La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Bernard Dagnies

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Paul Kantner est décédé ce 28 janvier 2016, d’une crise cardiaque. Il avait 74 ans. C’était le cofondateur et guitariste du légendaire Jefferson Airplane, pionnier de l’acid rock, au même titre que le Grateful Dead et Quicksilver Messenger Service. La formation californienne a vécu ses heures de gloire entre 1965 et 1972. Elle s’était d’ailleurs produite dans le cadre du mythique festival de Woodstock, en 1969. Engagé politiquement le band avait aussi milité en faveur de la fin de la guerre au Vietnam. Adepte de la non violence, il a fait partie du mouvement ‘flower power’ prôné par les hippies tout en défendant le droit à la consommation des drogues. La suite sera plus nébuleuse, les différents musiciens du groupe tentant d’autres projets, dont les plus intéressants demeureront Jefferson Starship et Hot Tuna. Sans oublier les collaborations multiples et les aventures en solo. Une chose est sûre, l’influence du Jefferson Airplane dans le domaine de la musique psychédélique est majeure. Et pour cause, elle est toujours d’actualité 50 ans plus tard. Des noms ? REM, Mazzy Star, Tame Impala, Spacemen 3, Bowie, Patti Smith, White Stripes, Stevie Nicks (Fleetwood Mac), Lola Colt, Dead Boys, Meat Puppets, Elliott Smith, The Libertines, The Brian Jonestown Massacre et la liste est tellement loin d’être exhaustive, qu’on pourrait remplir des pages entières.    

Si le mélomane lambda connaît surtout les singles « Somebody to Love » et « White Rabbit », le groupe est responsable d’une discographie aussi riche qu’incontournable, « Surrealistic pillow » constituant certainement le point d’orgue de sa carrière.

Les derniers albums de Paul Kantner datent de 2010 et 2011. Deux volumes d’art sonique qu’il avait baptisé « Windowpane Collective ».

R.I.P.

Colin Vearncombe, plus connu sous le nom de Black, est décédé mardi 26 janvier, des suites d’un accident de circulation, dont il avait été victime, le 10 janvier dernier, en Irlande. Plongé dans le coma, ses chances de survie étaient considérées comme infimes.

Black est surtout connu pour avoir décroché un énorme tube en 1986, « Wonderful life » ; mais il a également publié une quinzaine d’albums (NDR : son dernier « Blind faith » est paru l’an dernier ») et une vingtaine de singles, qui n’ont malheureusement plus eu le même succès. En 1998, il avait abandonné son pseudo de scène pour se lancer sous son propre nom.

R.I.P.

JANVIER

29 janvier - FULL COLORZ w/ TOOLBOX (beats) *entrée gratuite*
30 janvier - ANTOINE PIERRE URBEX (jazz)

FEVRIER

5 février - MR. CARMACK + FOLIE DOUCE (trap)
17 février - ALICE ON THE ROOF (pop) *SOLD OUT*
18 février - SLUM VILLAGE (hip-hop) *NEW*
25 février - ALINE + MINI SULTAN (pop)
27 février - LA MUERTE + ROMANO NERVOSO (rock)

MARS

4 mars - PIAS NITES w/ FAT WHITE FAMILY + FEWS + YOUNG RIVAL (rock)
9 mars - LES PARLANTES w/ LA CECITE DES AMOUREUX (pop)
10 mars - YANIS + WE ARE MATCH (pop)
11 mars - GUIZMO (hip-hop) *SOLD OUT*

12 mars - THOMAS DE POURQUERY (jazz)
23 mars - BLACK BOX REVELATION (rock)
24 mars - DJ KRUSH (abstract hip-hop)

AVRIL

14 avril - CHARLES X (soul - rnb) *NEW*
16 avril - DOPE D.O.D. (grime dubstep)
22 avril - HOOVERPHONIC au Forum (pop)
29 avril - POPKATARI w/ DEBRUIT (electronica)
30 avril - FRESH w/ HAMZA (hip-hop)

www.reflektor.be

 

