Le rire de Will Paquin

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

vendredi, 25 août 2017 03:00

Scène sur Sambre 2017 : vendredi 25 août

C’est la septième édition du festival Scène sur Sambre et la foule est au rendez-vous. L’affiche de cette première journée est alléchante. Et proposera Opalis, une formation issue du terroir, Delta, un band dont la popularité grimpe en flèche. Puis Black Box et Store Losers, deux combos très rock’n’roll issus du Nord du Pays, mais méconnus en Wallifornie. Mais encore Puggy, dont c’est le retour après 7 ans d’absence sur les barges, et dont on espère un set sans pluie et surtout sans orage. Et c’est le combo courtraisien Goose qui clôturera la programmation de ce vendredi 25 août.

Mais mauvaise nouvelle : ce sera la dernière édition. Dorénavant, sauf revirement, il n’illuminera plus de ses éclats, la Plaine de la Paix. Cédric Monnoye jette le gant. Non seulement, il est fatigué par les difficultés d’organisation d’un tel événement, de logistique également, mais il est confronté à la flambée des prix liée aux cachets des artistes –qu’il juge parfois exorbitants– et à ceux nécessités par les mesures de sécurité…

Christophe Delire, aka ‘Le Cap’tain Hublot’, présente le groupe qui va se produire en ouverture : Opalis. C’est le régional de l’étape. Né en 2009, il puise ses influences chez Coldplay, Ghinzu, Muse, Radiohead et Blur. Le quatuor réunit le guitariste Jonathan Boninsegna, le bassiste Arnaud Gérain, le multi-instrumentiste Jean-Christophe Wauthier (chant, claviers, gratte) et le drummer Grégory Delrivère. Lorsqu’il grimpe sur l’estrade, le public commence à débarquer. Dans ces conditions, pas facile d’attirer son attention.

Dès « Fade Away », le band nous plonge dans son univers electro/pop. Caractérisé par ses beats particulièrement nerveux, « Sickness », « Find A Home » et « Afraid Of The Day », qui s’enchaînent, permettent au set de monter en puissance. Quand elle n’est pas glaciale et contaminée par la cold wave, la voix de Jean-Christophe est tantôt hantée par Jon Stargasm ou alors Matthew Bellamy. La cover du « Song 2 » de Blur est excellente, et surtout respectueuse de la version originale.

Cap’tain Hublot décrit Delta comme la révélation de l’année 2017. Votre serviteur n’avait pu assister à sa prestation, dans le cadre du festival Les Gens d’Ere. Son oreille sera d’autant plus attentive pour son set. Le quatuor est venu défendre son dernier elpee, « A Ciel Ouvert », un disque qui sortira ce 27 octobre.

« En Visant La Lune » ouvre le bal. C’est confirmé, les lyrics sont interprétés dans la langue de Voltaire. Et ce morceau nous propulse immédiatement dans la stratosphère. Une compo soulignée par des cordes délicates et séduisantes…

« Un fils et son père » relate une histoire de famille. Des grattes semi-acoustiques trament « Je Tire ». Le concert est de plus en plus plaisant et s’enflamme lorsque le combo attaque « Pas la Fin Du Monde », à l’issue duquel les acclamations sont nourries. Les popotins commencent à remuer. Le « Verre De Trop » n’est pas à moitié vide, mais à moitié plein et se savoure « A Ciel Ouvert », probablement la compo la plus excitante du futur opus. Un chouette show !

Dans l’auditoire, on rencontre un musicien issu de l’Afrique du Sud. Il est venu applaudir The Sore Losers, dont les musicos sont devenus ses amis. Il signale d’ailleurs partagé à un périple, dans son pays, en leur compagnie, auquel avait également participé, le Black Box Revelation…

The Sore Losers puise ses sources chez les Raconteurs, Rolling Stones, Black Keys et The Stooges. Ses prestations ‘live’ sont d’ailleurs devenues notoires ; ce qui lui a permis de figurer dans la programmation de festivals aussi prestigieux que Rock Werchter, le Pukkelpop et le Pinkpop.

