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Didier Deroissart

Didier Deroissart

dimanche, 06 août 2017 03:00

Lokerse Feesten 2017 : dimanche 6 août

Le troisième jour des Lokerse Feesten est consacré au ‘Metal Day’. Pour votre serviteur, c’est le meilleur de ce festival. Il est d’ailleurs décrété sold out depuis quelques temps. L’affiche est alléchante, puisqu’elle propose notamment l’improbable Marilyn Manson, le toujours fringant Alice Cooper, le talentueux Apocalyptica, le très pro Megadeth et les frères Cavalera, censés foutre le bordel sur la Groote Kaai…

Direction la seconde barrière ou l’emplacement de votre serviteur est marqué au fer rouge, depuis 12 ans. A 16 heures pétantes, le présentateur vous accueille d’un ‘Goed Morgen Lokeren’. Après une brève présentation, Fleddy Melculy, l’un des meilleurs metal bands du royaume, monte sur l’estrade. S’exprimant dans la langue de Vondel, il est considéré comme l’héritier illégitime de Lars Ulrich et Lita Ford. Actif depuis 2015, il est mené de main de maître par Jeroen Camerlynck, le frontman de De Fanfaar. Une grande toile colorée reproduisant le patronyme du combo est tendue, en arrière-scène. Le quintet déboule sur les planches. Il implique deux sixcordistes masqués.

Les riffs sont graisseux. La section rythmique est solide. Jeroen est coiffé d’une casquette singulière et chaussé de ‘bril’ noires énormes. « Fuck You Fleedy » constitue le premier brûlot. Et c’est le morceau qui ouvre les hostilités. Les musicos ont la bougeotte. L’auditoire aussi. Et le deuxième titre, « Feestje In Uw Huisje », flanque carrément le souk dans la fosse. Les pecus sont sauvages. Les grattes, incendiaires. Le chant de Jeroen est hurlé mais plutôt mélodique. Avant d’attaquer « Apu Van De Night Shop », on entend une sonnerie de porte de magasin et puis surtout on assiste à un lancement de saucisses ‘BiFi’. Particulièrement métallique, le délire est cependant bien contrôlé. En fait, le message s’adresse à l’univers des magasins de nuit. Nouveau largage, mais de tranches de pain. Une mise en bouche qui prélude « Brood ». La foule est hilare ! Et ce sentiment est communicatif. Un morceau qui semble hanté à la fois par Pantera et Sepultura. Et cette forme de folie douce se poursuit tout au long de « Geen Vlees Wel Vis », une ode pour les végétaliens et les vegans. D’une durée de 30 minutes, le spectacle s’achève par « T-Shirt Van Metallica ». Ce hit parodie les ‘kékés’ qui arborent des tee-shirts de Metallica, mais ‘pensent’ d’abord à U2 lorsqu’on leur parle de « One ». Bref, on a vécu un spectacle hurlant et incendiaire, vu sous un angle humoristique…

The Amity Affliction est une formation australienne. Elle est venue défendre son sixième opus, « This Could Be Heartbreak », paru en 2016. Le band pratique un metalcore racé et ultra mélodique. Les quatre musicos (un bassiste, un guitariste, un chanteur et un batteur) jouissent d’une belle technique. En outre, il se servent de tous les ingrédients nécessaires pour faire décoller leur musique : de jolies mélodies, des râles gutturaux agressifs, des riffs cinglants et un batteur capable d'utiliser une double pédale de grosse caisse. Cependant, il manque manifestement une cinquième roue au char. Qui pourrait se consacrer aux backing vocaux, aux claviers et à la guitare rythmique. Parce que cette instrumentation se traduit par des bandes préenregistrées. De la set list, on épinglera « Open Letter », « All Fucked Up » et « Don’t Lean On Me ». A conseiller aux aficionados de Betraying The Martyrs.

