoir qui ont poussé la Grande-Bretagne à sortir de l’Europe. Mais c’est le monde de la finance (banques, multinationales) qui a encouragé cette décision. Et ce message est véhiculé par « The Chairman », une compo au cours de laquelle les harmonies vocales sont atmosphériques et le refrain entre en lice, dès l’intervention des guitares.

Plus électro/pop, « Tookit » nous rappelle que Talisco va succéder à BirdPen, sur les mêmes planches. Dave a d’ailleurs rangé sa gratte, alors que les percus et les claviers finissent par s’emballer…

Dominée par les claviers et les grattes, « The Solution Is The Route Of All My Problems » est la piste la plus longue du dernier elpee. Atmosphérique, éthérée même, elle lorgne manifestement vers la prog. Celle d’Archive, probablement. Ou alors du Floyd. Excellent ! Les fans participent alors à un grand moment de recueillement. Dans le même esprit « Lifeline » est propice à l’évasion de l’esprit. Les cordes y sont littéralement dantesques. Comme lors des morceaux finaux, « Into The Blacklight » et « Off ». Les larsens sont parfaitement maîtrisés. Les percus, hypnotiques. Et la voix de Dave pénètre dans la stratosphère…

Le rappel n’implique pas de sortie de scène. Le band préfère sans doute battre le fer tant qu’il est chaud. Le drumming syncopé de « The Underground » plombe volontairement l’atmosphère. C’est dans ce style que la musique Birpen est vraiment la plus intéressante. A l’issue d’« Only The Name Change » les néons verticaux se rallument et diffusent une lumière de couleur blanche…

A l’intérieur du Salon, il fait de plus en plus chaud. Un détour par le bar s’impose pour s’offrir un petit rafraîchissement. Talisco, c’est le projet du Bordelais Jérôme Amandi. Ce soir, il va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Capitol Vision », un disque coloré, ensoleillé, qui a été enregistré à Los Angeles. Et sur les planches, il est soutenu par deux musicos. Un drummer et un claviériste, également préposé aux percus électroniques. Encore que régulièrement, ils changent de rôle. Jérôme va se servir, tour à tour de la guitare sèche ou semi-acoustique.

Bons baisers de Los Angeles (« A Kiss From L.A.»), c’est le brûlot qui ouvre le set. Le public est déjà sous le charme. Discrètement souligné par les ivoires, « Monsters And Black Stones » est imprimé par des percus soutenues. « Follow Me » nous entraîne sur les grandes plaines de l’Ouest, pour y vivre une cavalcade effrénée. Le spectre de Sergio Leone plane. Des « Shadows » qui se révèle bien plus urbaines… mais toujours américaines. Particulièrement dansants, « Your Wish » et « Sorrow » sont destinés à évacuer les fourmis qui nous démangent les guiboles. « Thousand Suns » est une compos électro/pop classieuse. « Sitting With The Braves » nous invite autour d’un feu de camp. La mélodie est jolie. Les percus sont tribales. Et les cordes de gratte, atmosphériques. Empreint de douceur, « The Martian Man » se distingue par ses superbes harmonies à trois voix. Le popotin recommence à remuer dès « Stay (Before The Picture Fades) ». Tout comme lors d’« Everyone », un morceau plutôt excitant. Les spaghettis du western italien débordent de la casserole en ébullition. « Loose », c’est un peu le coup de cœur de votre serviteur. Il est à inscrire en lettres ‘Capitole’ sur cet excellent second album. Et c’est « The Keys » qui va mettre le souk devant et derrière le podium. Faut dire que sympa et interactif, Jérôme est un fameux showman. Et le concert de s’achever par « Behind The River ». Une superbe soirée !

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

Sous un soleil printanier, c’est le grand retour de votre serviteur, après 4 mois d’absence, à l’AB. En débarquant vers 18h30, une longue file s’étire depuis l’entrée jusqu’à la moitié de la Rue des Pierres. Ce soir, la fée clochette est venue défendre son troisième elpee, « Brave Enough », sorti l’année dernière. Elle s’était déjà produite au même endroit, en 2014. Pas de supporting act. Le début des hostilités est prévu à 20h30. Et la performance durera 120 minutes. Le spectacle est sold out. Faut dire que Lindsey Stirling recense plus de 8 millions d’abonnés sur Youtube dont les vidéos comptabilisent plus de 1,3 milliard de vues... 
Non seulement la Californienne est compositrice, violoniste hors pair (NFR : elle est capable de jongler avec ses cordes comme une équilibriste), mais c’est aussi une danseuse étoile et une chorégraphe exigeante. En outre, et c’est nouveau, elle chante et interagit avec son public, pour le tenir en haleine, d’un bout à l’autre de son show.
Véritable touche-à-tout, Lindsey a bâti sa réputation en créant des spectacles théâtraux uniques tout en tirant parti d’un style musical original, mêlant folk, pop et dubstep. En ‘live’, danseurs, projections vidéo et lumières alimentent cette mise en scène. Quatre danseuses et deux musiciens vont encadrer Lindsey, dont les tenues sont à la fois colorées et surprenantes, et qu’elle remplace à la vitesse éclair, histoire de ne pas briser la spirale dynamique de son spectacle…   

