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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Le nouvel opus des Raveonettes paraîtra ce 5 octobre. Il s’agit de leur quatrième. La bande à Sue Rose Wagner and Sharin Foo a bénéficié du concours de Thomas Troelson (Junior Senior and DFA) à la mise en forme. Intitulé « In And Out Of Control », l’album traite de sujets assez sombres. Paradoxal, lorsqu’on sait que Sharin est depuis peu, devenue maman. Et pour que votre info soit complète sachez que la formation partira en tournée qui passera par l’Europe en septembre

Tracklisting

1  ‘Bang!’
2  ‘Gone Forever’
3  ‘Last Dance’
4  ‘Boys Who Rape (Should Be Destroyed)’
5  ‘Heart Of Stone’
6  ‘Oh, I Buried You Today’

7  ‘Suicide’
8  ‘D.R.U.G.S.’
9  ‘Breaking Into Cars’
10  ‘Break Up Girls!’
11  ‘Wine’

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theraveonettes

 

dimanche, 27 septembre 2009 14:22

Le nouvel album des Editors retardé

Préalablement prévue pour le 21 septembre, la date de sortie du prochain opus des Editors a été finalement fixée au 12 octobre. En voici le tracklisting

1.  In This Light And On This Evening 
2.  Bricks And Mortar 
3.  Papillon 
4.  You Don't Know Love 
5.  The Big Exit 
6.  The Boxer 
7.  Like Treasure 
8.  Eat Raw Meat = Blood Drool 
9.  Walk The Fleet Road 

Pour plus d’infos : http://www.editorsofficial.com et http://www.myspace.com/editorsmusic

 

mercredi, 23 septembre 2009 00:15

The murder of time (1993-1996)

Fondé à la fin des 80’s par le chanteur/guitariste Peter Aaron et le guitariste William Webbber, The Chrome Cranks a vu passer en son sein le bassiste Jerry Teel (Honeymoon Killers, mais pas la version belge), et surtout un ex-drummer de Sonic Youth et de Pussy Galore, Bob Bert. Il est d’ailleurs impliqué sur ce recueil pour 11 des 19 morceaux. Une compile qui réunit la quintessence de la discographie du groupe né à Cincinnati, mais également quelques morceaux immortalisés en ‘live’. Et fait, suite à la confection d’une autre compilation (« Diabolic boogie ») parue en 2007, éditée par le label Atavistic et réunissant des singles, des démos, des prises ‘live’ et des raretés, la formation a décidé de se réunir pour jouer quelques dates. C’était en 2008. Et on annonce même l’enregistrement d’un véritable opus.

Fruit d’un mélange fiévreux entre blues, punk, rockabilly et noise, la musique de The Chrome Cranks évolue à la croisée des chemins des Stooges, Cramps, Gun Club, Birthday Party et autres Scientists. Vocaux hurlés, incantatoires ou grognés, riffs de guitare surf, marécageux, chargés de feedback ou vibrants, tempo lancinant ou sauvage voire tribal et ligne de basse souterraine (NDR : parfois quelques accords de piano sonores) alimentent un climat ténébreux, menaçant et intense tout en forgeant un style bien trempé qui doit se traduire plus que probablement en concerts incendiaires. Pas encore prévu de date près de chez nous ?

 

mercredi, 23 septembre 2009 00:10

Drugstore collector number one

Il y avait un bon bout de temps qu’on avait plus entendu parler de Drugstore. C’était en 2003, lors de sa séparation du groupe. Depuis, leur musique avait surtout servi de B.O. pour l’un ou l’autre film, quand même… Parue en 2002, la compile « Drugstore Collector Number One » vient donc d’être rééditée. Un recueil de raretés, démos, inédits, flip sides et enregistrements ‘live’, parmi lesquels figurent une majorité de versions acoustiques. Proposés le plus souvent sous une forme dépouillée proche de leur dernier elpee studio, « Songs from the jet set ». Même le hit « El President » épouse cette configuration. Mais sans le concours de Thom Yorke. Il y a même un extrait d’interview. Mais pourquoi exhumer une telle compilation ? Tout simplement parce que le combo américano-anglo-brésilien vient de se reformer. Ben pourquoi pas ? Le tout est de savoir s’il a toujours la pèche…

 

 

