Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Ora Cogan
Biohazard 8/8/26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 13 janvier 2022 18:01

A Place to Bury Strangers transparent…

A Place to Bury Strangers défie l'orthodoxie post-punk grâce à des compositions audacieuses et variées qui figureront sur leur sixième album, « See Through You ». Ce long playing paraîtra le 4 février 2022.

Après avoir publié l’Ep « Hologram », en juillet 2021, le nouveau groupe, réunissant du chanteur/guitariste Oliver Ackermann, la drummeuse/chanteuse Sandra Fedowitz et le bassiste John Fedowitz (tous deux issus de Ceremony East Coast), a concocté un musique speedée, fruit d’un cocktail entre punk électronique futuriste aux rythmes industriels percutants, guitares tourbillonnantes et annihilation auditive inclassable… 

En attendant, il nous propose son single, « Hold on tight », qui a également fait l’objet d’un clip. Et il est disponible ici

Et pour écouter l’album, c’est là

 


 

Reuben's Daughters, c’est le projet de Reuben Myles Tyghe. Issu de Bath, ville du comté de Somerset, au sud-ouest de l'Angleterre, où la pop est comme une deuxième religion, Reuben publiera son premier opus, le 1er avril 2022. Intitulé « Mami Wata », il est annoncé comme ensoleillé, entraînant et même agréablement entêtant. En attendant, il nous en propose un single, qui figurera sur cet elpee, « The Well ». Eh bien, il est disponible là

 


 
mercredi, 12 janvier 2022 12:21

Vacuum sealed

« Vacuum sealed » constitue le troisième elpee de Bryan’s Magic Tears, un quintet parisien drivé par Benjamin Dupont, aka Dame Blanche. Et dès les premières notes, on est plongé dans un savoureux bain électrique dont les fragrances rappellent My Bloody Valentine (« Loveless »), The Jesus & Mary Chain » (« Psychocandy »), Primal Scream (« Screamadelica » et The Stone Roses (« The Stone Roses »).

Depuis l’audacieux et orageux « Greetings from spaceboy » aux 9’ de « Superlava » à la construction en crescendo et au motif imparable, en passant par « Excuses », un morceau qui bénéficie d’une jolie mélodie et que chante Lauriane (c’est également la préposée à la basse !), le dense « Sad toys », qui navigue quelque part entre J&MC et Blood Red Shoes, et dont les percus accentuent le climat mystérieux, le très ‘madchester’ « Tuesday (Bye Molly) », la dream pop langoureuse « Always » et un « Incipit » plus offensif, mais caractérisé par des cordes de guitare cristallines et pimenté d’un filet d’orgue vintage, sans oublier le vertigineux « Pictures of you », chanté en duo avec Guillaume Rottier (NDR : le batteur de Rendez-Vous), les morceaux s’enchaînent parfaitement et se dégustent d’une traite.

Savoureux !


 
mercredi, 12 janvier 2022 12:17

Delwood

Les frangins Julien et Grégory Dubois ont donc décidé de remonter un groupe ensemble, comme à l’époque de Coastline Truckers. Ce qui ne les empêche pas de poursuivre leurs aventures au sein de Taifun et Frank Shinobi.

Pour enregistrer cet elpee éponyme, outre Alexandre Brüll (Black Sun Act, Esope) aux drums et Vincent Oury aux synthés et samples, le tandem a reçu le concours du saxophoniste/clarinettiste Clément Dechambre (The Brums) et du violoniste Damien Chierici (Dan San). Enfin, la mise en forme a été confiée à Boris Gronemberger (Castus, Françoiz Breut, River Into Lake, V.O., Françoiz Breut, etc.).

Caractéristique principale de Delwood, la présence de deux basses que se réservent les deux frères. Mais ils s’en servent également comme des guitares, en alternant ou complétant leurs interventions ; assurant aussi bien la rythmique, les arpèges, les riffs que les effets. Ce qui donne une tonalité particulière à l’expression sonore, un peu comme chez Girls Against Boys, une référence confirmée par la voix rocailleuse du ‘lead singer’. Des références, on en rencontre de multiples ; dans le désordre : Modest Mouse, dEUS, Beak, Cabaret Voltaire, le Genesis de Peter Gabriel, le Mercury Rev originel et la liste est loin d’être exhaustive. Ainsi, l’emphase vocale au début de « A house in a corridor » semble calquée sur celle de Simon Huw Jones (And Also The Trees), alors que sur « The sound of victory », des slogans sont scandés, comme chez Warmduscher. On a même droit à des riffs bluesy en intro de « Estáticos », au sein d’un climat qu’on pourrait alors qualifier de fiévreux...