 

mercredi, 27 janvier 2016 16:31

L’obsession du temps qui passe…

Découpé en 11 plages, « The waiting room », le nouvel album de Tindersticks, sert de support à onze courts-métrages réalisés par différents vidéastes. Mais pas seulement. L’aspect musical n’a pas été négligé ; cependant, sans son support visuel, les compos sont plus difficiles à appréhender. Suart A. Staples, le leader était bien évidemment bien placé pour donner son point de vue. L’interview s’est déroulée ce 25 novembre, à l’hôtel Métropole de Bruxelles. Pour un provincial qui débarque dans la capitale, on ressent qu’une atmosphère étrange et angoissante y plane. Il y a des militaires et des policiers à tous les coins de rues. Un climat à la fois rassurant et inquiétant.

Et cette situation entraîne une première question concernant les attentats de Paris, où le clip de « We were once lovers » a été tourné, autour du ring et dans un des aéroports, bien avant le funeste vendredi 13 novembre. D’autant plus que Stuart y séjourne régulièrement. Il s’explique : « Je suis encore sous le choc. Je n’y étais pas à ce moment-là, mais c’est aussi chez moi. Paris, ce n’est pas seulement les soldats dans la rue. La vie est rapidement remontée à la surface. Mais en créant cette psychose, les terroristes ont gagné leur pari ; car tout Parisien ressent qu’il est devenu une cible potentielle… »

En découvrant les vidéos, la veille de l’entretien, il a été difficile de déterminer s’il existait un lien entre chacune d’entre elles. La question méritait d’être posée. Et Stuart clarifie la situation : « En fait, ce projet est né pendant que j’assistais au festival du Court Métrage à Clermont, section expérimentale. J’ai imaginé la confection d’une bonne bande sonore qui puisse servir de support à des images, des images susceptibles d’explorer une multitude de directions ; et ce afin d’en tirer un max de satisfaction. Le but n’était pas de raconter une histoire, mais plutôt de pouvoir rebondir d’une vidéo à l’autre… Il me restait donc à briefer les concepteurs, afin qu’il ne décrivent pas la chanson, mais créent un espace pour qu’elle puisse exister. On a donc choisi volontairement des réalisateurs différents. Pour Suzanne (NDR : son épouse) et moi, il était important que nous puissions nous réserver le premier et le dernier film, afin de conserver la maîtrise de l’œuvre. »

‘Follow me’ ouvre l’album. Sur la vidéo, il n’y a qu’une porte fermée. Mais qu’y a-t-il derrière cette porte ? « La terre tourne. Et au fil des heures, la lumière change. Ma femme est peintre et elle est confrontée quotidiennement aux caprices de ce phénomène. Pour elle, à travers la vidéo, c’était une opportunité de capturer cette lumière au moyen d’un média différent. Car elle était frustrée de ne pouvoir y parvenir à l’aide de sa peinture… » Cette chanson est instrumentale. C’est une reprise d’une B.O. du film ‘A Mutiny on the bounty’ (En version française : ‘Les révoltés du Bounty’) dans lequel jouait Marlon Brando. Un tango. Pas le dernier à Paris. Mais il évoque un autre film de Yann Tiersen, ‘Le fabuleux destin d’Amélie Poulain’. Serait-ce une coïncidence ? Il semble surpris : « Je n’y avais jamais pensé. Cette mélodie trottait dans ma tête depuis longtemps. Je souhaitais marquer une halte avant que l’œuvre ne soit entamée. Comme quand on appuie sur la touche ‘pause’ du lecteur… »

