Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

“Lazarus”, c’est le titre du nouveau single de Bowie, une plage extraite du futur elpee (prononcez « Blackstar ») qui sortira digitalement le 18 décembre et tombera dans les bacs, ce 8 janvier 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=HP5dGI5pCrw

http://davidbowie.com/blackstar/

 

vendredi, 11 décembre 2015 17:06

Une histoire de famille…

Sarah Carlier a publié son deuxième album en octobre 2014. Il s'intitule "SMS", le texto de ‘Save My Soul’. Treize perles enregistrées et mixées par Dan Lacksman, à Bruxelles. Les sessions d'enregistrement se sont déroulées au studio SynSound. Le choix a été dicté autant pour ses qualités techniques (enregistrement analogique) que pour les qualités humaines de Dan, maître des lieux. A l’issue d’un petit concert en appartement, accompli en solitaire, Sarah a accordé une interview à Musiczine. Un entretien consenti en toute décontraction.

L'aventure ‘Akamusic’, c'est terminé ?

Oui.

J'ai entendu dire que pour y rester, il fallait être formaté. C'est exact ?

Je ne sais pas. Lorsque j’ai signé le contrat pour le second album, le précédent deal était déjà arrivé à son terme. Je n'ai pas eu vent de ce dont tu parles. En vérité, il s’agit d’une belle initiative. Les responsables de cette boîte aiment la musique ; et ils écoutent celle d’un artiste avant le soutenir. C’est un concept idéal, quand on veut démarrer et susciter la découverte.

Tu as eu recours aux cuivres sur ton album. Pourquoi pas en ‘live’ ?

Ah ! C'est la question ! J'aimerais bien, mais concrètement, il faudrait prévoir un budget. Peut-être qu’on pourra bénéficier du concours de tels musiciens, en ‘live’, dans le futur.  

Comment est née ta collaboration avec Dan Lacksman ?

Dan, c'est toute une histoire ! Un an avant la confection du deuxième album, il est venu me voir, chez moi, lors d’un concert, accordé à Evere. Et la prestation lui a plue. Il m’a donc proposé de venir enregistrer un titre chez lui. Puis, après avoir entamé l’écriture des compos du nouveau cd, on a décidé de le recontacter. Il était partant. Et dès les premiers titres, il s’est créé une véritable osmose entre lui et nous, tant musicalement qu’humainement. Il s’est produit quelque chose. Tout au long des sessions, on a vécu un véritable flux d'échanges et de partages. Une grande rencontre. Mais il a aussi apporté sa propre touche à l’album.

Tu ne collabores plus avec Franck Baya ?

Qui sait ce que l'avenir nous réserve ? La collaboration s'est achevée. Nous avons réalisé le premier album et accompli un bout de la première tournée ensemble. Nos chemins se sont séparés. Nous sommes cependant toujours en contact. J'ai l'impression que l'on se retrouvera un jour ou l'autre.

Par contre, Laurent Stellemans est toujours de l’aventure ?

Oui, il est impliqué sur le second album. Il a exécuté quelques parties de guitare et participé à la conception de quelques chansons et arrangements. Tout comme Franck, c’est un sacré musicien, mais il a surtout l'âme artistique et c'est un fameux compositeur et créateur.

Manon et toi signez 5 morceaux. Tu es bien entourée…

Très bien. C'est ma chance. C'est ma grande chance.

La confection de cet elpee s’est déroulée en famille. Peux-tu nous en dire davantage ?

Pour « SMS », j’ai eu l'opportunité de travailler avec mon papa qui a produit et arrangé quelques morceaux. Il a un peu incarné le rôle de directeur artistique et a guidé mes choix en matière d’influences. Ma maman a aussi écrit des textes. Certains d’entre eux dataient de plus de 10 ans. Je les ai adaptés suivant mes affinités. Manon De Clercq a aussi participé à l’écriture. On s'était rencontrées à l'école. Nous nous sommes liées d’amitié ; et ensuite, Manon est devenue ma manager. Elle accomplit de l’excellent boulot. Et puis elle est aussi responsable de 5 chansons sur mon nouvel album.

Ta musique est devenue plus sucrée, colorée et métissée. Est-ce le signe d’un virage davantage world ?

