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mardi, 01 juillet 2008 21:17

A Tribute to Bobby

Fatigué par son aventure Simply Red, Mick Hucknall a décidé de se faire plaisir en rendant hommage à un de ses vocalistes préférés ; en l’occurrence le chanteur de soul/blues Bobby Bland. On savait que l’ancien leader de Simply Red était friand de reggae (il a financé le label Blood & Fire) mais il est aussi un fana de soul. Dans les cercles Norhern Soul de sa Manchester natale, notre homme ‘tripait’ sur les morceaux torturés de Bobby tandis que ces potes se déhanchaient sur du disco.

Peu connu en Europe, Bobby ‘Blue’ Bland est une figure légendaire du blues et de la soul. Les titres crépusculaires de Bobby traitent souvent des tourments de l’amour. Complice (et chauffeur) de BB King, l’homme a aligné les succès dans les années soixante et septante, avant d’emprunter une direction purement blues, au cours des années 80. Hucknall reprend quelques classiques de l’homme (« Cry, Cry, Cry », « Yolanda », « Chains Of Love », « Stormy Monday Blues », « I Pity the Fool ») et d’autres plages plus obscures comme le très bon « Farther Up The Road » qui ouvre cet album de reprises. Mick Hucknall reste fidèle à l’esprit des titres originaux mais y ajoute sa patte personnelle et notamment des réminiscences jazz et funk. On sent que « A Tribute to Bobby » a été enregistré avec passion, dans la pure tradition des hommages rendus aux ‘maîtres’. Pas mal du tout…

 

 

mardi, 01 juillet 2008 21:12

Slip In And Out Of Phenomenon

Parmi les nombreux groupes qui ont agité l’underground new-yorkais au début des années quatre-vingt, Liquid Liquid mérite une place à part. A l’instar de leurs collègues de Konk, ils ont exploré le funk, l’afro beat, le dub, le free jazz et le disco pour en restituer une vision très singulière. Quasi trente ans après la sortie d’une poignée de maxis ayant eu une influence majeure sur de nombreux musiciens, le label Domino a décidé de rééditer l’intégralité des travaux du groupe, enrichi d’inédits et de prises live.

Pas ou très peu de guitare chez Liquid Liquid : basse, batterie et percussions dominent le sujet. Quelques notes éparses de marimba, de sax et de mélodica viennent ponctuer un chant torturé et abstrait rappelant le John Lydon de « Metal box ». La vingtaine de titres réunis ici part dans plusieurs directions : un peu d’afro beat punk (« Out » et « Outer »), des impros tribales et free (« Rubbermiro », « Eyes sharp », « Where’s Al »), des prototypes du son punk-funk –repris un quart de siècle pus tard par une flopée de groupes (« Bellhead », « Optimo »). D’autres morceaux lorgnent davantage vers le funk, comme « Sank Into the Chair », « Push » ou « Cavern », plagié d’ailleurs en son temps par le Sugarhill Gang sur « White Lines ». Sans « Cavern », un des gimmicks les plus connus du hip hop (la phrase « Something Like a Phenomenon ») n’aurait peut-être jamais existé. Sauf que dans « Cavern », le chanteur de Liquid Liquid scande « Slip In And Out Of Phenomenon » et semble davantage parler de Platon que de Block Parties…

Mais trêve de plaisanteries. Trente ans après sa conception, la musique de Liquid Liquid reste furieusement unique et expérimentale. Pas toujours facile d’accès, elle réserve de belles surprises à l’auditeur, surtout lors des titres les plus futuristes du groupe, tout simplement ‘bluffants’.

 

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Slow children playing

« Slow Children Playing » réunit des travaux opérés entre 1993 et 1998 par le groupe de Cincinnati alors que la majeure partie des musiciens fréquentait encore l’école. Une excellente manière de découvrir la préhistoire de Five Deez, formation dont on se rappelle surtout la très sympathique prestation scénique accordé aux « Nachten », en 2004. Nonobstant leur jeune âge, le boulot exécuté par les gaillards à l’époque était d’un excellent niveau. Ils s’inspirent vraiment beaucoup (trop ?) du collectif Native Tongues : le flow des mc’s renvoie à De La Soul, les boucles jazzy rappellent A Tribe Called Quest. Sauf qu’ici tout est un peu plus brumeux, sombre et intellectuel. A l’instar de « Cerebral Attax », fragment qui ouvre l’elpee. Le hip hop évolue constamment et ce disque en est la plus belle illustration. Réservé aux fans.