Apocalyptica embraie. Bien que sculptée dans le heavy metal, sa musique est produite par quatre violoncellistes et un drummer. D’ailleurs, pour ce show, l’affiche précise ‘Apocalyptica play Metallica with four Cellos’. Ce sera le cas. Faut dire qu’en général, la set list du band finlandais réunit titres originaux et reprises. « Ender Sandman » sert d’amuse-gueule. Pas de drums pour cette entrée en matière, mais les 4 violoncellistes, assis sur un baffle retourné, tous perchés sur une estrade qui entoure la double batterie… imposante. Cocasse, une cruche à lait retournée et une buse métallique trônent au sommet. Dès les premières notes de « Master Of Puppets », le public s’enflamme et reprend en chœur le refrain. Et pourtant, aucun des musicos ne chante ! Le préposé aux fûts débarque avant « Fight Fire With Fire ». De quoi mettre le feu. Eicca et Perttu se lèvent afin d’interpréter ce morceau imprimé sur un mid tempo. Il faut attendre « For Whom The Bell Talls » pour comprendre la raison de la présence d’une cruche à lait et d’une buse : elles servent de percussions. Eicca invite la foule à applaudir. Eicca et Perttu font tournoyer dans tous les sens, leur chevelure abondante. L’ambiance monte encore d’un cran. Tout au long de « Nothing Else Matters », Perttu glisse son archet le long des cordes pendant qu’Eicca les pince. C’est un moment propice au recueillement au sein de la fosse, avant le tonnerre d’applaudissements réservé au duo magique. Et le combo va nous réserver, en finale, un « Seek & Destroy » littéralement fabuleux. Alors on imagine, vu le light show impressionnant, l’impact qu’il aurait pu avoir, si le set s’était déroulé la nuit. 40 minutes de bonheur, mais on aurait aimé vivre des prolongations...

On attend ensuite les frangins Max et Igor Cavalera. Fers de lance de Sepultura, la fratrie a décidé d’interpréter l’intégralité de l’album mythique « Roots », dans le cadre d’une tournée baptisée ‘Back to roots’. Cet elpee du mythique groupe brésilien était paru en 1996. Au cours des années 90, Sepultura était aussi populaire que Metallica.

Igor siège derrière ses drums. Et ils sont conséquents. Max, préposé au chant et à la guitare, s’installe devant lui. La paire est soutenue par Johny Chow (NDR : il a notamment milité chez Stone Sour) à la basse et Marc Rizzo à la seconde gratte.

Max est un guerrier. Son pied de micro est orné d’une cartouchière de mitrailleuse. Un drapeau brésilien est tendu en toile de fond. Max débute entame des incantations tribales avant d’attaquer « Roots Bloody Roots ». Max invite le public à jumper. La chronologie de l’album est respectée. Max est volubile. Il incite constamment la fosse à exécuter des ‘circle pits’. La gratte d’Igor est redoutable, voire sauvage. Pendant « Attitude », Max se sert d’un berimbau (NDR : instrument brésilien à une corde frappée). Et il invite son frère à marquer le tempo, avant d’aborder l’énergique « Ratamatta ». Le public jumpe toujours et lève les bras en cadence, durant 8 bonnes minutes. Pendant le ‘fucking’ « Straighthate », Igor martyrise ses peaux. Et la formule est faible ! Max et Marc en profitent pour entrer en duel à l’aide de leurs guitares aux sonorités graisseuses. L’équipe n’en oublie pas de rendre un hommage à Lemmy à travers « Aces Of Spades » ; et franchement, la version est meilleure que l’originale. Le concert s’achève alors par un « Roots Bloody Roots » d’anthologie…

Groupe de thrash metal américain, Megadeth est une machine bien huilée. Faut dire que ce combo californien a été fondé en 1983 par le guitariste Dave Mustaine et le bassiste David Ellefson (NDR : peu après le renvoi de Mustaine de son band précédent, Metallica). Et puis il compte pas moins de 15 albums studio à son actif, dont le dernier, « Dystopia », a été gravé en 2016. Cocorico : un drummer belge a rejoint le line up, l’an dernier. Il s’appelle Dirk Verbeuren, et ma foi, il est plutôt doué.

Des images de ‘Marvel Comics’ américains défilent sur l’écran, en arrière-plan. Mais également des vidéos –enflammées– qui décrivent la fin du monde. Mustaine semble avoir perdu sa voix. Pas d’interactivité –et même de contact– entre les artistes et l’auditoire. Mais malgré l’excellent travail opéré par la section rythmique ainsi que la qualité des riffs, le set devient rapidement ennuyeux. Seuls les inconditionnels, et ils se sont quand même déplacés en nombre, semblent apprécier…  

Le spectacle d’Alice Cooper est très attendu. Il vient de publier un nouvel opus, baptisé « Paranormal ». Le maître d’école provocateur est le père spirituel et fondateur du ‘shock rock’. Un rock théâtral qui mêle sexe et violence, mais dont le principal objectif, n’est que de provoquer. D’ailleurs, à 69 berges, le papy Cooper n’a pas besoin de déambulateur. Et il est de retour !

