CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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lundi, 18 avril 2022 19:18

Des applaudissements pour Spice…

Supergroupe établi à San Francisco, en Californie, Spice réunit Ross Farrar et Jake Casarotti de Ceremony, Ian Simpson de Creative Adult et Cody Sullivan de Sabertooth Zombie. Sur son deuxième album, « Viv », la formation élargit sa palette poétique avec un son plus piquant et viscéral, travaillé pendant les tournées. Il a été enregistré par Jack Shirley (Deafheaven, Loma Prieta, Oatbreaker...) et mixé / masterisé par Sam Pura à Oakland.

Deux titres issus de ce futur opus, qui paraîtra ce 20 mai, sont sortis en singles en font également l’objet de clips ; en l’occurrence, "Any Day Now" (ici) et "Melody Drive" (là)

 

lundi, 18 avril 2022 19:12

Magon tire des plans sur la comète…

Seulement 6 mois après avoir gravé « In The Blue », Magon surprend de nouveau grâce à un quatrième album baptisé « A Night In Bethlehem », dont le titre marque un certain hommage rendu aux origines de l’artiste tout en dessinant le contour d’un nouvel univers aux couleurs et sonorités toujours aussi mystiques : le regard est cette fois-ci explicitement tourné vers les étoiles, vers ce sentiment de découverte de l’inconnu que la pochette de l’album, sur laquelle figure la gravure de Flammarion (1888), illustre aussi bien. Magon semble élargir encore une fois son registre lors d’un voyage qui garde à l’esprit le même psychédélisme qui le caractérise. Sur ce nouvel elpee, les 10 titres laissent davantage de place aux évolutions instrumentales tirées d’un monde sci-fi, tout en mettant en exergue des textes susceptibles d’emporter le mélomane, par ses histoires.

L’album paraîtra ce 6 juin 2022 et le titre "Halley's Comet" qui bénéficie d’un clip vidéo, est disponible ici

 

lundi, 18 avril 2022 19:10

La cuisine intérieure de Horsegirl…

Le premier elpee du band chicagoan, Horsegirl, paraîtra ce 3 juin 2022. En attendant, il nous propose un nouveau single et une vidéo lyrique, intitulé "World of Pots and Pans", qui figurera sur l’elpee.

Penelope Lowenstein (guitare, chant), Nora Cheng (guitare, chant) et Gigi Reece (batterie) - les meilleures amies de Horsegirl - font tout ensemble : de l'écriture des chansons aux vocaux, en passant par l’instrumentation, le design sonore et visuel.

Horsegirl a enregistré « Versions of Modern Performance » au studio Electrical Audio de Chicago, sous la houlette de John Agnello (Kurt Vile, The Breeders, Dinosaur Jr.). On peut y entendre des éléments de la musique indépendante des années 80 et 90 que le groupe aime tout particulièrement : le sens mélodique filandreux de ce qu'on appelait le ‘college rock’, le lustre cool et pétillant de l'ère spatiale des vamps des années 90, le grondement chaud et bruyant du shoegaze ainsi que les accroches et les rythmes économiques du post-punk. Il y a même un zeste de no wave pour faire bonne mesure. Mais lorsque Horsegirl fusionne tous ces éléments, il communique à son expression sonore une nouvelle dimension.

Le clip de « World of Pots and Pans » est disponible là

 

lundi, 18 avril 2022 19:07

Clipperton au fond de l’abîme…

La naissance de Clipperton remonte à 2015. Passionnés, les deux guitaristes en sont les fondateurs. Ce sont également les compositeurs. Ils sont ainsi responsables de belles chansons pleines de mélodies douces, envoûtantes et surtout accrocheuses. Le quintet joue du rock et il le fait bien, nous transportant loin, le temps d’une chanson, sur un îlot au milieu de l’Océan Pacifique.

Enregistré de nuit au studio Cryogène Prod à l’aide d’une multitude d’instruments vintage et masterisé à Globe Audio Mastering par Alexis Bardinet, il boucle un cycle de renouvellement pour le groupe originaire de Bordeaux qui avait démarré par “Change”.

« Abyss », son nouveau clip, est disponible ici

 

« The things we do no more », c’est le titre du nouvel Ep d’Eric In The Kitchen. Découpé en 6 pistes, il est disponible en streaming et en téléchargement (gratuit si vous le souhaitez)

Sur ce nouvel Ep, la musique oscille de l’indie pop au punk énervé en passant par le rock et l’électronique expérimentale. Chaque morceau a sa propre ambiance ; certains sont nouveaux et les autres parus de manière plutôt isolée.