Car complexe et contrastée, la musique de Delwood se nourrit essentiellement d’indie et de math rock, de jazz, de prog et même d’électronique y compris de samples. Et pourtant, malgré cette complexité, une mélodie parvient toujours à remonter à la surface.

Un album fort intéressant, même s’il n’est pas facile à assimiler. 


 
mercredi, 12 janvier 2022 12:14

People in cars

Felix Bechtolsheimer, c’est le chanteur/guitariste et compositeur de Curse of Lono, une formation londonienne, dont le patronyme est emprunté au titre d’un bouquin de Hunter S. Thompson.

Felix a vécu une dernière année calamiteuse. Au beau milieu de la pandémie, son père, son oncle et sa petite amie sont décédés. Et fatalement, les compos du nouvel elpee expriment des sentiments de tristesse, de chagrin, de mélancolie et d’angoisse. Surtout ses textes. Des textes qu’il interprète d’un baryton ténébreux, lyrique, un peu à la manière de Matt Berninger (The National) ou alors de Chris Rea.

Pour enregistrer cet opus, Felix a un peu fait cavalier seul, même s’il a reçu le concours de quelques invités parmi lesquels figurent son fidèle collaborateur Oli Bayston (Spiritualized, Teleman et Boxed In, dont il est le leader) à la mise en forme ainsi que de l’ingénieur du son Iain Berryman (Florence + The Machine, Goldfrapp, Arcade Fire, Kings of Leon, Wolf Alice).

Enfin, le titre du long playing (« People in cars », édité en 2017) est également celui du livre de photos signés Mike Mandel, un album qui révèle des personnages shootés à travers les vitres de voitures, à un carrefour de Los Angeles, en 1970.

Si la musique de Curse of Lono puise ses sources dans l’alt country –et l’utilisation de la pedal steel y est certainement pour quelque chose– on y décèle également et régulièrement des traces de blues, et notamment à travers les riffs de gratte. Mais l’ensemble de cet LP baigne au sein d’un climat généralement atmosphérique, le final « Time slipping » (9’ quand même) se distinguant par ses couches de claviers qui naviguent vers l’infini à l’écoute de confidences oratoires. Et si le piano guide indolemment la plupart des ballades, l’expression sonore est épisodiquement et judicieusement traversée d’interventions de violoncelle et discrètement enrichie d’une voix féminine ; en l’occurrence celle de Tess Parks. Lascive, elle donne même la réplique à celle presque morbide, lugubre, de Felix, sur « So damned beautiful ».

Le disque recèle quand même l’une ou l’autre piste offensive, à l’instar de « Think I’m alright now » et surtout de « Buy the ticket, take the ride », une piste hantée par l’histoire de feu Gilles Bertin, le bassiste de Camera Sirens (à l’époque, il était taxé de Sid Vicious français). Coupable d’avoir braqué une banque et longtemps en cavale, il sera condamné par contumace.

Bref, un album de bonne facture, dont les compos semblent déchirées entre une vision sombre (les lyrics) et paradoxalement empreintes d’une mélancolie douce (la musique) …


 
mercredi, 12 janvier 2022 12:03

White light

Après s’être investi dans plusieurs projets, dont celui partagé en compagnie de Pepe Wismeer pour « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », Thierry Müller a décidé de relancer Ilitch, une formule qu’il n’avait plus explorée depuis 2010.