En fait, c’est mon père qui m’a permis de découvrir d'autres courants musicaux. On s’est davantage ouvert aux musiques du monde, en privilégiant celles qu’on aimait le plus. Donc l’afro ! Et puis, on a eu envie de faire ce qu’on avait envie de faire et de voir ce que cela allait donner…

On reconnaît également la touche funky du paternel…

Oui, c'est génial. En fait, il adore le funk, un peu le rock, mais aussi vachement le blues. Pour l’instant, il m’accompagne sur scène. Depuis le concert accordé au Rideau Rouge, nous avons accordé quelques dates ensemble, et surtout en France.

Connais-tu Karavan?

Non, pas du tout. Mais si tu me dis que leur musique en vaut la peine, je vais aller jeter une oreille…

Outre ton père, quel est le line up de ton backing group ?

Papa se consacre à la guitare, Thierry Rombaux ou Eric Renouard à la basse, et Boris Django à la batterie. C’est également ce dernier a assuré toutes les sessions de ces drums en studio. C’est mon père qui m’a permis de le rencontrer. Un excellent musicien. Il est surnommé ‘la pieuvre’, parce qu’on a parfois l’impression qu’il a plusieurs bras. Humainement, c'est un chic type. Très simple, humble mais aussi balaise et efficace dans son drumming. Presque magique. Enfin, Kofi Sadjo se réserve les claviers. Il se connaissent tous très bien et avaient déjà joué ensemble. Ce qui explique pourquoi l’ambiance est si familiale. A la limite ce sont un peu mes tontons. Ils me connaissent depuis que je suis toute petite, quand j’écoutais déjà de la musique…  

Tu as changé de look. Une raison ?

C’est encore une histoire de famille. La maman de Manon est styliste. Notre rencontre a été chouette, mais importante. Elle m’a aidée à être plus cool dans mon rôle. En restant attentif à qui je suis et à ce que j’aime et vers où il ne faut pas aller. Et elle est parvenue à me rendre plus belle.

Tu as adapté le « All Along The Watchtower » de Dylan. Un retour à tes premiers amours ?

La version de Bob Dylan, je ne le connais pas très bien. Plutôt celle de Jimi Hendrix, la plus célèbre. Mais également de Richie Havens, que j’avais découverte auparavant. Limitée à deux guitares et une voix. Elle est magnifique. Elle l’est d’ailleurs dans toutes ses versions. Et en bout de compte, je me suis fait plaisir en réalisant la mienne…  

Quel est ton processus de composition ? Texte et musique ?

C'est très aléatoire. C'est un truc que je ne maîtrise pas et ne sais pas expliquer. Lors d’événements ou de périodes marquants, qu’ils soient positifs ou négatifs, j’ai envie de m’exprimer et donc d’écrire. Je démarre toujours d'une trame musicale, d'une grille d'accords, puis les mots viennent à leur tour.

Tu chantes principalement en anglais, pourquoi si peu en français?

C'est sans doute dû aux études. Et puis, c’est dans cette langue que j’ai entamé ma carrière. Les artistes que j'adore ou admire sont tous anglo-saxons. Les premières covers que j'ai interprétées étaient toutes dans cette langue. C'est un peu quelque chose qui s'est inscrit dans ma musique. Curieusement, le phénomène est devenu naturel. Mon apprentissage est permanent. C’est une langue au sein de laquelle je prends plaisir à chanter. Et je ne me pose pas beaucoup de questions à ce sujet.

Si lors d’un concert on te pique ta guitare avant de monter sur les planches, que fais-tu?

C'est un scandale ! Alors je chante a capella. En y ajoutant quelques percus, ça pourrait être sympa…

Quels sont tes albums de chevet ?

Ceux de Ritchie Havens et Grégory Porter. Je les ai découverts, il y a 2 ans. Ne pas oublier Charles Bradley que j'ai vu en concert à Amsterdam. Il y a Milla Brune également. Si tu souhaites appréhender la soul de Bruxelles, c'est elle que tu dois aller voir et écouter. C'est d’une grande pureté. A tomber le cul par terre !

