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Denver ou DNVR ?

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Epica - 18/01/2026
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Didier Deroissart

Didier Deroissart

samedi, 26 mars 2022 17:40

Lalma hurle avec les loups…

Le chanteur/guitariste d’Arsenal, John Roan, a décidé de monter, en parallèle, un projet alternatif, qu’il a baptisé Lalma.

Cette histoire très personnelle ne pouvait être racontée qu'à travers une entité ou une identité entièrement différente. Lalma se présente comme l'incarnation parfaite pour cela, sans aucune connaissance significative du genre, il commence à creuser dans le monde souterrain sombre du black metal et arrive bientôt à la conclusion que ce sera son moteur.

Est-il entraîné par la vitesse à laquelle la musique est propulsée ? Est-ce l'aspect psychédélique de la musique qui le déclenche ? Lui-même n'a pas de réponse toute faite, mais son instinct lui dit que c'est la langue qu'il faut parler….

Le premier single, « The Realm », extrait de l’album est sorti en avril 2021. Un single lié à « The Rhythm Of The Band », le documentaire d’Hendrik Willemyns d'Arsenal, dans lequel il explore la fin possible de la musique, ainsi que la fin possible de son groupe. Un an plus tard, John Roan sort un album qu'il intitule « ănˈtʌmbrə », ce dernier célèbre en douceur le lent retour de la lumière après une longue période dans l'ombre. L’album sera découpé en 10 pistes.

Il donne un aperçu de la relation avec sa mère et raconte les choses qui l'ont profondément marqué et qui l'ont laissé avec un sentiment froid et mal à l'aise. « ănˈtʌmbrə » ne s'est pas avéré être le disque noir qu'il pensait être. La tristesse et l'obscurité sont là, c'est sûr, mais comme le titre l'indique, le sentiment d'espoir et d'avenir est bien là, du moins c'est ce qu'il en pense.

« Echo The Wolf » est le deuxième morceau tiré de « ănˈtʌmbrə », qui sort début mai 2022. La chanson raconte l'histoire d'un loup ‘à mi-chemin de sa route’, voyant sa progéniture et sa vie à ce point et essayant de trouver la source de l'éloignement de sa meute, mais pas trop dur, car il a le sentiment qu'il s'en est bien passé pour réaliser ce qu'il voulait vraiment et sans renier ses propres valeurs. Il est très méfiant envers l'avenir, ses louveteaux auront-ils le luxe de grandir et de se développer à leur propre rythme et selon leurs propres conditions ? Seront-ils assez courageux pour, le cas échéant, reprendre le combat contre les valeurs établies ? Pourra-t-il un jour hurler l'esprit serein ?

Le clip consacré à « The Realm » est disponible ici et « Echo The Wolf »,

« ănˈtʌmbrə », le premier elpee de Lalma, sortira ce 6 mai 2022.

En concert, le 16/06/2022 : Graspop Metal Meeting, Dessel

https://lalma-official.tumblr.com/

https://www.facebook.com/lalmamusic

https://www.instagram.com/lalma_music/

 

vendredi, 18 mars 2022 18:13

Descente de Vikings au Zik-Zak !

Deux groupes intéressants, ce soir, au Zik-Zak, en suppporting act, Giac Taylor, le nouveau projet de Giacomo Panarisi (Romano Nervoso), et en tête d’affiche Liar Thief Bandit, un power trio suédois. A son actif, trois elpees : « Gun Shovel Alibi » (2016), « Straight Ahead » (2018) et « Deadlights » (2021). Le combo a publié un nouveau single, « The Art of Losing Battles », ce 4 mars 2022, un titre qui figurera sur son mini album, « Diamonds », dont la sortie est prévue pour cette année. Et pourtant, on ne dénombre qu’une cinquantaine de personnes (des habitués, en général) pour assister aux deux concerts. Mais p*****, il est incompréhensible qu’un si maigre public se déplace pour une telle affiche. La pandémie aurait-elle anesthésié les rockeurs ?

