La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Lifestyle

Saviez-vous que ce trio compte, à ce jour, sept albums à son actif ? Une jolie performance pour un combo qui ne rencontre qu'un succès très confidentiel. Et le mot est faible ! Ce qui peut paraître une injustice, lorsqu'on connaît la qualité de leur musique. Une musique aussi capricieuse que celle de Pavement, mais qui épouse un profil semi garage, semi lo fi, tout en libérant une intensité électrique tantôt crazyhorsienne, tantôt marécageuse, réminiscence du défunt et mythique Dream Syndicate. Exceptions qui confirment la règle, ce " Lifestyle " recèle deux compositions acoustiques (" Roots " et le final " The bone "), et puis surtout une cover assez réussie du " Ooh la la " des Faces…

 

mardi, 29 février 2000 02:00

Machina / The machines of God

Les Smashing Pumpkins ont donc décidé de mettre un terme à l'existence du groupe, fin de cette année. Et pour terminer en beauté, ils nous gratifient d'un cinquième opus studio, " Machina/The machines of God ", disque qui donnera le coup d'envoi à une ultime tournée mondiale. Destin tourmenté pour cet ensemble chicagolais, fondé en 1989, qui a connu la mort de son claviériste Jonathan Melvoin, l'éviction et la réintégration du drummer, Matt Chamberlain ; et enfin le remplacement de la bassiste et membre fondatrice D'Arcy par l'ex Hole, Melissa Auf Der Maur. Aux dernières nouvelles, Billy Corgan et James Iha se lanceraient dans une carrière solo.

Mais venons-en à cet opus particulièrement copieux, puisqu'il dépasse allègrement les 70 minutes, en quatorze fragments, y compris le titre caché. Si le chef d'œuvre " Mellon collie and the infinite sadness " manifestait un goût certain pour la pop britannique, et en particulier la plus somptueuse et sophistiquée d'ELO et des Beatles circa " Sergeant Pepper's ", " Machina/The machines of God " exhale un parfum cold, mélancolique, réminiscent de Cure, c'est une certitude, mais également de Sad Lovers & Giants, Chameleons et And Also The Trees, lorsque l'expression s'élève dans l'éther atmosphérique. Certains titres comme " The everlasting gaze " et " Heavy metal machine " virent même carrément au gothique. Même Marilyn Mansun aurait apprécié. Bien sûr, le timbre vocal menaçant, passionné, gémissant, irascible de Billy apporte aux chansons une touche toute personnelle. Et puis les guitares sont toujours susceptibles d'adopter un profil post grunge ou psychédélique. Encore que sur " This time ", elles pétillent avec la même opulence que chez Kitchens Of Distinction ou épousent un sens hymnique proche de Big Country, tout au long de " The sacred and profane ". Mais le titre les plus étonnant nous vient de " Glass and the ghost children ". Un fragment complexe, ténébreux, hanté par les spectres de Ian Curtis et de Jim Morrison, mais aussi parcouru de références alternatives pompées encore et toujours au sein des eighties ; et en particulier chez Wire et Durutti Column. Indispensable !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

From the nest of idea

Stereolab, Yo La Tengo mais surtout la new wave du début des eighties, et en particulier celle de Talk Talk, de Gary Newman et de Colin Newman, constituent des références indiscutables pour ce quartette issu de Chicago, responsable d'une pop semi-mélancolique, atmosphérique, légèrement glacée, constamment nappée de claviers feutrés, presque synthétiques, cadencée par le cliquetis de guitare, tourmentée par une ligne de basse ténébreuse et écrémée par le timbre vocal fluet, gémissant de Christian Lee Wargo. Découpé en dix fragments, " From the nest idea " laisse quand même une place à l'expérimentation. A l'underground, si vous préférez. A l'instar de " You wanted blooded " ou de l'échevelé " All for wild tiger ", abordé avec un esprit aussi progressif que celui de Peter Hammill. Ou encore de " No rational direction at all ", dont la sensibilité éthérée nous rappelle carrément Robert Wyatt. Enfin, plus vaporeux encore, l'instrumental " An evening perhaps " nous replonge dans l'univers de la cold wave visionnaire d'un Sad Lovers & Giants. Un chouette album !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Oui