jeudi, 29 novembre 2018 11:26

Marginale Musique

L’équipe marseillaise qui s’était fait connaître en son temps sur le « Bad Boy de Marseille» d’Akhenaton a fait son chemin et peut s’enorgueillir d’être toujours présente dans le monde impitoyable du hip hop français. Le ton général de leur nouvel opus ressemble à la pochette qui l’habille : il est froid et gris. Pas de blagues et de gouaille marseillaise ici, mais bien la peinture pessimiste d’un ‘monde qui part en couilles, et c’est pas qu’un truc climatique’ (sur « C’est plus comme avant »). Des instrumentaux down tempo à l’ambiance « Blade Runner » constituent l’essentiel de cette (trop) longue plaque, rythme pépère brisé par quelques salutaires hausses de ton (« Comme on débarque ») un peu rares. La Fonky Family tient à ‘représenter’ à tout prix et nous conte tout ce qui ne va pas dans la triste France de Sarkozy en fustigeant l’état (« Le Plus Grand Des Voyous »), les villes en déliquescence (« Le Quartier », « Chez Nous », « Ils le savent ») ou encore l’état du monde en général (« La Guerre »). Le problème est qu’ils enfoncent des portes ouvertes, restent dans les poncifs du rap geignard, à l’instar de l’ultra cliché « C’est plus comme avant », qui évoque la nostalgie à deux balles d’un Francis Cabrel. Seul « Dans les Yeux » parvient réellement à toucher, car plus vrai et plus nuancé dans sa chronique toute simple de la difficulté de se construire une vie digne lorsqu’on est né au mauvais endroit. Réservé aux inconditionnels de hip hop hardcore à l’ancienne.

lundi, 03 avril 2006 03:00

Ete 67

Depuis la parution de leur premier 4 titres, ces six jeunes Liégeois sont parvenus à se faire place plus qu’honorable dans le (petit) monde de la musique wallo-bruxelloise. Comment ? En accordant de bonnes prestations scéniques. Et puis grâce au succès d’un titre très porteur : « Le quartier de la gare » (inclus ici). Cet album suit donc le même chemin et on y soulignera plus ou moins les mêmes remarques soulevées il y a quelques mois. Du côté positif on pointera un grand talent pour les mélodies et arrangements pop (« Les pilules », « Si vous voulez de moi », « Chinese restaurant », « Les vacances à la plage »). Une salutaire ouverture musicale, comme les ouvertures jazzy de « Eva » ou « Tu n’es pas là ». Moins positif, l’abus de certaines recettes. « Marcher droit » et « Autodestruction massive » rappellent un peu trop « Le quartier de la gare ». Toujours dans les bémols, le chant trop maniéré et les textes un peu prétentieux plairont uniquement aux (éternels) adolescents pour qui Bertrand Cantat est la référence numéro un en termes d’écriture de textes. A oublier aussi cette reprise du Velvet Undergound… Prometteur donc, mais surtout destiné à un public adolescent, qui va sûrement plébisciter cette plaque.

 

mardi, 23 mai 2006 03:00

La Nueva Onda

Etrange disque que ce « Nueva Onda », tiré de l’oubli par l’excellent label espagnol Vampi Soul. Collectif de musiciens conduit par Luiz Eça, pianiste influent de la bossa nova, la Familia Sagrada tournait exclusivement pour la chaîne d’hôtel mexicaine Camino Real. La société avait son propre label (RVV), qui prit l’initiative de sortir ce disque en 1978, huit ans après son enregistrement. Une œuvre audacieuse qui puise dans la pop anglaise, la soul et le jazz ; le tout parcouru, bien entendu, de rythmes brésiliens. Une large palette musicale (cuivres, percus, formation rock et une multitude de voix) consacrée à des compos totalement bizarres et exaltées où les ruptures de ton sont légion. L’atmosphère de « Nueva Onda » rappelle les disques à tendance soul-funk concoctés par des furieux du free jazz comme Albert Ayler et Archie Shepp. Les moments phares de cette courte œuvre (moins de 40 minutes) épinglent une chouette reprise de Jorge Ben (« Pais Tropical »), le funk jazz de « Sequestro » et ce magnifique « Please Garçon » qui nous montre comment aurait sonné le Velvet Underground, si ses membres avait été brésiliens. Chaudement recommandé aux amateurs d’atmosphères psychédéliques.