Place donc d’abord à Giac Taylor, le nouveau projet du leader de Romano Nervoso, Giacomo Panarisi. Et c’est Moorad, ex-ingé son du Botanique, qui est derrière les manettes. Giac est un amoureux d’un glam rock, issu d’une relation illégitime entre Mick Jagger et Marc Bolan, consommée lors d’une soirée bien arrosée, dans la Région du Centre.

Avant de grimper sur l’estrade, les haut-parleurs crachent la B.O. du film ‘Le bon, la brute et le truand’, signée, on vous le rappelle, Ennio Morricone. Une manière de confirmer que le western spaghetti est une référence de choix dans la musique de Panarisi.

Giac s’est planté derrière ses drums, dont la grosse caisse porte l’inscription ‘First Of All Fuck You’ (Trad. : ‘Tout d'abord, va te faire foutre’), qui serait le titre du premier futur LP. Le Louviérois se charge également des parties vocales. Ce qui n’est pas surprenant, puisque chez Romano Nervoso, il est le chanteur…

Il est accompagné du bassiste Diego Di Vito (NDR : un gaucher !), du guitariste Mick Torres et d’Angelo Guttadauria aux six cordes et aux synthés.

La set list va privilégier les nouvelles compos sculptées dans un rock bien carré, fruit d’un cocktail entre punk, metal et garage. Pas de temps mort ni de bavardages inutiles entre les morceaux. Pas de reprise ni de plages extraites du répertoire de Romano Nervoso.  

Outre les claviers, dont il tapisse généreusement la solution sonore, et la gratte, Mick se consacre également au chant et notamment aux backing vocals.

Brûlot incandescent, « Belgium Is Burning » libère une énergie folle à la manière de John Spencer voire de l’Experimental Tropic Blues Band. Une rythmique hypnotique trame le huileux « This World We Live In », un peu comme chez les Ramones. « I Want YouTo Die » s’ébroue lentement, mais finit par déraper dans l’esprit des New York Dolls, le sixcordiste s’autorisant une intervention à la Slash. Heureusement pas de trace de ‘38 specials’ comme dans la vidéo.

La musique de Giac Taylor se révèle bien plus sauvage que celle de Romano Nervoso. Le loup est peut-être dans la bergerie et semble annoncer une nouvelle orientation pour Giacomo…

Setlist : « Armachair Warrior », « Mister Hollywood », « Belgium Is Burning », « I Want You To Die », « The Witch », « The Circus », « Jesus Loves You », Catatonic States », « Soldier And Outlaw », « Kyuss », This World We Live In », « Little Man »

Place ensuite à Liar Thief Bandit. Des Vikings (dont le guitariste porte une casquette de basketteur et pas un couvre-chef à cornes) qui sont parvenus à fusionner le metal mélodique des 70’s et le garage/punk/rock brut de la fin des 90’s. Et ce soir, ils prennent d’assaut, le Zik-Zak à Ittre…

Le set s’ouvre par le titre éponyme du dernier album (« Deathlights »). Une compo qui oscille ente hard rock mélodique et punk redoutable. Les riffs de guitare flairent la graisse de moteur et la sueur. Les morceaux sont courts, mais véhiculent des thèmes moralisateurs. Jacobson est partout, debout à genoux ou encore brandissant sa guitare au-dessus de la tête. Irrésistible, « Catch And Release » pourrait incarner le chaînon manquant entre les Rolling Stones et AC/DC. Bien rythmé, « Limitations » est dynamisé par la ligne de basse agressive et caoutchouteuse. Pas de trace de « Cept the Truth », cependant !

Punk mélodique, « Good Enough » nous replonge dans les eighties, frôlant même l’univers d’un Offsping qui aurait pris l’air du côté de la Mer Baltique…

« Right From Wrong » vous prend littéralement à la gorge et ne vous lâche qu’à la fin du morceau. Hormis « On my way », plage issue du second LP, « Straight Ahead », et 3 pistes extraites du futur mini album (« Diamonds »), dont le single (« The Art Of Losing Battles »), tous les autres morceaux sont issus de « Deadlight », le dernier long playing.   

