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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 07 juin 2019 18:32

La fièvre sombre de Temples…

Temples publiera son troisième opus ce 27 septembre 2019. Intitulé « Hot motion », il prélude à une tournée européenne pour le début de l’hiver, plusieurs soncerts au cours de l'été et une longue tournée américaine pour l'automne de l’an prochain. « Hot Motion » fait suite à « Sun Structures » gravé en 2014 et « Volcano » en 2017. Le nouvel elpee est annoncé plus sombre. En attendant, le groupe a publié le titre maître en single, une compo doublée d’une vidéo à découvrir ici

Tracklisting

1 Hot Motion
2 You’re Either On Something
3 Holy Horses
4 The Howl
5 Context
6 The Beam
7 Not Quite The Same
8 Atomise
9 It’s All Coming Out
10 Step Down
11 Monuments

 

vendredi, 07 juin 2019 18:27

Le bon goût de Ty Segall

« First taste », le nouvel album de Ty Segall, paraîtra ce 2 août 2019. Il nous y parle de comment et pourquoi nous sommes les maîtres de notre propre destin, les raconteurs de notre propre prophétie, les décideurs de nos propres choix écœurés… Lors de sessions, Ty a eu recours à une panoplie très large d’instruments dont, et c’est inhaubituel, de la flûte, du bouzouki, de la mandoline et des cuivres…

An attendant, pour découvrir la vidéo du single "Taste", compo qui figurera sur cet LP, c’est ici

 

vendredi, 07 juin 2019 18:23

La maison en sucre d’Alex G

Le douzième elpee d’Alex G, aka Alex Giannascoli, paraîtra ce 13 septembre 2019. Il s’agira du troisième pour le label Domino. Le chanteur, compositeur et musicien a déclaré qu’il s’agissait de l’elpee auquel il avait apporté le plus de soin pour le réaliser, à ce jour. Souvent comparé à Elliot Smith, le Pennsylvanien pratique une forme d’indie rock à caractère lo fi. En attendant la sortie de « House of Sugar », « Gretel », paru en single est à découvrir en vidéo ici

Tracklisting

  1. Walk Away
    02. Hope
    03. Southern Sky
    04. Gretel
    05. Taking
    06. Near
    07. Project 2
    08. Bad Man
    09. Sugar
    10. In My Arms
    11. Cow
    12. Crime
    13. SugarHouse (Live)
vendredi, 07 juin 2019 18:20

Qui s’y frotte s’y Pixx…

Pixx, c’est le projet de Hannah Rodgers, une artiste très particulière qui sort ce 7 juin son second elpee. Intitulé Small Mercies, ce disque mêle électro/pop et rock grungy. Coproduit par Simon Byrt (qui a bossé à la fois sur son EP et son premier album) et Dan Carey, il reflète les différentes personnalités de l’artiste capable d’examiner les dommages causés par la religion, les hiérarchies de pouvoir et les stéréotypes qui conduisent à destruction de la terre et de l’amour.

Elle a ainsi déclaré : ‘Je me sentais particulièrement motivée d’écrire sur certains sujets avec cet album. L'homme négocie avec Dieu, Dieu négocie avec l'homme et l'homme négocie avec la planète. Je trouve difficile de comprendre les relations en général -je pense que tout le monde le sait- et la tendance à la dépendance afin de rechercher quelque chose d’éternel est un sujet qui m’intrigue. Donc, si vous aimez Dieu, peut-être est-ce l’idée de quelque chose qui ne finira jamais et où un amour vraiment intense se produit souvent dans les relations humaines aussi…'

Pour découvrir la vidéo de « Andean Condor », c’est ici

 

« Making Butter, Baking Bread », c’est le premier extrait du nouvel album de Stef Kamil Carlens. Le single paraît ce 7 juin et la sortie de l’album qui s’intitulera « Making sense of 8 » est prévue pour le 20 septembre.

Ce single est une ballade lumineuse qui concentre en un peu plus de 3 minutes tout ce qui fait le sel de la musique de Stef : le blues, la poésie, les racines folk et le soleil.