Dans la grande famille des crooners jamaïcains, on oublie trop souvent l’élégant Alton Ellis, auteur de l’immortel « I’m Still in Love With You », récemment remis au goût du jour par Sean Paul. Heartbeat, le seul label (avec Soul Jazz) à exploiter de façon légale le catalogue Studio One, nous propose à nouveau cette copieuse compilation des meilleurs titres enregistrés par Alton et sa sœur Hortense pour le compte du meilleur label de l’histoire de la musique jamaïcaine. Immortalisés en pleine période ‘rocksteady’ (un élégant mélange de soul et de reggae), les titres compilés ici recèlent pas mal de reprises de classiques de la soul américaine. Mais également des titres originaux qui ont fort peu à envier à leurs illustres modèles. Les deux voix sont magnifiques. Le son du groupe de Studio One est inimitable. La richesse mélodique et musicale incomparable. Sans oublier le rôle impérial du claviériste Jackie Mittoo. Un disque idéal pour rappeler une fois de plus que le reggae ne se résume pas aux rastas enfumés qui déblatèrent sans fin sur la mise à feu de Babylone. Comme dirait 10cc dans « Dreadlock Holidays » : « I don’t like reggae, I love it ! ».

 

mardi, 24 octobre 2006 03:00

Nightlife

Son métallique, batterie tribale, guitares terroristes, paroles plus scandées que chantées. A quelque chose près, tout, dans ce disque, rappelle ce mouvement musical du début des années 80 baptisé « No Wave ». Le troisième album de ce trio féminin américain (elles étaient quatre avant) reste totalement fidèle aux codes du genre. Comme James Chance à l’époque, certains de ces titres détournent les clichés du disco et du funk pour les utiliser dans des mélopées où la dissonance fait la loi. A d’autres moments, on croirait entendre les travaux de Lydia Lunch et les premiers Sonic Youth. Même si la voix de Jenny Hoyston évoque plutôt Siouxie. Une demie heure de musique brute et sans concession, mais comme dans le mouvement originel, on appréciera plus la démarche radicale que la qualité des morceaux présentés. Car il ne faut quand même pas l’oublier, la No Wave cherchait avant tout à user les nerfs, à choquer les auditeurs qui osaient s’aventurer dans les concerts et acheter les disques d’hurluberlus furieux comme James Chance. Les « Erase Errata » imitent ce son à merveille, ne cherchant pas à le rendre agréable. Cependant, tout est proposé 25 ans trop tard, sans aucun titre vraiment mémorable.

mardi, 13 juin 2006 03:00

Money-O

Premier album pour Charmaine Munroe, alias Macka Diamond. Etablie dans la turbulente ville de Kingston, la dame est pourtant impliquée dans la musique depuis plus de dix ans. Elle a forgé sa réputation en commettant différents maxis parus sous la houlette de différents producteurs. Elle est bien décidée à battre les machos sur leur propre terrain. Faut dire son franc-parler conjugué à la pratique d’un humour en dessous de la ceinture (NDR : ses textes !) font penser à Missy Eliott. Ce premier disque a bénéficié de riddims de tout premier ordre de producteurs comme Clive Hunt, Dave Kelly, Donovan Bennet et quelques autres qui ont fait leurs preuves chez les plus grands : Sean Paul, Sizzla, pour n’en citer que quelques uns. Grâce à son flow tout terrain, Macka Diamond fait la différence et réussit un sans faute. Une plaque qui recèle quelques hits potentiels. Et notamment le minimal « Bun Him », le funky « Think Mi Easy », le scabreux « Horny » et l’imparable country ragga de « Lexxus & Benz » ; des titres qui devraient pouvoir remplir les pistes de danse. Le reste est d’un très haut niveau, frais et récréatif comme sur les déjantés « Lilly » ou « Stop Tickle Me » ou encore sur le plus sérieux « Your Mistake », le seul format chanté de l’album. Fortement conseillé.

mardi, 21 novembre 2006 02:00

Hear the Sound

Adepte d’une discrétion peu commune à notre époque, ce jeune chanteur anglais n’a pas encore dépassé le cercle des connaisseurs de la scène ‘soul’ actuelle. « Hear the sound » constitue pourtant son quatrième disque. Il paraît chez Afro Gigolo, structure que notre homme a créée pour se sortir des contraintes imposées par les gros labels. Dommage qu’on ne parle pas davantage de ce disque, car la musique proposée ici est de qualité supérieure. Un mélange subtil de soul et de funk dominé par les guitares et posé sur un tapis de percus. On pense à Terry Callier et Bill Withers pour la douceur des atmosphères, à Stevie Wonder pour certains refrains et on le comparera à la chanteuse Des’rée voire à Curtis Mayfield pour les affinités vocales. Si Bebel Gilberto s’invite sur la bossa pop de « Comigo », le reste est emmené par Victor Davies responsable d’une flopée de bonnes mélodies aux parfums tubesques : « Gold and Diamonds », « Day By Day », « Til You Come Home », « One More Time ». A découvrir.

 

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