L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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The Cure
Jon Spencer
Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

Multi-instrumentiste et fidèle à une élégance résolument british, l’Angevin Arno Sojo a choisi pour patronyme Sweet Gum Tree, il y a déjà plus d'une décennie.

Une démarche artistique également validée par des collaborations auprès de membres de Tindersticks, The Church ou R.E.M., la chanteuse Heather Nova ou encore Isobel Campbell, dont le featuring sur "Bird Of Passage" aura marqué les esprits raffinés. 

Sur des collages réalisés par Charlie Stopford, Sweet Gum Tree égrène avec nostalgie des souvenirs londoniens, dont cette session en forme de pèlerinage aux studios Abbey Road, dans une ambiance personnelle et intimiste à l'esthétique lo-fi assumée.

Le charme résolument DIY du montage, qui documente également les séances du nouvel album 100% analogique mis en boîte chez Kerwax (en compagnie du batteur des Tindersticks et du sax de Zenzile), trahit le même penchant décomplexé que Kurt Vile pour le fingerpicking, les sofas et les guirlandes lumineuses.

Le nouveau single et clip "Lifelines" est disponible là

 

samedi, 21 août 2021 16:37

L’Eldorado de Catherine Graindorge

« Eldorado ». Une fable, une légende qui a poussé les conquistadors de plus en plus loin à travers un continent à la recherche de richesses. Un mythe, un Graal. Au fil du temps, il est devenu un mot chargé de plusieurs significations et de possibilités. Il peut aussi être un endroit pour trouver l’espoir et du réconfort, découvrir ses rêves. Voilà la musique d’« Eldorado », le deuxième album de Catherine Graindorge.

Bien qu’elle soit surtout connue pour ses collaborations avec un éventail d’artistes allant de Nick Cave à Yann Tiersen, en passant par Bertrand Cantat et Mark Lanegan, son travail pour le trio Nile on waX et ses compositions de musique de films ou théâtre, il y a plusieurs années que Graindorge voulait sortir un deuxième elpee. Mais « Eldorado » a connu une période de gestation beaucoup plus longue que prévue.

Une attente fructueuse. La musique, dit-elle, est devenue comme un journal intime. Chaque page apporte son lot de réflexions et de résonances. Elle a travaillé avec le producteur John Parish (PJ Harvey), qui joue aussi divers instruments sur l’album, dont la guitare sur le morceau hommage « Eno ». Graindorge lui avait envoyé son premier album, et cela a conduit à une amitié et à enregistrer la majeure partie de ce disque dans son studio.

Comme une série de sentiers perdus, la musique d’« Eldorado » prend de curieux détours. Elle passe de l’immobilité à la frustration. Les choses ne sont pas tout à fait ce qu’elles semblent être.

Le disque est très personnel, débordant de contes et réminiscences, comme « Rosalie », un morceau qu’elle a composé après avoir appris la mort d’une femme rwandaise qu’elle connaissait par l’intermédiaire d’un proche de son père.

« Lockdown » est en écoute là

 

Composé par Stavros Dzodzos, enregistré par Marco Mottolini, mixé par Stéphane Chapelle et masterisé par Paul Gold, du studio Salt Mastering à New York (USA), le nouvel album rétro boogie-rock de Dirty Sound Magnet sortira début 2022.

Direction l'Âge d'Or du rock'n'roll par l’intermédiaire de son nouveau single, "Pandora's Dream" et son boogie diabolique !

Dirty Sound Magnet distille un rock psychédélique et bluesy, porté par une irrésistible rythmique funk. Si des noms tels que Graveyard ou Radio Moscow viennent tout en suite à l'esprit en écoutant DSM, l'expérience sonique qu'il propose est unique ; le groupe la qualifie de ‘retour mystique vers le futur’.

A l'instar du nouvel LP, le premier single "Pandora's Dream" a été enregistré live au studio du Dirty Sound Magnet. Le trio a souhaité recréer un son naturel et organique en travaillant sur une production épurée, en se servant seulement quelques micros et une table de mixage vintage.

Issu de ce futur long playing, "Pandora's Dream" est en écoute ici

 

samedi, 21 août 2021 16:29

Qui peut résister à Rodrigo Leão

Le nouveau single de Rodrigo Leão s’intitule "Who Can Resist", écrit par Kurt Wagner, frontman de Lambchop qui le chante en compagnie de la Canadienne Michelle Gurevich.

Après "Friend of a Friend", c'est le deuxième single extrait de son nouvel album "A Estranha Beleza da Vida", dont la sortie est prévue en octobre.

"Who Can Resist" est un bon exemple du casting vocal minutieux que Rodrigo recherche pour ses albums : la sélection de chanteurs qui correspondent aux ‘personnages’ créés pour l'histoire de chaque chanson ou de chaque disque.

Pour ce nouveau single, Rodrigo recherchait une voix à laquelle il pouvait s'identifier, comme un ‘alter ego’.

"Who Can Resist" a été composé durant l'été 2020, pendant le confinement de Rodrigo.