Son dernier long playing, « Skydogs », a la rage. Mais dévoile également des idées en pagaille. L’elpee est cependant davantage brut de décoffrage et instinctif que les précédents. Il ne dure que 32 minutes, mais envoie du lourd et se révèle particulièrement efficace. Faut dire que les sessions ont été réalisées dans les conditions du ‘live’, afin de conserver toute la magie et l’énergie des premières prises.

Très rock’n’roll, la prestation va se révéler particulièrement explosive. Stoner atmosphérique, « Blood Moon Shining », extrait de « Skydogs », prend aux tripes et procure, en même temps, un régal pour les oreilles. Le son est d’ailleurs nickel. Les brûlots se succèdent: « Got It Bad », « Cherry Cherry », « Can’t you see me running » et « Nightcrawler ». De quoi inciter le mélomane à acheter le nouvel LP.

Votre serviteur doit quitter la plaine pour réaliser l’interview de Puggy. A l’issue de cette belle rencontre, dont les propos seront reproduits au sein de Musiczine, prochainement, il revient au sein de l’auditoire, afin d’écouter les trois dernières compos de The Black Box Revelation. Un duo batterie/guitare toujours aussi influencé par le blues yankee, le psyché rock et le garage. Celui des 70’s, plus précisément. Même que les interventions de gratte, dispensées par Jan, lorgnent de plus en plus vers Jimi Hendrix. Sans pour autant renier ses références originelles, qui oscillent de Led Zeppelin aux White Stripes, en passant par The Black Keys et Black Rebel Motorcycle Club. Après un impressionnant « My Perception », le combo achève son set par le carré et flamboyant « Set Your Head On Fire ». Manifestement, au fil du temps, TBBR a acquis une belle maturité…

Puggy est un peu le chouchou du public belge. Le trio avait clôturé le premier festival des Barges, sous un véritable déluge, non pas de décibels, mais de flotte. Ce qui n’avait pas empêché le combo de se révéler très pro, dans la tempête, tout en attirant naturellement la sympathie des spectateurs et des organisateurs. Benoît, l’ingé son, confie en aparté, que ce concert adoptera un format classique. Pas de nouveau morceau, ni de chœur gospel. Pas de surprise à attendre donc pour tout aficionado qui suit le band à la trace, depuis une quinzaine d’années. Le trio a composé la B.O. du film « Big foot Junior » ; mais pas davantage de trace de ces titres, dans la set list…  

Depuis la parution de « Colours », le line up a intégré un claviériste. En l’occurrence Mathieu Vandenabeele, aujourd’hui considéré comme le quatrième larron du band. Des lumières bleues et blanches clignotent avant que la formation ne débarque. Matt avait oublié sa Gibson de couleur brune à l’hôtel. Un crime de lèse-majesté ! Ouf, il l’a bien récupérée. Il est vêtu d’un costard rouge. Ziggy, d’un vert et Romain d’un bleu. C’est devenu un rituel, le show s’ouvre par « Fight Like You’Re Fighting ». Les hits se succèdent. Depuis « How I Needed You » à « Teasers », en passant par « Something You Might Like » et « When You Know ». Ce qui n’empêche pas Matt et Ziggy –toujours aussi impérial derrière ses fûts– de s’autoriser des séquences improvisées. Ca recommence ! Le ciel s’assombrit et la pluie se met à tomber, en seconde partie de set. Heureusement, pas d’éclairs pour déchirer le ciel, ni de vent violent pour décoiffer les festivaliers. Bien ficelée, la pop de Puggy attire de plus en plus d’admirateurs. Faut dire que les arrangements de leurs compos sont soignés. Et bénéficient de splendides polyphonies vocales. Et puis, la communion entre le public et l’auditoire est toujours aussi forte. Cependant, Puggy devrait quand même penser à intégrer de nouveaux morceaux dans son set. Le prochain concert se déroulera au Théâtre National, dans le cadre du Festival Des Libertés. Ce sera le 27 octobre 2017. Et bonne nouvelle, il bénéficiera de la participation de la chorale The Gospel Wings. Puis, c’est l’inconnu. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de nouvelles dates…