Né le 27 octobre à Santa Cruz, en Californie, Scott Weiland est décédé ce 3 décembre 2015. L’ex-chanteur de Stone Temple Pilots, groupe dont il avait été viré en 2013, et de Velvet Revolver (NDR : un combo impliquant Slash et Duff McKagan, anciens membres de Guns’n’Roses), s’est éteint dans son sommeil, alors qu’il était en tournée dans le Minnesota, en compagnie de sa formation actuelle, The Wildabouts. Pas davantage d’info pour l’instant, au sujet des circonstances de la mort de cet artiste ayant été souvent confronté à des problèmes de drogue.

C’est en plein mouvement grunge, alors que son rock plutôt classique se nourrissait surtout de  psychédélisme, de bossa nova, de funk, de punk et bien sûr de punk, que le Stone Temple Pilots a rencontré le plus de succès. Il avait d’ailleurs décroché un Grammy Award, en 1994, pour « Plush », un titre extrait du premier elpee, « Core », qui a raflé 8 disques de platine au cours des nineties ! Séparé en 2002, STP s’était reformé en 2008, avant que Scott ne soit remplacé par l’ex-vocaliste de Linkin Park, Chester Bennington. C’est alors qu’il a fondé Scott Weiland & The Wildabouts…

 

R.I.P.

 

dimanche, 15 novembre 2015 17:49

Un album posthume pour Jeff Buckley

Ce 11 mars 2016, paraîtra un album posthume de Jeff Buckley. Il réunira les premiers enregistrements de feu l’artiste pour Columbia. Des titres qui ont été récemment découverts dans les archives de Sony Music.

http://www.legacyrecordings.com/
http://jeffbuckley.shop.musictoday.com/page/YouandI

Tracklisting

1. Just Like A Woman (Bob Dylan cover)
2. Everyday People (Sly & The Family Stone cover)
3. Don’t Let The Sun Catch You Cryin’ (First recorded by Louis Jordan)
4. Grace (original)
5. Calling You (Jevetta Steele cover)
6. Dream Of You And I (original)
7. The Boy With The Thorn In His Side (The Smiths cover)
8. Poor Boy Long Way From Home (traditional blues song, Bukka White cover)
9. Night Flight (Led Zeppelin cover)
10. I Know It’s Over (The Smiths cover)

dimanche, 15 novembre 2015 17:49

Un ‘live’ pour Neil Young…

Ce 13 novembre est paru, dans le cadre de la série des Archives de Neil Young, un ‘live’, immortalisant des prestations accordées lors d’une tournée accomplie en 1988.  

www.NeilYoung.com

Tracklisting

Disc 1:

Welcome To The Big Room*
Don't Take Your Love Away From Me**
This Note's For You***
Ten Men Workin'****
Life In The City****
Hello Lonely Woman****
Soul Of A Woman****
Married Man+
Bad News Comes To Town++
Ain't It The Truth++
One Thing++
Twilight++

Disc 2:

I'm Goin'#
Ordinary People##
Crime In The City###
Crime Of The Heart####
Welcome Rap####
Doghouse####
Fool For Your Love####
Encore Rap####
On The Way Home+++
Sunny Inside####
Tonight's The Night####

Enregistré à

* Mt. View Theater, Mt. View, CA - 11/7/87
** The Fillmore, San Francisco, CA - 11/12/87
*** The Palace, Hollywood, CA - 4/13/88
**** The World, NY, NY - 4/18/88
+ The World, NY, NY - 4/21/88
++ Agoura Ballroom, Cleveland, OH - 4/23/88
+++ Poplar Creek Music Theatre, Hoffman Estates, IL - 8/16/88
# CNE, Toronto, Canada - 8/18/88
## Lake Compounce, Bristol, CT - 8/23/88
### Jones Beach, Wantagh, NY - 8/27/88
#### Pier 84, NY, NY - 8/30/88

Line up

 Neil Young - guitar & vocals

Bluenote Café:

Rick Rosas - bass
Chad
Cromwell - drums
Frank Sampedro - keyboards
Steve Lawrence - lead tenor saxophone
Ben Keith - alto saxophone
Larry Cragg - baritone saxophone
Claude Cailliet - trombone
Tom Bray - trumpet
John Fumo - trumpet
Billy Talbot - bass