Sam Prekop est un perfectionniste. Pour enregistrer le cinquième opus de The Sea and The Cake, il a d'abord enregistré ses compositions au Soma Electronic Music de John Mc Entire. Soit dans un des studios les plus à la pointe de la technologie moderne. Et bien évidemment Mc Entire (NDR : une des têtes pensantes de Tortoise) lui a aussi filé un coup de main. Il n'est pas le seul. Puisqu'on retrouve également le bassiste Eric Claridge et puis surtout Archer Prewitt, un musicien qui a autrefois bossé pour Brian Wilson des Beach Boys. Difficile de faire mieux au niveau du talent des instrumentistes ! Lorsque Sam a enfin eu terminé ses démos (NDR : on ne peut imaginer la somme de travail qu'il a consacré à cette tâche), il les a remises à Paul Mertens. Qui les a enrichies d'arrangements de cordes et de cuivres. Musiciens en chair et en os à l'appui ! Paul se réservant même les différents saxophones et clarinettes. Retournées à l'expéditeur, Sam a de nouveau reciselé les épreuves afin de produire un son hybride et fluide en même temps. Et " Oui " constitue le résultat de ce travail minutieux. Un résultat tout à fait étonnant, bien moins artificiel que j'aurais pu le craindre. Un disque raffiné et complexe, c'est une certitude. Mais qui ne manque pas de sensibilité. Et cette forme de prog pop éthérée, légèrement jazzyfiante, caressée par la voix diaphane de Sam me rappelle même un certain Caravan. En particulier son elpee " In the land of grey and pink ". Un disque qui remonte quand même à 1971. Comme quoi la Canterbury school fait encore et toujours des émules. Même aux States…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Ecstasy

"New York", "Songs for Drella", "Magic & loss", "Set the twilight reeling", et aujourd'hui "Ecstasy". Depuis 1989, Lou a retrouvé l'inspiration. C'est vrai qu'il s'est toujours pris au sérieux et qu'il se considère comme un écrivain dont la muse s'exprime à travers la chanson. Des textes qui traitent invariablement de New York et de tout ce qui gravite inévitablement autour de cette métropole : artistiquement, socialement, humainement et politiquement parlant. Son nouvel opus ne déroge pas à cette règle, et le ton monocorde, destiné à épancher un lyrisme sombre, colle bien au personnage. Le prince des ténèbres a bien évidemment reçu le concours de son équipe habituelle. Soit Mike Rathke à la guitare, Fernado Saunders à la basse et Tony " Thunder " Smith aux drums. Sans oublier la participation de sa compagne, Laurie Anderson. Au violon, mais pour deux morceaux seulement. Enfin, le recours aux cuivres est beaucoup plus fréquent. Ce qui n'empêche pas les guitares d'être omniprésentes. Le plus souvent fiévreuses, desséchées, régulièrement obsessionnelles, velvetiennes, épisodiquement acoustiques, comme sur l'élégant " Bâton rouge " ; et pour notre plus grand bonheur intenses, décapantes, à l'instar des 18 minutes de " Like a possum ". Digne de " Sister Ray " ! Et pour nous rappeler que Lou est toujours accro au rock 'n roll, il nous accorde " Future farmers of America ", dont le tempo déménage comme à la plus belle époque de " Vicious "... Et à 58 piges, ce n'est pas donné à tout le monde !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Kid A