Votre serviteur fait l’impasse pour Goose. Le lendemain, il participe au festival ‘Août en éclat’, mais dans un autre rôle que celui dévolu pour Musiczine…  

Goose + Puggy + Black Box Revelation + Store Losers + Delta + Opalis

(Organisation Scène sur Sambre) 

mardi, 29 août 2017 20:18

Hollie Cook, un ange de feu…

Fraîchement signée sur le label Merge Records, la Londonienne Hollie Cook, fille du batteur des Sex Pistols, signe son retour en proposant le single « Angel Fire », dévoilé en exclusivité sur le site américain Mass Appeal.

« Angel Fire » marque la première collaboration entre Hollie Cook et le prestigieux producteur Martin ‘Youth’ Glover (U2, Guns N ‘Roses, Paul McCartney, The Verve).  

Hollie Cook est née et a grandi dans l’ouest de Londres, au sein d’une famille portée par la musique. Son père n’était autre que Paul Cook, le batteur du mythique Sex Pistols. Ses premiers faits d’armes remontent à 2006, lorsque Ari Up, amie de la famille et ex-chanteuse de The Slits, était parvenue à convaincre Hollie de participer à l’enregistrement de l’Ep « Revenge of the Killer Slits ». Hollie va même abandonner l’école afin de rejoindre le groupe en tournée…

Pour écouter le single, c’est ici

https://holliecook.com/

 

« The Deluder », quatrième elpee du leader d’Idlewild, sortira ce 1er septembre. Cet opus marque un virage dans l’approche musicale opérée par Roddy. Elle a pris une direction plus sombre et lo fi que par le passé. L’atmosphère met davantage en valeur la plume poétique impeccable du frontman d’Idlewild, que l’on retrouve plus décalée que sur les précédents long playings.

Tracklisting

01 Look Back Like Leaving
02 To Feel Like A Fool
03 Jupiter
04 A
Skull With A Teardrop
05 Like Caruso
06 First Love Is Never Returned
07 Remember To Breathe
08 I'll Meet You By The Memorial
09 On N'a Plus De Temps
10 And Old Kind Of World Will Do

11 Floating On A River

Pour découvrir le clip de « Jupiter », c’est ici 

https://www.roddywoomble.net/#home-section

https://www.roddywoomble.net/blog/

 

mardi, 29 août 2017 20:16

Milow en été…

« Summer Days », c’est le titre du nouveau single de Milow, une compo dont les traces de reggaeton et de tropical beats procurent au mélomane le sentiment de se prélasser sur une île paradisiaque. Pour la circonstance, il reçu le concours du chanteur/compositeur colombien Sebastián Yatra, qui a enrichi le titre d’un couplet en langue de Cervantès.

DJ Swivel, qui a notamment bossé en compagnie de The Chainsmokers et Beyoncé, a remixé le tout pour rendre le single irrésistible.

Le single fait aujourd’hui l’objet d’un clip, réalisé à Los Angeles par Adam Leeman. Et pour le découvrir, c’est ici

http://milow.com/

 

C’est ce 13 octobre que paraîtra le nouvel album de Robert Plant, « Carry Fire ». Ce sera son onzième en solo. 

Pour ce nouvel opus, Robert Plant a de nouveau reçu le concours du Sensational Space Shifters. Depuis 2012, la formation le soutient aussi bien en tournée qu'en studio.

C’est d’ailleurs en compagnie de ce band que le chanteur britannique entamera une tournée mondiale, à partir de novembre prochain. Cette série de concerts débutera à Plymouth en Angleterre le 16 novembre. 

Plant a aussi bénéficié de la participation de quelques invités. Dont la chanteuse de Pretenders, Chrissie Hynde, pour « Bluebirds Over the Mountain ».  