Ralph Molina - drums

Le dernier elpee de Kurt Vile est paru ce 25 septembre. Intitulé  “b'lieve I'm goin down”, il privilégie le country/folk voire l’americana. Tout en se révélant davantage mélancolique aussi. Il s’agit de son sixième. De quoi se demander si le concert de ce soir n’allait embrasser une forme acoustique. Bref, une chose est sûre, le succès du Pennsylvanien est en constante progression. En décembre 2013, il se produisait encore à l’Orangerie du Botanique et aujourd’hui, il est programmé à l’AB. La salle est comble et il faut craindre ou espérer (biffer la mention inutile) que dans un futur proche, il se retrouvera à l’affiche de Rock Werchter et de festivals du même calibre…

En débarquant à l’AB, Lower Dens vient d’entamer le dernier titre de sa prestation. Opter pour les transports en commun, c’est une bonne alternative pour ne pas s’engluer dans les embouteillages de Bruxelles. Encore faut-il qu’ils soient ponctuels… Le band de Baltimore (NDR : c’est dans le Maryland) a également publié son dernier long playing, en mars dernier (« Escape from Evil »). Après avoir écouté un seul morceau, le final en l’occurrence, difficile d’en dire davantage… 

Suite à une brève intro (NDR : toujours celle d’une compo des Happy Mondays), Kurt Vile et ses Violators montent sur l’estrade. Et le band attaque directement l’allègre « Dust bunnies », un titre issu du dernier opus. De cet elpee, la set list va d’ailleurs proposer 7 plages, rappel y compris. Mais pour la plupart en version plus électrique. Sauf le plus ‘bluegrass’« I’m an outlaw », au cours duquel Vile troque sa gratte contre un banjo qu’il joue remarquablement en picking. Et lors du rappel pour « All in a daze work » du dernier LP ainsi que « Baby’s arms » (« Smoke my funny halo »). Et si Vile se consacre à la sèche sur « Stand inside » et « Wild imagination » (« b'lieve I'm goin down »), le torturé « KV Crimes » (« Walkin on a pretty daze ») ainsi que « Freeway » (« Childish prodigy »), il est quand même soutenu par son trio (basse, guitare, batterie, claviers) et parfois par une boîte à rythmes. Parmi les morceaux les plus électriques, on épinglera cependant, le plus offensif « He’s alright » et le crazyhorsien « Walking on a pretty day ». Un style que votre serviteur apprécie. Sans oublier le dernier titre du set, « Freak train ». Puissant, percutant, enlevé et chargé de feedback, il est enrichi d’un saxophone et imprimé sur un tempo ‘motorik’, rappelant quelque part Hawkwind. Quelquefois, surtout dans ses inflexions les plus laconiques, la voix de Kurt évoque celle de feu Lou Reed. Kurt peut s’appuyer sur un excellent backing group, c’est manifeste. Le drumming du batteur est ample et précis. Le guitariste et le bassiste sont loin d’être des manchots. D’ailleurs, ils échangent régulièrement leurs instruments, quand le premier ne se consacre pas aux claviers. Ou tire carrément son épingle du jeu, en se servant en même temps d’un bottleneck et du vibrato, comme sur « Wheelhouse ».

Kurt Vile est un excellent guitariste, tant en picking qu’aux accords plaqués. Il change d’ailleurs pratiquement de gratte (NDR : une Fender Jaguar, quand elle est électrique) à chaque compo. Mais il n’est pas un bon entertainer. Il parle très peu entre les chansons et ne suscite pas d’engouement ni de réaction enflammée au sein de la foule. Qui a sans doute espéré l’étincelle qui n’est jamais venue. Elle applaudit pourtant à la fin de chaque morceau ; mais en restant sur la réserve. Tout comme Vile, d’ailleurs. Il semble vivre dans son monde. Sa longue chevelure lui cachant très souvent le visage. Pourtant, vu l’affluence, il ne fait aucun doute que sa musique est devenue accessible au grand public. Et que l’Américain est prêt à écumer les grands rassemblements estivaux. Où vous ne le verrez plus à 3 ou 20 mètres, mais peut-être à 100 voire 200 mètres. Il s’éloignera donc des fans de la première heure…

