L’appel à débrancher des Burning Heads

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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Didier Deroissart

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Dirty Work Of Soul Brothers est un trio nancéen de Rock dit ‘Psychélectrique’, c’est-à-dire dont les sonorités rock pop, garage et électro, s’inspirent des 70’s et des 80’s. Et pour y parvenir, il a recours à de vieux claviers, orgues et synthés analogiques de cette époque, ainsi qu’une batterie. Aucun ordinateur, aucun sample, tout est joué en live. Donc, vintage et artisanal.

Le garage/rock est, en général, alimenté par des grattes brutes, sales et huileuses. DWOSB s’en nourrit, mais en détournant le son originel à l’aide des claviers. Les synthés et la rythmique apportent le côté dansant, et l’électro, la puissance.

Lors des sessions, le band a reçu le concours d’un trio de cuivres (trombone, cor et trompette) pour deux titres. Les lyrics parlent essentiellement des femmes. De celles que l’on croise dans la rue, dans notre imagination. Celles que l’on a connues, celles des autres et celles des nuits infernales et des sentiments perdus, s’envolant comme un nuage de fumée sous lequel ne repose qu’un tas de cendres. (Girls’ Ashes). Quant au visuel il a été réalisé par Thibaut Gervaise (Platane 777). Extrait de cet opus, « Bad Girl », a été copié sur 150 K7, en édition limitée, et fait l’objet d’un clip (voir ici). Le combo devrait se produire prochainement près de chez vous.

 

 

« 3 jours debout », c’est le titre du nouvel opus de Debout sur le Zinc. Il a été enregistré au Café de la Danse de Paris, en février 2017. Il paraîtra ce 29 septembre 2017.

En février 2017, Debout sur le Zinc investissait le Café de la Danse pour trois soirées thématiques : acoustique, électrique et éclectique. Accueillant chaque fois de nouveaux invités comme Fredo Burguière (Les Ogres), les Fatals Picards, Romain Humeau (Eiffel), Mamani Keïta, Grégory Jolivet, Quatuor (Patrice Mourgue, Arnaud Pierre, Aurélien Guyot, Florimond Dal Zotto), Sages comme des sauvages, Tosha Vukmirovic et Erzoj Kasimov (Slonovski Bal).

Le 29 septembre, un livre cd intitulé « 3 Jours Debout » sortira également en édition limitée. Il inclura un reportage photo de 40 pages pour immortaliser ces trois soirs inoubliables.

Debout sur le Zinc tient le haut du pavé de la scène française depuis plus de 20 ans.

Pour découvrir le premier single, « L’Arbre », issu de cet elpee, c’est ici

http://www.dslz.org/

https://www.facebook.com/DeboutSurLeZinc.Officiel/

 

samedi, 23 septembre 2017 03:00

Le Dorja Band vu de loin…

Girl band atypique, Dorja est responsable d’un hard rock mélodique. Le line up réunit la drummeuse Anna Mylée (NDR : issue de Silly, elle est de nationalité belge), la vocaliste Aiym Almas (NDR : établie à Los Angeles, elle est originaire du Kazakhstan) ainsi que trois Britanniques ; en l’occurrence la bassiste Becky Baldwin et les deux guitaristes, Rosie Botterill et Sarah Michelle. Cette dernière, irlandaise, vient de rejoindre le band après le départ de Holly Henderson, en mai 2017. Dorja a enregistré ce nouveau single avec Oliver Lee au Rake Studios de Londres. Si vous appréciez la puissance vocale de Lzzy Hale d’Halestorm, celle d’Aiym Almas évolue dans un registre semblable. Dorja Band est d’ailleurs au tournant d’une carrière très prometteuse.

Pour regarder l’impressionnant solo de batterie accordé par Anna, en live, sur « Far Gone », c’est ici et pour la vidéo de ce single, c’est là

http://www.dorjaband.com/

https://www.facebook.com/DorjaBand/

 

dimanche, 24 septembre 2017 13:24

La Chiva Gantiva décolle !

Figure de proue d’une nouvelle scène colombienne créative en Europe, La Chiva Gantiva part en tournée pour défendre son troisième album « Despegue » (Trad : décoller). La formation belgo-colombienne semble avoir acquis une maturité nouvelle en tournant continuellement à travers le monde et en collaborant avec des artistes tels que Martin Perna (Antibalas) ou Speech Thomas (Arrested Development), qui ont également participé l’enregistrement du prochain single, « Cuero ». La Chiva s'est taillé une solide réputation grâce à ses clips et surtout ses prestations en live endiablées.