Le long playing a été produit par Mister Plant himself et sortira Chez Warner Music

Pour découvrir « The May Queen », premier extrait de cet LP, c’est par ici

http://www.robertplant.com/

Tracklist :

1. The May Queen
2. New World…
3. Season’s Song
4. Dance With You Tonight
5. Carving Up The World Again….A Wall And Not A fence
6. A
Way With Words
7. Carry Fire
8. Bones Of Saints
9. Keep It Hid

10. Bluebirds Over The Mountain
11. Heaven Sent

Quand Jasper Steverlinck annonce fin mai 2017, une tournée de 28 dates (du 18/10/2017 au 4/02/2018), son agent lui demande un nouveau single pour promouvoir cette tournée. Jasper n’est pas encore prêt pour une réelle sortie et souhaite d’abord terminer ses ‘devoirs’. Il vient alors d’achever, les enregistrements de son nouvel opus et cherche les meilleurs partenaires pour ce premier album solo.

Jasper décide alors de poster sur la toile, le titre « That’s Not How Dreams Are Made » (la version actuellement enregistrée).

Ce qui crée le buzz auprès des fans et médias musicaux, assurant un airplay spontané et des concerts sold-out. Et attire l’attention de Sony Music. Durant l’été, les deux parties se retrouvent et organisent 3 concerts secrets lors des Gentse Feesten.

C’est à cette époque que Jasper reçoit la confirmation que Ted Jensen sera chargé du mastering des nouvelles chansons. Ce dernier a notamment apporté son concours, notamment, à Arcade Fire, Coldplay, Muse et Norah Jones. Et le résultat est convaincant.

Le flux de réactions positives à « That’s Not How Dreams Are Made » va pousser Jasper à prendre une décision audacieuse : le 25 août il publie la nouvelle version masterisée de « That’s Not How Dreams Are Made » qui sera le premier single, extrait du nouvel opus, dont la sortie est prévue mars 2018.

Le 19 octobre, Jasper se produira au Botanique, dans le cadre d’une tournée qui s’achèvera, la 4 février, à l’Ancienne Belgique.

Pour la vidéo, c’est ici

http://www.jaspersteverlinck.com/

 

dimanche, 27 août 2017 12:16

Mirage (Ep)

Republica Ideal de Acapulco est un nouveau projet monté par Nicolas Repac (Arthur H) et Yaite Ramos. Un duo ambitieux qui promet un voyage musical dans le temps, au cœur des 50’s, à travers les Caraïbes et l’Amérique latine.

Quelque part entre salsa, mambo, cumbia, boléro, cha-cha-cha, world, et lounge, l’expression sonore vous transporte sur les plages de La Havane dès le single « Atomic Lover. Une compo qu’on pourrait qualifier de torride. La voix de la flûtiste et chanteuse Yaité Ramos est à la fois sensuelle et groovy, tout en irradiant le morceau des rayons flamboyants du soleil couchant (NDR : Yaité Ramos est la fille de Jesús Ramos, tromboniste chez Buena Vista Social Club et Afro-Cuban All Stars). Bénéficiant du concours de Minino Garay, la composition est caractérisée par la présence de cuivres et de percussions de haut vol. 

Au plus profond de la forêt équatoriale, nous sommes subjugués par les chants d’oiseaux de « Blue Anacunda ».« Mirage » vous incite à siroter votre cocktail au bord de la piscine. Une grosse bouffée d’oxygène qui nettoie les neurones surchargés et vous garantit des vacances perpétuelles.

Il faut bouger son popotin et se réveiller. « Beso De Fuego » achève ce périple chargé de promesses sur le dancefloor. Avant que les lumières feutrées ne s’éteignent dans l’attente d’un futur album prometteur…

 

dimanche, 13 août 2017 03:00

Lokerse Feesten : dimanche 13 août

C’est toujours la grosse affluence pour le dernier jour des Lokerse Feesten. L’affiche accueille la fraîche et belle Emma Bale, qui vient tout juste de fêter ses 18 ans, et l’étoile montante insulaire, Anne-Marie. A l’instar de l’an dernier, le roi des platines, Lost Frequenties, se produira dans la foulée du traditionnel –et toujours superbe– feu d’artifice, avant que Craig David ne clôture le festival, pas un autre Dj set…  

 

Après avoir décroché un hit, grâce à « Fortune Cookie » (NDR : il a été consacré disque de Platine), et participé à de nombres festivals majeurs, dans toute l’Europe, Emma Bale a publié début de cette année, un nouveau single, qui recense déjà plus de 500 000 vues sur Youtube (voir ici). Il s’agit d’un extrait de son futur album. Malinoise, Emma Bale, aka Emma Balemans, est souvent comparée à Birdy, Gabriel Aplin voire même Adèle.