‘Like only lovers’ clôt l’opus. Ce n’est pas une reprise d’Ed Harcourt, dont une chanson porte pourtant le même titre. Et la vidéo visite une exposition d’animaux empaillés. Serait-ce un message adressé aux taxidermistes ou alors une vison de la vie éternelle ? Il réagit instantanément : « C’est mon film. Ma contribution. Ce projet a pris pas mal de temps et exigé une grande dépense d’énergie. En fait, je l’ai complètement sous-estimé. On avait acheté une caméra et un programme d’édition (NDR : traitement d’images et de montage) pour le concevoir, car relever un défi est naturel chez nous. On aime l’esprit de challenge. Mais réaliser un film est un exercice particulièrement difficile. Je suis entré en contact avec une taxidermiste qui nous a prêté des oiseaux issus d’une collection privée datant de plus de 150 ans… On a aussi vu un gars en Grèce qui regardait la mer alors qu’une tempête se préparait. Et c’est cette vision conjointe entre ces oiseaux empaillés et cette tempête en formation, au sein d’un magnifique ciel méditerranéen, qui a suscité cette révélation. Ces deux éléments sont entrés en collision dans mon esprit ; et c’est là que je dois avoir eu une vision de la vie éternelle. J’aime ce morceau de ciel et ces nuages qui passent au dessus de nos têtes, tout comme cette perception de ces oiseaux dans des boîtes en verre. Et ces émotions, j’ai voulu les capturer. Je pense malgré tout, que par rapport aux autres vidéos, c’est un piètre film… »

Le morceau ‘The fear of emptiness’ traduit-il la peur de la mort ? Il admet : « D’une certaine façon, mais pas de manière explicite. Ce n’est pas antinomique (NDR : son GSM sonne…) Personnellement j’utiliserai plutôt le mot ‘edgy’. Il n’existe pas vraiment de traduction exacte en langue française. Un collaborateur français m’en a donné une signification plus ou moins proche ; en fait, cette source d’inquiétude, d’angoisse et d’anxiété se traduirait donc, par ‘la peur du vide’… »

Sur ‘Hey Lucinda’, Stuart et feu Lhasa de Sela, décédée 5 ans plus tôt, partagent un duo. Un contexte pas vraiment évident quand on doit retravailler une telle chanson. Il confesse : « Je l’ai écrite il y a plus de 10 ans. Lorsqu’on l’a interprétée, on n’était pas convaincu par le support musical. Pas que je ne croyais pas à son talent ; mais la musique ne correspondait pas aux vocaux. Et quand Lhasa est partie, je n’ai plus eu le courage de l’écouter. En 2014, l’envie m’est revenue. Il a fallu que je me reconnecte avec ce moment précis où nous chantions ensemble. Et finalement, j’ai enlevé la musique de départ ; puis j’ai reconstruit le morceau autour de cette conversation entre nous deux. Mais pour y parvenir, nous avons dû mobiliser toute notre expérience. C’était presque abstrait de déterminer tout ce qui était nécessaire à mettre dedans. Et quelque part, j’espère qu’on lui a rendu justice… » Sur cette vidéo, on voit des passants qui marchent sur un trottoir devant des magasins de jouets et un Luna Park. Et parfois, ils disparaissent comme des fantômes. Un lien de cause à effet avec sa disparition ? Stuart concède : « Il existe une connexion entre le film et la sensation de la fugacité du temps qui passe, au milieu de la chanson. Et puis les arrangements de cordes accentuent cette impression. Comme si on jetait un regard dans le rétro ; et c’est cette réminiscence que le réalisateur a voulu faire passer… »

Sur ‘We are dreamers’, Stuart partage un autre duo vocal avec Jenny Beth des Savages. Une future collaboration serait-elle en vue ? En outre, sur la vidéo, on est sidéré par cet immense poids lourd dont les roues sont plus grandes que la jeune fille mise en scène, une pelle de chantier à la main. La situation peut même paraître effrayante. Quelle en est l’explication ? « Quand j’ai reçu ce film, c’était un grand moment. J’ai adoré ce que Gabraz et Sara ont réalisé. La manière dont ils ont interprété le concept. Cet aspect futile entre cette jeune fille et le camion gigantesque est très particulier. Comme pour les autres collaborateurs, je leur avais donné carte blanche pour qu’ils puissent développer l’aspect créatif. Je ne voulais pas exprimer mes propres idées et surtout les influencer. Je ne souhaitais, en aucun cas, dévoiler la chanson pour qu’ils puissent la visualiser. Pas de commentaires. Pas de texte. Il y avait un espace de créativité. Et j’ai immédiatement su que cela allait marcher… Bosser à nouveau dans le futur avec Jenny ? Je n’en sais rien (rires). Je cherchais d’autres sonorités. Par exemple des cuivres. Mais quand j’ai entendu sa voix, j’ai su immédiatement qu’elle avait la couleur du film. Je lui ai proposé, et elle a aimé la chanson. Je ne voulais pas qu’elle se contente du backing vocal, mais qu’on puisse échanger un véritable duo. Particulièrement marqué par le contraste entre nos deux voix… »

