Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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vendredi, 10 mai 2013 20:12

Flowers

L’Islande est peuplée de plus ou moins 300 000 habitants. Un pays dont la notoriété repose essentiellement sur ses volcans, ses geysers et ses pêcheurs. Et pourtant, il compte certainement le plus haut ratio de musiciens par habitants. Sigur Rós, Björk, GusGus, Múm et Mugison sont certainement les plus célèbres. Sindri Mar Sigfusson est moins connu mais tout aussi talentueux. C’est le leader de Seabear, et le troisième opus de son projet solo, Sin Fang, est vraiment digne d’intérêt. Son titre ? « Flowers ».

Les plages de cet elpee fleurissent à travers un électro-folk résolument optimiste, un univers sonore remarquablement mis en forme par Alex Somers. C’est également ce personnage qui a transcendé les plus belles œuvres de Jonsi et Sigur Rós. Paradoxalement, les orchestrations sont complexes et discrètes. Cuivres, cloches et cordes soulignent les fragiles constructions électro, apportant même une certaine chaleur à des morceaux comme « Young Boys » ou « Everything Alright ». Véritable album printanier, « Flowers » trempe dans une ‘Sunshine Pop’ qui serait taxée d’uniforme, si elle n’était pas aussi accessible…

 

jeudi, 02 mai 2013 17:57

Pedestrian Verse

A ce rythme, ce petit lapin va devoir surmonter ses frayeurs et ses angoisses. Notamment, quand il va être confronté à de plus larges audiences. « Pedestrian Verse » constitue déjà le quatrième opus de cette formation écossaise, drivée de main de maître par Scott Hutchinson. Souffrant d’une timidité maladive durant son enfance, vécue à Selkirk, il avait reçu l’affectueux sobriquet de ‘Frigthened Rabbit’, de sa mère…

Depuis, pas mal d’eau a coulé sous les ponts… Ainsi, la presse spécialisée n’hésite pas à comparer le lyrisme de Frightened Rabbit à celui d’Arcade Fire, même si les sonorités bien écossaises de leur musique rappellent surtout Twilight Sad et We Were Promised Jetpacks. Pour la première fois, les autres membres du groupe ont pu participer à l’écriture des chansons. Une collaboration fructueuse, car l’elpee recèle quelques hits hymniques. Et notamment les très efficaces « The Woodpile » et « Holy ». Après la délicate intro accordée au piano sur « Acts of Man », en ouverture de l’elpee, les salves héroïques de guitares sont légion, cependant avec juste ce qu’il faut de grandiloquence pour épauler les lyrics tourmentés mais jamais misérabilistes de Scott Hutchinson. On épinglera encore la participation d’un illustre compatriote sur « State Hospital », en l’occurrence Aidan Moffat (Arab Strap).

 

vendredi, 26 avril 2013 13:05

Dresses

Avant de servir de patronyme à un étonnant ‘one man band’, établi à Portland (dans l’Oregon), le Loch Lomond est avant tout une marque de Whisky écossaise… Entamée en 2003, l’expérience solo de Ritchie Young est devenue progressivement collective. D’ailleurs, en 2009, le line up comptait 9 musicos. Et Peter Broderick y a même milité. Deux ans plus tard, « Little me Will Start a Storm » avait provoqué au sein de nos organismes, cet effet revigorant propre à une savoureuse et euphorisante lampée d’alcool ! Dans la lignée de Beirut, Dark Dark Dark ou The Lost in The Trees, Young y proposait un folk richement orchestré. A cause du concours d’une multitude d’instruments à cordes ou à vent et de chœurs féminins. Des arrangements destinés à accentuer l’aspect émotionnel des compos.