Le set s’achève par le rock’n’roll musclé et débridé « Feather », un titre sublimé par le refrain et caractérisé par un chant a cappella, chargé de reverb’.  

Lors du rappel, Liar Thief Bandit va nous réserver 3 morceaux, clôturant ainsi un concert particulièrement énergique, dans l’esprit de The Hellacopters, Imperial State Electric, Grande Royale voire des Norvégiens de Turbonegro…

Setlist : « Deathlights », « Brand New Day », « Good Enough », « I’Ve Got A Lot Of Morning Comin’In », « Right From Wrong », « Catch And Release », « Limitations », « Peace With Disaster », « On My Way », « Silver Tongue », « Better Days », « The Art Of Losing Battles », « Feather » 

(Organisation : Zik-Zak, Rock Nation)

Il y a bien 30 ans que votre serviteur fréquente le Stock, une salle mythique de la Cité des Loups. Un endroit qui est également devenu l’antre du cover band, Rock en Stock. Ce soir, le Stock accueille Ykons, un concert organisé par Sandra Lerate, une fan du band. Le spectacle avait été reporté à 3 reprises, suite à la pandémie.

Issu du Pays de Herve, le quintet est drivé par le chanteur charismatique Renaud Godart. Le premier elpee d’Ykons, « Reflected », est paru en 2019, et un Ep 6 titres intitulé « Colors And Lines », en 2021. Et c’est dans le cadre de cette sortie que la tournée a été organisée.  

Début des hostilités à 21h00. Le sigle lumineux du groupe est représenté par 3 losanges qui s’entrecroisent et diffusent leurs lumières via un laser placé au centre, lequel propage ses faisceaux de différentes couleurs en triangles vers le public. Le visuel est placé en arrière-plan sur une toile tendue.

Renaud Godart, le chanteur charismatique, est soutenu par le claviériste Patrick Loffet, le guitariste David Modave, le drummer Bernard Delvenne et le bassiste Yann Vanchaze.

Devant Renaud et Yan, deux imposants toms basse ont été installés. Le set s’ouvre par l’explosif « Colors And Lines », au cours duquel les percus tribales et métronomiques s’imposent, un peu comme chez Imagine Dragons. Mais ce n’est pas Dan Reynolds qui frappe les peaux des toms bass, mais bien Renaud, casquette de basketteur vissée sur le crâne, et Yann. La ligne mélodique est parfaite. « Sequoia Trees Pt 1 » allie puissance et musicalité. Renaud est très interactif. Chaud, son falsetto est aussi bien capable de descendre dans les graves que de monter dans les aigus. La section rythmique s’impose tout au long du puissant « Have A Great Crash », un extrait du premier album « Reflected ». David en profite pour dispenser des sonorités de gratte carillonnantes, comme The Edge, au sein de U2. Brûlant, « At Sunrise » lorgne manifestement vers Muse. Tout au long du paisible « Light Up », les ivoires sont talonnés par les cymbales. Interprété sous une forme acoustique, « Time » incite au recueillement. C’est le nouveau single. Le message est clair, il faut rester jeune, garder la santé et mourir le plus tard possible. Pas de contestation possible à ce sujet. Chaque morceau est un hit en puissance. Renaud se met dans la peau de Tom Smith pour attaquer une reprise épatante du « Papillon ». La foule balance les bras de gauche à droite ou de droite à gauche, les lèvent en l’air, applaudissent, et reprennent même les refrains de plusieurs chansons en chœur.

En rappel, le band va nous envoyer au « Paradise » avant de clore le set par une adaptation acoustique de « Red light ». Vraiment un chouette concert !

Ykons se produira le 6 mai à L’Entrepôt d’Arlon ainsi que dans le cadre de différents festivals, dont les Francofolies de Spa (22 juillet) et le Ronquières Festival (7 août).

Setlist : « Colors And Lines », « Have A Great Crash », « Sequoia Trees Pt 1 », « At Sunrise », « Light Up » (nouveau single), « Time » (acoustique), « Belong To You », « Like A Feather », « Reflected », « Papillon » (cover Editors), « Darwing Fool », « Silent Word », « Red Light » (électro), « Sequoia (part 2) » (acoustique), « Time ».