‘Help yourself’ constitue certainement la meilleure plage de l’elpee. Il y a des cuivres, sous la direction du musicien de jazz britannique Julian Siegal. Elle rappelle même le mouvement jazz/rock qui a marqué les seventies, et dont If, Blood Sweat & Tears et Chicago Transit Authority constituent certainement les références. Il admet : « Cette musique m’a influencé. ‘Help yourself’ est une des premières chansons que nous avons écrite. D’abord on a pensé à autre chose. J’étais occupé de tapoter sur une guitare. Puis je l’ai posée contre la table de mixage ; et je me suis rendu compte qu’elle répercutait une forme de réverbération. J’ai enregistré ces bruits et j’ai créé une boucle. Ensuite, j’ai empoigné ma basse et on s’est servi de cette boucle pour construire la trame. Et quand le groupe s’est pointé, je lui ai dit que j’avais une idée. Les musiciens ont écouté. Et ils ont tous explosé de joie. Quelque part, on est parvenu à injecter de l’énergie fraîche dans ce morceau… A cet instant, je travaillais sur un autre projet en compagnie de Julian et je lui ai dit de faire ce qu’il voulait de cette chanson. Il est revenu avec sa section de cuivres et ses arrangements. Ils l’ont jouée. Nous nous sommes rendus dans la chambre de contrôle (NDR : pour le mixage) et puis, ils l’ont rejouée. On ne savait plus qui faisait quoi. C’était devenu un travail collectif. Comme pour le film. Ce n’est pas comme lorsqu’un artiste compose dans son salon et qu’il file la compo à des musiciens pour l’interpréter sans le moindre enthousiasme. Je préfère entrer en relation avec les musiciens pour générer de la créativité ; leur permettre ainsi de faire fonctionner leur imagination et pas simplement qu’ils se contentent de reproduire la partition du leader… »

‘How we entered’ relate un mariage probablement célébré quelque part en Amérique du Sud, au cours des 50’s ou des 60’s. Le film est en noir et blanc. Pour quelle raison ? « C’est le film de Gregorio Graziosi ! La cérémonie a été immortalisée lors de l’union entre son grand-père et sa grand-mère. Et ça, c’était sa connexion avec la chanson. C’est un film très joyeux et en même temps nostalgique. Pas que le mariage soit triste, mais c’est l’époque qui est nostalgique. Et donc cette musique t’interroge sur ce qui s’est produit entre ce mariage et le moment au cours duquel on a composé la musique de ce film. Il y a ce décalage entre le temps de l’action et le moment de réflexion. On est parvenu à créer un lien entre la musique et la vidéo. Ce n’est ni pesant, ni ironique. On ne cherche pas à délivrer de message. C’est simplement un film qui immortalise un moment dans le temps et la vie d’une personne. Finalement, c’est un souvenir mélancolique d’un temps révolu. Je ressens la connexion entre Grégory et son grand-père. Et je perçois ce que je lui ai demandé… »

L’illustration du booklet a été réalisée par le photographe français Richard Dumas. On y voit un homme avec une tête d’âne, assis à une table. Il attend, mais qui ou quoi. La réponse fuse : « La suite. Ce qui va se produire prochainement. La future idée, le prochain échange. Et cette attente peut durer des mois voire des années… »