L’Ep est en écoute ici

 

dimanche, 17 avril 2022 11:06

Les revendications salariales de CVC…

Le groupe gallois CVC a sorti, ce 14 avril 2022, un tout nouveau single et une vidéo live, consacré à « Docking The Pay ».

Formé en 2019, CVC (pour Church Village Collective) a choisi pour patronyme l'endroit dont il est originaire, situé au sommet d'une colline dans les Welsh Valleys à environ 10 miles au nord de Cardiff. Le groupe, composé du chanteur Francesco Orsi, des guitaristes chanteurs David Bassey et Elliot Bradfield, du bassiste Ben Thorne, du batteur Tom Fry et du claviériste et percussionniste Daniel 'Nanial' Jones, est responsable d’une musique riche et mélodique, agrémentée de riches harmonies à trois voix, et imprégnée de l'histoire du rock.

Ce titre est issu d’un premier elpee, dont la sortie n’a pas encore été fixée. Les sessions se sont, cependant, déjà déroulées. Entièrement produites par le groupe, les compos ont été mixées par Ross Orton (Arctic Monkeys).

La vidéo de « Docking The Pay » est disponible là

dimanche, 17 avril 2022 11:00

Mitzpah dans l’usine d’Andy Warhol…

Mitzpah, projet avorté des années 80 avec Hervé Zénouda (Stinky Toys), Gregory Davidow (Spions) et Yann Le Ker (Modern Guy), dévoile un premier morceau de son album, « Lonesome Harvest: Re-enactment N°1 (Paris 1981) » qui paraîtra le 13 mai 2022 !

Paris 1981. La vague punk est passée et une nouvelle décennie s’ouvre. Les Stinky Toys ont splitté depuis deux ans et Hervé ‘le batteur du punk’ Zénouda, dissident des influences 60’s du groupe d’Elli & Jacno, a des ambitions de songwriting et cherche des collaborateurs. Il est un observateur attentif de ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique, à savoir les étranges lumières que Television et ses Jazzmaster tracent dans le Manhattan nocturne comme autant de guides, ou les murs du son à trois accords que percutent les drummings quasi-expérimentaux des Feelies. Il s’apprête d’ailleurs à aller vivre à New York pour deux années. Cet été-là, pourtant, c’est avec un transfuge de l’Est qu’il va former un duo : Gregory Davidow, performer, écrivain, musicien, frontman des Spions, ‘le premier groupe punk du pacte de Varsovie durant l’été de la haine 1977’, qui vient juste d’être expulsé de Budapest par les autorités communistes. Le binôme Est-Ouest s’aventure à une mission post punk —nom de code Mitzpah, ‘un mélange des mots hébreux mitzvah et chutzpah, où le premier décrit l’innocence mature du débutant dévoué et le second l’arrogance louche d’un étranger illégal’ dira Davidow. À Paris, puis à New York, Davidow et Zénouda enregistrent des démos destinées à un label parisien avec l’aide des ex-Modern Guy, Yann Le Ker aux guitares et Jean-François Coen à la basse. Malheureusement le label, sous l’effet des vagues successives, sera très vite englouti dans les mers agitées du show business et Mitzpah, bouteille à mer, dérivera pendant près de 40 ans, avant de resurgir aujourd’hui…

Découvrez le clip « In Andy Warhol's Factory » ici

En 2020, grâce à une co-production du label toulousain Pop Supérette, Hervé Zénouda décide de reprendre ce projet et de réenregistrer l’ensemble des chansons en compagnie de la plupart des musiciens originaux.

‘Un document important dans l’histoire du rock français —fin de la première vague punk, début d’une nouvelle ère des années 1980. Où deux chemins vont s’ouvrir, celui du post punk d’un côté et celui des prémisses de la French Touch de l’autre’ déclare Zénouda.

dimanche, 17 avril 2022 10:56

KALI sous influence…

Originaire de Los Angeles, la chanteuse, compositrice, multi-instrumentiste et productrice en herbe KALI, âgée de 17 ans, nous propose son nouveau single et clip "Addicted", en s'appuyant sur les nouvelles bases sonores posées par son précédent, "Anybody Else".