« Dresses » recèle des pistes qui figuraient sur l’Ep « White Dresses » et quelques nouveaux titres, particulièrement bien torchés. Et c’est une bonne nouvelle, car la magie opère à nouveau, même si l’opus ne recèle pas de perles immédiates comme « Blue Lead Fence » ou « Tic ». En fait, il faut plus de temps pour s’imprégner des chansons de cet elpee. Car, à l’instar de Devotchka, lorsqu’il a donné une suite à sa BO de « Little Miss Sunshine » (NDR : un carton, faut-il le rappeler), ce que Loch Lomond a perdu en instantanéité, il l’a gagné en profondeur. Impeccables, « Tiny Step » et « Virgin Mountains » en sont certainement les plus belles illustrations. Soutenu par son orchestre de poche, Ritchie Young déverse délicatement, son expression sonore, dans nos tympans, à l’aide de sa voix aussi fragile que superbe. 

Après 10 ans d’existence, ces esthètes américains continuent donc de nous surprendre. Ainsi, ils sont parvenus à revêtir les plages de « Dresses », de leurs plus élégants apparats…

 

vendredi, 26 avril 2013 12:26

The Best of the Black President 2

Bien avant Barack Obama, Fela Kuti s’est vu collé une étiquette de ‘Black President’. En compagnie de son drummer, Tony Allen, il a créé un courant musical qui a influencé et influence encore un nombre incalculable de musiciens : l’Afrobeat ; soit un mix de funk et de jazz dynamisé par des rythmes traditionnels africains… Riche, cette musique véhicule, en outre, un message sociopolitique, en dénonçant les injustices, critiquant l’impérialisme occidental ou épinglant le comportement indécent de certains gouvernements africains corrompus.

Comptant plus de 70 (!) albums à son actif, le maître ne se repose jamais. Aussi, il faut féliciter le label Kitting Factory de remettre un peu d’ordre dans nos idées, en publiant des compilations consacrées à cet artiste. Elles sont intitulées, bien évidemment, « The Black President », et le second volume vient de paraître. Il recèle 12 morceaux qui ne descendent jamais sous des 10 minutes. Y figurent le classique « Everything Scatter » (1975) ainsi qu’une longue version de « Sorrow Tears and Blood » inspirée des émeutes de Soweto, en Afrique du Sud. L’intro du booklet a été rédigée par la star du hip-hop US Akon et une analyse exhaustive des plages a été réalisée par le critique musical Chris May, grand fan du maître.

Cette figure mythique de la musique africaine avait été constamment harcelée par le régime militaire de son pays, au cours des années 70 et 80 ; et on comprend mieux pourquoi la dictature militaire n’avait pas trop apprécié ses textes, dont sont extraits quelques brûlots subversifs. Un double opus d’une durée totale de 150 minutes. On en a donc pour son argent !

 

vendredi, 19 avril 2013 16:47

II

Il y a deux ans, cette petite révélation indie pondait deux singles imparables et foutraques : « Ffunny Ffriends » et « How Can U Luv Me ». Le mystérieux one man band d’Unknown Mortal Orchestra est prêt à rééditer ses exploits, en gravant un elpee sobrement intitulé « II ». Enfin, plus tout à fait ‘one man band’, puisque le line up est aujourd’hui constitué d’un trio.

A la tête on retrouve Ruban Nielson. Il est soutenu par Jake Portrait et Riley Geare. La formation nous propose, tout au long de ce nouveau long playing, une collection de titres rock-psyché-lo-fi. On a toujours l’impression que les compos sont faites de bric et de broc. Mais elles sont soulignées par la voix fragile et bouleversante de Ruban. 

Les morceaux font constamment mouche, comme s’ils étaient transcendés par l’évidente économie de moyens… Délicates, caressées par les interventions singulièrement ‘fuzzy’ de Nielson, les pépites de ce long playing se succèdent. Elles sont cependant partagées entre singles subtils, à l’instar de « From the Sun » ou « Swim and Sleep (Like a Shark ») et de longs développement psychédéliques (« Monki »). Mais le sommet de l’album est atteint par « So Good at Being in Trouble », plage qui reflète parfaitement les sentiments traversés par l’âme tourmentée de Nielson…

Passé en division supérieure, depuis son transfert de Fat Possum à Jajaguwar, Unknown Mortal Orchestra ne devrait plus très longtemps végéter dans la zone crépusculaire de l’underground. A découvrir le 11 mai dans le cadre des Nuits Botanique, à Bruxelles.