Avant de monter le matos, les roadies installent une toile devant le podium. Elle représente les yeux de Cooper masqués, chacun, d’une toile d’araignée. Un peu avant 22h15, heure fatidique prévue pour le début du show, un light show multicolore inonde la tenture avant qu’elle ne tombe, juste avant l’intro préenregistrée de « Spend The Night ». De la fumée et quelques pétards plus tard (NDR : ou plus exactement dans la foulée), les 5 musicos débarquent. La section rythmique, réunissant le bassiste Chuck Garric et le drummer Glen Sobel. Les gratteurs. En l’occurrence la belle Nita Strauss, Ryan Roxie et Tommy Herriksen. Ils se plantent sur une estrade, l’un à côté de l’autre, en ligne. Puis débarque enfin Alice, revêtu d’une large cape de couleur noire, qu’il jette immédiatement au sol. Armé de son bâton de magicien, il arpente les planches, d’un regard haineux, démoniaque. Parfois il s’en sert comme un vieillard ou même un aveugle. La mise en scène est parfaite. Le set s’ouvre par un vieux standard, datant de 1990, « Brutal Planet ». Pendant « No More Mr. Nice Guy », les trois gratteurs pointent leur manche en avant. Et « Under My Wheels », ils entourent le maître qui appelle Nita, dont la pose est plus qu’équivoque. Le moment sex and rock’n’roll ! La belle a plein d’atouts… dans son manche. Elle continue son show tout au long de « Women Of Mass Distraction ». Manifestement, on remarque une grande complicité entre Alice et la girl. Chaque guitariste a droit à son solo. Celui de Nita est digne de Steve Vai. Les festivaliers enclenchent leurs iPhones. Le maître se retire régulièrement en backstage pour changer de déguisement. Pour notamment enfiler une redingote noire et se coiffer d’un chapeau haut de forme. Pendant « Feed Me Frankenstein », il sort d’une boîte enfumée placée à gauche du drummer, vêtu d’un long tablier banc ensanglanté et armé d’un stéthoscope. Il enfile un masque à gaz. Une machine est installée sur les planches. Elle électrocute l’artiste qui disparaît dans un nuage de fumée, alors remplacée par une grande poupée de 4 mètres de haut. Les musicos feignent d’être tétanisés et vident les lieux. Alice opère son retour et joue… à la poupée pendant « Cold Etyl ». Cooper n’en n’oublie pas son nouveau répertoire, à l’instar de « Paranoiac Personality ». Et le team enchaîne alors sa trilogie « Ballad Of Dwight Fry/Killer/I love The Dead » qui relate la scène au cours de laquelle Alice est placé sous camisole de force… l’infirmière lui administre une piqûre… avant qu’il ne soit mis à l’échafaud…

C’est au moment d’aborder « I’m Eighteen », qu’Alice, s’appuyant sur une grande béquille, est suivi par Marilyn Manson (NDR : son fils naturel ?) qui se produit dans la foulée. Manson s’agenouille devant Cooper et lui baise la main. Une belle marque de respect. Mélangé à une adaptation de « The Wall » du Floyd, « School’s Out » sert de finale et nous réserve son lancer de ballons, ses bulles, ses pétards, ses fumigènes, ses confettis tutti quanti…

Pas de Marilyn Manson pour votre serviteur. Ses shows manquent souvent de constance. Suivant les infos recueillies, celui accordé ce soir n’a guère différé de ce qu’il a montré dans le passé…  

Marilyn Manson + Alice Cooper + Megadeth + Max et Iggor Cavalera + Apocalyptica + The Amity Affliction + Fleddy Melculy

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

vendredi, 28 juillet 2017 03:00

Les gens D’Ere 2017 : vendredi 28 juillet

Il y avait un longtemps (?!?!?) que votre serviteur n’avait plus goûté à l’ambiance d’un concert de Puggy (NDR : c’était à Courtrai, salle de Kreun, en mars dernier). Et justement il se produit à Ere, une entité de la ville Tournai, dans le cadre d’un festival champêtre. Perdu au milieu des campagnes, un immense chapiteau attend les festivaliers. C’est la grosse fête au village. Mais il ne reste plus qu’une centaine de sésames, à l’entrée. On annonce 3 500 spectateurs. Faut dire que Saule et Puggy rameutent du peuple. L’ambiance est bon enfant et réunit toutes les générations. L’ouverture du site est fixée à 18 heures, et le début des hostilités, prévu pour 19 heures.