Rappel : « Paradise », « Red Light » (acoustique)

(Co-organisation : Le Stock et Sandra Lerate)

dimanche, 20 mars 2022 17:45

Persona

« Persona » constitue le troisième opus de la Louvaniste, un disque qui fait suite à un éponyme, en 2011, et « Reason », en 2015.

Selah Sue aurait-elle réussi à enfin dompter ses démons intérieurs et notamment à vaincre sa dépression (NDR : elle est bipolaire). Une chose est sûre, ses maternités et cette période de confinement semblent l’avoir inspirée. Elle revendique justement cette victoire dans « Pills », un des deux singles qu’elle avait gravés avant de publier ce nouvel elpee.

Il est incontestable que sa voix toujours très caractéristique reste aussi envoûtante, chargée de feeling, de spleen et très susceptible de faire fondre les cœurs les plus coriaces. Les cuivres sont très présents et accentuent le côté soul de la voix de l’artiste.

Non seulement Damso a co-écrit « Wanted You To Know », un futur hit, mais il produit cet LP.

La voix aérienne de Sanne plane tout au long de « Twice A Day », une plage lumineuse, irrésistible, tramée sur les ivoires. Assurément le slow de l’été !

Sanne se frotte de plus en plus souvent aux musiques urbaines. A l’instar de « Hurray », l’autre single, magistralement interprété par le rappeur Canadien TOBi. Ou de « Karma », une forme de drum&bass sauvage, tribale, qui claque littéralement, tout en ne négligeant pas la structure r&b. 

Enfin, le long playing recèle quelques hits en puissance : « Fools », « Kingdom », « Wanted You to Know (feat. Damso) » (NDR : vivement recommandé !) ainsi que « Twice A Day » …

En concert le 27 avril 2022 à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

dimanche, 20 mars 2022 17:40

Island Family

« Island Family » constitue le cinquième elpee de Pictish Trail, le projet de Johnny Lynch. Cet Ecossais d’origine nous y propose une pop psychédélique teintée de folk, de rock et d’électronique. Cet opus succède à « Thumb World », paru l’an dernier. Il a été produit par Rob Jones, un collaborateur de longue date (The Voluntary Butler Scheme, The Gene Dudley Group).

Un disque étrange, imprévisible, démoniaque et pourtant profondément personnel au cours duquel Johnny semble puiser son inspiration, notamment, chez Fever Ray, The Flaming Lips, Liars, Mercury Rev ou encore Beck.

« Island Family » est un dessein à contre-courant de l'idylle, une recherche de l'euphorie dans le bucolique, liée à des idées et des sentiments parfois contradictoires sur la nature et l'environnement, la sincérité et l'artifice, l'évasion et l'appartenance. C'est un album qui montre qu'aucun homme n'est fait pour vivre sur une île, même s'il s'y efforce.

L’elpee s’ouvre par le morceau éponyme et ses bricolages psyché/électro trépidants à la Beck. Une chanson qui traite de la mort, des fantômes et des liens qui nous unissent.

« Natural Successor » trahit des accents rock bourrus sur lit de sons triturés, un purgatoire aux caprices de Mère Nature, conduit par un roulement de tambour éclaboussé de fuzz et par une ligne de basse presque libératrice et enjôleuse.

« In The Land of The Dead » se nourrit de musique électronique expérimentale des années 90 (glitch-core) et parle des excès des fêtes insulaires qui se transforment en effroi, comme lorsqu’un groupe mariachi (mexicain) accompagne les oraisons funèbres, venu célébrer la fête des morts. La mort plane d’ailleurs tout au long de ce long playing.

Un brin ‘Eelsien’, « The River It Runs Inside Of Me » illustre le sens réel du collage exercé par l’artiste. Le falsetto atmosphérique de Johnny flotte sur « It Came Back », une piste poursuivie d’une instrumentation électro hip hop tendue, voire inquiétante. Lourdes, les basses flirtent avec le rock industriel.

« Melody Something » exprime la pureté mélodique.