Setlist :

1. Dust Bunnies
2. Pretty Pimpin
3. Jesus Fever
4. I'm an Outlaw
5. Wheelhouse
6. KV Crimes
7. Freeway
8. H
e's Alright
9. Stand Inside
10. Wakin on a Pretty Day

11. Freak Train

 Encore:

12. Wild Imagination
13. All in a Daze Work (with b'lieve i'm going down in the outro)

14. Baby's Arms

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

mercredi, 21 octobre 2015 13:49

Nina K brise la glace

On compare sa voix à Mariah Carey, Sade, Sinead O’Connor voire Enya. Elle s’appelle Nina K et a enregistré un nouvel elpee qui traite de thèmes existentialistes ; et notamment de comment survivre au décès d’un enfant.

Pour concocter ce disque, elle a reçu le concours d’Alex ‘Lexxx’ Dromgoole (Björk, Jessie Ware, Angel Haze, Fatima Al Qadiri) au mixing et aux expérimentations sonores ainsi que de Daniel Fagge Fagerstrom (Optic Nest, The Skull Defects) aux synthés et à la coproduction.

Pour découvrir son premier single, « Impossible », c’est ici

 

 

 

 

 

 

 

mercredi, 07 octobre 2015 01:00

Ni en douceur et encore moins en profondeur…

Arno est en tournée jusque l’an prochain. Il était ainsi programmé à la Maison de la Culture de Tournai, ce mercredi 9 octobre 2015. Il s’était déjà produit au même endroit, en janvier 2013. Et il est revenu. Tout comme le public ‘scaldéen’. La salle est d’ailleurs pratiquement comble. Son dernier album solo remonte à 2012 (« Future vintage »). Heureusement, qu’en ‘live’, il a quand même le bon goût de varier son répertoire. Faut dire que sa discographie est conséquente. Le temps que les spectateurs trouvent leur place assise numérotée et le concert d’Arno peut commencer. Il est alors 20h15.

Avant que le set ne débute, les haut-parleurs crachent une intro baptisée « Ostend dub ». Les musicos montent alors sur le podium. Un guitariste, un drummer ainsi que ses fidèles bassiste et claviériste. Sans oublier Meneer Hintjens. Et l’ouverture (« We want more ») est offensive, malgré les accords de gratte ‘floydiens’. Hormis le théâtral « Laisse-moi danser », la première partie du spectacle est d’ailleurs assez agressive, percutante, funkysante même. Les Tournaisens ne s’y attendaient certainement pas. Avant d’aborder « Vive ma liberté », 3 cuivres (trompette, trompette à coulisses et saxophone) ainsi que deux choristes rejoignent le quatuor. Les premiers s’installent à l’arrière-plan, sur la gauche, et les secondes, également en retrait, mais à droite. Ils campent sur de petites estrades. Et la compo prend une coloration ska. Plusieurs titres vont d’ailleurs adopter ce tempo au cours de la soirée ; et finalement sous cette nouvelle mouture, ils prennent une autre dimension. Arno sort bien sûr quelques vannes, nous raconte l’une ou l’autre histoire tendre. Comme celle de sa grand-mère et de ses tantes, avant d’interpréter un « Lola » aux cuivres sépulcraux et aux sonorités de claviers balkaniques. Il fustige également, sans pourtant les nommer explicitement, certains politiciens issus du Nord du pays (‘comme dans les années trente, mais ils n’ont pas de moustache’). Il présente également sa cover de Pete Seeger, reprise au cours de la second guerre mondiale par Marlène Dietrich (NDR : il doit s’agir de « Sag mir, wo die Blumen sind »), un morceau dont la fin hymnique est enrichie de chœurs gospel (NDR : les choristes ont de remarquables voix !) Un bémol quand même ! Dommage que le claviériste ne passe pas à l’accordéon pour certaines valses ou se contente de reproduire les sonorités slaves de cordes, à l’aide de ses synthés.