La soirée débute sur la Scène ‘Terrasse’ par le duo féminin sucré/salé Faon Faon. Un patronyme plus que révélateur. Le duo réunissant Fanny Van Hammée et Olympia Boule a pas mal de choses à dire dans la langue de Voltaire. Les deux biches sont toujours aussi radieuses. Au fil du temps, elles se sont forgé une sérieuse réputation scénique, à travers une setlist qui fait mouche lors de chaque concert. Objectif : inciter la foule à remuer le popotin tout en entretenant une certaine bonne humeur participative et communicative. Un gros nuage noir plane au-dessus du site. « Faon sous la douche » serait-elle une chanson prémonitoire ? Caractérisée par la conjugaison des deux voix, son refrain caresse délicatement les tympans. Les cordes et les claviers se chamaillent pendant « Utopie ». De quoi bousculer les codes établis par le tandem. « Eskimo » fait paradoxalement monter la pression. Dans le Grand Nord, un eskimo est perdu sur son îlot de glace. Il mange des grumeaux d'igloo. ‘C'est pas vraiment rigolo, car on a froid aux dents et mal au ventre’. « Cat’s Eyes » change de continent. Cap vers l’Asie. Et le Japon tout particulièrement. Pour y retrouver ses mangas. « Mariel » a perdu son centre de « Gravité », alors elle grimpe la « Montagne » par paliers successifs. Et le show de s’achever par « Mariage ». Elles n’aiment pas la couleur blanche. Elles le proclament. Et puis nous parlent de bistouquette et d'amour sans condition, entre autres…

L’homme bio est donc atterri dans la nature. Pour y planter un Saule. Baptiste Lalieux est venu défendre son dernier opus, « L’Eclaircie », paru début de cette année. Il est soutenu par quatre musicos. En début de parcours, le son est brouillon. Mieux vaut prendre du recul et s’installer près de la table de mixage. Le problème est cependant rapidement résolu. Extrait de son nouvel elpee, le plus pop/rock « Je reviens » ouvre le set. Et embraie par l’optimiste « Mieux nous aimer encore ». Suivant sa bonne habitude, Baptiste communique instantanément sa bonne humeur à l’auditoire. Son humour est même parfois dévastateur. Dès « Un type Normal », l’ambiance monte d’un cran. « Madame Pipi », cette brave dame, est appréhendée sous un angle nouveau. Le « Dusty Man » sans Charlie passe quand même bien la rampe. Le Géant vert n’en oublie pas, bien sûr, « Comme », un single fédérateur et particulièrement radiophonique. La reprise du célèbre « Smells like teen spirit » de Nirvana rebooste l’ambiance. Et « Chanteur Bio » clôt le concert, avant un rappel constitué de deux titres. Manifestement, entre la foule et Baptiste la relation est presque fusionnelle…

Delta se produit sur la Scène ‘Terrasse’ ; mais votre serviteur préfère se réserver une bonne place, sous le chapiteau, pour assister au spectacle de son groupe favori. Il y a déjà bien du monde sous la tente. Plus qu’une heure à attendre la prestation de Puggy.

Après une intro classique préenregistrée, « Fight Like You’Re Fighting » ouvre le set. La frappe de Ziggy, sur ses fûts, est invariablement métronomique. Armé de sa belle Gibson brune, Matthew en profite pour ciseler ses riffs. Romain, qui se sert d’une vieille basse Fender jazz 1965, se met à sautiller. Déjà le light show se met à clignoter. « Feel So Love » baigne au sein d’un climat oriental ; même si le claviériste accentue le profil électro de ce morceau. « Soul » est sculpté dans le funk. Les accords spasmodiques dispensés par Matt semblent empruntés à Nile Rodgers. Manifestement, hormis les incontournables classiques du band (« How I Needed You », « Teasers », « Something You Might Like » et « When You Know », qui clôt le show), Irons délaisse de plus en plus sa gratte semi-acoustique pour la plus électrique. C’est l’anniversaire du fidèle ingé-son (retours de scène). Matt l’invite sur les planches. Il est accompagné de son collègue Benoît. La foule lui a apporté un petit cadeau. Surprise ! C’est une bière… Puggy et le public entament alors à l’unisson l’inévitable hymne ‘Happy Bithday’. Un rappel, bien sûr, qui va s’achever en « Territory » conquis. Matt improvise une petite chanson en invitant l’auditoire à participer à « You Call Me Up ». Il partage la fosse en trois parties, pour participer à l’exercice de polyphonie vocale. Dommage que la set list n’ait pas inclus quelques extraits de la B.O. du film « Big Food Baby », dont Puggy a écrit la musique…