Mis en forme par Vincent Poujol et Ivan Benavides (producteur colombien de Toto La Momposina, de Sidestepper et de Carlos Vives), « Despegue » a été  enregistré dans le studio du groupe à Bruxelles. Et il est dans les bacs des disquaires depuis ce 15 septembre.

Paru le 21 avril 2017, le premier single issu de cet LP, « El Ritmo Lo Llevo Yo », fait l’objet d’un clip. Et il est disponible ici 

La Chiva Gantiva se produira en concert ce 2 novembre à La Rotonde du Botanique

https://lachivagantiva.com/

 

 

samedi, 23 septembre 2017 18:35

The Engine Cries

Réunissant le chanteur Eric Pariche, le bassiste Stéphane Lescarbotte, le drummer Martin Mabire ainsi que les guitaristes Daniel Sminiac et Phil Vermont, cette formation rouennaise est née en 2010. Ses sources d’inspiration majeures ? Dream Theater, Guns N’ Roses, Pain Of Salvation, Megadeth, Led Zeppelin, Rammstein, Devin Townsend et Rage Against The Machine. Notamment.

Intitulé « Some Strange Heavy Sound », son premier elpee est paru en 2011, et avait reçu un accueil favorable auprès de la critique. Tout en mêlant judicieusement metal progressif et world music, cet opus se singularisait par ses riffs heavy, ses percussions latino-américaines, son rap et ses arpèges orientaux.

Tout au long de « The Engine Cries », son second opus, le quintet a exploré de nouvelles perspectives, intégrant ainsi éléments ethniques, jazz, percussions en tous genres dans son expression sonore. Ce qui n’empêche pas la musique d’alterner heavy metal et hard rock, tout en s’autorisant des passages surprenants voire expérimentaux. Bien sûr, en prenant soin du sens mélodique et en tenant à l’œil la pertinence des mesures asymétriques…

Le vidéo de « The Engine Cries », le titre maître du long playing, est disponible ici  

 

samedi, 23 septembre 2017 18:30

La Vraie Vie

En général, le deuxième elpee d’un artiste ou d’un groupe constitue toujours un exercice de style périlleux. Analyse.

L’opus s’ouvre par le titre maître. Le duo en profite pour régler le compte d’Oralsan. Les paroles traitent de la vie quotidienne en mêlant provoc et humour…

Un sujet qu’on retrouve sur « Alors Alors ». Déchirée entre rêves, réalité, amours et études, l’existence est devenue difficile. On perd des potes, mais il faut avancer…

La musique est devenue un remède, pour « Personne » ou le simple mortel ; et un concert constitue un moment suspendu dans le temps, au cours duquel on oublie ses tracas…

« Salope » aborde les sujets de la prostitution et de la traite des êtres humains.

Quelques featurings. Joey Starr, d’abord. Pour le classieux « Trop tard », une piste dont les textes oscillent entre coup de foudre et relation toxique. Busta Rhuymes, ensuite. Pour « Ca Va Trop Vite », un morceau qui remue les tripes. Et enfin, leur paternel. Sur « Papa ». Une plage chargée d’humour et d’émotion qu’il interprète en espagnol. ‘Il m’a transmis son charme et sa poésie mais j’ai aussi hérité de sa calvitie’ (Oli).

« Répondez-Moi ». Ou quand on ne répond pas aux amis et aux parents. Les frangins s’en excusent et les remercient à travers une séance de psychologie inversée.

Oli c’est le cadet. Mais aussi le philosophe. Et il raconte son authentique histoire tout au long d’« Olivio »…

« La Vie Normale » : parce que la fratrie n’a pas chopé le melon. Ils sont demeurés simples et ne se sont pas laissé embobinés par ‘Babylon’.

« Autre Part » se penche sur le thème du suicide qui touche les jeunes et la nécessité d’écouter ceux qui sont sur le chemin de l’irréparable...

Coécrit par Stromae, « C’est Dommage » affronte le thème des violences conjugales...

Ce « Sac A Dos » rappelle la belle époque de leur jeunesse.

 On peut toujours rêver. « Dans mon lit ». Surtout quand on est seul, le soir. En regrettant le temps passé. Celui vécu à ‘Toulouse’, leur vile natale ? Pourquoi fallait-il grandir ? Une des 3 plages les plus longues de cet opus.