Le gag tout d'abord. La première mouture de ce CD recelait quelques traces d'enregistrements ‘live’. Rapidement retirée du circuit, elle permettra à ses premiers acquéreurs de disposer d'un exemplaire rarissime, qui vaudra d'ici quelques années, une petite fortune à la bourse des collectionneurs. Le choc ensuite. Ce " Kid A " est à Radiohead, ce que " Up " était à REM. Vous n'avez pas capté le message ? C'est bien simple pourtant ; sur ce nouvel opus, la formation insulaire a délaissé ses guitares pour privilégier l'instrumentation technologique. Et bien oui, samplers, synthés, boîtes à rythmes et tutti quanti ! Avec pour résultat une œuvre d'ambient avant-gardiste qui risque fort de rebuter les aficionados de la première heure. Et pourtant, ce disque est un petit chef d'œuvre. Expérimental ; c'est vrai. Mais tellement riche et tellement chargé d'intensité émotionnelle. Et si l'influence de concepteurs synthétiques tels que Autechre et Aphex Twin est évidente, celle de Charles Mingus, voire de Miles Davis est plutôt surprenante. A un tel point, qu'on a parfois l'impression de revivre certaines envolées prog-jazz-rock, immortalisées, près de trente ans plus tôt par King Crimson sur " Islands ". A l'instar du remarquable " The national anthem ". Sculpté sur un groove de basse contemporain, il est vrai ! Et le reste vaut son pesant d'or (virtuel ?). Tout au long de cet opus Radiohead nous plonge ainsi dans une brume atmosphérique, un univers peuplé de rythmes suffocants, convulsifs, que transcende la voix toujours aussi envoûtante de Thom Yorke. Un exercice de style au sein duquel, il excelle. Notamment sur l'ode à la désillusion " How to disappear completely ", la mélopée synthétique " In limbo " et le syncopé, presque new wave (Ultravox ?), " Idioteque ". Beau et insaisissable à la fois !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Mock tantrum

Pour enregistrer son troisième opus, cet ensemble limbourgeois n'a plus confié la production à Kramer, mais à Elvis Peeters ; mieux connu pour avoir sévi chez Aroma Di Amore. Et première constatation, le son est plus brut, plus sale, plus ‘live’. A la limite, on a parfois l'impression de retrouver une acoustique spécifique aux fifties voire aux sixties. L'utilisation du DAT n'y est sans doute étrangère. Si le mélange de hardcore de post punk, de slo fi, de world et de noise folk, pratiqué par Perverted, est toujours aussi alternatif, la voix ‘rottennesque’ de Genis U est beaucoup moins présente. Ne se manifestant que sur deux ou trois titres. Pas plus. Elle est cependant relayée par celle de toute une série d'invités. Depuis Peeters, préposé à un exercice de style dans la langue de Vondel sur l'indigeste " Volmaakte onbeweeglijkheid ", à 2M alias Maaike Moens, impeccable dans son falsetto tout au long de " The hurting game " et de la cover d'Au pairs, " Headache ", en passant par Isabelle Neascu, conviée à réciter sa prose sur le très atmosphérique " Hornsberg ", un certain Ahmed Al Massoef lorsque le crazyhorsien " Snappetuna " vire à l'incantatoire ; et enfin Vandal Y et Vandal Z de Vandal X, célèbres pour leurs vociférations très caractéristiques. Le premier sur " Small town " et le funk blanc, dont les accents ont été empruntés à TC Matic, " Wilson " ; le second lors de la superbe et grinçante adaptation du " It's not peculiar " de Hüsker Dü. Vandal y apportant également son concours à la guitare. Sur " Czesem " et " Song to a hidden song ". Enfin, la coloration world est entretenue par Amarjeet Singh, qui a apporté son tabla pour deux fragments. Si à l'origine, Captain Beefheart, Sonic Youth et Bongwater constituaient les influences majeures de Perverted, ce " Mock tantrum " consacre un élargissement du champ de références ; mais vu la complexité de la musique, ce disque risque fort de n'intéresser qu'un public très averti…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The fifth release from Matador

