CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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Dernier concert - festival

The Cure
The Cure
Bernard Dagnies

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jeudi, 15 août 2019 12:20

Un clip queer pour Cocaine Piss

« Dry Mouth », le nouveau clip de Cocaine Piss, est considéré comme le film le plus court - et le plus queer - du monde. A mi-chemin entre un Exorciste en bas résille et un Fight Club à paillettes, le groupe n’hésite pas à se mettre en full drag pour nous en mettre plein la vue. Ce nouveau clip a été réalisé par Peggy Lee Cooper, Artiste Drag  et ‘Grande Vedette Internationale’, en collaboration avec Balkan Burgers. Et il est à découvrir ici

En concert le 17 août dans le cadre du Pukkelpop

mercredi, 14 août 2019 09:37

La rédemption de DIIV …

« Deceiver », c’est le titre du nouvel elpee de DIIV, un album qui paraîtra chez Captured Tracks, ce 4 octobre 2019. Il s’agira du troisième opus de ce quatuor issu de Brooklyn (New York), dont la musique oscille entre dream pop et shoegazing. Mis en forme par Sonny Dipperri ((My Bloody Valentine, Nine Inch Nails, Protomartyr), au studio 64 Sound, cet elpee célèbre le retour du band, après une cure de désintoxication nécessitée par la toxicomanie du leader, Zachary Cole Smith. Dix plages au cours desquelles ce dernier soulève des tas de questions sur cette addiction, dont il veut se débarrasser définitivement…

Pour écouter « Skin game », extrait de cet LP, c’est ici

Tracklisting :

Horsehead
Like Before You Were Born
Skin Game
Between Tides
Taker
For the Guilty
The Spark
Lorelai
Blankenship
Acheron

Le nouvel elpee de Big Thief, « Two hands », paraîtra ce 11 octobre 2019. Les compos de ce nouvel opus ont été réalisées avec un minimum d’overdubs ; en outre, hormis pour deux pistes, les prises vocales ont été enregistrées en prise directe. Des compositions dont les lyrics évoquent les dangers bien réels qui menacent notre planète. Lorsqu’Adrianne chante ‘S'il te plaît, réveille-toi’, elle s’adresse directement au public… L’album a bénéficié du concours de l’ingé-son Dom Monks et du producteur Andrew Sarlo, les deux collaborateurs qui avaient déjà participé aux sessions du long playing précédent, « U.F.O.F. »…

Pour écouter le titre maître, c’est ici

En concert dans le cadre du festival Pukkelpop, le 16 août 2019, et le 5 mars 2020, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

Track listing

Rock And Sing
Forgotten Eyes
The Toy
Two Hands
Those Girls
Shoulders
Not
Wolf
Replaced
Cut My Hair

mercredi, 14 août 2019 08:49

Rééditions en série pour Ariel Pink…

Le label Mexican Summer de rééditer toute une série d’albums d’Ariel Pink. Et tout d’abord, ce 25 octobre, « Underground », « Loverboy » et « Odditties Sodomies Vol. 2 ». Les deux premiers, parus en 1999 et 2002) avaient été auto-distribués en cassettes, à l’époque. « Underground » sera enrichi de 12 nouveaux morceaux et « Loverboy », dont une nouvelle version de « So glad », en écoute ici, fera l’objet d’une remasterisation. Enfin, « Odditties Sodomies Vol. 2 », attribué alors à Ariel Pink's Haunted Graffiti, sera suivi, dans un futur proche, d’un deuxième et même d’untroisième volume. Le second recèlera « Stay here with you » (en écoute là)

et proposera 14 titres, dont certaines sont issus de collaborations, et une reprise des Smiths. Le clip de « Stay here with you » a été réalisé par Salvador Cresta, proche collaborateur du Californien, également aux manettes du film ‘Dedicated To Boris Karloff’, qui accompagnera la sortie de cette nouvelle anthologie. Un premier extrait intitulé Chapter 8 : Some Tutorials, long de dix minutes, vient d'ailleurs d'être dévoilé (voir ici).