Parfois Arno s’assied, même pour certaines compositions qui ont la pêche. A l’instar du funky « L’amor », moment au cours duquel la scène est baignée par un light show de couleur rouge. Le meilleur moment du concert est certainement atteint par « Meet the freaks ». Pas de claviers cependant pour ce blues décapant au cours duquel le gratteur a opté pour une cigar box. Il y fait glisser son bottleneck sur les cordes. Et puis « Whoop that thing », titre qui monte progressivement en intensité avant d’atteindre sa pleine puissance ; et pendant lequel les deux filles (NDR : une Anglaise et une Américaine, dixit Arno) dansent comme des figurines égyptiennes. Soutenu par son pianiste, Arno nous réserve son incontournable « Dans les yeux de ma mère ». Et en fin de parcours n’oublie pas ses deux célèbres reprises de TC Matic, « Oh la la la » et « Putain Putain » (NDR : une version au sein de laquelle il intègre des bribes du « Wild thing » des Troggs ; alors que les cuivres y glissent l’ancien hymne de l’Eurovision), dont le public reprend en chœur ‘Nous sommes tous des européens’. Grosse acclamation ! Une partie de l’auditoire commence à se lever et frappe dans les mains en cadence. Alors quand Arno attaque l’adaptation du tube d’Adamo, « Les filles du bord de mer », le public s’enflamme. Ni en douceur et encore moins en profondeur. Plutôt parce qu’il est conquis. Arno lui demande d’agiter les mains et balayé par les faisceaux lumineux, le spectacle est impressionnant. A ce moment, il en profite pour faire de l’ombre aux psychiatres et autres psychologues…

Le groupe vient à peine de quitter le podium, qu’il y revient pour un rappel. Cependant, il accordera uniquement le classique « Bathroom singer », au cours duquel Arno se sert de cymbales tout en fredonnant ses ‘dingelingeling’. Arno et sa troupe ne reviendront plus. Deux heures de show, quand même. Et manifestement, l’artiste était en petite forme. Sur les planches, il buvait même de l’eau. C’est dire…

(Organisation : Maison de la Culture de Tournai)

Le nouvel opus de Seal paraîtra ce 6 novembre. Son titre ? « Every Time I’m With You ». Un disque dont le thème central est l’amour, mais également les dynamiques qui le régissent, tels que la colère, l'harmonie, le bonheur, la tristesse, l'exaltation ou l’imprudence. Et pour l’enregistrer, il a reçu le concours de Trevor Horn à la mise en forme, une collaboration dont il avait déjà bénéficié lors de la confection « Seal II » (1994), « Human being » (1998), « Seal IV » (2003), et plus récemment « Soul 2 » (2011).

Tracklisting:

1. Daylight Saving
2. Every Time I’m With You
3. Life On The Dancefloor
4. Padded Cell
5. Do You Ever
6. The Big Love Has Died
7. Redzone Killer
8. Monascow
9. Half a Heart

10. Let Yourself
11. Love

Pour écouter le titre maître de l’elpee, c’est ici

 

 

mercredi, 09 septembre 2015 17:22

Les visions nocturnes de Suede…

Suede publiera un nouvel album studio ce 22 janvier 2016. Il s’agira de son septième ! Lors des sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours d’une section de cordes ; un disque qui a été produit par le collaborateur de longue date, Ed Buller.

« Night thoughts » sera enrichi d’une bande sonore, celle du film réalisé par Roger Sargent. Elle sera proposée dans les versions alternatives de l’opus (cd/dvd et vinyle). Qui sera d’ailleurs gravé sous différents formats.

Sur cet elpee, la formation insulaire aborde les thèmes de la vie, la mort, l’amour, l’angoisse et le désespoir, des thèmes développés tout au long du long métrage.

Pour voir le trailer du film, c’est ici

Tracklisting ‘Night Thoughts’:

Side A:

1. When You Are Young
2. Outsiders
3. No Tomorrow

Side B:

1. Pale Snow
2. I Don’t Know How To Reach You
3. What I’m Trying To Tell You

Side C:

1. Tightrope
2. Learning To Be
3. Like Kids

Side D:

1. Can’t Give Her What She Wants
2. When You Were Young
3. The Fur & The Feathers

http://www.suede.co.uk/

https://www.facebook.com/SuedeOfficial