Une estrade plutôt imposante coupe le décor en deux parties. Le drummer s’est planté à droite et le préposé aux synthétiseurs et machines, à l’extrême gauche. Central et surélevé, ce podium va permettre de suivre plus aisément l’évolution de Lindsey et de ses danseuses. Ce qui ne va pas les empêcher de déambuler en front de scène. Des vidéos sont projetées sur les parois de ces structures.

Un déluge de lumières et des effets spéciaux en 3D inondent « Beyond The Veil », le morceau d’ouverture. Lindsey a enfilé un short de couleur noire retenu pas des bretelles multicolores. Elle fait face à l’écran. Elle revient toujours au premier plan, armée de son violon. Dont les sonorités sont électrifiées. Elle est partout à la fois. Ses quatre danseuses miment des gestes, l’une derrière l’autre, un peu à la manière Jackson Five.

Lzzy Hale, la chanteuse de Halestorm, apparaît sur l’écran en hologramme et accompagne Lindsey au chant, tout au long de « Shatter Me », le titre éponyme du second opus. Elle danse pendant « Elements ». Le pas est précis et étudié. Ses partenaires l’accompagnent. Les sonorités du violon sont stridulantes. Les percus et les machines crachent leur dubstep. Et le tout sous le feu d’un light show aveuglant.

Des roadies amènent un piano et des percus miniatures. Miniature comme le violon de Lindsey, vêtue maintenant d’une robe bleue. Accoutrés d’un peignoir de bain de couleur blanche, les musicos sont accroupis et préparent une veillée acoustique. Le trio accorde les instruments, avant que la situation ne dérape dans un délire… humoristique. Flanquée de son minuscule violon, Lindsey nous plonge dans les jeux vidéo : « Legend Of Zelda » et « Lord Of The Rings », deux morceaux surprenants, mais superbes. Après « Harry Potter », les musiciens se consacrent, l’un à la gratte semi-acoustique, et l’autre au cajon, sur « Something Wild ». « Gavi’s Song » rend hommage au père de Mrs Sterling. Elle nous invite à partager ses émotions, ses joies et ses peines.

Lindsey a repris son instrument classique pour « Those Days ». Des images de cieux perturbés défilent sur les écrans. Un autre hologramme se manifeste. Il s’agit d’un homme, dont la voix est atmosphérique.

« Crystallize », c’est le hit qui a permis à Lindsey de passer de l’anonymat à la célébrité. Un grand moment d’émotion et d’intensité, au cours duquel le public, chauffé à blanc, réagit au ¼ de tour.

Avant d’attaquer « The Arena », elle a de nouveau enfilé son short à bretelles. Des images de villes américaines sont diffusées sur les écrans. Idéal pour proposer « Star align », un morceau de country/western/americana endiablé. Et également de quoi faire monter la température, encore de quelques degrés. Un peu de magie vient clore le set. L’artiste est découpée en plusieurs fragments et réapparaît dans une cage en verre. Le spectre de Tim Burton vient de planer. Mais aussi de Houdini… 

En rappel, on aura droit à un mix entre « Roundtable Rival » et « Don’t Let This Feeling Fade ». Caractérisé d’abord par un duel entre cordes. Le bidouilleur s’est emparé d’une gratte électrique et affronte le violon de Lindsay Stirling, de nouveau en short, mais dont le t-shirt est étoilé. Dépassant les 10 minutes et dansant, le titre vire alors à un cocktail de country, de dubstep et d’électro ; et la fin de parcours va même nous entraîner dans le ‘french cancan’. Ainsi se termine une soirée lumineuse animée par une fée clochette transpirant de bonheur et de bonne humeur. Faut dire qu’elle n’a pas ménagé sa sueur pour conquérir son public...

(Organisation : Greenhouse Talent)

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