 

mardi, 22 septembre 2009 03:00

Long live Père Ubu

Dix-huit mois de travail ont été nécessaires à David Thomas pour réaliser ce projet particulièrement ambitieux. En fait, on est en présence ici d’une transposition musicale du célèbre et controversé « Ubu Roi » d’Alfred Jarry, pour lequel David a adapté les paroles et composé la bande sonore (NDR : pour cette dernière partie, il a quand même reçu la collaboration de Gagarin, bidouilleur particulièrement notoire dans l’electronica et l’ambient). Et cette pièce a été interprétée pour la première fois à Londres en 2007. Mais qui joue le rôle de Père Ubu ? David Thomas en personne ! Ses musiciens sont également de la partie. Ils sont d’ailleurs également impliqués dans l’écriture de la musique. Mais ont aussi participé physiquement à la pièce. Sans oublier la vocaliste/actrice Sarah Jane Morris (NDR : ex-Communards, Happy End), invitée à incarner celui de Mère Ubu.

Le tableau planté, il ne reste plus qu’à se laisser entraîner dans cet univers expérimental, atmosphérique, parfois postindustriel, mêlant instrumentation conventionnelle, et bruitages les plus divers comme les gémissements de claviers ou encore les éructations. Le tout balisé par les échanges vocaux opérés entre David et Sarah. Chantés ou déclamés. Et franchement, si le contenu est particulièrement intello, il n’est pas du tout désagréable à écouter et me fait même penser, même si les racines musicales sont diamétralement opposées, à un concept album comme les seventies ont tant engendré…

 

mercredi, 23 septembre 2009 00:04

Battle for the sun

Il faut reconnaître que depuis quelques années, Placebo est en perte de vitesse. Après avoir sorti le peu convainquant « Meds » et dans la foulée opéré une tournée longue de deux ans, la formation a même failli splitter. Faut dire que Molko et le drummer, Steve Hewitt, se détestait de plus en plus. Et ce qui devait arriver arriva : ce dernier a reçu son C4. Il a donc été depuis été remplacé par un jeune Américain de 22 ans, Steve Forrest, en l’occurrence l’ex-batteur d’Evaline.

Pour enregistrer leur sixième opus, le trio a décidé de se rendre à Toronto. D’autofinancer les sessions et de changer de label. En outre, il a fait appel à David Bottrill (Tool, dEUS, Silverchair) pour le produire. Enfin, il n’a pas reçu le concours d’invités notoires, comme c’était souvent le cas, lors de la confection des opus précédents. Mais bien d’une large section de cordes et même des cuivres. Sans oublier le recours à l’électronique. Pas toujours très judicieux, il faut le reconnaître.

L’électronique, parlons-en. Elle ne colle vraiment pas à la musique de Placebo. Ou alors de manière discrète. Mais certainement pas sous une forme kitsch. A l’instar du banal « Bright lights » et de l’hymnique « The never-ending why ». Par contre lorsqu’elle s’intègre à l’instrumentation, elle passe beaucoup mieux la rampe. Et je pense tout particulièrement à « Come undone », ballade lente, parfois mid tempo, au cours de laquelle elle se fond dans les cordes de guitares vibrantes, duales.

Plusieurs compos sont enrichies d’arrangements symphoniques. Souvent somptueux. Tout d’abord sur le titre maître. Caractérisé par ses variations rythmiques et harmoniques et sa ligne de piano élégante, il lorgne manifestement vers Muse. Tout comme chez « Julien », encore une fois, amorcé par une intro synthétique du plus mauvais goût. Et enfin sur le délicat « Happy you’re gone ». Plus cold wave, traversé par des accords de xylophone (NDR : à moins que ce ne soit un piano trafiqué pour sonner comme tel) dans l’esprit de Cure. Une cold wave qui filtre souvent à travers les chansons. De manière remarquable sur le très pop « Speak in tongues ». Lorsque les plages ne sont pas carrément gothiques. Ainsi, le ténébreux « Devil in the details » nous replonge dans l’univers de « Black market music » voire de « Sleeping with ghosts ». Plus intéressant est ce retour dans le glam punk originel opéré sur « Breathe underwater ». Tout y est : les guitares vivifiantes, percutantes, sauvages et ce groove permanent. Mais le meilleur titre est celui qui achève la plaque : « King of medecine ». La très jolie mélodie imprimée sur un mid tempo, vient se poser des accords de guitare sèche et de piano sonore discrets mais indispensables, avant que l’instrumentation ne monte en crescendo, soutenue par les arrangements de cordes. On vous épargnera l’analyse du reste de ce « Battle for the sun », la luxuriance et la banalité n’y font pas bon ménage. N’empêche, si l’œuvre est loin d’être parfaite, elle laisse transparaître d’opportuns rayons de soleil. C’est sans doute la bataille que mène Molko.