Au sujet de cette chanson, Stef a déclaré ‘J’ai l’ai écrite en pensant à mon fils et ses amis et amies. Ils vivent leur vie sauvage d'adolescent, apparemment sans direction, tandis que je plante des citrouilles et que j'en fais de la soupe. Sur un fond de musique forte, de cris et de rires, de bouteilles qui s'entrechoquent et d'odeurs qui envahissent la maison, je me laisse émerveiller par la beauté́ désintéressée du temps nécessaire pour cuire un pain ou pour fabriquer un pot de confiture. Pendant un instant, la simplicité́ de ces actions semble être la clé d'une vie heureuse. Je médite sur les saisons et décide qu'il y a toujours quelque chose à trouver à manger si tu sais ce que tu dois chercher…’

https://stefkamilcarlens.be/

www.facebook.com/stefkamilcarlensofficial

vendredi, 07 juin 2019 18:13

Bon Iver se démultiplie…

Bon Iver, le projet de Justin Vernon, est en constante mutation. Et pour cause, si à l’origine, le patronyme de l’artiste servait de véhicule à ses concepts personnels, au fil du temps, il s’est entouré de collaborateurs. A un tel point que pour les deux nouveaux titres qu’il vient de composer, ils sont particulièrement nombreux.  

Selon un communiqué de presse, "Hey, Ma" a été produit par Chris Messina, Brad Cook, Justin Vernon et BJ Burton. Il recèle des voix de Jenn Wasner de Wye Oak et des extraits de Psymun. “U (Man Like)” a été produit par Messina, Cook et Vernon. Il comprend également des voix de Wasner, outre celles de Moses Sumney, Elsa Jensen et Bruce Hornsby, qui joue également du piano sur la piste. Vernon a commenté : ‘Ce projet a commencé avec une seule personne, mais au cours des onze dernières années, l'identité de Bon Iver a fleuri et ne peut être définie que par les visages de la famille toujours croissante que nous sommes.’

Pour découvrir « Hey ma », c’est ici et « U (Man Like) », là

 

 

vendredi, 07 juin 2019 18:09

Un double single pour !!!

Les vétérans du dance-punk n’avaient plus sorti d’album depuis 2017, en l’occurrence « Shake the Shudder ». Ils sont de retour avec un double single intitulé « UR Paranoid / Off The Grid », deux compos reflétant le sentiment d’anxiété qui les ronge pour l’instant. La formation a promis de nouvelles compos dans un futur proche. En attendant on vous invite à découvrir le clip ici, une vidéo aussi déjantée que le site du groupe (voir là)

 

 

vendredi, 31 mai 2019 18:01

To believe

Manifestement, de nombreux groupes ont décidé de sortir un nouvel album, après plus de 10 ans d’absence. Et c’est le cas pour The Cinematic Orchestra, dont le dernier opus, « Ma fleur », date de 2007. Bien sûr, il a quand même publié des B.O. de films et des enregistrements immortalisés ‘live’. Mais pas d’elpee studio. Et puis, le band n’est pas très prolifique, puisque « To believe » ne constitue que son quatrième LP studio.

Au fil du temps, Jason Swinscoe s’entoure de plus en plus de collaborateurs pour mener son projet. Il y a bien sûr son backing group, dont Dominic Smith est quasiment devenu un membre à part entière, y partageant l’essentiel des compos ; mais, au fil du temps, il faut reconnaître que la liste des invités s’allonge. Et elle est particulièrement longue sur cet opus. On y retrouve ainsi de nombreux artistes de soul et de hip hop contemporains, comme les chanteurs Moses Summey, Roots Manuva, Heidi Vogel, Grey Reverend ou Tawiah, mais également le multi-instrumentiste Miguel Atwood Summey (NDR : ici préposé aux cordes) ainsi que le claviériste Dennis Hamm, deux artistes qui ont notamment bossé en compagnie de Flying Lotus et Thundercat.

Découpé en 7 plages, cet Lp baigne au sein d’une musique vaporeuse, propice à l’imaginaire, une expression sonore où se mêlent nu-jazz, hip hop, prog, musique de film et électronique.

Le disque s’ouvre par le titre maître, une compo incrustée de cordes sur laquelle glisse langoureusement la voix de Moses Summey. Toots Manuva pose son flow sur le plus ambient « A caged bird / Imitations of life », une plage qui arait pu figurer au répertoire de Massive Attack. Toujours aussi atmosphérique, mais dans l’esprit de Tortoise, « Lessons » vogue au gré des flux et reflux de l’instrumentation (NDR : pas de vocaux sur ce titre), Luke Flowers imprimant un rythme du chemin de fer particulièrement impressionnant sur ses fûts. La mer devient houleuse au fil de « The workers of art », une piste ténébreuse, tourmentée par des soubresauts de claviers et enrichie de cordes à mi-parcours. Des arrangements de cordes signés Miguel Ferguson, sur « A promise », un morceau chanté par la fidèle Heidi Vogel ; une conclusion de 11’ qui prend son envol en mode électronique avant de monter en crescendo.