Caractérisé par ses métaphores raffinées, « Je Suis » s’écoule sur un flow constant et précis…

« La Vraie Vie » confirme tous les espoirs qui étaient placés en eux. Et leurs thématiques sont dignes de leurs aînés et références incarnés par Eminem, Joey Starr et IAM…

 

« Three letters from Sarajevo », c’est le titre du nouvel elpee de Goran Bregovic. Il y raconte l'histoire de la capitale de la Bosnie-Herzégovine : son identité, ses multiples croyances, ses mélanges, ses paradoxes et sa complexité. Goran utilise le violon comme instrument métaphorique afin que coexistent les styles klezmer, classique et oriental, sur trois pièces instrumentales pour des solistes originaires des Balkans, du Maghreb et d'Israël.  

A l’aide de son Orchestre des Mariages et des Enterrements, il a concocté des titres étonnants et détonants chantés par Bebe, Riff Cohen, Rachid Taha, Asaf Avidan, Sifet ou Mehmed, interprétés en espagnol, hébreu, arabe, anglais ou serbo-croate. 

Un morceau de Goran Bregovic est toujours identifiable dès sa première écoute et semble s'adresser à toutes et à tous sans distinction de race, de sexe, d'âge ou de religion…

La vidéo, c’est par là 

Tracklist :

« Jalija »
« Christian Letter »
« Pero »
« Duj Duj »
« Baila Leila»
« Muslim Letter »
« SOS »
«Vino Tinto »
« Jewish Letter »
« Mazel Tov »
« Made In Bosnia »

http://goranbregovic.rs/

https://www.facebook.com/goranbregovic

 

Considéré comme l'un des fondateurs de la scène dub en France, Martin Nathan, aka Brain Damage, a créé, dès 1999, le premier live machine du genre en établissant des connections avec certains maîtres du style en Angleterre, dont Zion Train, Alpha & Omega et The Disciples.

Harrison Stafford, c’est le leader de Groundation, une formation californienne de reggae. Originaire de Sonoma, en Californie du Nord, elle est considérée comme une des meilleures en ‘live’.

Et depuis 20 longues années, les deux artistes ont développé leurs projets, sans jamais se rencontrer. C’est chose faite aujourd’hui, à travers l’album « Liberation Time », dont la sortie est prévue pour ce 20 octobre.  Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, les deux artistes, flanqués d’un solide backing group, se produiront ce 18 octobre à l’Atelier 210 de Bruxelles.

https://www.atelier210.be/agenda/brain-damage-meets-harrison-stafford-from-groundation/

Tracklist :

« Liberation Time »
« Everyone A Christ »
« Singing Soldiers »
« Rebel Music »
« Harrison Hello »
« Stand By Me»
« Baby »
« Raw Talking Rebels »
« Pick Up Yourself »

« Open Up »

vendredi, 15 septembre 2017 03:00

B.J. Scott au Stock…

Il y avait bien sept longues années que votre serviteur n’avait plus mis les pieds au Stock à Houdeng. A l’époque, le cover band Rock En Stock y sévissait chaque dernier vendredi du mois, dans une ambiance sympa. La salle a depuis été entièrement rénovée et elle accueille des concerts d’une capacité de 500 personnes. Elle est bien située et le son est excellent. Ce soir, c’est la fête à B.J. Scott. Pour son spectacle elle est soutenue par de nouveaux musiciens ainsi que deux choristes issus de ‘The Voice Belgique’.

Le supporting act est assuré par Romy Conzen, une chanteuse qui a du coffre ! Et de la personnalité. Elle monte sur les planches en solitaire, armée de sa seule gratte semi-acoustique. Originaire d’Eupen, elle est venue présenter de larges extraits de son second elpee, « V For Victory », sorti en avril 2017 sur le label  MVM Music. Un opus découpé en douze plages. Neuf sont interprétées dans la langue de Shakespeare et trois dans celle de Voltaire. Sexy, elle est parfaitement à l’aise derrière le micro. Son timbre est plutôt sableux et évoque Lzzy Hale, la vocaliste d’Halestorm. Et le public, qui s’est pourtant déplacé pour Beverly, va lui accorder de chaleureux applaudissements, à l’issue de sa prestation…

Surnommée ‘Mama Blues’, B.J. Scott est surtout devenue notoire pour son rôle de juré dans l’émission de télécrochet ‘The Voice’. Mais c’est avant tout une référence, dans l’univers de la soul, du gospel (NDR : à l’âge de 6 ans, elle intégrait la chorale, à l’église) et du blues, en Belgique. Pourtant, originaire de Bay Minette, en Alabama, elle n’a débarqué au sein du Royaume, qu’en 1981, où elle s’est installée. A l’âge de 17 ans, elle sillonnait déjà les States de long en large, depuis la Californie à la Louisiane… Pas étonnant qu’elle puise ses sources musicales dans le Delta du Mississippi...