Produit par Flood (PJ Harvey, New Order, Foals), le nouvel elpee de The Murder Capital paraîtra ce 16 août 2019. Intitulé « When I have fears », il fera l’objet de plusieurs clips tournés en ‘live’. Et le premier, consacré à « Green & blue », vient de sortir, et il est à découvrir ici

L’album recèle les trois singles du groupe, "Feeling Fades", "Green & Blue" et "Don't Cling To Life", ainsi que le premier enregistrement studio de "More Is Less".

dimanche, 11 août 2019 10:54

The age of immunology

Formation cosmopolite, Vanishing Twin réunit le bassiste Susumu Mukai, aka Zongamin, mieux connu comme producteur électro/funk, mais également associé au sein du projet Floating Points, le drummer Valentina Magaletti, qui a notamment apporté sa collaboration à Bat For Lashes et Neon Neon de Gruff Rhys, le flûtiste/percussionniste Elliott Arndt, un cinéaste avant-gardiste, le préposé aux machines et synthés Phil MFU (Man From Uranus), un ex-Broadcast, et enfin la chanteuse Cathy Lucas. Soit un Japonais, un Italien, un Britannique, un Français et deux Britanniques. C’est cette dernière qui a choisi le patronyme du band, soit celui d’un syndrome médical qui définit l’absorption d’un ou de plusieurs jumeaux dans l’utérus, pendant la grossesse, par le survivant de ce phénomène. Qu’elle a vécu et dont elle se sent coupable. Quant au titre de l’elpee, « The age of immunology », il s’inspire du titre d’un livre signé par l’anthropologue A. David Napier. Publié en 2003, cet essai tente de démontrer qu’une société qui cherche par tous les moyens de se défendre contre ce qui lui est extérieur court à sa perte.

Atmosphérique, la musique de Vanishing Point évoque tour à tour Broadcast (of course), Stereolab, Can (NDR : morceau d’ouverture, « KRK » nous replonge même dans l’univers du « How much are they ? » du célèbre trio Holger Czukay, Jah Wobble et Jaki Liebezeit, malgré des percus latinos voire tribales), Pram, Sun Ra et même Tuxedomoon. Entre électro, funk, (free) jazz, krautrock, B.O. de film, psychédélisme, avant-pop, library music et cosmic noise, les compos –souvent complexes, parfois enrichies d’arrangements de cordes– nous entraînent au cœur d’un monde vaporeux, mystérieux, anxiogène, propice à la méditation, au cours duquel chaque artiste chante ou déclame une partie de la chanson dans sa langue maternelle (NDR : la version du « Planète sauvage » d’Alain Goraguer est dévolue à Elliott, le Parisien). Cathy se réserve cependant l’essentiel des vocaux, des vocaux placides, célestes ou spectraux. Sur l’une ou l’autre plage, on croise tantôt un violon, une flûte, un cuivre, un piano électrique, une ligne de basse caoutchouteuse ou encore de la guitare, mais tous ces instruments organiques se fondent parfaitement dans un ensemble aussi surprenant que cohérent.

dimanche, 11 août 2019 10:49

Looking for a dream

“Looking for a dream” constitue le tout premier elpee de David Lombard, un disque enregistré au studio de la Province de Liège ainsi qu’au sein de l’église de Rosa, puis mixé et masterisé par Rudy Coclet (Simple Minds, Girls In Hawaii, Sharko, Arno, Mud Flow, An Pierlé, …) au Jet studio de Bruxelles. Ce chanteur/compositeur/musicien liégeois nous y propose une œuvre en deux volets. La première partie recèle cinq plages électrifiées. David y est soutenu par une belle brochette de collaborateurs, dont un gratteur électrique, un préposé à la pedal steel, à la mandoline et au banjo, un violoniste, un claviériste, un percussionniste, une violoncelliste, un bassiste et un contrebassiste. La seconde nous réserve cinq versions acoustiques et épurées des mêmes morceaux ainsi que deux bonus tracks tout aussi unplugged. Sept plages hantées par les spectres de Dylan et Springsteen, le recours à l’harmonica amplifiant cette impression.

Le long playing s’ouvre par « Looking for a dream », un morceau dont la mélodie rappelle Perry Rose. Plus paisible, le single « Walden » est dominé par le piano et la sèche. Le banjo véhicule des accents country tout au long de l’enlevé « The range of life », alors que le mid tempo « Stay » et surtout l’allègre « Happening somewhow » lorgnent davantage vers l’americana. Mais toutes ces chansons sont enrichies par la superbe voix de David, dont le timbre versatile rappelle un certain Don McLean…

samedi, 21 décembre 2019 15:48

Mogic

Ben Ogledd n’est pas un artiste islandais ou scandinave, mais le patronyme d’une formation britannique, probablement galloise, dont le choix se réfère à une région englobant le sud de l’Ecosse et le nord de l’Angleterre, avant le Moyen-Age. « Mogic » constituerait son troisième elpee, un disque dont les compos mélancoliques, atmosphériques, luxuriantes et parfois bruitistes (« Dyma fy robot », « Transport & travel ») ou psychédéliques, se révèlent très souvent déroutantes, tout en conservant un solide fil mélodique.