 

mercredi, 16 septembre 2009 00:09

Popular songs

Fondé à Hoboken, dans le New Jersey, Yo La Tengo fête donc son quart de siècle d’existence en sortant son douzième elpee. Intitulé « Popular songs », il peut se découper en deux volets de plus ou moins 35 minutes. Une première partie plus pop. Même le morceau d’ouverture, réminiscent du psychédélisme orchestral de Love. Seule différence, la compo s’étale sur plus de 6 minutes, alors que les huit autres chansons durent plus ou moins 3 minutes. Quatre d’entre elles trempent dans un folk pastoral, fort proche de Belle and Sebastian. En y ajoutant des claviers. Souvent rognés. Normal, puisqu’il s’agit d’un Hammond B3. Des claviers toujours aussi vintage sur le garage « Nothing to hide », qui autorise un superbe solo de guitare que n’aurait pas renié un certain John Mascis ainsi que tout au long du funkysant « Periodically double or triple » (NDR : pensez à Booker T.) et du plus ‘motownesque’ « If it’s true ». Reste l’éthéré, presque slowcore « By two’s », nappé de claviers flottants.

La seconde partie se limite à trois plages. Tout d’abord les 9’ de shoegazing dévolues à « More stars than there are in heaven », dans l’esprit de Slowdive. Ensuite deux instrumentaux. Soit « The fireside ». Un morceau contemplatif, presque ambient, dominé par les cordes de guitare acoustiques et traversé de bruitages électro de plus de 11’. La plage la plus dispensable de l’elpee. Enfin, « And the glitter is gone ». Soit 15’51 de noisy rock tentaculaire, décapant, hypnotique, terriblement dense, sauvagement destructeur, digne de Sonic Youth. Et pour que votre info soit complète sachez que c’est leur collaborateur de longue date Roger Moutenot, qui s’est chargé de la mise en forme.

 

mercredi, 16 septembre 2009 00:08

When The Rains Comes

Responsable d’un superbe album en 2007, intitulé « Listen For The Rag and Bone Man », And Also The Trees nous propose aujourd’hui une œuvre entièrement acoustique. Guitare sèche, accordéon, contrebasse, violoncelle, dulcimer et melodica trament les 14 plages de cet opus. Le tout envoûté par la voix emphatique, déclamatoire, majestueuse de Simon Huw Jones, responsable de textes sculptés dans la poésie romantique. Un seul inédit, « When the rains come ». Soit le titre éponyme. Les autres chansons sont puisées dans l’ensemble du répertoire de la formation insulaire. Il y manque sans doute la cover du « My Lady d’Arbanville » de Cat Stevens ; mais figurent bien dans le tracklisting « Virus meadow », « Vincent Craine » et « A room lives in Lucy », parmi les plus notoires. C’est-à-dire la quintessence de leur œuvre. Dans des versions dépouillées, intimistes, bouleversantes, hantées ; bref de toute beauté. La contrebasse de Ian Jenkins sert de fil conducteur aux compos. Les accords tout en délicatesse posés par Simon Huw Jones sur sa six cordes acoustique suintent de sensibilité. Parfois ses arpèges empruntent une forme classique, parfois son fingerpicking réverbère des accents hispaniques, parfois encore ses accords épousent une sensibilité très proche de la face acoustique du célèbre « Albatross » de Fleetwood Mac. La classe ! La formation insulaire se produira sous cette configuration le 28 octobre à Caen et le 30 à Paris, le 1er novembre à Colmar, le 2 à Lyon, le 3 à Marseille, le 4 à Toulouse, le 5 à Nantes, le 6 à Bordeaux, le 7 à Limoges et le 14 à Dison (NDR : c’est près de Liège). Rien pour l’instant de prévu pour le Nord de la France et de la Belgique.

 

 

mercredi, 16 septembre 2009 00:05

Time to die

Pour enregistrer leur troisième opus, The Dodos a reçu le concours d’Ek à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme de disques de Fleet Foxes, de Band Horses et des Shins. Mais de là à comparer la formation californienne à cette dernière, il y a un pas que je ne franchirai pas. C’est pourtant ce qu’une certaine presse spécialisée essaie de nous faire croire. Anglo-saxonne en particulier. A mon humble avis, elle ferait bien de retourner au lit…