Deux petites estrades sont posées sur le podium. L’une est destinée au claviériste, à gauche, et l’autre, en vis-à-vis, au drummer. Vêtue d’un pantalon blanc et d’un survêtement brun à frous-frous, Emma monte sur les planches, en accusant 15 bonnes minutes de retard. Elle est rayonnante. Et souriante. Elle entame son set en solitaire, armée uniquement d’une gratte semi-acoustique, le « All I Want » de Kodaline. Limpide, délicieuse, sa voix évoque de plus en plus celle de Gabriel Aplin…

La chanson terminée, elle présente ses musiciens qui débarquent. La formation attaque alors le nouveau single, « Worth It ». Miss Bale arpente la scène de long en large. Elle fait parfois front, face à ses musicos, qu’elle regarde, sans doute pour se rassurer. Elle invite la foule à lever les bras, lorsque le show prend une orientation davantage électro. Elle nous réserve une adaptation du « Parachute » de Coldplay ; et manifestement elle se montre très à l’aise dans le domaine de la reprise. La set list nous réserve de nouvelles compos, comme « Joan », « Need To » et « Curaçao ». Et puis l’incontournable « Run », qui avait été remixé par Lost Frequencies. Lorsque soudain, un petit problème technique vient enrayer la machine. Heureusement, Emma est capable de rebondir. Ah, on dirait qu’elle va entamer une ‘macarena’. En fait, non, elle décide de prendre un bain de foule. Heureusement, le contretemps est rapidement résolu. Le concert reprend son cours normal et on sent qu’il monte en puissance. Les musicos semblent prendre leur pied et participent activement à une version très électro et infernale de « Strangers ». De quoi inciter les festivaliers à remuer le popotin. Le show s’achève au bout de 40 bonnes minutes, par une autre nouvelle composition, « Cheers ». Pas de trace de la cover de « Strange Oditty » d’Oscar And the Wolf. Pourtant, deux jours plus tôt, Max Colombie avait enflammé la Grote Kai, en l’interprétant. Emma Bale se produira ce 24 novembre (NDR : release party ?) à l’ABClub, mais c’est déjà sold out.

Anne-Marie embraie. De son vrai nom Anne-Marie Nicholson, elle est originaire de l'Essex. Avant de se lancer en solitaire, elle avait décroché trois titres de championne de monde de Shōtōkan-ryū (NDR : un forme de karaté) et milité comme choriste chez Rudimental. Son premier Ep, « Karate », remonte à 2015. Il est suivi d’une flopée de singles et de quelques collaborations, notamment auprès de Sean Paul, pour le tube « Rockabye » du groupe Clean Bandi. Elle propose une musique qui agrège dancehall, reggae, ragamuffin, électro, hip hop et r&b. En bref, son répertoire s’adresse surtout à la bande FM.

Sur le podium, elle est soutenue par un drummer, un bassiste et un claviériste, groupe qu’elle drive comme une véritable pro. Une déferlante de percus et de sonorités électroniques alimente le morceau d’ouverture, « Breathing Fire ». La voix d’Anne-Marie est à la fois mélodieuse et graveleuse. Parfois aussi délicate ou carrément soul. Elle occupe bien l’espace scénique. Et possède un don inné pour partager ses émotions. Assez dansant, « Do it Right » invite l’auditoire à remuer le popotin, mettre les bras en l’air et frapper dans les mains. « Used To Love You » nous entraîne dans le raggamuffin. Son timbre lorgne alors plutôt vers Selah Sue. Afin de reprendre son souffle, elle plaisante avec le public, avant d’aborder « Perfect », un titre plus paisible. « Boy » trempe dans le funk et le r&b. « Alarm », dans le dancehall et le hip hop. Elle va mettre toute la plaine dans sa poche, en interprétant le fameux « Rockabye » ; et même sans Sean Paul, la version est superbe. Et elle achève son show –trop court !– par le judicieusement intitulé « Cia Adios »…