Votre serviteur est tombé amoureux de sa voix rocailleuse depuis belle lurette. De cet accent qui transpire le bayou… Ce soir, elle est épaulée par un nouveau backing group. En l’occurrence le guitariste Roberto Cimino (NDR : ce Liégeois –qui milite également chez The Synd– doit compter parmi ses disques de chevet, ceux de Steve Vai, Joe Bonamassa et Jimmy Hendrix), le drummerl Vetcho, le bassiste Thierry Rombaux (NDR : il colle aux baskets de B.J. depuis quelques années),  le claviériste Raphael Debacker ainsi que les choristes dont seul Carmen Araujo Santamariaest issue de l’aventure ‘The Voice’. , Milla Brune  ne faisait pas partie de cette aventure. Il ne manque plus que Typh Barrow et les mousquetaires féminins sont réunis. La salle est blindée.

 

Le dernier opus de Scott, « Swamp cabaret », remonte quand même à 2014 ; et elle va nous en réserver quelques extraits. Mais bien sûr pas mal de reprises. Dont celle du « Used To Rule The World » de Bonnie Raitt, plus vraie que nature. Puis le « Mona Lisa  Klaxon » de Jacques Higelin, un titre très rock aux cordes chargées d’effets. Et également le « With A Little Help from my friends » des Beatles, mais abordé dans l’esprit de Joe Cocker, Beverly en profitant pour démontrer toute l’étendue de son registre vocal. Tout au long de « Light That Torch » (« Cut  & Run »), la gratte de Roberto fait des étincelles. B.J. nous réserve également quelques ballades. A l’instar du blues « If You Don’T Want Me » qui nous entraîne alors dans le bayou. Faut pas retirer ses chaussettes et faire trempette, car les alligators rôdent... Ou du limpide « No Kiss Goodbye », un morceau au cours duquel les interventions de Beverly. à la semi-acoustique, sont lumineuses. Quant à « Love Me Wild », il adopte un profil davantage roots.

C’est Carmen qui se consacre au micro pour « Something’S Got A Hold On Me », B.J. se limitant au rôle de choriste de luxe. Et Lili Gin, aka Laura Cartesiani (NDR : elle a remporté l’édition 2016 de ‘The Voice’), deux autres titres. Soit son second single, « About You », ainsi qu’une cover de Brandi Carlile, « The Story ». Elle y démontre qu’elle possède également un fameux potentiel vocal…

De son côté, Mila Brune se réserve une nouvelle compo, « Lamb And Lion » et une reprise du «To Know You Is To Love You » de BB King.

Vu son titre, « I Need A Man To Love » ne pouvait être hanté que par Janis Joplin. D’ailleurs lors du rappel elle va proposer une superbe version de « Tell mama » (B.J. avait consacré, une tournée complète à Pearl, il y a quelque temps). Mais également une reprise très personnelle de Nino Ferrer, « Le Sud », ainsi que le classique des Animals, « The House Of The Rising Sun ». Un regret ? L’absence du frémissant « Mobile Bay »… Cependant, pas de stress, Stay tuned, on te garde encore pas mal d’années my Beverly…

 

(Organisation : Le Stock + Rock Nation)

 

Quand on évoque Sparks, on ne peut s’empêcher de penser à « This town ain't big enough for both of us », un tube qui figurait sur l’album « Kimono my house », en 1974. Fondé par Ron et Russell Mael, à Los Angeles, en 1968, le groupe a progressivement évolué, se frottant ainsi aussi bien au glam rock, à la new wave ou au synthpop et s’inspirant même des productions disco. Et notamment celles de Girogio Moroder, qui a d’ailleurs produit le best seller « No. 1 In Heaven », en 1979. Le duo a influencé une multitude d’artistes et de formations, dont New Order, Depeche Mode, Faith No More, les Smiths, Siouxsie and The Banshees et encore Sonic Youth. Affichant près d’un demi-siècle d’existence, Sparks est venu défendre son nouvel opus, « Hippopotamus », le vingt-cinquième si on tient compte de « F.F.S » co-écrit en compagnie de Franz Ferdinand et paru en 2015.