Bref, venons-en à ce « Time to die ». Pas un titre rigolo, mais manifestement adapté aux lyrics. Peut-être un des seuls reproches que l’on puisse faire au groupe. Des textes trop occultes traitant notamment de mort, de suicide et autres thèmes morbides. A contrario, la musique pète des flammes. Le line up est donc officiellement élargi à un trio. Keaton Snyder se chargeant du xylophone (surtout, même en tirant des sonorités à l’aide d’un archet) et des percus (parfois). Si sur les planches, ses interventions sont plutôt discrètes, sur disque elles apportent une dimension supplémentaire aux compos. Pas sur tout l’elpee, mais sur une bonne moitié. A l’instar du morceau d’ouverture, « Small death », titre découpé en trois mouvements, au cours duquel ses interventions épousent littéralement les lignes de guitares distordues de Meric Long. Du carillonnant « Two medecines », du sinueux « Troll nacht » et enfin du titre maître, caractérisé par ses fréquents changements de tempo, un morceau qui me rappelle étrangement le climat entretenu tout au long du le 3ème album de Led Zeppelin (NDR : oui, oui, le plus acoustique). Mais sous un format plus pop que rock. Une impression qui fait d’ailleurs régulièrement surface, en écoutant cet elpee. Parce que cordes acoustiques voire semi-acoustiques (NDR : il y a un zeste d’électricité quand même) ainsi que percus tribales, pulsantes, propulsives, percutantes, syncopées, complexes, vivifiantes mais tellement subtiles alimentent les 9 morceaux de cet opus. A la gratte Meric Long alterne fingerpicking et arpèges enfiévrés. Aux drums, Logan Kroeber établit les différents tempi. Qui peuvent varier plusieurs fois a sein d’un même morceau. Et lorsque la frénésie contamine une compo, on est comme emporté par un tourbillon dévastateur. Mais le combo prend soin de préserver un sens mélodique particulièrement contagieux que lustre le timbre vocal ondulatoire, sucré, de Meric (NDR : circonstanciellement rejoint en harmonie par la voix de Logan), à la manière d’un Paul McCartney. Un des albums de l’année !

 

mardi, 08 septembre 2009 03:00

Untitled #23

Lorsqu’on évoque The Church, on pense immédiatement au hit single, paru en 1988, « Under the milky way ». Et pourtant, cette formation issue de Canberra, en Australie, possède une toute autre carte de visite. Elle fêtera d’ailleurs son trentième anniversaire l’an prochain et compte à ce jour… 23 elpees studio à son actif. Ce qui explique le titre de leur nouvel opus. En outre, trois des membres fondateurs sont toujours au poste, c’est-à-dire Steve Kilbey, Marty Willson-Piper et Peter Koppes. New wave à l’origine, leur style a glissé peu à peu vers le psychédélisme avant de se fixer dans une forme de prog atmosphérique. Un écart de conduite : « Parallel Universes », une double compilation consacrée à des remixes et destinée à la piste de danse…

Mais venons-en au dernier long playing. Très riche, luxuriant même. Pour vous faire une petite idée, mettez dans un shaker des doses identiques de Barclay James Harvest (NDR : des débuts), de Beatles circa « Magical Mystery Tour », de Luna, de Mercury Rev, de Sophia, de Coldplay, de Bowie originel (NDR : pensez à « Space Oddity ») et de Pink Floyd post « Dark side of the Moon ». Secouez bien fort, puis vérifiez le résultat. Il reste encore des grumeaux. Passez le tout à la moulinette jusqu’au moment où la solution sonore deviendra parfaitement onctueuse. Parfumez le tout de mélancolie douce et vous obtiendrez une solution sonore proche de cet « Untitled #23 ». Un disque partagé en 10 morceaux dont la durée oscille entre 4 et 5 minutes.

Les chansons sont mélodieuses, mais aussi majestueuses. Une texture tramée par une foultitude d’instruments dont le mellotron, les pianos, les harpes, les violoncelles et tutti quanti. Les échanges opérés entre Marty et Peter aux six cordes (aussi bien électriques qu’acoustiques) sont toujours aussi magiques. Chatoyantes, scintillantes et bringuebalantes, ces sonorités de guitares sont cependant fluidifiées de claviers éthérés (NDR : plus présents sur cet album). Steve continue de chanter d’un timbre velouté, envoûtant, ses lyrics empreints de poésie, presque spirituels, souvent obscurs. Enfin, lorsque les vocaux se conjuguent en harmonie, ils sont absolument superbes. Un titre s’écarte cependant de cette règle, « Space saviour » ; pour ma part le sommet de l’elpee. Imprimé sur un mid tempo vivace, il est construit sur un crescendo épique, à la manière de « Heroin » du Velvet Underground, et baigne dans des claviers vintage. Bref, un superbe album, mais pas du tout dans l’air du temps…