Faut pas être cartomancienne pour comprendre que cet elpee constitue le cinquième enregistré par Pizzicato Five chez Matador. Un disque qui fait, bien évidemment, la part belle à la pop synthétique, kitch et sophistiquée. Mais pour la circonstance, le duo japonais a décidé de napper le tout d'orchestrations et d'arrangements puisés dans les 60's et le début des 70's. Pas le rock, contrairement à ce que vous pourriez penser. Mais le music-hall, le jazz, le disco et surtout la variété. Des formes musicales qui étaient en vogue, à cette époque, en Italie. Et c'est dans ce contexte que Pizzicato Five a décidé de nous replonger. Ce qui donne une coloration ‘easy listening’ (NDR : qui a dit eurovisionnaire ?) à leur démarche, rappelant même parfois le cinoche de cette période. Ou plus exactement les bandes cinématographiques de longs métrages qui ont pu mettre en scène feu le célèbre acteur, Marcello Mastroiani… Ah oui, j'allais oublier, Maki Nomyia chante également sur ce support sonore. La plupart du temps en nippon. Et même lorsqu'elle s'exprime dans la langue de Shakespeare, son savoureux accent du soleil levant trahit ses origines. Et ce n'est pas la reprise de " Tout, tout pour ma chérie ", écrite par Michel Polnareff, qui y changera quelque chose. Faut croire que pour ces maîtres de la pop artificielle, c'est toujours 1969 !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Black market music

Après avoir fait l'objet d'un véritable culte auprès de la presse spécialisée britannique, Placebo n'y est plus en odeur de sainteté. Et l'attitude de son leader Brian Molko y est beaucoup. En fait, " Black market music ", le nouvel opus du trio, s'est littéralement fait descendre en flammes. Et Brian l'a très mal pris. Réglant ainsi ses compte avec ses censeurs, qui du coup l'ont pris en grippe. Vous voyez l'escalade ! Et le problème n'est pas prêt de s'arranger. Pourtant, si le troisième elpee du trio n'est pas excellent, il est loin d'être mauvais. Le problème procède plus que probablement du climat qui règne tout au long du disque. Gothique ! Ce qui explique sans doute pourquoi le fil mélodique manque singulièrement de relief. Et ne laisse pratiquement aucune place à l'imprévisible. Spécificité qui avait fait l'originalité des deux premiers elpees. Il y a bien le concours du rapper Justin Warfield, sur " Spite & Malice ", et puis quelques accès de clavier sur l'une ou l'autre chanson. Mais en général, la forme reste minimaliste. En outre, comme le timbre vocal de Brian a nettement perdu de son amplitude, la vision ténébreuse de ses compositions est encore accentuée. Maintenant, dans un contexte gothique, je le répète, cette œuvre pourrait devenir une référence. Encore que je vois mal les corbeaux accueillir Molko à bras ouverts. A moins que ce ne soit le contraire. Décidément, il n'y a pas moyen de s'en sortir…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Pleasant grove

Cet opus éponyme ressemble davantage à une compile qu'à un véritable album. Un curieux assemblage réunissant des extraits d'un premier mini CD et des compositions plus récentes, commises sous un nouveau line up. Au sein duquel l'ex UFOFU, Joe Butcher, a joué un rôle majeur. Préposé depuis peu aux claviers, mais surtout à la steel guitar, il a apporté davantage de fluidité à la country atmosphérique, éthérée, de cet ensemble texan, de Dallas pour être plus précis. Une country qui, à l'instar de Palace, Low, Wilco ou même de Lambchop, est capable de vous plonger en état de léthargie, A croire que tous ces groupes jouent sous les mêmes tranquillisants. Encore que sur cet opus, " Nothing this beautiful " et " The ballad of James Snyder " manifestent une intensité électrique beaucoup plus marquée ; sans oublier le remarquable et complexe " Reset the code ", un fragment de près de sept minutes réminiscent des Flaming Lips circa 1993. C'est à dire lorsque la guitare de Ronald Lee Jones hantait encore leur univers sonore. Et pour refermer l'ouvre, Pleasant Grove s'abandonne dans le minimalisme presque parfait, partagé entre une voix gémissante et un piano énigmatique, mais tellement sonore…