 

vendredi, 19 avril 2013 16:38

Au-delà des Pistes (Ep)

Depuis 2004, le Clermontois Sly de Bruix traîne ses guêtres le long des routes… Ce chanteur à la petite notoriété locale avait même décidé à l’époque d’entamer une tournée seulement accompagné d’une guitare acoustique et… d’une ânesse –la dénommée Lilith– en parcourant plus de 1 200km ! L’homme reconnaît pour influences le blues, Syd Barrett, les 22 Pisterpikko et la littérature française, même si sa musique rappelle davantage un mix entre Prohom et Noir Désir. En 2008, l’ami Sly, en manque de compagnie, décide de quitter sa solitude de troubadour acoustique pour élargir son horizon musical et engage deux musiciens : Fred le guitariste et Damien le batteur. Le combo publie un premier album intitulé « Récidivisme ». Plus récemment, le line up s’est encore enrichi d’un quatrième larron, le bassiste François.

« Au-delà des Pistes » constitue son nouvel Ep, un disque au cours duquel Sly joue avec les mots de la langue française. 4 titres aux textes profonds et mélancoliques (parfois un peu trop abscons) entre rock classique (« Ramsès » au refrain efficace), comptine acoustique (le ténébreux « La Fin des Ecchymoses ») et attaques plus frontales (l’incisif « Limité à 50 »). Cet elpee ne manque finalement de charme, ce qui devrait permettre à Sly de Bruix et ses acolytes de dépasser les frontières auvergnates, et pourquoi pas au-delà…

 

vendredi, 19 avril 2013 16:19

New Moon

Après avoir goûté aux douceurs sucrées du concert de La Femme, au Grand Mix à Tourcoing mercredi dernier, votre serviteur est confronté aux saillies hormonales des mâles de The Men…

Formé à New-York en 2008, le band pratiquait, à ses débuts, un punk-noise aux tendances hardcore. Depuis, il a bien tempéré ses ardeurs et même rencontré un succès relatif, lors de la sortie d’« Open Your Heart », l’an dernier. Si les accents noise n’ont pas été gommés, les Etasuniens préfèrent insuffler un max d’énergie dans leur expression sonore. Mais susceptible d’émarger au folk. A cause des interventions d’harmonica et de sèche. Un peu comme si le combo cherchait le chaînon manquant entre Neil Young (« Open the Door ») et Fugazi (« Without a Face »). Les guitares sont bavardes et rappellent parfois l’excellent Dinosaur Jr (« Freaky »).

L’opus démarre en douceur, mais s’achève par une plage remarquable intitulée « SuperMoon ». Le mélomane est alors emporté comme dans un maelstrom irrésistible, pendant plus de 8 minutes.

Les aficionados originels reprocheront sans doute à The Men d’avoir perdu son esprit frondeur. Les autres devraient apprécier leur capacité à élargir leur champ de vision, sans pour autant se compromettre…

 

mercredi, 10 avril 2013 03:00

Too much !

Très étonnant que la salle du Grand Mix ne soit qu’à moitié remplie pour accueillir la nouvelle sensation de la scène électro-pop française. En l’occurrence, La Femme. Enfin, la raison procède peut-être du rôle qui lui est dévolu ce mercredi soir : le supporting act. En vedette, pour ce spectacle, se produira le collectif extravagant Bonaparte, réputé pour ses prestations scéniques. Malgré ce peut d’engouement, l’auditoire va passer une excellente soirée, en compagnie de ces deux formations…

Dès 20h30, La Femme débarque sur les planches. Emmené par Sacha Got et Marlon Magnée, le combo est entouré d’une belle panoplie de claviers. Un matos qui lui permet de nous balancer de jolies vignettes pop, particulièrement marquées par les eighties. Tout en affichant une attitude décalée et résolument kitsch, le band issu de Biarritz parvient à mêler des influences a priori contre nature. Un peu comme si on avait organisé une rencontre hypothétique entre Taxi Girl, The Drums et… Sttellla ! Quoique superficiels et très accessibles, les hits –dont le fameux et radiophonique « Sur la Planche »– sont chics et frais mais ne devraient pas passer l’été. La Femme est légèrement surfaite. Et le buzz qui va avec aussi. Mais le concert s’est toutefois avéré plaisant…