Après le feu d’artifice, place à Lost Frequencies, aka Felix De Laet. A peine âgé de 23 ans, ce Dj, compositeur et réalisateur artistique belge jouit déjà d’une sacrée popularité à travers le monde. Ainsi en 2014, son remix du single « Are You With Me », une compo issue de la plume d’Easton Corbinentre, est entré au sein de nombreux charts et a atteint la première place dans plusieurs pays d'Europe. Lost Frequencies pratique une forme de deep house, qu’on qualifie également de ‘tropical’, dans l’esprit de Kygo, Thomas Jack ou Matoma.

Sur l’estrade, on remarque la présence d’un immense ensemble, composé de 3 parallélépipèdes rectangles. Ils sont superposés. Des effets lumineux vont défiler sur ces boites ainsi que sur l’immense écran placé à l’arrière. Ces formes géométriques sont placées de biais sur le devant de la scène. Le Dj trône au sommet, derrière ses machines. Et il va nous en mettre plein les tympans et les mirettes. La foule va ainsi être bombardé d’une déferlante d’effets pyrotechniques, de fumigènes, de pétards de confettis (des ronds, des carrés et des longs) et de lumières en tout genre. Il parle très peu mais quand il ouvre la bouche, c’est pour inciter la fosse à jumper et applaudir. Tout comme l’an dernier, il bouge très peu, derrière ses platines. Il se concentre sur son job et aligne les tubes qui squattent la band FM. Et manifestement, il est doué dans ce domaine.

Hormis la pluie, on peut affirmer que la treizième édition des Lokerse Feesten a été une réussite. A l’année prochaine, pour 10 jours de folie ; et ce sera du 3 au 12 août…

Lost Frequencies + Anne-Marie + Emma Bale

(Organisation : Lokerse Feesten)

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jeudi, 10 août 2017 03:00

Lokerse Feesten 2017 : jeudi 10 août

Le septième jour des Lokerse Feesten va nous entraîner au cœur de la musique urbaine, en compagnie de Lil Wayne et Coley ainsi que néo-soul grâce à Jamie Lidell. Et il appartiendra au Dj Mark Ronson, considéré dans cet univers, comme le roi de la pop, de la soul et du funk, de clôturer la soirée. Une soirée copieusement arrosée. Pas toujours agréable d’assister à un festival, quand les robinets sont constamment ouverts. Et pourtant, il y a du peuple sur la Grote Kaai.

Ronnie Flew & Deuxperience Band ouvre le bal sous une pluie battante. En nombre aux premiers rangs, les adolescentes accordent une belle ovation au frontman du band batave, dès qu’il grimpe sur l’estrade. Il s’exprime uniquement en néerlandais. En Belgique, ce rappeur et producteur néerlandais est surtout connu pour avoir consigné le tube « Drank & Drugs ». Aux Pays-Bas, il est devenu une véritable référence sur la scène r&b ; et ce depuis déjà plusieurs années. Il compte ainsi plus de 150 millions de vues sur YouTube. Sur les planches, le groupe est soutenu par deux choristes. Teinté de dubstep, de raggamuffin et pimenté de sonorités caribéennes (NDR : les nombreuses percus –djembé, steel drum, tambour bèlè– y contribuent largement), son hip-hop est plutôt mélodique. Le set est plutôt plaisant, mais il déborde du timing prévu. Donc les organisateurs demandent aux musicos de l’abréger. Ils font la sourde oreille. Conclusion, ils seront évacués par les membres de la sécurité. Pas de quoi les rendre heureux, manifestement...