« Remote Control » termine tout en beauté cet album, à écouter juste avant le début du printemps…

Le concert d’Elsa Esnoult, au Cirque Royal, avait été reporté deux fois en autant d’années, à cause de la pandémie. Et à l’entrée de la salle, la file est impressionnante. Le concert est sold out. Il y a même un gosse de 3 ans qui accompagne ses parents. Faut dire que la native de Neuilly-sur-Seine est particulièrement active sur les réseaux sociaux. Certains fans sont présents depuis le matin sur le trottoir de la rue de l’Enseignement. Après son parcours inattendu dans ‘Danse avec les stars’ (elle y a terminé à la troisième place), la chanteuse et actrice, héroïne de la série ‘Les mystères de l’amour’ (plus de 2 millions de téléspectateurs), se produit pour la première fois en Belgique. Elle est venue défendre son dernier album, intitulé « 5 ». Les quatre précédents ont été consacrés disques d’or et ponctués de trois Victoire de La Musique.

Pas de supporting act. Elsa Esnoult grimpe sur l’estrade vêtue d’une robe noire à paillettes ceinturée d’une bande de tissu couleur d’ébène, ornée du sigle ‘E’ entouré d’une paire d’ailes. Elle est soutenue par un guitariste, un batteur, une jolie claviériste et deux choristes/danseurs, installés chacun sur une estrade, et dont le haut du corps est souvent limité à un marcel on ne peut plus classique.

Le set s’ouvre par « Moi j'écrirai ton nom », un extrait du nouvel opus. Les filles sont déjà surexcitées. Faut dire que le fan club avait distribué des affiches, invitant le public à se lever, dès qu’elle entrait sur scène.   

Elsa retourne dans les coulisses lors d’un bref interlude, mais revient en compagnie de son fidèle ami Anthony Colette afin de partager le micro pour « Les plus belles histoires d’amour ». Tout le monde se met à danser.

Les hits défilent « J’suis là-haut », « Amoureuse », « Fidélité ». Et l’inoubliable « Le crime de s’aimer ». Les spectateurs sont déjà debout, avant l’entracte. La première partie a duré 75 minutes.

Elsa nous parle bien-sûr d’amour, mais également de désespoir, des personnes transgenres, des déceptions de l’existence. Son discours est positif ; pour elle, l’amour résout tous les problèmes de la vie.

Retour sur le podium pour Elsa qui est maintenant vêtue d’une robe bleue, mais toujours à paillettes. Sébastien Roch (son pote dans la série ‘Les Mystères de L’Amour’, et ‘Cri-Cri d’amour’ dans ‘Hélène et les garçons’) la rejoint pour un duo consacré à deux chansons, dont « Ma Star à moi ». La chorégraphie est parfaite tout au long de « La belle histoire », une compo reprise en chœur autant par les ados que les papys et mammys. Moment plus sérieux, « Dans Le Bleu De Tes Yeux » aborde le sujet du divorce.

Deux heures de spectacle pour un prix d’entrée plus que raisonnable, au cours duquel Elsa, en toute simplicité et le plus naturellement du monde, a libéré une énergie incroyable et communicative, avec la complicité de son équipe. Votre serviteur a des goûts éclectiques et finalement, à l’instar du public multigénérationnel, a passé une excellente soirée…

(Organisation : Next Step)

lundi, 14 mars 2022 09:28

Machines De Guerre

Darcy est une formation rennaise qui implique le chanteur/guitariste Irvin Tollemer, le bassiste Clément Tollemer, le second sixcordiste Vincent Cosson et le drummer Marc Corlett. Une vraie machine de guerre qui pratique un punk rock frénétique. La formule peut paraître incongrue, vu la situation géopolitique actuelle, mais ce quatuor breton mène un combat sonore permanent et écrase tout sur son passage.

Ce second opus fait suite à « Tigre », paru en 2016,

Darcy, c’est le chant de la colère, celui la solidarité face à l’extrême droite, mais aussi un manifeste contre la résignation. A l’instar de « Solution », le premier single sorti en juillet 2021.