Il n’y a pas grand monde dans la salle lorsque Mister Goonite, de son véritable nom Tyler Parkford, grimpe sur l’estrade. C’est le supporting act. Vêtu d’un costard suranné en pied de poule, l’artiste est seul sur le podium. Il a emporté un bouquet de fleurs, qu’il dépose sur une table basse. A côté d’une vieille platine, un sampler et une enseigne lumineuse sur laquelle est mentionnée ‘Goodnite’. L’artiste pose sa voix, un peu à la manière de Frank Sinatra, sur une bande sonore instrumentale jazzyfiante reproduite par le vinyle, craquements d’époque y compris. De quoi donner l’impression d’être transporté dans les années d’avant-guerre. Celles qui ont célébré Fred Astaire, Dean Martin et bien d’autres. Votre serviteur préfère quand même le répertoire d’un Michael Bublé. Ses compos sont plus explosives et contemporaines tout en conservant cette saveur vintage. Tyler Parkford remontera plus tard sur les planches, mais comme claviériste/choriste des Sparks… (Pour les photos, c’est ici)

Lorsque Sparks débarque sur le podium, la salle est sold out. Les frangins Mael, Ron (72 ans) et Russel (69 ans) sont accompagnés du drummer Steven Nistor (Daniel Lanois, Sparklehorse), du gratteur Evan Weiss (Junk) ainsi que des trois membres de Mini Mansions, le claviériste Tyler Parkford, le bassiste Zach Dawes et le second guitariste Michael Shuman. Ils sont tous vêtus d’un pull marin à rayures. A rayures comme le pull de Russel, qui a enfilé un pantacourt. Chaussé de grandes lunettes, cheveux gominés et moustache en brosse à dents, Ron, lui, porte une veste en tweed et un pantalon à pattes d’eph’. Il a noué une cravate assortie. Il va se planter derrière ses claviers à droite. Et va rester quasi-impassible tout le set. Russel affiche une attitude plus sympathique. Il salue le public en français, et sans le moindre accent.   

« What the Hell Is It This Time? » ouvre le show. C’est un extrait du nouvel elpee. Russel sautille sur les planches comme un lapin au milieu de l’herbe fraîche. Sa voix est haut perchée. Parfois, elle me fait penser à celle de Freddie Mercury. Surtout quand elle monte dans les aigus. A l’instar de « Good Morning » (« Exotic Creatures of the Deep », 1994). « When Do I Get to Sing ‘My Way’ » (« Gratuitous Sax & Senseless Violins ») adopte un profil funky. La température grimpe dans la fosse. « Missionary Position » n’est évidemment pas dénué de connotations à caractère sexuel. Tiens un ancien collègue ! C’est « Sherlock Holmes » (« Angst in My Pants », 1982) qui mène l’enquête. Tout au long de « Dick Around » (« Hello Young Lovers », 2006) les harmonies vocales se superposent en boucle. Des chœurs en cascade qui se muent presque en exercice de style a capella, même si en fin de parcours les grattes plongent dans l’univers du glam. Caractérisé par ses arrangements ‘beatlenesques’, « Scandinavian Design » (« Hippopotamus ») raconte l’histoire d’une dame qui a un faible pour les meubles Ikea. Nouveau single, « Edith Piaf (Said It Better Than Me) ») se souvient, bien évidemment, de la mythique chanteuse française. « Never Turn Your Back on Mother Earth » (« Propaganda »), c’est la compo qui a influencé Indochine et Depeche Mode : même que le band de Basildon l’a adaptée. M’enfin, rien de tel que la version originale. « I Wish You Were Fun » (« Hippopotamus ») relate l’histoire d’une femme fantastique qui n’a aucun sens de l’humour. « My Baby's Taking Me Home » est un morceau entêtant. Presque oppressant même. Et pour cause, Russel répète le titre à tue-tête. Ron se lève enfin. Il ôte sa veste, la plie en quatre et la couche sur le rebord du piano. Il approche du bord de l’estrade et entame une danse frénétique tout au long de « The Number One Song in Heaven » (« No. 1 in Heaven »). C’est un des meilleurs moments de la soirée ! Son numéro terminé, il retourne se placer derrière ses claviers. Un peu comme s’il allait rejoindre les personnages en cire qui peuplent le musée de Madame Tusseau. Enfin, dès les premières notes de « This town ain't big enough for both of us », la foule entre dans un véritable délire. Avant qu’« Hospitality On Parade » (« Indiscreet ») ne termine le show en douceur.

En rappel, « Johnny Delusional » adresse un petit clin d’œil à Franz Ferdinand. Et la prestation s’achève par « Amateur Hour », un autre extrait de « Kimono my house ». Ron remercie alors Bruxelles, là où les frères Mael ont enregistré deux elpees. Et dédie le concert à Marc Moulin… (Pour les photos, c’est là)

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

 

 

 

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