C'est une chanson heureuse et libre, à l'image de l'album dont elle fait partie : "A Estranha Beleza na Vida", un disque que Rodrigo considère comme la liberté de pouvoir créer sans frontières, sans limites".

A l’instar du précédent single "Friend of a Friend", ainsi que pour le long playing, la pochette de "Who can resist" a été réalisée par le célèbre écrivain et illustrateur Afonso Cruz.

Découvrez le clip de 'Who can resist' ici

samedi, 21 août 2021 16:27

God save Mycatisgreen !

Marre de cet été pourri ? Envie de soleil ? Marre du virus ?

Paperheartmusic vous propose le vaccin anti-déprime de l'été : "Cat save the Queen" de Mycatisgreen !

Composé et enregistré en solo durant le mois de mai, avec une guitare pour enfant et une vieille batterie qui prenait la poussière, "Cat save the Queen" est un Ep qui sent bon la pop lo-fi des années 90.

Courrez y jeter une oreille, on vous assure que l'été vous semblera tout de suite plus ‘green’... et surtout plus ensoleillé…

Le clip de "Cat save the Queen" est disponible là

 

Sonic Tides est un groupe liégeois de rock alternatif à la musique névrotique et hypnotique.

Son nouveau single, “The Grass Grows”, est paru le 23 juillet dernier. Le clip complètement fou qui l’accompagne a été réalisé par Alex Orma, et met en scène Bright Eze (vice-champion mondial de bodybuilding en 2020) en premier rôle.

“The Grass Grows” est à voir et écouter ici

 

mardi, 17 août 2021 10:05

A tous les bâtards

De Pretto s’est rapidement fait connaître grâce à des mots judicieusement choisis dans des textes poignants sur fond de mélodies accrocheuses.

Sa « Fête de Trop » évoquait muqueuses, amants de passage, mecs chopés ou encore rails de coke enfilés ; ce qui lui avait d’ailleurs permis de décrocher une nomination largement méritée aux Victoires de la musique, en 2018.      

Dès son plus jeune âge, il baigne dans la chanson française, sa mère l’encourageant à écouter Brel, Brassens ou encore Barbara.

Il nous propose donc son second elpee, un disque qu’il a baptisé, « A tous les bâtards », et qui fait suite à « Cure » (NDR : rien à voir avec la bande à Robert Smith !). On y retrouve une verve toute aussi saignante que cinglante, mais parsemée de sursauts ténébreux.

Eddy (re)fait du de pretto. Pas vraiment de surprise. Il s’adresse de nouveau à une frange de la population aussi large que possible. A cette seule différence près, c’est qu’ici, il parle surtout de lui-même de manière grave et primaire.

Nettement plus autobiographique donc, ce disque jette un œil dans le rétroviseur pour relater certains grands moments de son existence. A l’instar de « Bateaux-Mouches » où il se remémore ses débuts d’apprenti chanteur ou encore « Val de larmes » dans lequel il dénonce les violences policières tout en remerciant ce visage pâle qui l’aurait sauvé d’une délinquance certaine.

A contrario de « Cure », l’expression sonore ce cet LP est davantage hybride. Elle passe de la pop au rap sur « Créteil Soleil », quand elle ne se convertit pas à la variété pure et dure (« A quoi bon ») ou encore opère un petit détour vers l’électronique (« La Fronde »).

Plutôt bien ficelées dans l’ensemble, les chansons s’imprègnent de son vécu tout en dénonçant, sans aucune prétention, les injustices de (sa) la vie comme ce « Freaks » qui s’adresse principalement aux exclus.

Fidèle à lui-même, ce jeune artiste offre là encore une belle palette de ses capacités lyriques et musicales. Trempée dans le vitriol, sa plume demeure encore sa plus belle arme…

On reprochera cependant à l’artiste de ne pas être parvenu à fondamentalement à se renouveler préférant se complaire dans une certaine zone de confort.

On aurait aimé pourtant le voir explorer de nouveaux horizons. Faire preuve aussi d’un peu plus d’autodérision et mettre de côté cet ego qui semble le ronger...

dimanche, 25 juillet 2021 11:43

Cœur

Si la « Grenade », qu’elle prenait plaisir à cacher sous les seins, avait marqué les esprits tant par sa (fausse) légèreté, que par la musicalité, l’audace et le manque de pudeur, les battements de son « Cœur » risquent de devenir carrément… explosifs.

Après un premier opus récompensé de deux Victoires de la Musique, Clara Luciani est de retour, non plus comme militante, mais plutôt à travers toutes les facettes de l’Amour, fil rouge décomplexé de son nouvel essai.

Trois années après gravé « Sainte-Victoire » et sa pléiade de chansons radiophoniques (« La baie », « Nue »), celle qui a poussé la chansonnette chez La Femme exploite, sous ce nouveau format, une palette de sentiments joyeusement colorés.

Alors que le titre éponyme et plage d’ouverture s’amorce sur des… chœurs, très vite la direction artistique se confirme et se consolide : basse percutante et synthés dignes du début des 80s. Sans oublier cette voix grave (à la garçonne) si singulière.