« La Force » sonne la révolte. Véritable brûlot, « Notre Hymne » bénéficie du concours du chanteur de Mehrzin, Pierre Le Bourdonnec, le skud ultime « L’Etincelle Au Brasier », de Niko, celui de Tagada Jones, et « Vient Chercher Pogo », de Kemar, le chanteur de No One Is Innocent. « Rediaboliser » aurait ainsi pu figurer au répertoire du band parisien. A cause des textes, qui fustige les fachos, les indécis, les politiciens, les banquiers et les flics. Pourtant, « Police Partout », rappelle qu’elle est là pour maintenir l’ordre établi et garantir la démocratie. Elle faire preuve de discrétion lors des manifs, même s’il y a des cowboys et parfois des fachos qui crachent sur les forces de police.

Titre semi-acoustique, « Eva » achève le long playing en douceur.

Darcy c’est une force de frappe mise au service de combats sociaux aussi vieux que ceux défendus par Trust ou Bérurier Noir. Et qu’est-ce qui a changé depuis ces années de révolte ? Pas grand-chose en vérité. Tout est dit.

En espérant pouvoir les découvrir bientôt el ‘live’ !

lundi, 14 mars 2022 09:19

DSM III

Dirty Sound Magnet est un trio suisse, issu de Fribourg très exactement. Le line up réunit le chanteur/guitariste Stavros Dzodzos, le bassiste Marco Mottolini et le drummer Maxime Cosandey. Son sixième elpee, intitulé sobrement « DSM-III », paraît ce 18 mars 2022. Il a été enregistré, en prise ‘live’ à l’aide de micros et d’une table de mixage vintage, par Marco Mottolini, mixé par Stéphane Chapelle et masterisé par Paul Gold, du studio Salt Mastering, à New York. Vu les conditions de la mise en forme, le son est très naturel et organique.

La formation helvète pratique une forme de psyché-blues-rock parfois teinté de stoner et porté par une irrésistible rythmique funk. Certains médias n’ont pas hésité à comparer sa musique à celle des Suédois Graveyard ou des Américains Radio Moscow. Tame Impala a    ainsi que, King Gizzard and the Lizard Wizard figurent probablement et également, parmi ses références majeures. Pourtant, le groupe déclare puiser son inspiration dans les sixties et les seventies.

L’expérience sonique proposée est unique. Le band la qualifie, non sans une pointe d’humour, de ‘retour mystique vers le futur’. Les morceaux véhiculent, en outre, des textes sarcastiques, qui dépeignent les problèmes tumultueux que la société traverse aujourd’hui.

Morceau rock qui ouvre le long playing, « Body In My mind » balance sec, côté guitare et rythmique. Surannée, la voix semble venir d’une session des seventies.

Troisième single issu de cet LP, « Meet The Shaman » véhicule des accents dark-indie-psych, une piste imprimée sur un rythme tribal implacable qui souligne les surprenantes harmonies orientales. Une atmosphère intense et enveloppante que le groupe a voulu recréer comme lors de ses concerts, lorsqu’il entre en totale communion avec le public.

La guitare lancinante conduit les cymbales vers un univers feutré tout au long de « Mr Robert », la plage la plus paisible de l’elpee.  

« Pandora’s Dream » lorgne manifestement vers les Red Hot. A cause de cette basse très présente qui claque sec, et puis de ces longs solos de guitare. Caractérisé par son groove irrésistible, le titre maitre est sans doute la plage la plus vintage et quelque part aussi spirituelle. Mais dans l’esprit des Doors, même si on y décèle l’une ou l’autre référence au Led Zeppelin pour la maîtrise technique et au Floyd, circa « The Nile song » pour la violence. 

Plus métallique, « Heavy Hours » nous entraîne au Sud des States, depuis la Louisiane (le bayou ?), jusqu’au Texas…  

« Sunday Drama » a fait l’objet d’un clip (à découvrir ) réalisé par Arturo Baston (Bass-Tone). La vidéo relate l’histoire de l’univers de sa création à sa destruction. Une magnifique ballade instrumentale aux délicats arpèges acoustiques et aux riffs cosmiques. La guitare est reine dans ce morceau qui procure un moment de rêverie absolue, hors du temps…

Dirty Sound Magnet se produira le 1er avril (NDR : et ce n’est pas un poisson !), au Zik-Zak, d’Ittre.