Coely a grandi à Anvers. Ce prénom, elle le doit à la contraction de celui de son père ‘Colin’ et de sa mère (‘Elysées’). Son bagage culturel, elle le doit à sa mère, directrice d’une chorale d’église au Congo. Elle pratique un mélange détonnant de hip hop old school, de soul, de gospel et de dance-hall. Et rappe comme une Américaine. Elle est capable de communiquer des vibes à la manière de Laurijn Hill, donner des coups d’accélérateur dans le style de Busta Rymes et même d’assurer une séance de human beatbox. Et elle peut compter sur son pote, Dvtch Norris, dont la voix soul est puissante, pour mettre le feu aux planches.

« Différent Waters » ouvre le show. « My Tomorrow » est empreint de néo-soul et de r&b. Coely arpente les planches de long en large en haranguant la foule. Titre de hip hop ‘old school’, « Wake Up Call » lorgne vers le r&b. Les chorégraphies sont impeccables. Dvtch opère des allers-retours entre l’estrade et le backstage. Il est bien sur les planches pour « The Rise » et « Don’t Care », deux morceaux sculptés dans un rap incendiaire. Les ‘boom, boom, ratata’ fusent de partout. Autre grand moment, la cover du « Could You Be Love » de Bob Marley, interprétée à la manière de Ky-Mani Marley. Elle n’en oublie pas pour autant sa rituelle séance de human beatbox. Et le spectacle de s’achever par « Celebrate ». Manifestement, Coeley est à l’aube d’une grande carrière internationale…

Artiste caméléon, mais particulièrement soucieux de son look, Jamie Lidell réussit mieux que personne le mélange des genres. Chargée de groove, sa superbe voix est à la fois hantée par James Brown, Otis Redding et Marvin Gaye. Il s’en sert aussi parfois comme un crooner. Sa musique est le fruit d’un cocktail préparé à base de neo-soul, gospel, funk et d’électro (NDR : faut dire qu’il adore triturer les machines). Ce soir, il est flanqué de sont backing group, The Royal Pharaohs. Et cette véritable bête de scène va nous proposer de larges extraits de son septième opus, « Building A Beginning ».

Son énergie communicative n’a aucun mal à convaincre un large public qui le lui rend bien. Faut dire qu’au cours de son set, il va privilégier ses hits, dont « Another Day », « Little Bit Of Feel Good », « Building A Beginning », « Julian », « I Live To Make You Smile » et « Walk Right Back ».

Les précipitations continuelles qui se sont abattues depuis quelques heures sur la Grote Kaai, depuis quelques heures, finiront par avoir raison de votre serviteur. ‘Te veel is te veel’ et il tire sa révérence pour revenir en forme le lendemain… 

Mark Ronson + Lil Wayne + Jamie Lidell & The Royal Pharaohs + Coely + Ronnie Flew & Deuxperience Band

(Organisation : Lokerse Feesten)

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mardi, 08 août 2017 03:00

Lokerse Feesten 2017 : mardi 8 août

C’est le cinquième jour des Lokerse Feesten. Et en ce mardi 8 août, l’affiche privilégie les belles voix. Il y aura Tamino, un talent découvert par Studio Brussel, dont l’organe est aussi bien capable de monter dans les aigus que de descendre dans les graves. Le Britannique Tom Odell également. Une belle gueule d’ange aux intonations puissantes ; et qui joue du piano à la manière d’un Michael Bublé, voire d’Elton John. Mais encore Het Zesde Metaal, dont l’expression sonore est le fruit d’un mélange entre slowcore, alt country et pop sucrée ; mais qui véhicule des textes dans la langue de Vondel. Et en finale, Ben Harper, en solo, armé de sa gratte, le plus souvent semi-acoustique…

Le ciel a ouvert les robinets. La pluie nous attend sur la Grote Kaai. Tamino-Amir Moharam Fouad est le premier artiste programmé. Après avoir remporté l’édition 2017 du concours ‘De Nieuwe Lichting’ chez Studio Brussel, il remplit déjà, et à deux reprises, l’AB Club. L’auteur-compositeur-interprète anversois est le fils d’une mère belge et d’un père égyptien. Une famille d’artistes, car son grand-père, Moharam Fouad, était un chanteur populaire en Égypte. Lors du concours ‘De Nieuwe Lichting’, il s’était distingué en transformant le « I Bet You Look Good on the Dancefloor » d’Arctic Monkeys, en ballade incantatoire.