Ce concept album pose une réflexion sur le temps qui passe et ses conséquences sur le vieillissement de l’être humain ; et notamment sur la maladie et la perte de mémoire. Plusieurs plages et notamment « La danse des neurones », « Stop fighting in my brain », au cours de laquelle les envolées au mellotron frôlent l’univers du King Crimson circa « Islands », « Se souvenir d’oublier » et la « La danse des neurones », que tourmente des cuivres angoissants, abordent probablement ces sujets. Mais c’est surtout « White light » (NDR : il n’y manquait plus que la chaleur d’une même couleur, et on aurait pu évoquer le Velvet Underground !) qui concentre ces différentes thématiques…

On épinglera encore « You smoothing voice », une plage qui baigne au sein d’un climat semi-électronique, semi-symphonique et puis le curieux « Serenity bug ». La guitare électrique y est jouée en picking alors qu’à plusieurs reprises c’est vers « The end » des Doors que l’expression sonore s’enfonce…

Thierry se réserve la guitare, la basse ainsi que les claviers (synthés, piano, mellotron), sans oublier les quelques parties vocales et tout ce qui touche à l’électronique. Il est épaulé par un trompettiste, un saxophoniste, une violoniste et une harpiste.

Dans sa musique, on retrouve ses influences majeures : depuis Phillip Glass à Terry Riley, en passant par Robert Fripp et Brian Eno. Le spectre de ce dernier rôde ainsi tout au long de la ballade « Se souvenir d’oublier » ainsi que la première partie de « Avant que mon cercueil ne se transforme en citrouille », mais lorsque les oscillations électroniques s’effacent, c’est pour laisser la place à un rock instrumental bien rythmé…


 
mercredi, 12 janvier 2022 11:55

Artifact

Beech, c’est le projet de Kristof Souvagie, un Alostois également actif chez la formation post punk The Mary Hart Attack. A ce jour, le groupe avait gravé un Ep. Baptisé « Gazer tapes », il était paru en 2018.

« Artifact » constitue donc le premier elpee de Beech, un disque au cours duquel, hormis la batterie pour « A big surprise », Souvagie se réserve tous les instruments. En live, il est quand même soutenu par un batteur, un bassiste et un guitariste.

Si les mélodies sont accrocheuses dans l’esprit de Nada Surf voire de Teenage Fanclub, musicalement, les références sont à aller chercher du côté de Built To Spill, Gandaddy et Pavement, même si « Scare a soul » libère une charge émotionnelle comparable à celle que dispense Robin Proper Sheppard chez Sophia.

Un album vraiment agréable à écouter.


 
vendredi, 07 janvier 2022 19:11

C’est chaud pour Warmduscher…

Le quatrième elpee de Warmduscher paraîtra ce 1er avril 2022. Intitulé « At The Hot Spot », il a été produit par Joe Goddard et Al Doyle de Hot Chip. Un disque annoncé comme croustillant à l'extérieur et doux à l'intérieur qui récupère l'énergie rauque que Warmduscher a solidifiée sur leur album » Tainted Lunch » et l’a accommodée au funk des années 80, mais en plus lustré.  

Issu de cet opus, le single « Fatso » est en écoute ici

 


 

 The Smile, c’est le nouveau supergroupe réunissant Thom Yorke et Jonny Greenwood de Radiohead ainsi que Tom Skinner de Sons Of Kemet. Il vient de publier un nouveau single, "You Will Never Work In Television Again", et il est en écoute là

Le titre, accompagné d'une vidéo lyrique (réalisée par Duncan Loudon), a été entendu pour la première fois lors du show secret du groupe dans le cadre de l'événement Live At Worthy Farm de Glastonbury l'année dernière. Il s'agit de la première sortie officielle de The Smile, produite par Nigel Godrich.

The Smile accordera trois concerts consécutifs en l'espace de vingt-quatre heures, au Magazine London, les 29 et 30 janvier. Les trois spectacles, qui se dérouleront devant un public assis, seront également diffusés en temps réel par livestream.

Pour plus d’infos :

http://www.thesmiletheband.com


 
vendredi, 07 janvier 2022 19:02

David Bowie avant « Space Oditty »…

David Bowie souhaitait voulait remettre en lumière sa période pré « Space Oddity ». Il a donc dépoussiéré « Can't Help Thinking About Me » après trente ans. Au début de l'année 2000, Bowie et Mark Plati ont dressé une liste de chansons qu'ils voulaient réenregistrer de la période 1964-1971. Et ils sont rentrés en studio avec le reste du groupe pour enregistrer ce « TOY ».

Bowie avait l'intention de sortir l'enregistrement immédiatement, mais malheureusement le concept de l'album surprise en était encore qu’à ses débuts à l'époque, et il a donc fallu encore attendre vingt ans avant qu’il ne sorte. L’opus est disponible depuis ce 26 novembre 2021.