Alors finalement, l’elpee sans le film, il tient la route ? « Je ne souhaitais pas que les chansons soient trop dépendantes du film. J’ai voulu qu’elles aient leur vie à part entière. Il a été enregistré avant la sortie des clips L’essence du travail, c’est le disque. Et j’ai l’impression qu’on est parvenu à atteindre un objectif aussi puissant et proche de ce dont on est capable. A partir de là, d’autres idées peuvent rayonner. Ceci dit, l’album étant une priorité ; c’est lui que je veux privilégier. Il est vrai que parfois, ce serait sympa de projeter les films, mais ce n’est absolument pas indispensable… »

Petite boutade pour terminer cette interview, sachez que Stuart n’est pas membre d’un club de tir à l’arc. Il y a d’ailleurs longtemps qu’il n’est plus retourné à Nottingham. « La statue de Robin des Bois est toujours devant le château, mais on lui pique régulièrement toutes ses flèches… »

(Photo : Richard Dumas)

Tindersticks : « The Waiting room » (album paru ce 22 janvier 2016)

Pour voir les photos de la 'release party' accordée ce 23 janvier 2016, au Botanique, c'est ici

Pour regarder les vidéos relatives aux compositions de l'album, c'est

 

Décidément, le début de l’année 2016 continue d’alimenter la nécrologie des artistes. Glenn Frey, le fondateur des Eagles, groupe californien de country/rock qui a surtout marqué les seventies de son empreinte, vient de s’éteindre. Il n’a pas survécu aux complications d’une pneumonie consécutive à une polyarthrite rhumatoïde. Il avait fêté ses 67 ans en novembre dernier.

Fondé en 1970, les Eagles sont surtout devenus célèbres pour avoir commis « Hotel California », un tube incontournable pour tous les baba cools. Pourtant, le groupe a gravé 6 albums studio, mais est également responsable de quelques superbes compos comme « New kid in town », « Take it easy » ou « One of these nights ». En 1982, le combo s’était séparé, et Glenn avait entamé une carrière solo avec un succès certain (NDR : il avait ainsi apporté sa collaboration à la B.O. des séries ‘Le flic de Beverly Hills’ ainsi qu’à celle de ‘Deux flics à Miami’). En 1994, le band s’était reformé et il était reparti en tournée avec ses anciens camarades. Mais début du millénaire, Frey avait été éjecté du line up. Sans leur membre fondateur, les Eagles sont d’ailleurs toujours sur les routes et ont même publié deux albums depuis lors.

R.I.P.

 

 

Cœur de Pirate est confirmée au Village Francofou ce mercredi 20 juillet 2016.

http://www.botanique.be

 

Il venait de publier son dernier album ★,ce 8 janvier 2016, et il est décédé deux jours plus tard. Il était atteint d’un cancer depuis 1 an et demi. C’est un monstre sacré de l’histoire du rock qui vient de disparaître, après Lou Reed, il y a deux ans…