Un festival bien organisé, un accueil chaleureux et à taille humaine. Saule et Matthew Irons n’ont pas oublié de remercier le public et l’organisation. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures. Pour gouverne, votre serviteur était présent… incognito… mais pour Musiczine, il faut le souligner…

Pour les photos, c'est

Puggy + Saule + Faon Faon

(Organisation : Les Gens D’Ere)

 

mercredi, 02 août 2017 18:35

No Loose Behavior

Alors qu’il n’existe que depuis moins de deux ans, Z-Band cartonne déjà en Belgique. Son premier elpee, « No Loose Behavior », a atteint la 6ème place dans l'Ultratop du Royaume et la 45ème des ventes, en Wallonie, seulement trois semaines après sa sortie. C’est ce qui s’appelle marquer instantanément son succès, de la pointe de l’épée, d’un Z qui veut dire Zorro… pardon Z Band…

 Le line up du combo réunit Mattieu ‘Mr Woody’ Van Dyck au chant, Morgan Tuizir (Dweez) à la guitare et aux chœurs, Michel Vrydag ( Mich’) à la basse ainsi que Jerry Delmotte (Jay) aux drums. Ses influences majeures ? Rage Against The Machine, Audioslave et Soundgarden.

La sortie de cet opus a été rendue possible grâce à la plate-forme KissKissBangBang. Le projet a ainsi reçu la participation financière de nombreux internautes.

« Into The Wild » se traduit par ‘dans la nature’. Sauvage, furieuse, la bête est lâchée. Puissante, cette entrée en matière est excellente.

Le combo a une mission (« I Got A Mission »), et Mr Woody le clame très haut lors des concerts : ‘Our Mission Is To Make Some Fucking Noise!’

« Sweet Fruit » ou quand le sucre est source d’énergie…

Très yankees, « Mozzarella » et « Voice Fist » baignent au sein d’un climat hanté par Van Halen…

Les percus déchirent « Y y y y’LD » et affrontent les riffs de gratte musclés et frémissants…

Le clip vidéo « Do Need Love » (voir ici) recense plus de 100 000 vues sur Internet (Facebook + YouTube) un petit mois seulement après sa mise en ligne. C’est le seul morceau lent ; et il est propice à enlacer votre partenaire, sur la piste de danse. Quelques personnalités du monde des médias et de la musique ont participé au tournage qui s’est déroulé à l’Os à Moelle : BJ Scott (Madame pipi), Jacques de Pierpont (le barman), Philippe Genion (il joue son propre rôle), Megan Giart (jury dans le cadre de la première saison de The Voice), sans oublier le chihuahua star ‘Olympe’.

Incandescent, « B-Town » macère dans le grunge. Le vrai, le tatoué, celui qui a mis le feu aux nineties… 

Très radiophonique, « El Fush » se distingue par ses excellentes parties vocales et son tempo irrésistible. Il se révèle bien plus spasmodique sur « No Loose Behavior », un autre titre destiné à la bande FM.  

« Still Going Down » clôt ce disque. Alors, toujours en baisse ? Pas vraiment, car grâce à cet LP, ce band est plutôt sur la pente ascendante.

 

‘Bigfoot Junior’, c’est le nouveau film d’animation réalisé par Ben Stassen et Jérémie Degruson, au sein des célèbres studios belges, spécialisés en 3D, ‘nWave’, à qui l’on doit notamment « Fly Me To The Moon » et « Les aventures de Samy ».

Le film sortira dans les salles belges aussi bien en 2D qu’en 3D, le deux août 2017.

La musique du film a été composée et interprétée par le groupe belge Puggy qui a écrit des titres exclusifs pour la circonstance. Puggy proposera par ailleurs un showcase dans le cadre de l’avant-première du film, le 26 juillet prochain.