Le clip, réalisé par Zealand Yancy, montre le côté espiègle de KALI, dans un match de basket-ball contre un adversaire malicieux qui porte un masque de limace…

Le clip d’"Addicted" est à voir et écouter là

 

dimanche, 17 avril 2022 10:53

L’esprit torturé de Sam De Nef…

Sam De Nef vient de terminer l'enregistrement de son premier album, un disque dont la sortie est prévue pour cet automne. Et il s’intitulera « Dawn/Dusk ». En attendant, il nous en propose un extrait, « Passerby's Ghost », sous forme de clip, une chanson qu’il a interprétée en duo avec la chanteuse de Chicago, Jess de Tenci.

Et il est disponible, ici

 

dimanche, 10 avril 2022 10:33

Une fontaine de jouvence ?

Fondé en 2017, Fontaines D.C. est une formation dublinoise qui appartient à la nouvelle vague rock, à l’instar de IDLES, The Murder Capital, Shame, Slaves et Squid, mouvement initié, faut-il le rappeler, par Girl Band. Devenu depuis Gilla Band, il s’était formé en 2011 ! A ce jour, le band a publié deux elpees, « Dogrel » en 2019 et « A hero’s death » en 2020. Et son troisième, « Skinty fia » paraîtra ce 20 avril 2022. Non seulement les musicos possèdent un sens de l’humour typiquement irlandais, même si aujourd’hui ils se sont établis à Londres, mais les textes respectent une prose toute poétique. Ils ont d’ailleurs publié collectivement deux recueils de poésie : l'un appelé ‘Vroom’, inspiré par les poètes Beat (Jack Kerouac, Allen Ginsberg), et l'autre intitulé ‘Winding’, par les poètes irlandais (Patrick Kavanagh, James Joyce, WB Yeats). Enfin, le sigle DC ajouté au patronyme signifie ‘Dublin City’, alors que l’article défini ‘The’ est passé à la trappe. Il a été ajouté parce qu’il existait déjà un groupe californien qui répondait au même nom. Ce soir, l’Aéronef est sold out et le public est essentiellement composé de quadragénaires…

Le supporting act est assuré par Just Mustard, un quintet également irlandais, mais dont le lead vocal est assuré par une fille ; en l’occurrence Katie Ball, dont la voix, éthérée, douce et presque murmurée, rappelle le plus souvent Harriett Wheeler des Sundays. A son actif 4 Eps et un album (« Wednesday »), sorti en 2018.

Dès le début du set la batterie cogne sec et percute. Toute la salle vibre sous le martèlement hypnotique, tribal du drummer. Oscillant entre post punk et shoegaze, la musique nous plonge au sein d’un univers tour à tour paisible ou corrosif, sis à la croisée des chemins de Beach House et de My Bloody Valentine. En général, la musique est construite sur une forme de crescendo atmosphérique, tendu et troublant, sur lequel la ligne de basse ondule. Mais lorsque Dave Noona, l’un des deux gratteurs, se fend d’un hurlement féroce, les deux sixcordistes explosent le mur de son. Une puissance viscérale qui contraste avec l’attitude imperturbable, presque glaciale de Katie. Et pas davantage d’interaction entre le public et le combo, qui semble cultiver cette distance. Un concert fort intéressant, rappelant la bande à Kevin Shields et tout particulièrement un concert qu’elle avait accordé dans l’ancien Aéronef, rue Solferino, en 1992. Même que le son de Just Mustard était presque (enfin, pas tout à fait, quand même) aussi puissant… (voir aussi notre section photos là)