Annika Grill est née en Suède. Elle est artiste, compositrice (Olivia Ruiz), parolière et chanteuse. Elle a cofondé avec Edith Fambuena le studio Afternoon sessions. Ensemble, elles ont travaillé avec des artistes comme Jane Birkin, Polar et Kaolin.

En compagnie de son groupe, The Forest, elle a sorti, il y a quelques mois, son troisième album, « Même La Nuit ». La formation a déjà publié trois clips, extraits de cet opus. Après « Pretence », « You and Me » et « Thinking Crazy », elle nous propose aujourd’hui le titre phare du disque. Dans le clip de « Même La Nuit », Annika apparaît sous la forme d'un personnage au visage tout blanc qui découvre une pièce vide avec une boule à facettes. Elle commence à danser toute seule jusqu'à ce qu'elle rencontre un autre personnage blanc lui aussi qui lui ressemble étrangement. Elle se demande : l'amour est-il simplement une projection de soi, ou la personne idéale vient-elle de se révéler juste devant elle... ?

On retrouve sur ce disque les musiciennes qui accompagnent la carrière d'Annika : Edith Fambuena (guitares, claviers) et Zoé Hochberg (programmations, batterie) qui sont elles aussi allées enregistrer dans le pays natal d’Annika pour ce titre aux couleurs franco-suédoises. « You And Me » est une superbe ballade amoureuse.

« Même La Nuit » est un titre poétique qui évoque aussi bien la littérature française moderne du XXe siècle que la musique d'Alain Bashung. Un titre qui laisse déjà entrevoir la lumière dans les ténèbres – ce vers quoi nous emmène ce troisième album d’Annika Grill, qui a trouvé une nouvelle potion magique et pop.

Ainsi, ces nouvelles chansons éclairent une forêt parfois envahie par la brume, parfois secouée par les orages, mais qui persiste à se dresser dans sa végétation luxuriante. Riche, la pop d’Annika and the Forest l’est de plus en plus, en mesurant cependant chaque note, chaque arrangement, sans oublier d’être accessible.

C’est sur ce troisième album qu’Annika Grill signe un manifeste de pop catchy, à la fois exigeante et accessible, comme pouvaient l’être les tubes des Cardigans dans les années 90.

La vidéo de « Même La Nuit », est à découvrir

https://www.facebook.com/AnnikaAndTheForest/

https://www.instagram.com/annikaandtheforest/

https://twitter.com/annikagrill

vendredi, 11 mars 2022 10:48

Le Hollywood Bazar perse…

« Mon Iran » est une chanson calquée sur le fameux 'choc des cultures' quand la rencontre entre les gens bouleverse les aprioris. Un thème qui résonne malheureusement avec l'actualité.

Bayan Mohammadi, chanteuse traditionnelle Iranienne et Azzah Sawah, danseuse syrienne, participent respectivement à la compo et au clip. La chanson a aussi été traduite en perse (adaptation par Panthéa Kian) et a reçu l'écoute et le soutien du centre franco-iranien.

Les morceaux au ton urbain d’Hollywood Bazar permettent de prendre le temps de la réflexion sur des sujets de société. A la rencontre de la chanson, du rap et de la pop, les textes incisifs de Vincent viennent épouser les brillants arrangements aux machines de Grégory sur le tempo métronomique et sans concession de Pierrick. Les 3 garçons, au fil des chansons, dessinent un scénario qui se ficelle pour rendre audible les paradoxes que la société impose. La séance commence : ‘Grattons nos cocons, grattons les paillettes, découvrons le Bazar qui fait ce que nous sommes…’

La vidéo de « Mon Iran », est disponible ici

https://www.facebook.com/HollywoodBazarMusic

https://www.instagram.com/hollywoodbazarmusic/

https://hollywoodbazar.bandcamp.com/

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