‘Bigfoot Junior’ raconte l’histoire d’Adam, un adolescent rêveur et solitaire qui décide de partir à la recherche de son père, disparu depuis des années dans des circonstances plus que mystérieuses.

 Il découvre rapidement que son père n'est autre que le légendaire Bigfoot, caché dans la forêt depuis des années afin de protéger les siens et lui-même de HairCo., une dangereuse organisation cherchant à effectuer des expériences scientifiques sur son ADN exceptionnel. 

La suite, vous la découvrirez en allant voir le film…

La bande annonce du film, c’est par ici

http://www.puggy.fr/
http://www.belgafilms.be/
https://www.facebook.com/puggyband/
https://twitter.com/puggyband?lang=fr

 

samedi, 15 juillet 2017 16:53

Ayo perd la tête

Issu de la langue yoruba, Ayo, se traduit simplement par ‘joie’. C’est également le nom d’un auteur/interprète/musicienne/productrice active de puis maintenant 12 ans. Son cinquième elpee paraîtra en octobre prochain. Pas encore de titre pour cet opus, mais un premier single qui le précède ; et il s’intitule « I’m A Fool ». Et pour la vidéo c’est par ici    

Ayo se produira en concert le 9 novembre 2017 à l’Ancienne Belgique

http://www.ayomusic.com/

https://www.facebook.com/AyoMusicOfficial/

https://twitter.com/AYOmusic

 

 

Témé Tan c’est le pseudo du multi-instrumentiste et producteur bruxellois Tanguy Haesevoets. Il vient de publier un nouvel Ep qui propose différentes versions d’« Améthys », considéré comme un véritable hymne pour les fans de la première heure. Des remixes opérés par Compuphonic, Luke Top et Pacemaker qui pourraient devenir de véritables bandes-son lors de cet été. De quoi patienter avant la sortie de son premier album, prévu pour septembre prochain.

Et pour revoir le clip d’« Amethys »’, c’est ici

Il se produira en France au cours de cet été et tout particulièrement

01/07 - Europavox - Clermont-Ferrand
06/07 - Fnac live - Paris
11/07 - Ouverture Francofolies De La Rochelle
13/07 - Francofolies De La Rochelle -
Du 23/07 au 04/08 - Tournée Centre de Vacances

https://www.facebook.com/temetan.page/


 

El CaribeFunk réunit quatre musiciens talentueux issus de Cartagène, en Colombie. Baptisée afro-caribean funk, sa musique mêle la sensualité des musiques afro-caribéennes (cumbia, salsa, champeta) et l’énergie brute du funk. Alors, la magie opère ! 

Ses deux LPs, « Caribefunk » en 2013 et « Playaman » en 2015, on reçu un accueil plus que favorable en Amérique Latine. Ce qui lui a permis d’y tourner au sein des pays latino-américains, mais également aux States, accumulant plus de 300 spectacles entre 2014 et 2016. 

La musique d’El CaribeFunk reflète naturellement la mélancolie et le bonheur de ses terres, et provoque, lors de chaque concert, une véritable transe groovy. C'est l'âme d'une nation, partagée entre ses racines et son désir de s'envoler, qui s'exprime…

La tournée européenne passera donc par la France, mais également la Belgique, et notamment à la Tentation de Bruxelles, ce 16 juillet.

Pour plus d’infos http://tanguyyou.com/el-caribefunk/

http://caribefunk.com/
https://www.facebook.com/funkchoyelcaribefunker
https://twitter.com/caribefunk
https://soundcloud.com/funk-cho
https://youtu.be/S6LdTrGL6FM

Beautiful Badness a tourné une nouvelle version de « The Partisan » du regretté Léonard Cohen. Le clip (voir ici) a été filmé dans l’intimité de la Fondation Folon, en ‘live’, afin de faire la promo de l'édition 2017 du Festival ‘Unisound’, qui se déroulera le 30 juin et le 1er juillet, au cours duquel, d’ailleurs, la formation se produira.

http://beautifulbadness.wixsite.com/beautifulbadness
https://www.facebook.com/beautifulbadness
https://twitter.com/b_badness

 

jeudi, 29 juin 2017 11:16

Je rêve donc je suis

« Je rêve donc je suis » constitue le deuxième album de Damien Robert (NDR : intitulé "Je voudrais être star", son premier remonte à 2011), un Nancéen qui a choisi le patronyme de Roberdam. Avant de se lancer dans sa nouvelle aventure, il a notamment milité chez Ravid’ Vous Voir (7 ans et 3 elpees quand même !), Les Garçons Trottoirs (encore 3 opus), puis participé à différents projets. Ambitieux. Musicaux, bien sûr. Audacieux aussi. Car osant se frotter au polar, à la vidéo, au cinéma, à l’expo expo et aux contes pour enfants. Enfin, il partage la route avec Gérald de Palmas depuis novembre 2016.