Après une intro ‘soul’, les cinq membres de Fontaines D.C. grimpent sur les planches. Grian Chatten, le chanteur, salue la foule, mais on ne peut pas dire que ses fringues rivalisent d’élégance. Il a enfilé un tee-shirt de couleur noire XXL et un pantalon de jogging tout aussi extralarge. A contrario du gratteur Conor Curley, tiré à 4 épingles, et qui ne quittera jamais sa veste de tout le show. Pendant que les musiciens entament le set par « A lucid dream », morceau caractérisé par des sonorités de guitare surf, Grian déambule sur les planches en secouant une de ses mains. De loin on dirait qu’il cherche à se débarrasser d’un adhésif resté obstinément collé sur les doigts ; mais en fait, il s’agit d’une clope électronique qu’il manipule compulsivement (de couleur grise, merci Ludo). Un tic qu’il reproduira régulièrement tout au long de la soirée. Et puis, sa morgue évoque plutôt Liam Gallagher ; d’ailleurs quand il est face au micro, on dirait qu’il toise l’auditoire, une main dans le dos, alors que ses inflexions vocales hésitent entre celles de feu Mark E. Smith et de Damon Albarn. Imprimé sur un rythme modulaire et percutant, « Sha Sha Sha » rappelle curieusement The Clash. Une sèche et une fuzz alimentent « Jackie show the line », moment choisi par le light show, suspendu, au plafond, de reproduire des flammes oranges qui (re)montent et (re)descendent. Le public reprend en chœur les paroles du single « I don’t belong », démarche qu’il va régulièrement entreprendre sur les titres les plus connus. Chatoyantes, brimbalantes, les six cordes chamarrent littéralement « You said ». Une intensité électrique en crescendo digne des premiers albums de Radiohead inonde « Television screens », alors que la basse de Conor Deegan III trace une ligne gothique. Tom Coll (NDR : si Chatten paume sa cigarette électronique, il pourra toujours lui refiler du papier collant) imprime un tempo tribal à « Chequeless Reckless ». Les gobelets de bière voltigent dans les airs (NDR : et pourtant, ce n’est pas la St Patrick ; d’ailleurs, comme les Anglais, les Irlandais ne gaspillent jamais la bière : ils la boivent, même chaude !) L’ambiance monte d’un cran pendant « Television screens », alors que l’un ou l’autre téméraire se lance dans le crowdsurfing et qu’un fan apparemment surexcité, juché sur les épaules d’un comparse, brandit un drapeau irlandais. A mi-parcours de la ballade nostalgique « I love you », Chatten se met à déblatérer à une cadence soutenue, une compo qui, à son issue, déclenche une grosse clameur dans la fosse. Régulièrement, Grian tente d’enfoncer son pied de micro dans le plancher (NDR : aurait-il trouvé du pétrole ?) Et tout particulièrement pendant l’incendiaire « Too real », moment choisi par O’Connell pour faire une incursion rapide au sein des premiers rangs. Ode à la jeunesse, « Roy’s tune » permet au band de souffler quelques minutes. Les grattes alternent moments atmosphériques, réminiscents du Cure, et jaillissements acides, tout au long de « Stinky Fia », le titre maître du nouvel opus, alors que la voix de Chatten est trafiquée par un filtre vocodeur. Bref, mais tribal et fulgurant, « Big » est sculpté dans le punk rock. Et le set de s’achever par « Boys in a better land », un peu comme si Chatten prononçait un sermon face à une congrégation acquise à sa cause mais particulièrement réactive face à face à son discours ; et le tout sur un rythme insidieusement calqué sur le « Gloria » de Them, une formation irlandaise légendaire, mais du Nord, dont le leader, Van Morrison, né en 1945, se produit toujours sur scène, mais sous son propre nom ! (NDR : et pour l’anecdote, sachez que Grian a récupéré le drapeau…)

Fontaines D.C. se fait désirer pendant de nombreuses minutes, et finalement décide de revenir sur l’estrade. Il attaque d’abord le rythmé « Here’s death », embraie par le punk rock tribal et débridé « Hurricane laughter », un titre traversé de larsens, au cours duquel Chatten susurre des ‘ssss’, tel un serpent à sonnettes, puis ose un bref bain de foule, avant que Carlos O’Connell, le guitariste le plus déchaîné, ne se lance dans un crowdsurfing, sur dos, tout en jouant de la gratte. Le concert s’achève par « Nabokov » une nouvelle compo (NDR : elle figurera sur l’album « Stinky Fia ») qui se réfère probablement à Vladimir Nabokov, écrivain russo-américain auteur, notamment, du roman polémique « Lolita ».

Un excellent concert, au cours duquel les musicos ont fait preuve d’une grande maîtrise, même si on a eu l’impression que hormis O’Connell, ils n’ont jamais puisé dans leurs réserves. Début de tournée ? Peut-être ! N’empêche on est probablement occupé d’assister à l’éclosion d’un futur monstre sacré de la rock music (70 ans d’existence, quand même !) Et puis, pourquoi pas, vu le patronyme, il pourrait servir de fontaine(s) de jouvence à cette scène en pleine expansion, mais soigneusement reléguée dans la zone crépusculaire de l’underground. A tel point que sa future tournée pourrait passer par des salles du calibre du Zénith ou de Forest National. Mais seul l’avenir nous l’apprendra…

(Voir notre section photos ici)

(Organisation : l’Aéronef, Lille)

Setlist

A Lucid Dream
Sha Sha Sha
Jackie Down the Line
I Don't Belong
You Said
Television Screens
Chequeless Reckless
Televised Mind
I Love You
Too Real
Roy's Tune
Skinty Fia
Big
Boys in the Better Land

Encore:

Hero's Death
Hurricane Laughter
Nabokov

(Merci à Guy et Ludo)

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