Il grimpe donc sur l’estrade, armé de sa gratte électrique, habillé de noir, de la tête aux pieds, et attaque immédiatement « Intervals », une composition à la fois douce, belle et envoûtante. Sa voix est empreinte d’une grande mélancolie. Avant d’aborder « Sun may shine », il est rejoint par le claviériste/guitariste Tom Pintens et le drummer Ruben Vanhoutte, ses compagnons de route. Tout au long de ses hits, « Reverse » et « Cigar », sa voix prend aux tripes ; et on ne peut s’empêcher de penser à Jeff Buckley ainsi qu’à Elliott Smith. L’envol est même impressionnant. Elle emprunte un grain rocailleux, très proche de feu Leonard Cohen, tout au long d’« Indigo Night », une compo chargée de tendresse. Il nous réserve deux nouveaux titres, « Will Of This Heart » et « Tummy », que l’auditoire écoute religieusement. Et achève son set par « Habibi ». Tamino se produira bientôt dans la grande salle de l’AB et au Salon de Silly.

Il pleut de plus en plus. Mais Het Zesde Metaal doit embrayer. Il s’agit du projet de Wannes Capelle, un artiste très apprécié au Nord du pays. Originaire de Wevelgem, il est également acteur de théâtre. Engagées, les compositions sont chantées en néerlandais. Dans ces conditions cette formation n’a guère de chance de percer en Wallifornie. Wannes est plutôt volubile entre les différents morceaux. Mais bon, vu l’idiome, votre serviteur ne comprend pas tout ce qu’il raconte. Mais quand même lorsqu’il félicite la foule de rester sous la pluie.

Place ensuite à Tom Odell, un dandy anglais qui affiche une forte personnalité. A son actif, un Ep et deux elpees. Non seulement, il séduit le public féminin (NDR : il affiche un grand sourire, en permanence), mais se révèle vraiment brillant au piano. La combinaison entre vocal et instrument est surprenante. Tom passe, sans filet, de la tendresse à la rupture. Et l’amplitude de sa voix est confondante. Sur les planches, il est épaulé par un gratteur, un bassiste et un drummer. Et lorsque ces quatre voix se conjuguent en harmonie, on est littéralement sur le cul. Dans sa set list, il n’oublie pas ses hits, « Hold Me », « Another Love» et « Magnetised ». Un regret, quand même, le manque d’interactivité. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de parcours avant qu’il ne commence à dialoguer avec l’auditoire…

Artiste attachant, Ben Harper assure la finale. Le set est annoncé ‘unplugged’, donc sans son backing group, The Innocent Criminals. Le Californien est venu présenter de larges extraits de son dernier opus, « Call It What It Is ». C’est la seule date de sa tournée en format acoustique. Un piano trône sur les planches ainsi qu’un siège, un pied de micro et un ampli. La plaine commence à se dégarnir, mais il y a quand même encore du peuple. Il débarque sur le podium, coiffé de son éternel chapeau mou de couleur blanche. Entre chaque morceau il change de gratte, en général une Weissenborn, que ce soit une sèche à 12 cordes, une électrique, une semi-acoustique, un dobro ou la lap steel, un instrument qu’il pose sur ses genoux, en position assise. Il s’en sert régulièrement en slide ou à l’aide d’un bottleneck. Des techniques inspirées par les bluesmen du Delta du Mississippi, et réhabilitées par un certain Ry Cooder…

Lors de ce set, Ben va –et c’est une surprise– interpréter trois de ses compos au piano. Et  emporté par son enthousiasme, il va même accorder quatre morceaux, en rappel, causant un gros retard au set Dj qui allait lui succéder. Même qu’en fin de parcours, il ne restait plus qu’une centaine d’âmes sur la plaine…  

Ben Harper + Tom Odell + Het Zesde Metaal + Tamino

(Organisation : Lokerse Feesten)

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