Il lui a fallu 3 longues années pour accoucher de cet opus qu’il a écrit et composé dans son ‘home boat’, amarré au bassin de La Villette à Paris, en compagnie de son voisin de péniche, Quentin Bécognée.

Quatre chansons sont donc nées sur l’eau, le regard pointé ‘Vers l’avant’. C’est le titre de son premier single. Le texte évoque l’histoire d’une rupture amoureuse. La vidéo est un docu-fiction qui met en scène un sans-abri, Bruno, cireur de chaussures dans son propre rôle. C’est ce clip qui a tapé dans l’œil du producteur de Gérald de Palmas. Et du public. ‘La vie est une chienne. Il faut garder espoir, coûte que coûte. Etre plus fort que la douleur et la tristesse. Reprendre son envol. Rester vivant et surtout soi-même’. Tout est dit.

Entraînant, « Un été sous la pluie » réveille au fond de notre âme, les premiers émois.

« Je rêve donc je suis » est amorcé à la manière d’un Talisco, avant que le spectre des westerns tournés par Sergio Leone ne se mette à rôder…

« Tes dessous » conjugue délicatesse et sensualité. Et « Grandir n’est pas de mon âge » est tout aussi espiègle.

« Quel pied » quand on est au bord de l’eau et que l’on foule le sable chaud…

« Goodbye my love » et « J’ai la flemme » baignent dans la mélancolie…

« Tout va bien » se penche sur la situation des enfants au sein des familles recomposées… 

Damien soulève la question existentielle d’un être humain qui tombe amoureux tout au long de « Est-ce que tu m’aimes quand même ? ».

« Tout et n’importe quoi » est un titre pop entraînant, à la saveur sucrée/salée. « Paris », cette ville lumière qui enchante depuis des siècles. Elle sert même de baume pour soigner les douleurs qui brisent les cœurs. La poésie des interdits. Paname la belle.

A l’aide de vers et de rimes, Roberdam raconte la vie de tous les jours. Sa poésie mise en musique tente d’expliquer une démarche qui ne manque ni de sens, de sentiment ou de sensualité… et dont les 12 plages mériteraient un prolongement en vidéo… si ce n’est déjà fait.

jeudi, 29 juin 2017 11:14

Black Swan

« Black Swan » constitue le deuxième elpee de Pilod, un trio louvaniste réunissant le chanteur/guitariste Frédéric Baertvoets, le drummer Geert Luyts et le bassiste Christophe Vandewoude qui assure également les backing vocals. Ce dernier milite également chez Isbells et Boy Outside.

« Lion Ego » s’ouvre dans un climat atmosphérique indolent. Un filet de cordes s’immisce délicatement au cœur de cette plage de post rock, avant que le tempo ne s’emballe sous l’impulsion des percus et autres cymbales. Un post rock qui devient sauvage et viscéral sur « The Heart », une piste caractérisée par l’instrumentation stridulante…

« Victory At Hand » trempe dans le rock alternatif. La gratte trace le parcours, immédiatement talonnée par les percussions. Une gratte qui libère des accords torturés, saturés, jouissifs, traversés de larsens, tout au long du titre maître ; et pourtant, la compo reste accessible.

« Level 4 » et « Black Island » macèrent davantage dans l’underground. 

« Blind Date » est hanté à la fois par le U2 de la fin des 80’s (NDR : pensez à « Boy ») et les Pixies de la mi-eighties. Une voix lancinante ébranle l’indolent « Foundations ». Et cet par « Your Triumph » que l’opus s’achève…

En concert

30/06/17 : Kouter, Poperinge
23/09/17: den Hemel, Waregem
03/10/17 : Point Culture, ULB Bruxelles

07/10/17 : De Mutse, Wingene
27/10/17 : Taverne du Théâtre, La Louvière
28/10 /17 : Vizit, Wilrijk

 

 

 

 

 

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