La Martégale (donc Provençale), jadis complexée par sa taille et son physique (« J’sais pas plaire »), assume aujourd’hui pleinement son engagement féminin/féministe, en s’autorisant des textes plus personnels et introspectifs qui relatent ses déboires amoureux.

Croquant la vie à pleines dents, elle s’ouvre et (re)définit les contours de l’universalité des épreuves de l’existence, même si sa musique adopte une trame disco dansante.

Femme fragile et/ou femme forte, elle demeure, cependant, très pragmatique. Elle sait ainsi aussi bien s’amuser de la passion des premiers jours (« Tout le monde (sauf toi) »), que de s’inquiéter de la dégradation d’une relation ou encore du drame de la séparation (« Le reste »). Le tout en libérant un groove pétillant qui fait passer la pilule beaucoup moins amèrement.

Enfin, Luciani tente à nouveau un duo audacieux, puisque à l’instar de « Qu’est-ce que tu es beau » partagé en compagnie de Philippe Katerine sur l’elpee précédent, c’est Julien Doré qui s’y risque sur « Sad et Slow », une plage vintage imprimée sur un down tempo gentillet…

Bref, un disque lourd de péripéties, mais chargé d’espoir. Lumineux aussi, mais comme lors d’une nuit d’été. Celui en tout cas d’une femme plus sereine et en phase avec son temps et son époque…

jeudi, 01 juillet 2021 11:37

Memories from Saint-Forget

« Memories from Saint-Forget » constitue le 5ème elpee de ce Suédois. Saint-Forget, c’est un village français sis dans la vallée de Chevreuse, où il a passé le premier confinement avec sa femme (l’écrivaine Marie Modiano, qui chante avec lui sur d’autres disques), ses enfants et sa belle-famille. ‘Forget’ se traduit également par ‘Oublier’ ; mais c’est une période qu’il n’est pas prêt d’effacer de sa mémoire. 

L’écriture des chansons s’est étalée entre l’automne 2018 et le printemps 2020. Certaines ont été entièrement revues et corrigées dans les Yvelines, d’autres y ont vu le jour, comme « Saint Forget », la ritournelle d’ouverture. On passe ici de l’orchestration luxuriante de « Behind the Eight Ball » au folk versatile de « Tell Me About Your Dream Last Night », des cuivres malicieux de « Auction by Candle » à l’organique brute soulignée de chœurs de « Sunday Punch ». Pas d’intention de départ chez Peter, qui se laisse d’abord porter par les mélodies et les mots, mais une œuvre confectionnée petit à petit, avec délicatesse, jalonnée de références visuelles, de John Baldessari à Charlotte von Poehl – la sœur de Peter qui l’accompagne en images depuis plus de quinze ans.

Il y a aussi ce retour à la guitare. Le premier instrument de cœur de Peter. Le piano du salon de Saint Forget ne sonnait pas comme prévu, mais il avait été emporté, tout comme l’ensemble des guitares de Peter. Y compris une lap steel qui ne demandait qu’à être utilisée. A l’instar de « Little Star » et « Silent Watch of your Night ». De quoi convoquer Gram Parsons, Ry Cooder, cette americana, où l’on imagine le son comme un espace, un espace où il rêve de se retrouver…

A Saint-Forget, le plus Parisien des musiciens suédois a cultivé son jardin, celui qu’on voit sur la pochette, dont la photographie est signée Estelle Hanania. Un jardin où il fait bon s’allonger, permette à son esprit de voguer ou regretter un nuage sombre avant de s’amuser de rien. Un jardin où la musique nous fait (re)vivre, par son insoutenable légèreté et sa foi en ce que nous sommes, malgré nos failles… (d’après bio)

samedi, 24 juillet 2021 14:46

Snapped Ankles, de toute évidence…

Le gang post-punk britannique dévoile aujourd'hui "The Evidence", avec un clip tout en split-screen signé Daisy Dickinson. Il s'agit du deuxième single extrait de « Forest Of Your Problems », son quatrième album.

Élevé dans la moiteur des soirées warehouse et des squats londoniens, le quatuor britannique distille depuis maintenant près de 10 ans ses morceaux faits d'improvisation et de délires mi-synthétiques, mi-psychédéliques.

Snapped Ankles est un groupe d'hommes sauvages qui ont découvert l'électricité... et n'ont pas peur de l'utiliser. Ils défendent leur territoire depuis leur toute première sorties, « True Ecology (Shit Everywhere) », et ont sortis sur Leaf pas moins de quatre albums en cinq ans. Découverts en France grâce aux Transmusicales de Rennes en 2017, ils sont particulièrement réputés pour leurs prestations live, entre la transe krautrock de Can et le bordel punk de fat White Family.

Certains considèreront que « Forest Of Your Problems » est un album de post-punk rapide, teigneux et synthétique, teinté de krautrock. Ce n'est pas faux, et c'est même bien plus encore, mais si les Snapped Ankles sont sortis du bois, c'est pour mettre en musique le panel d'émotion des hommes sauvages modernes qu'ils ont toujours été, à l'aide de synthétiseurs faits maison et de guitares électriques. 

Le titre maître de cet opus est à écouter là

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