Enfin, en quête de vérité, l’œuvre remet en cause nos convictions dans un monde où la communication est gangrénée par les fake news et la société corrompue par la politique ainsi que la finance, mais en même temps nous invite à prendre une pause et à savourer le moment présent… en écoutant, par exemple, cet album…

vendredi, 31 mai 2019 17:59

Union

“Union” constitue le neuvième elpee de Son Volt, une œuvre dont les lyrics véhiculent des messages engagés, fustigeant, notamment, le gouvernement Trump. Des textes qui malgré leur goût amer, laissent la porte ouverte à l’espoir d’un monde meilleur. D’où le titre de l’opus.

Pas étonnant que certaines compos se réfèrent à au combat de militant(e)s légendaires de l’histoire américaine ; en l’occurrence la syndicaliste Mary Harris Jones et le folk singer mythique, Woody Guthrie. Dont la plage qui clôt cet elpee. Elle relate l’histoire d’un sans papier qui avait aidé à reconstruire la Nouvelle-Orléans, suite aux ravages causé par l’ouragan Katrina. Car il risque d’être expulsé, et ses enfants renvoyés au Mexique, alors qu’ils n’ont jamais vu ce pays. Cette compo est directement inspirée du « Deportree » de l’illustre auteur/compositeur/interprète.   

Découpé en 13 plages, cet LP s’ouvre par deux compos REMesques bien électriques. Tout d’abord « White Rome burns out », un morceau dont les ondulations furtives d’orgue vintage s’immiscent subrepticement. Puis, « The 99 », une piste qui libère des sonorités presque crazyhorsiennes.

Le long playing recèle deux blues : le malsain « Broad sides », puis l’acoustique « Truth to power blues ». Le reste de l’album privilégie l’americana ; sèche, piano et pedal ou lap steel se taillant la part du lion. Et si le ténébreux « Devil may care » aurait pu figurer au répertoire ‘unplugged’ de Bruce Springsteen, limité au chant laconique de Farrar et à deux grattes acoustiques, dont une jouée en picking, le titre maître s’avère sans doute le plus minimaliste du long playing.

vendredi, 31 mai 2019 17:57

Over

En 2002, suite à la sortie de l’album « Cago » et en proie à des désaccords artistiques, Dead Man Ray splitte. Les membres du band décident alors de s’investir dans leurs projets personnels. L’an dernier, après une pause de 16 longues années, le groupe s’est cependant reformé et a gravé un Ep, intitulé « Een ». Et il vient d’enregistrer un nouvel album. Baptisé « Over », il s’inscrit finalement, bien dans la lignée des précédents essais.

Première constatation, les morceaux sont truffés de petits bruitages étranges, produits par des instruments, des objets insolites ou encore le corps humain (NDR : les battements de cœur d’un enfant dans le ventre de sa mère ?). Une technique qui rappelle, quelque part, celle utilisée par Todd Rundgren.

La première partie de l’opus est plutôt intéressante. D’une durée de 8’, « Blisters », le morceau d’ouverture, varie les tempos tout en empruntant des styles hétérogènes. Emphatique, « Half inch ice » est souligné de chœurs. Des chœurs toujours aussi présents sur « Monochrome », une compo dramatique construite en crescendo sur des arpèges de piano. Daan Stuyven déclame dans la langue de Molière tout au long de l’angoissant, « Middle aged men », un morceau aux arrangements de cordes qui ne dépareilleraient pas dans une sonate pour musique de chambre. Pourtant les intonations vocales de Daan, régulièrement dispensées par syllabes, évoquent celles de Matt Bernigner (The National »), alors que le timbre rappelle plutôt celui de Stuart A. Staples (Tindersticks).

A mi-parcours, Dead Man Ray semble quelque peu s’essouffler. Il y a bien encore « Millionaire » (NDR : un clin d’œil adressé au band de Tim Vanhamel ?), un « Clear history » dont le climat est très proche de celui développé par Ozark Henry, le bowiesque « The ladder » et en finale l’élaboré et mélancolique « How to fall », une piste de nouveau tramée dans les arrangements de cordes ; mais en général, cette seconde moitié de long playing s’avère bien moins percutante que la première…