Quatuor, ce combo réunit le chanteur Sally Pilkington, la harpiste/guitariste Rhodrie Davie, le préposé aux machines et synthés, Dawn Bothwell, ainsi qu’une remarquable section rythmique composée du bassiste Richard Dawson (NDR : il joue carrément de la basse comme Simon Gallup sur « Problem child », mais pas seulement !) et du drummer Will Guthrie, dont la discographie (aussi bien personnelle qu’issue de collaborations diverses) est longue comme un bras. Parfois un saxophone vient s’immiscer dans l’expression sonore, à l’instar de « Tiny witch hunter », un morceau probablement chanté par les lutins pour se moquer des sorcières… enfin si vous y croyez… car finalement, tout au long de cette œuvre, dont le titre a été judicieusement choisi, on a l’impression d’être plongé dans un univers mystérieux et féérique, mais qui se nourrit aussi bien de mysticisme que de technologie. Le quatuor nous réserve même un interlude déclamé par un enfant en gallois (« Gwae Reged O Heddiw ») et une version barrée de « Welcome to hell » du groupe de heavy metal Venom. A cet instant, on est aux portes du pandémonium… Heureusement, au terme du périple, grâce aux chœurs religieux, « Etheldreda » nous aide à retrouver le chemin vers l’Eden… 

Vous avez dit « Mogic » ?, comme c’est ‘mogique’…

dimanche, 11 août 2019 10:39

Akinetic

In Tall Buildings, c’est le projet d’Erik Hall, un compositeur et multi-instrumentiste issu de Chicago. « Akinetic » constitue son troisième opus, un disque pour lequel il a reçu le concours du producteur et ingé-son Brian Deck (Modest Mouse, Iron & Wine). Hybride, dream pop, mélancolique, sa musique navigue quelque part à la croisée des univers fréquentés par Broadcast, Robert Wyatt et Talk Talk, même si la voix évoque plutôt Will Johnson, mais davantage celui de South San Gabriel que de Centro-matic. Encore que les harmonies vocales, sans doute par la grâce de l’overdubbing, sont aussi limpides et ondoyantes que chez Crosby, Stills & Nash, à l’instar de « Beginning to fade », un morceau qui s’épanouit en crescendo. Eric échange même un duo avec Heather Wood Broderick tout au long de « Days in clover ». Mêlant subtilement instrumentation électronique et organique, les 10 compos aux textures riches évoluent, en général, sur un mid tempo ; faussement nonchalant « Overvconscious » lorgne même vers Tahiti 80.

Les lyrics de « Cascadia », la meilleure plage de l’elpee, abordent la question de l’instabilité géologique de la côte ouest du Pacifique, une instabilité qui risque de déclencher une éruption volcanique et surtout un séisme qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Cette piste est secouée par des cordes de gratte bien shoegaze, des cordes de ce type qu’on retrouve circonstanciellement tout au long de l’opus, lorsqu’elles ne sont pas jouées en picking. Bref, un chouette album auquel il manque peut-être un peu plus de punch…

dimanche, 11 août 2019 10:37

Cut-ups

Savak est une formation établie à New York qui implique des membres de The Make Up, Obits, Holy Fuck, Ted Leo & The Pharmacists et The Cops. Rien que du beau monde donc. “Cuts up” constitue son deuxième elpee, il fait suite à « Best Of Luck In Future Endeavors », gravé en 2016. Accrocheuses, les mélodies rappellent Kaiser Chiefs, alors que les intonations du chanteur, évoquent régulièrement Graham ‘Suggs’ McPherson (Madness). Pas étonnant que les compos soient circonstanciellement colorées par l’intervention d’une trompette. A l’instar de « Like Gary Wilson said », une plage dont les riffs de guitare acides lorgnent vers Gang of Four, sans pour autant virer au funk blanc. Des sonorités de grattes bien électriques et judicieusement conjuguées, l’une d’entre elles piaillant régulièrement pour le plaisir des oreilles (« Christo’s peers », « They are bones »). Manifestement, Savak est davantage influencé par la musique britannique qu’américaine ; une plage comme « I don’t want to be defended » émargeant même au post punk, la ligne de basse ténébreuse et les vocaux déclamatoires accentuant cette impression, même si un solo de gratte distordu vient couronner le toute en fin de parcours. Les compos sont, en outre, souvent enrichies d’excellentes harmonies vocales, qu’on pourrait presque qualifier de byrdsiennes sur « Keys to the city », une superbe plage au cours de laquelle, bringuebalantes, les cordes de guitare s’infiltrent insidieusement. Et elles se révèlent même lumineuses, parfois même pixiesques, sur le titre final de l’opus, « I left America », une chanson au message sociopolitique, dont la mélodie semble inspirée par Mercury Rev ; un discours qu’on retrouve lors du morceau d’ouverture, « Sick of war » … Excellent !