Né le 8 janvier 1947 à Londres, David Robert Jones a effectué ses premiers pas sur la scène musicale, début des sixties, en se consacrant à un répertoire r&b à coloration américaine. Ce n’est qu’en 1969 que le déclic va se produire, lors de la sortie du single « Space Oditty », paru juste avant que Neil Armstrong ne marche sur la lune. Un titre psyché/folk qui aurait pu être écrit par Syd Barrett. Jusqu’au début des années 80, son évolution est constante ; et on peut affirmer qu’il va influencer de nombreux courants musicaux. Il ne pense pas au lendemain, mais au surlendemain… Fer de lance du glam rock, à l’instar de Marc Bolan et Gary Glitter, son attitude androgyne le pousse à théâtraliser de plus en plus ses spectacles. Il se lance également dans la production ; et notamment pour Lou Reed et Iggy Pop. C’est à Berlin qu’il réalise « Low », « Heroes » et « Lodger », dont le premier elpee de cette trilogie incontournable va tracer la voie à la new wave et à la cold wave, tout en se plongeant dans la musique industrielle chère à Kraftwerk et Eno. Sa créativité semble alors inaltérable. Il est également branché sur des tas d’autres formes contemporaines d’art, comme la peinture, la littérature (l’écriture accidentelle de William Burroughs, notamment) et la mode, pour laquelle il devient même modèle. Son plus gros hit, « Let’s dance », il le décroche en 1983, un disque pour lequel il reçoit le concours de Nile Rodgers. A cet instant, le fan de la première heure imagine que Bowie s’est fourvoyé dans le disco/soul/funk et a perdu le fil rouge de son parcours. Il faudra d’ailleurs attendre une décennie avant qu’il ne le retrouve. Et il rebondit en 1993, en gravant « Black tie, white noise », deux ans plus tard, « Outside », et en 1997, « Earthling », un hybride entre punk, jungle, techno et drum&bass. Il joue également plusieurs rôles au théâtre, mais également au cinéma, dont ‘Furyo’ de Nagisa Ōshima et ‘Les prédateurs’, auprès de Catherine Deneuve. Il a également composé la musique de la comédie musicale rock ‘Absolute Beginners’, en compagnie de Sade. Et, technologie moderne oblige, il s’est beaucoup investi dans la réalisation de clips vidéo, au cours des dernières années, créneau qu’il avait amorcé en 1983 pour « Ashes to ashes ». On pourrait parler de ses multiples hit singles ; notre partenaire Lavenir le résume parfaitement dans un de ses articles (voir ici).

Tour à tour, futuriste, décadent ou avant-gardiste, Bowie a touché à tous les styles musicaux : pop, rock, funk, soul, disco, music-hall, punk, électro, jungle, techno, indus, psychédélisme, métal, glam, jazz, drum&bass, new ainsi que cold wave, et on en passe ; mais il a surtout marqué de son empreinte la deuxième moitié du XXème siècle. Une biographie exhaustive de cet artiste est un travail de titan. Alors, pas la peine de s’étendre davantage sur le sujet, des tas de livres, biographies et de documentaires s’en sont déjà chargés.

Paradoxal de publier son dernier opus la date de son 69ème anniversaire ; soit deux jours avant sa mort. Un album dont le titre est quelque part symbolique. A se demander si David Bowie n’avait pas programmé la fin de son voyage sur la terre. Mais si cet épilogue est sombre, l’étoile de Bowie risque fort de continuer à briller longtemps, au firmament de l’histoire du rock…

 

 

 

dimanche, 10 janvier 2016 19:44

Au plus c’est Savages, au plus on adore…

Le prochain album de Savages, « Adore life » est annoncé pour ce 22 janvier. En attendant, le groupe nous propose la vidéo du morceau « Adore », un clip réalisé sous la direction d’Anders Malmberg (Mew, Mø) et dont le concept a été imaginé par Tobias Rylander (The xx, Lykke Li, FKA Twigs). Voir ici


 

 

Le prochain elpee de Yeasayer, « Amen & goodbye » sortira ce 1er  avril chez Mute. Ce sera son quatrième. Lors des sessions d’enregistrement la formation a reçu le concours de la chanteuse folk Suzzy Roche ainsi que du drummer Joey Waronker (Atoms For Peace, Beck). Le thème de l’opus serait mystique, puisqu’il s’agit de fables étranges d’une Bible destinée à un monde qui n’existe pas.

Pour écouter et voir le clip du titre maître, « I am chemistry », c’est ici

Tracklisting

1 Daughters Of Cain
2 I Am Chemistry
3 Silly Me
4 Half Asleep
5 Dead Sea Scrolls
6 Prophecy Gun
7 Computer Canticle 1
8 Divine Simulacrum
9 Child Prodigy
10 Gerson's Whistle
11 Uma
12 Cold Night
13 Amen & Goodbye

 

 

« The One », c’est le fruit de la collaboration entre Triggerfinger et Method Man, un single plutôt inattendu, au vu des styles diamétralement opposé entre la formation anversoise et l’artiste américain. Et il est en écoute sur la toile ici