Vers 22h, les doux allumés de Bonaparte déboulent à leur tour sur l’estrade. Ils portent, comme d’hab, des déguisements aussi loufoques que trash. Basé à Berlin, ce collectif réunit des musicos issus des quatre coins de la planète (Suisse, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, etc.) Drivé par Tobias Jundt, une véritable pile électrique, qui a teint ses cheveux en rose, le band ne permettra jamais au public de reprendre son souffle. Alignant les saillies punks (« Anti Anti »), s’autorisant d’incroyables chorégraphies (NDR : enfin ses divas) qui ne reculent devant rien –même pas une séance de gym collective– dans le but ultime d’exciter un auditoire qui ne demande que ça… Ajoutez-y des danseuses couvertes de sang, une femme chef d’orchestre à tête de cheval, un ‘cannonman’ mélomane mais adepte du pogo, des combinaisons en latex ainsi qu’une femme-ordinateur… Pas toujours facile, d’ailleurs de se concentrer sur la musique, vu le spectacle. La setlist pioche principalement dans le répertoire du premier album, « Too Much ». Le titre-phare va d’ailleurs clôturer le set ; enfin, pas tout à fait, puisqu’on aura encore droit à un rappel particulièrement déjanté. Et le mot est faible ! En 1h30, Bonaparte a démontré qu’il était un des meilleurs groupes ‘live’ au monde. Suivant l’adage, les absents ont eu tort…

(Organisation : A gauche de La Lune + Le Grand Mix)

 

 

vendredi, 12 avril 2013 12:06

Tuung aux Turbines…

Après avoir mené une aventure en parallèle sous le patronyme de Cheek Mountain Chief, Mike Lindsay a repris sa place au sein de Tunng, dont le nouvel opus paraîtra ce 17 juin. Son titre ? « Turbines ». Le groupe se produira, en outre, ce 6 octobre au Botanique.

 

jeudi, 11 avril 2013 20:43

The Godforsaken Voyage

Phil Odgers est un vétéran insulaire. Faut dire que c’est le leader de The Men They Couldn’t Hang, une formation de folk punk, née en 1984. Il nous invite à participer à un périple, « The Godforsaken Voyage ». Et manifestement, en écoutant sa nouvelle œuvre solo, on a l’impression de voyager. Hors du temps. Comme si on était transporté à l’intérieur d’un pub anglais, où un artiste s’époumone, de sa voix profonde, en s’accompagnant à la guitare et à l’harmonica.

Il y a plus de 30 ans que Phil ‘Swill’ Odgers mène sa barque. Donc, il sait parfaitement ce qu’il fait. Pas d’esbroufe ou de pause ‘trendy’, mais des chansons intemporelles. L’ambiance est celtique (« Coming Home ») ou est propice aux refrains à reprendre à l’unisson, à l’instar du plus enjoué « The Wrong Side ». Des reprises ? La cover du « Sunday Morning Coming Down » de Kris Kristofferson et du « Bottom of the World » de Tom Waits. Mais pas de réelle surprise. Même si l’accordéon, le banjo et une seconde voix féminine, sont parfois éclaboussés d’interventions de mellotron. Des invités ? Ils sont légion. On épinglera quand même la présence de Nick Reynolds (Alabama 3), Johnny Bridgewood (Morrissey), Slim (Urban Voodoo Machine), Tom Spencer et Jon Odgers (The Men They Couldn’t Hang).

Si vous êtes aficionado du style, cet opus devrait vous ravir. Dans le cas contraire, vous risquez de vous décrocher la mâchoire, à force de bâiller. Pourtant les lyrics sont soignés, quoique prévisibles. Et pour que votre info soit complète, sachez que « The Godforsaken Voyage » a bénéficié de la production de Mick Glossop (The Waterboys, Zappa, Van Morrison).